FR 3747

Suivre l'actualité par flux RSS

Maison de l'Orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux

Fédération de recherche sur les sociétés anciennes

Université Lumière Lyon 2 - CNRS

[rub 8 - Cycle pouilloux] Cycle 2017-2018

Conférences Pouilloux | 2017-2018

ATTENTION :
Les conférences auront lieu à l'amphithéâtre de la MILC - 35 rue Raulin - Lyon 7e
Horaire inchangé : 18h
Entrée libre sans réservation - Information : service communication
- affiche (.pdf)
- programme (.pdf)

•  Le monastère de St-André-le-haut, Vienne, et la découverte d'un oratoire funéraire (VIe-VIIe siècle)
Anne Baud, maître de conférences à l’université Lyon 2 et Anne Flammin, CNRS, ArAr
mercredi 18 octobre 2017

Eglise abbatiale de Saint-André-le-Haut, vue générale de l'intérieur vers l'est, © ArAr
Eglise abbatiale de Saint-André-le-Haut, vue générale de l'intérieur vers l'est © ArAr

Depuis 2003, les fouilles programmées de l’abbaye de Saint-André-le-haut à Vienne (Isère), menées dans le cadre des chantiers école de l’université de Lyon 2 et du laboratoire ArAR. Archéologie et archéométrie de la MOM, ont permis de mettre en évidence le développement d’un monastère de femmes en contexte urbain, de l’Antiquité tardive à la Révolution française. Les résultats de la dernière opération 2017 ont conduit à la découverte exceptionnelle d’un oratoire associé à une sépulture privilégiée.

• 
Les populations contemporaines des Néanderthaliens au Levant

Anne-Marie Tillier, directrice de recherche émérite au CNRS, PACEA, Université de Bordeaux, Pessac
mercredi 15 novembre 2017
bibliographie (.pdf)

Crâne humain - Qafzeh 11,  © Anne-Marie Tillier
Crâne humain - Qafzeh 11 © Anne-Marie Tillier

En attente du résumé

•  Les souterrains antiques de la Croix-Rousse dits « en arêtes de poisson »
Emmanuel Bernot et Cyrille Ducourthial, archéologues au Service archéologique de la Ville de Lyon
mercredi 20 décembre 2017
en savoir plus

Légende et copyright illustration :
Galerie du dispositif antique dit « en arêtes de poisson », © SAVL, cliché Cyrille Ducourthial
Galerie du dispositif antique dit « en arêtes de poisson » © SAVL, Cyrille Ducourthial

Le sous-sol de la colline de la Croix-Rousse, à Lyon, renferme un vaste réseau souterrain, au plan complexe, daté par radiocarbone de la période antique. Cet ouvrage, encore énigmatique sous de nombreux aspects, a fait l’objet, en 2008, d’un diagnostic archéologique mené préalablement au percement du second tunnel de la Croix-Rousse. Depuis la première publication de cette étude, en 2013, les investigations se sont poursuivies. La découverte de nouveaux éléments, tant à l’occasion de récentes opérations archéologiques que par la relecture de certaines découvertes anciennes, permet de mieux cerner cet ouvrage souterrain atypique.

•  Recherches expérimentales sur les fours de potiers romains 

Armand Desbat, directeur de recherche émérite au CNRS, ArAr.
mercredi 17 janvier 2018
bibliographie (.pdf)

Expérimentations de cuissons au musée de Saint-Romain-en-Gal, © A. Desbat, ArAr
Expérimentations de cuissons au musée de Saint-Romain-en-Gal © A. Desbat, ArAr

Depuis 2005, un programme d’archéologie expérimentale consacré aux cuissons antiques est en œuvre sur le site de Saint-Romain-en-Gal (Rhône). Ce programme, piloté par le laboratoire de céramologie de Lyon en collaboration avec le musée de Saint-Romain-en-Gal, des étudiants de Lyon 2 et des bénévoles, a donné lieu à plusieurs cuissons annuelles réalisées dans plusieurs types de fours. Ā l’heure actuelle, plus d’une cinquantaine de cuissons ont été réalisées en utilisant différents modes de cuisson, permettant de dégager d’intéressants résultats sur le comportement des fours, la conduite des cuissons, leur durée, la consommation de combustible et les vernis argileux, en particulier pour les céramiques métallescentes.

En parallèle à cette conférence, « Regards croisés sur les techniques céramiques », exposition présentée du 16 janvier au 16 février 2018 dans le hall de la bibliothèque de la MOM.
Légende et copyright illustration :
Expérimentations de cuissons au musée de Saint-Romain-en-Gal, © A. Desbat, ArAr

•  La salle à manger tournante de Néron
Françoise Villedieu, directrice de recherche émérite au CNRS, centre Camille-Julian, Aix-en-Provence / Ecole française de Rome
•  mercredi 14 février 2018
bibliographie (.pdf)


Restitution de l'édifice élaborée par l'architecte Nathalie André (IRAA du CNRS-AMU).© Ecole française de Rome/ Centre Camille Jullian et Institut de recherche sur l'architecture antique (CNRS/AMU)

Dans la description qu'il donne du palais de Néron - la Domus Aurea - l'historien Suétone consacre une phrase à la principale salle à manger de la résidence impériale, dont il dit qu'elle était ronde et tournait jour et nuit sur elle-même en imitant le mouvement du Monde (Nero, XXXI, 2). C'est apparemment cet aménagement très original que des fouilles archéologiques menées en 2009, 2010 et en 2014 ont remis partiellement au jour. Le corps de bâtiment dégagé actuellement correspond au soubassement sur lequel était installée la salle à manger. De plan circulaire, cette sorte de tour mesurait environ 28 m de diamètre et 20 m de hauteur. La salle à manger qui se dressait au-dessus a été entièrement démantelée peu après la mort de Néron, lorsque l'édifice a été enseveli dans les remblais employés pour créer une grande terrasse artificielle.

Les fouilles ont été financées en 2009 et 2010 par la Soprintendenza Speciale per i Beni Archeologici di Roma (Ministero per i Beni Culturali e Ambientali) et en 2014 par la Fondation Simone et Cino del Duca (Grand prix d'archéologie 2013, attribué à l’équipe sur proposition de l'Institut de France), ainsi que par l'Ecole française de Rome. L'équipe, dirigée par F. Villedieu (CCJ-CNRS), réunit des archéologues, des architectes, des topographes, des étudiants, des photographes, appartenant au CNRS, à l'enseignement supérieur, ou encore hors-statut.

•  Caričin grad une ville protobyzantine en Serbie du sud
Bernard Bavant, CNRS, laboratoire Archimède-MISHA, Strasbourg, co-responsable de la mission franco-serbe de Caričin grad
mercredi 14 mars 2018
bibliographie (.pdf)

Fouille du quartier sud-ouest de la Ville Basse de Caričin Grad, © IAB
Fouille du quartier sud-ouest de la Ville Basse de Caričin Grad © IAB

Parmi tous les sites urbains balkaniques d’époque protobyzantine, Caričin Grad présente une caractéristique rare et même unique : avoir connu une occupation très brève de moins d’un siècle, entre les années 530-535 et l’année 615, qui est la date de la monnaie la plus récente. Cette particularité est l’un des arguments qui rendent très probable son identification à Justiniana Prima, que fonda Justinien Ier près du lieu de sa naissance, même si cette identification n’est pas, pour l’instant, confirmée par l’épigraphie.
Caričin Grad offre donc de bonnes opportunités pour appréhender les conceptions urbanistiques du VIe siècle en elles-mêmes, et non, comme le plus souvent, sous forme de modifications apportées à une structure urbaine antérieure. En outre, l’exploration y est relativement facile (ainsi, le repérage des grandes lignes du plan d’un quartier par de grands décapages de surface y est possible), et le terrain répond assez vite aux questions qu’on peut lui poser.

La conférence fournira un aperçu sommaire des résultats des fouilles anciennes (de 1912 à 1977) et des fouilles menées depuis le début de la coopération franco-serbe en 1978, ainsi qu’une rapide présentation de l’apport de techniques récentes (Lidar et radar-sol) qui ont renouvelé notre vision de la ville. On insistera plus particulièrement sur le paradoxe suivant : alors que Justiniana Prima avait été projetée par Justinien pour être le siège de la Préfecture du prétoire d’Illyricum, les deux seuls grands services d’état dont nous pouvons constater la présence sur le terrain sont l’armée et l’Eglise, l’administration civile paraissant absente. Il s’agit là d’une anticipation d’un modèle proprement médiéval.

•   Hésiode, aux origines de la mythologie grecque
Pascale Brillet-Dubois, maître de conférences en langue et littérature grecques à l’université Lumière Lyon 2, HiSoMA
mercredi 25 avril 2018
biblioghraphie (.pdf)

Le peintre d’Achille © Staatliche Antikensammlungen, Wikimedia Commons
Une muse de l’Hélicon ©Staatliche Antikensammlungen, Wikimedia Commons

De nos jours moins connu qu’Homère, le poète Hésiode faisait néanmoins, comme lui, figure d’autorité dans l’Antiquité concernant les mythes divins. Pour autant, les œuvres principales qui lui étaient attribuées, La Théogonie et Les Travaux et les Jours, n’avaient pas le statut de dogmes et exprimaient un point de vue, certes influent mais non unique, sur la naissance de l’univers, l'histoire des dieux et la condition des hommes. C’est cette vision du monde, ainsi que les qualités poétiques et didactiques propres à ces poèmes, que l’on mettra en lumière, en espérant inciter ainsi les auditeurs à lire ou relire ces textes fondateurs.

•   Les travaux récents de la Délégation Archéologique Française en Afghanistan (DAFA)

Julio Bendezu-Sarmiento, CNRS, directeur de la DAFA, MEAE
mercredi 23 mai 2018

Mosquée d'Hadji Piada située à Balkh  © DAFA
Mosquée d'Hadji Piada située à Balkh © DAFA

La Délégation Archéologique Française en Afghanistan (DAFA) a été créée en 1922 à la demande du gouvernement afghan afin d’assurer les recherches archéologiques en Afghanistan. En 2002, après 20 ans de fermeture sur décision du gouvernement prosoviétique afghan, la DAFA a redémarré ses activités en Afghanistan en insistant sur la coopération franco-afghane dans le domaine du patrimoine archéologique et monumental. Suite à la signature en 2012, entre l'Afghanistan et la France, du Traité d'amitié et de coopération entre nos deux pays, notre mission s'est renforcée. La DAFA contribue davantage à la connaissance du riche passé de l’Afghanistan dans le cadre d’opérations archéologiques franco-afghanes. La formation de la nouvelle génération d’archéologues afghans, comme la protection, la restauration et la mise en valeur du patrimoine de ce pays, sont également des priorités pour la DAFA qui se traduisent sur le terrain par des campagnes de prospection, des fouilles archéologiques programmées ou des fouilles de sauvetage essentiellement liées aux pillages intensifs des
sites.
En septembre 2014, les compétences territoriales de la DAFA ont été élargies à l’ensemble de l’Asie centrale, au Pakistan et au Xinjiang. Dans ce cadre, la mission de la DAFA est, comme en Afghanistan, de servir de relais, d’appuyer et d’organiser des missions archéologiques et patrimoniales françaises en coopération avec les pays faisant l’objet de ces missions.
Depuis 2015, la DAFA a également été sollicitée par le gouvernement afghan afin de mettre en place la Carte Archéologique de l’Afghanistan. Cette énorme base de données des sites archéologiques connus de l’Afghanistan sera destinée à faciliter la recherche scientifique et la protection du patrimoine, mais aussi à servir d’outil d’aide à la décision pour les instances gouvernementales dans toutes les questions relevant tant de la culture que du développement et de la gestion du territoire afghan.

•   Deir el-Medina, une communauté d’ouvriers du Nouvel Empire égyptien (1550-1069 av. J.-C.). Récents travaux de la mission archéologique française (Ifao)
Cédric Gobeil, field-director de la mission archéologique française de Deir el-Medina (Ifao), chercheur associé au laboratoire HiSoMA, directeur de l'Egypt Exploration Society (EES), professeur associé au département d'Histoire de l'Université du Québec à Montréal (UQAM)
mercredi 6 juin 2018

Deir el-Mediana, vue générale depuis la colline de Gournet Mouraï, à l’est © Ifao
Deir el-Mediana, vue générale depuis la colline de Gournet Mouraï, à l’est © Ifao

Niché dans un vallon désertique à l’écart de la vallée du Nil, le site de Deir el-Medina comprend de nombreux vestiges archéologiques attestant de l’occupation d’une communauté d’ouvriers ayant œuvré durant le Nouvel Empire (1550-1069 av. J.-C.) à la préparation des tombes royales situées à quelques envolées dans les Vallée des Rois et des Reines. À un village quasi unique en Égypte s’ajoutent des chapelles votives, deux nécropoles, et un temple d’époque ptolémaïque. Autant de structures extrêmement précieuses parce qu’elles témoignent de la vie quotidienne des Égyptiens de cette époque et qu’elles traduisent les arrangements mis en place pour vivre, créer, croire et mourir.
Cette conférence présentera les plus récents travaux archéologiques de la mission française qui œuvre sur ce site patrimonial depuis près de cent ans. Dans le prolongement des travaux initialement menés par l’archéologue Bernard Bruyère entre 1921 et 1951, une équipe composée de plusieurs spécialistes s’attarde désormais à réinvestir plusieurs secteurs de ce site perçu à tort par certains comme étant scientifiquement épuisé. Les premiers résultats ont déjà livré quantité de nouveaux textes et de données archéologiques inédites qui permettent dès à présent de renouveler notre connaissance de Deir el-Medina et de sa communauté d’ouvriers.

Logo CNRS