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Maison de l'Orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux

Fédération de recherche sur les sociétés anciennes

     

[rub 8 - petit dejeuner] Projet ANR Evosheep

Projet ANR Evosheep
Jeudi 06 Mai 2021

Prochain petit déjeuner de la MOM
Avec Jwana Chahoud, archéozoologue, université libanaise de Beyrouth et Emmanuelle Vila, archéozoologue, laboratoire Archéorient
- jeudi 6 mai 2021- 9h - en webinaire

Le Proche Orient est l'épicentre de la domestication du mouton il y a 11 000 ans et joue un rôle majeur dans la complexification des sociétés. Environ 1000 races ovines sont aujourd'hui présentes dans le monde, résultant d'une histoire complexe de sélection naturelle et humaine qui a enrichi la diversité phénotypique des ovins. Or le processus d'émergence des races ovines est encore mal documenté, et le rôle respectif dans leur apparition des conditions environnementales, des innovations zootechniques et de l’attraction des produits secondaires (lait & laine) n’est pas bien cerné. Le projet EvoSheep a pour objectif d’étudier l’origine et l’essor des races de moutons dans les sociétés de la fin du Néolithique, du Chalcolithique et de l’Age du Bronze, au Proche et Moyen-Orient.

Pour mieux comprendre comment ces sociétés ont développé l'élevage ovin et documenter le processus d'émergence des races, notre projet propose une approche pluridisciplinaire croisant des données provenant de sources de l'archéozoologie, de l'épigraphie, de l'iconographie et de la paléo-génétique à partir de séries archéologiques disponibles à grande échelle temporelle (7000-1000 BC) et géographique (Proche et Moyen Orient, Caucase...). Cette approche sur l’ancien est complétée par des travaux sur le récent (des races ovines à toison laineuse ou à poils du Liban, Iran, Turquie, Ethiopie,) pour produire des référentiels de comparaison biométrique et génétique plus adéquats que les races européennes. En effet, une des originalités d’EvoSheep est de croiser des approches archéozoologiques (morphométrie) et génétiques sur l’ancien et le moderne afin de tenter de coupler phénotype et génotype.

Le projet repose sur un consortium de cinq partenaires : Archéorient—Environnements et Sociétés de l'Orient Ancien (E. Vila), AASPE -Archéozoologie, Archéobotanique: Sociétés, Pratiques et Environnements (M. Mashkour), GAGT - Centre pour l’Anthropobiologie & la Génomique de Toulouse ( L. Orlando), LECA - Laboratoire d'Écologie Alpine (F. Pompanon) et le Smurfit Institute of Genetics à Dublin  (D. Bradley).