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Aspects de l'économie perlière de Bahreïn, de l'Antiquité à nos jours

Huître perlière de Bahreïn

Aspects de l'économie perlière de Bahreïn, de l'Antiquité à nos jours

Une conférence présentée par Pierre Lombard,
Chercheur honoraire au CNRS, laboratoire Archéorient - MOM

mercredi 24 juin 2026 - 18h - amphithéâtre de la MILC - 35 rue Raulin - Lyon 7e

inscription : https://framaforms.org/conference-pouilloux-24-juin-2026-1752167822
 

Résumé : 
Depuis les plus anciens spécimens découverts sur le site de l’âge du Bronze de Saar jusqu’à celles que venait négocier en 1912 à Bahreïn le joaillier Jacques Cartier, les perles fines ont régulièrement alimenté et structuré la vie économique de cet archipel du Golfe arabo-persique.

Documentée dès les textes suméro-accadiens de Mésopotamie, puis par les sources grecques et latines, médiévales et plus modernes, l’activité perlière du Golfe, partagée entre une pêche aux techniques spécialisées et un négoce bâti sur des règles strictes, s’était centrée très tôt sur Bahreïn et ses riches gisements perliers. Anciennement connue sous les noms de Dilmun (âge du Bronze et du Fer), puis de Tylos (époque hellénistique), l’île possède plusieurs sites archéologiques qui ont livré des traces de cette activité. Les perles apparaissent dans les parures funéraires les plus anciennes, surtout à partir de l’Antiquité classique. Dès cette époque, il semble que les exportations étaient majoritaires, alimentant un commerce international tourné vers le sous-continent indien, le Proche-Orient, l’Égypte et la Méditerranée orientale.

Ce commerce se poursuivra à l’époque byzantine, puis au Moyen Âge et à la Renaissance, avant d’atteindre un pic à la fin du 19ᵉ et au début du 20ᵉ siècle, période à laquelle la cité de Muharraq, ancienne capitale de Bahreïn, était presque exclusivement organisée autour de cette économie perlière. La cité en comporte encore des vestiges précieux, récemment mis en valeur par un site listé au patrimoine de l’UNESCO.

 

Conférence suivie de la remise du prix Marie-Jo Chavane 2026 (AAMO)