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Maison de l'Orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux

Fédération de recherche sur les sociétés anciennes

Université Lumière Lyon 2 - CNRS

[Rub 3 - Techniques archéologiques] Mission archéologique en Syrie

Mission archéologique syro-française en Syrie du Nord

Le massif calcaire dans l’Histoire

Carte localisation massif calcaire


[© Mission Archéologique Syro-Française de la Syrie du Nord]

Les « villes mortes » de la Syrie du Nord, comme on les désignait autrefois, constituent un des ensembles archéologiques les plus extraordinaires au monde. Il s'agit de plus de 700 sites d’époque romaine et byzantine qui se trouvent dans une vaste région comprise entre la frontière turque au nord et Apamée au sud, les vallées de l'Afrin et de l'Oronte à l'Ouest et la plaine d'Alep à l'Est. Ils occupent un ensemble de plateaux calcaires connus sous le nom de « massif calcaire ». Avec une superficie d'environ 2000 km2, celui-ci se divise en trois groupes de chaînons: Gebels Simaan et Halaqa au Nord, Baricha et I1 A'la au centre et Zawiye au sud.

L'intérêt de ces sites ne réside pas seulement dans leur nombre, mais aussi dans leur caractère rural que constituent ces villages antiques parfois entourés de parcellaires fossiles appartenant à des réseaux cadastraux d'époque romaine. Les civilisations de la fin de l’Antiquité sont des civilisations urbaines, mais elles reposent sur le socle que constituent les campagnes où vivent et travaillent la grande majorité des hommes et dont dépend fondamentalement leur niveau de richesse. Or les campagnes et les villages de l’époque romano-byzantine sont mal connus : Les textes émanent de citadins qui les connaissent mal et leurs vestiges sont généralementtrès détruits. En Syrie du Nord, au contraire, ils se trouvent dans un état de préservation exceptionnel. Les villages les mieux conservés sont souvent rassemblés en des groupes cohérents et ils forment des ensembles complets

Les ruines du massif calcaire ont été repérées, au XIXe siècle par Melchior de Voguë, puis de nouveau exploré par Butler, de 1901 à 1910. On leur doit des ouvrages fondamentaux qui nous livrent une très riche documentation. Mais c’est à G. Tchalenko, entre 1934 et 1975, qu’il revient d’avoir posé les problèmes sur le plan historique par l’existence de ces ruines implantées dans des villages et non plus des villes. De nouvelles études furent lancées, sous l’égide de l’Institut Français d’Archéologie du Proche-Orient, sur les temples, les églises, les tombes, les pressoirs, les bains et les maisons, avec des programmes inovents en géographie géologie, pédologie et sur les aspects cimatiques ou environnementaux. Deux missions archéologiques furent ouvertes, l’une dans les chaînons Nord à Déhès, l’autre à Sergilla dans le Gebel Zawiyé.
Depuis 1994, la mission a obtenu un statut de mission mixte syro-française qui a permis de développer la coopération avec la Direction Générale des Antiquités et des Musées de Syrie, dans le cadre d’une véritable collaboration scientifique, avec l’ouverture de fouilles récentes à El Bâra et l’élaboration d’une carte archéologique géoréférencée.

La première question qui se pose à propos de ce vaste ensemble archéologique tient à sa présence et à sa conservation dans une zone aride, alors qu'aucun vestige de surface n'a subsisté dans les plaines voisines. Ce paradoxe apparent est dû à la permanence de l'occupation des villages de plaines dont habitat s’est renouvelé sans discontinuité, tandis que l'abandon des villages à partir du VIIIe siècle et la solidité des édifices en pierre du massif calcaire, ont garanti leur préservation.

[© Mission Archéologique Syro-Française de la Syrie du Nord]

 Ces villages furent construits et occupés par des paysans venus des plaines voisines et désignés comme «syriens» en raison des toponymes et des anthroponymes d'origine araméenne. Par la suite, ces paysans ont dû apprendre le grec, qui fut la langue du gouvernement et des élites urbaines durant un millier d'années, entre la conquête d'Alexandre et la conquête arabo-islamique. 

À partir du Ier siècle de notre ère, ces paysans ont préféré gravir les pentes pour mettre en culture les terres ingrates de la montagne, quand les terres vacantes commençaient à manquer dans les plaines en raison d’un accroissement démographique favorisé par la paix romaine (Ier-IIIe siècles) puis la paix byzantine (IV-VIe siècles). Ils ont aménagé des champs pour transformer une montagne ingrate en une véritable campagne.

[© Mission Archéologique Syro-Française de la Syrie du Nord]

 Pour accroître leurs revenus, ils se faisaient tailleurs de pierres, carriers ou maçons durant la morte-saison. À partir du Ve siècle, malgré une démographique en augmentation, ils continuèrent de s'enrichir en produisant de l'huile, du vin, des fruits et de la viande pour les marchés des bourgs et des villes avoisinants. Cet essor s'interrompt vers 540-550, près d'un siècle avant la conquête arabo-islamique : Le nombre des hommes continua à augmenter à l’inverse des ressources, provoquant des crises de disette et des épidémies dont la malnutrition aggrava les effets. La population s'appauvrit alors, sans toutefois décroître. À partir du déclin des Omeyyades, les paysans commencèrent à descendre dans les plaines où le déclin démographique laissa des terres vacantes sur des terroirs plus fertiles. À partir du Xe siècle, les villages furent définitivement abandonnés.

Les « villes mortes » offrent un intérêt exceptionnel si on les replace dans le cadre de l'histoire syrienne. Considérée dans la très longue durée, la civilisation syrienne s'affirme comme une civilisation des villes, depuis leur première apparition vers 3200 avant J.C., jusqu'à nos jours. Mais ces villes eurent pour support le socle solide des campagnes. Les villes animaient l'économie, dynamisaient les relations économiques et culturelles avec l’étranger, tandis que les campagnes assuraient les continuités et les permanences régionales. 

Les villages antiques de la Syrie du Nord révèlent ainsi l'existence d'une véritable civilisation rurale, différente de celle des villes, bien qu'elle s'en inspire.

Opérations en cours

Des recherches ont été engagées sous différents aspects prenant en compte l’environnement géographique, les changements éventuels du climat, les évolutions des ressources en eau, ainsi que les aspects chronologiques liés à l’évolution des villages, grâce aux fouilles archéologiques engagées sur les sites de Sergilla, de Déhès, d’Al Bâra et de Ruweiha.

[© Mission Archéologique Syro-Française de la Syrie du Nord]

Ainsi, des spécialistes de différentes disciplines étudient, dans ses permanences et dans la diachronie, dans ses traits généraux et dans ses particularités locales, une région rurale de l’Antiquité en prenant en compte les paysages ruraux, les structures de l’habitat, l’évolution démographique et sociale dans son cadre environnemental. D’autres recherches, plus thématiques, sont consacrées à l’étude des vestiges antiques, par l’analyse architecturale de monuments spécifiques comme les temples, les églises, les tombes, les pressoirs, les bains et bien sûr les maisons qui représentent la grande majorité des bâtiments antiques. Ces études contribuent, de manière  décisive, à l‘approfondissement de notre connaissance des données historiques. La méthode principale à laquelle nous avons recours reste, toutefois, celle de la fouille de villages antiques choisis comme bases d'observation. Il s’agit, dans chacun des sites fouillés et étudiés, d'élucider les problèmes de chronologie, de définir les rythmes de croissance ou d'abandon, de caractériser avec précision les systèmes de production et leur évolution. Les monographies engagées sur quatre de ces villages, montrent qu’il existe des caractères individuels propres à chacune de ces agglomérations.

- Ainsi, La fouille de Déhès, la première qui ait été menée dans cette région, a montré qu'il était dangereux de tenter de reconstituer sans fouille le plan des secteurs d'un village dépourvu de vestiges de surface : elle a en effet révélé qu'un espace identifié par G. Tchalenko comme une Agora était en réalité occupé par des cours de maisons. Depuis ces premiers résultats, les recherches archéologiques se poursuivent, avec notamment la fouille des pressoirs situés à la périphérie de l’agglomération et l’étude de son complexe ecclésial occidental et de ses abords. 

- La fouille et l’étude monographique du village de Sergilla Illustration cf fichier «SergillaPressoir» sont achevées, avec un premier manuscrit en cours de fabrication sur la topographie et l’architecture du village. Dans le cadre de la mise en valeur du site, une quinzaine de panneaux explicatifs ont été disposés à l’entrée et aux abords des principaux bâtiments qui constituent l’agglomération antique. Ce projet a fait l’objet d’une inauguration organisée par le ministère de la culture syrien et par la D.G.A.M., en hommage à Georges Tate. 

- La fouille du secteur central de la grande agglomération d’El Bâra a été engagée en 2006. Ce village est le plus grand du Massif Calcaire : il couvre une aire d’environ 2 km du nord au sud, sur 1 km d’est en ouest. Il se distingue des autres villages du massif calcaire par ses dimensions qui sont celles d’une véritable ville, bien qu’apparemment son organisation soit celle d’un village du même type que les autres. Par ailleurs, en mettant en oeuvre les critères de datation fondés sur l’appareil des murs et le décor, nous n’avons repéré aucune construction antérieure à la fin du IVe siècle. En revanche, El Bara semble avoir connu une grande prospérité dés la conquête arabo-islamique: une mosquée, dont les dimensions attestent la vigueur et la richesse d’une communauté musulmane, a été construite dans la partie centrale du village. Il se pourrait que cette bourgade, contrairement aux autres villages, n’aurait pas périclité aux VIIIe ou IXe siècles mais aurait été soumise très tôt à un processus d’islamisation. Les données archéologiques, en cours d’analyse, tirées des fouilles de la mosquée (achevées en 2008) et des bains transformés en hammam pourraient confirmer cette hypothèse Illustration cf fichier «Al Bara».  

- Un nouveau programme de fouille a été mis en place à Ruweiha Illustration cf fichier «Ruweiha» depuis 2009. Ce village occupe un promontoire, à l’extrémité nord-est du gebel Zawiye, d’où l’on découvre, en un vaste panorama, la plaine de Chalcis jusqu’aux confins de la zone basaltique. Malgré une réoccupation du village aux époques modernes et contemporaines, le village antique est dans un bon état de conservation et ses ruines comptent parmi les plus belles du Massif calcaire. Indépendamment de son intérêt scientifique, Ruweiha peut être tenu pour un des sites les plus importants du patrimoine archéologique syrien. Mentionné par plusieurs voyageurs, il a fait l’objet d’études plus développées : la première sur la grande église de Bizzos; la seconde sur la chronologie du village, son organisation, ses activités économiques et son évolution sociale. Selon les premières hypothèses, ce village aurait connu un début d’urbanisation, en raison de l’existence d’un édifice à portiques à deux niveaux, identifié comme un marché. À la fin du Ve et au VIe siècles, le village aurait été dominé par une classe de grands propriétaires auxquels appartenaient les grandes et belles maisons entourées de haut murs de l’extrémité orientale du village. Georges Tate, qui contestait la validité de ces hypothèses dans « Les campagnes dela Syrie du nord » a initié un nouveau programme de fouille que nous avons engagé en 2009. Il s’inscrit dans le cadre des recherches monographiques entreprises dans une perspective comparatiste avec les fouilles de Déhès et de Sergilla, en reconsidérant: L’existence éventuelle d’une occupation hellénistique, une occupation romaine du village bien représentée, un essor particulier des maisons de grandes dimensions à partir du Ve siècle et une occupation du village à l’époque islamique qui reste à démontrer. Parallèlement aux fouilles, une étude des parcellaires a été engagée aux abords du village par le relevé systématique des alignements de cadastre, encore bien conservés mais menacés de disparaître, dans la région de Ruheiwa, Géradé et Dana Sud. 

Inventaire et patrimoine : Ces travaux de relevés s’inscrivent dans les opérations d’inventaire du patrimoine de la Syrie du Nord. Les agglomérations antiques sont de plus en plus menacées par l'essor démographique de la région. Cette menace imposait de dépasser le cadre des recherches purement scientifiques pour prendre en compte, de manière énergique, la protection des sites en accélérant l’inventaire entrepris depuis quelques années. Celui-ci s’accompagne désormais d’une base de données associée à une carte archéologique géoréférencée (SIG) qui est actuellement en cours de réalisation. Outre de multiples applications, cette carte vectorisée permet de caler les photos aériennes archivées et de modéliser en 3D les différents gebels qui constituent l’ensemble du Massif calcaire. Cette étude viendra enrichir le dossier de demande d’inscription au patrimoine mondial des villages antiques de la Syrie du Nord déposé auprès de l’UNESCO. Sept parcs, dont les limites ont été définies en accord avec la Direction des Musées et des Antiquités de Syrie, seront à terme protégés au titre de « paysages culturels ». Cette demande d’inscription couvre non seulement les vestiges antiques mais également les paysages encore intacts dans lesquels ils s’insèrent.

Partenariats institutionnels

- Direction Générale des Antiquités et des musées de Syrie
- Ministère des Affaires Etrangères
- Centre National de la Recherche Scientifiqu (CNRS)
- Universités de Damas, de Lyon II et de Strasbourg
- MSH MOM
- Archéologie et histoire ancienne : Méditerranée – Europe (Archimède)
- Institut Français du Proche-Orient (IFPO)

Appui à la recherche

- Techniques archéologiques de la MSH Maison de l'Orient et de la Méditerranée (MSH MOM)
- Analyse des formes architecturales et spatiales en archéologie (Anarchis) du laboratoire Archimède à Strasbourg

Membres de l’équipe

Membres titulaires

  • Abdulkarim M., professeur de l’Université de Damas.
  • Abousekeh F., archéologue, DGAM, Damas
  • Akil J., intendant et trésorier, IFPO, Beyrouth
  • Al Horani F., MC de l’Université de Damas.
  • Bavant B., chargée de recherche, laboratoire Archéologie et histoire ancienne : Méditerranée – Europe (Archimède), Strasbourg, CNRS
  • Callot O., architecte, laboratoire HiSoMA (Histoire et sources des mondes antiques), MSH Maison de l'Orient et de la Méditerranée - Jean Pouilloux, Lyon CNRS
  • Charpentier G., architecte, MSH Maison de l'Orient et de la Méditerranée - Jean Pouilloux, Lyon, CNRS
  • Deveaux E., architecte à l’IFPO Damas.
  • Droux J.-Ph., géographe-cartographe, laboratoire Archéologie et histoire ancienne : Méditerranée – Europe (Archimède), Strasbourg,  CNRS
  • Duvette C., architecte, laboratoire Etude des civilisations de l’Antiquité : de la préhistoire à Byzance,  Strasbourg, CNRS
  • El Amouri M., archéologue, INRAP, Marseille
  • Gatier P.-L., historien, laboratoire HiSoMA (Histoire et sources des mondes antiques), MSH Maison de l'Orient et de la Méditerranée - Jean Pouilloux, Lyon, CNRS 
  • Griesheimer M., historien, Centre Camille Jullian - Archéologie méditerranéenne et africaine (CCJ), Aix-en-Provence
  • Humber J., dessinateur, IFPO Damas 
  • Laisney D., ingénieur topographe, MSH Maison de l'Orient et de la Méditerranée - Jean Pouilloux, Lyon, CNRS 
  • Levray A., cartographe, MSH Maison de l'Orient et de la Méditerranée - Jean Pouilloux, Lyon, CNRS 
  • Monnier B., ingénieur-Topographe, privé, Paris.
  • Naccache A., archéologue, laboratoire Orient et Méditerranée, Ivry sur Seine, CNRS
  • Piaton Cl., architecte, laboratoire L'information visuelle et textuelle en histoire de l'art : nouveaux terrains, corpus, outils (In Visu), Ministère de la culture et de la communication
  • Pieri D., céramologue, laboratoire Orient et Méditerranée, Ivry sur Seine, CNRS
  • Puech V., Historien, laboratoire Orient et Méditerranée, Ivry sur Seine, CNRS

Etudiants en formation

Doctorants : 
- Burkhardt M. (Neuchâtel)
- Haidar Vela N. et Vernet A. (Paris I)
- Laila A. (Damas/Lyon II)
- Suleiman F. (UVSQ)
- Watrin B. (Lyon II)

Master I et II : 
- Bouazizi J. (Paris I)
- Ahmad M., Sarhan O., Kashour A., Al-Rihawi N., Skaf M., Ahenwi K., Yousef R., Salameh A. & Isshak I. (Damas)

Extraits de la bibliographie

  • Abdulkarim M., P.Bilgen, J.-P. Gilg, « Les systèmes d’alimentation en eau au voisinage et dans les terroirs des villages antiques du gebel Zawiyé », AAAS, 20, 2002, p. 359-379.
  • Abdulkarim M.- G. Charpentier, « Une première campagne d’étude sur la mosquée d’ El-Bara » in Residences, Castles, Settlements Transformation Processes between Late Antiquity and Early Islam in Bilad al-Sham, Proceedings of the International Conference held at Damascus, 2006, dir. des. Franziska Bloch, Damas : German Archaeological Institute (DAI), 2009, p. 46-56.
  • Abdulkarim M., Charpentier G., « La gestion de l’eau dans un village des Campagnes de la Syrie du Nord», dans les actes du colloque d’avril 2005 à Damas, B.A.H., Beyrouth, 2009, p. 8 -14.
  • Besançon J., Geyer B., « La cuvette du Rug (Syrie du Nord), les conditions naturelles et les étapes de mise en valeur », Syria, 72, 1995, PP307-334.
  • Bilgen P., Gilg J.-P., Tate G., « Étude dynamique de l´environnement des villages romano-byzantins de Syrie du Nord ; localisation des structures parcellaires et cadastrales qui leurs sont liées », Cybergeo édition européenne de Géographie, 2002.
  • Bilgen P., Gilg J.-P., « Télédétection et Géo-archéologie en Syrie du Nord = Geoarcheology and Remote Sensing in Northern Syria », Photo interprétation, 40, P. Bildgen (éd), 2004.
  • Callot O., Marcillet-Jaubert J., « Hauts-lieux de Syrie du Nord », dans Temples et sanctuaires, Lyon : GIS, 1984, p. 185-202, (TMO, 7).
  • Callot O., Huileries antiques de Syrie du Nord, Paris : P. Geuthner, 1984, (BAH, 118).
  • Callot O., Gatier P.-L, « Étude du sanctuaire du Djebel Srir (mohafazat d’Idlib) », Chronique archéologique en Syrie, vol.1, Damas : DGAMS, 1998, p. 153-155.
  • Callot O., « À propos de quelques colonnes de stylites syriens », CMO, 19, 1989.
  • Callot O., « Les temples romains du Massif calcaire de Syrie du Nord », dans Contribution française à l’archéologie syrienne, 1969-1989, Damas : IFAPO, 1989, p. 180-186.
  • Callot O., Gatier P.-L., « Burdj Baqirha 1997 », dans Chronique archéologique en Syrie, vol. 2, Damas : DGAMS, 1999, p. 239-242.
  • Callot O., Gatier P.-L., «Des dieux, des tombeaux, des donateurs : le réseau des sanctuaires en Syrie du Nord », dans Actes du 2ème colloque Sanctuaires du Proche-Orient hellénistique et romain, Beyrouth, avril 1999, Topoi, 9, 1999, p. 665-688.
  • Callot O., Gatier P.-L., « Les stylites de l’Antiochène », dans Actes du colloque Antioche de Syrie. Histoire, images et traces de la ville antique (Lyon, octobre 2001), Topoi Suppl. 5, 2004, p. 573-596.
  • Callot O.: « L’église nord de Bashmishli », Syria 86, 2009, P. 307-326.
  • Charpentier G., « Les thermes de Sergilla », Syria 71, 1994, p. 113-142.
  • Charpentier G., « Les petits bains proto-byzantins de la Syrie du nord », Topoï, 5/1, 1995, p. 219-247
  • Charpentier G., « L’échafaudage dans le chantier médiéval », DARA,13, Lyon, 1996, p. 24 et glossaire p. 135-136.
  • Charpentier G., « De l’étude des vestiges à la reconstitution d’un chantier au Ve siècle », dans Comment construit-on au Moyen-âge ?, Dossiers d’archéologie, 251, mars 2000, p. 82-87.
  • Charpentier G., «Balade à Sergilla» dans Le voyage archéologique en Syrie et au Liban de Michel Jullien et Paul Soulerin en 1888, Beyrouth : PUSJ, 2004, p. 111-122.
  • Charpentier G., « La construction du Mausolée pyramidal de Sergilla : Étude de cas », Tempora, Annales d’histoire et d’Archéologie, 14-15, Beyrouth : USJ, 2005 ; pp 123-132.
  • Charpentier G., « Les trous de mémoire », Tempora, Annales d’Histoire et d’Archéologie, 16-17, Beyrouth : USJ, 2006 ; pp. 99-112.
  • Charpentier G. et alii : « Présentation des travaux réalisés en Syrie du nord dans le cadre du programme européen 14 » dans ; Résultats du programme de formation à la sauvegarde du patrimoine culturel de Syrie » -Cultural Heritage training Program , ed. Jeanine Abdul Massih, Damas : DGAM, 2007, pp. 161-181 (Documents d’Archélologie Syrienne XI).
  • Gatier P.-L., « Installations de sanctuaires du Proche-Orient romain : pour en finir avec l'andrôn », Topoi, 11, 2001 [2003], p. 9-15.
  • Gatier P.-L., « Les mosaïques paléochrétiennes de Jordanie et l’histoire de l’Arabie byzantine », dans, Les églises de Jordanie et leurs mosaïques, Beyrouth : IFPO, 2003, (BAH, 168), p. 289-296.
  • Griesheimer M., Naccache A., « Les hypogées enclos par des chancels (Deir Sunbul, Gebel Zawiyé, Syrie du Nord) », MUSJ, 52, 1991-1992, 1995, p.75-119.
  • Griesheimer M., « Cimetières et tombeaux des villages de la Syrie du Nord », Syria, 74, 1997, fasc.3/4, p.165-211.
  • Griesheimer M., « Sociabilité et rites funéraires. Les porches à banquettes des maisons et des tombeaux du Massif calcaire », colloque international de Damas 1992, Beyrouth 1997, p.297-304.
  • Naccache A., Le décor des églises de village d’Antiochène du IVe au VIIe siècle, BAH, 1442, Paris : P. Geuthner, 1992.
  • Tate G., « Les campagnes de la Syrie du Nord », Hommes et Richesses dans l’Empire Byzantin, Paris, 1990.
  • Tate G., « Les paysages ruraux en Syrie du Nord à l’époque arabo-byzantine », A joint Tribute to Adnan Bounni, éd. P. Matthiae, M. Van Loon et H. Weiss, in Resurrecting the past, Istanbul, 1990, pps. 379-386.
  • Tate G., « Les rapports villes/campagnes en Syrie du Nord du IVème au VIème siècle », Actes du Congrès International d’Histoire Economique de Louvain, août 1990.
  • Tate G., « Les métiers dans les villages de la Syrie du Nord », KTEMA, (Colloque de Heidelberg, Strasbourg, 1992.
  • Tate G., « Prospérité des villages de la Syrie du Nord », in Ecclesiastical Silver Plate in Sixth Century Byzantium, S. Boyd et MM. Mango, ed., Washington, 1992.
  • Tate G., « Frontière et peuplement en Syrie du Nord à l’époque protobyzantine », in Castrum 4, Rome-Madrid, 1992.
  • Tate G., « Richesse des villes et des campagnes de Syrie du Nord à l’époque protobyzantine », in Revue du Monde Méditerranéen et Musulman, 1992.
  • Tate G., Les campagnes de a Syrie du Nord du IIe au VIIe siècle, Paris : P. Geuthner, 1992 (BAH, 133).
  • Tate G., « Une micro-région rurale en Syrie du Nord », Mélanges P. Lévêque, VII, Besançon, 1993.
  • Tate G., « L’organisation du village en Syrie », (Cours professé à l’Université de Bari), Rome, 1993.
  • Tate G., Articles Syrie byzantine et Villages de la Syrie du Nord, in Catalogue de l’exposition sur la Syrie, Institut du Monde Arabe, septembre 1993.
  • Tate G., « À propos des cadastres romains du nord de la Syrie, Structures rurales et sociétés antiques », Actes du colloque de Corfou, éd. P. N. Doukelis et L. G. Mendoni, Paris, 1994.
  • Tate G., « Le problème de l’existence de Latifundia dans la Syrie romaine et byzantine », Colloque de Bordeaux, Paris, 1995.
  • Tate G., « La Syrie byzantine, entre monde antique et christianisme », http://www.clio.fr, Copyright Clio, janvier 2002.
  • Tate G., « La Syrie romano-byzantine et les nomades du désert », http://www.clio.fr, Copyright Clio, février 2002.
  • Tate G., « Le siècle de Justinien », http://www.clio.fr, Copyright Clio, décembre 2002.
  • Tate G., « Justinien : l’épopée de l'Empire d'Orient (527-565) », Fayard, Paris, 2004.

Publications en cours

  • Petits bains protobyzantins du Massif calcaire, publication de la thèse de G. Charpentier incluant les résultats de la fouille des bains d’El Bara.
  • Déhès II (B. Bavant)
  • Les sanctuaires romains de la Syrie du Nord (O. Callot – P.-L. Gatier).
  • Une réédition des Campagnes de la Syrie du Nord de G. Tate, incluant les Annexes graphiques et photographiques de l’ouvrage (V. Puech éd.). L’actualisation de la documentation photographique destinée à la réédition de l’ouvrage de Georges Tate, « les campagnes de Syrie du Nord », devait se poursuivre en 2011 dans les chaînons nord, et notamment dans le gebel Barisha.

Abréviations 

AAAS : Annales Archéologiques Arabes Syriennes
BHA : Bulletin d’Histoire et d’Archéologie
Bull. ép. : Bulletin épigraphique de la Revue des Études grecques.
CMO : Cahier de la Maison de l’Orient
DGAMS : Ministère de la Culture / Direction Générale des Antiquités et des Musées de Syrie
IFAPO ou IFPO : Institut français du Proche-Orient
IGLS : Inscriptions grecques et latines de la Syrie
MUSJ : Mélanges de l’Université Saint-Joseph 

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