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Le littoral syrien en 2026 : état des lieux géomorphologique et archéologique

Photographie du rivage de Jablé, marqué par la multiplication  de constructions en béton, non planifiées, au contact immédiat de la mer.
Début du projet
2026
Porteur(s) du projet
Présentation

Le littoral syrien en 2026 : état des lieux géomorphologique et archéologique

Un projet collaboratif avec pour partenaires Archéorient, ArAr et HiSoMA.

Ce projet vise à établir en 2026 un état des lieux géomorphologique et archéologique du littoral syrien, après plus de quinze ans de restrictions de terrain dues au contexte politique. La côte syrienne, longue de 200 km, a connu depuis l’Antiquité une occupation dense et reste fortement marquée par les aléas naturels et les pressions anthropiques récentes. Le tronçon retenu, entre Tartous et Jablé (50 km), constitue un secteur à la fois riche en sites côtiers majeurs et exposé à une érosion rapide, mais encore très insuffisamment documenté depuis 2011. Le projet adopte une approche pluridisciplinaire combinant : (1) une prospection de terrain conjointe entre archéologues et géographes, (2) la création d’un SIG intégrant archives photographiques anciennes, images satellites actuelles et relevés récents. Ce protocole permettra d’évaluer les aléas passés et actuels, de caractériser les menaces pesant sur les sites (érosion, ensablement, aménagements récents) et d’identifier les secteurs littoraux les plus vulnérables. Plusieurs sites clés seront examinés : Jablé, Tell Sukas, Baniyas, Tartous et l’île d’Arwad. Selon les conditions, des carottes sédimentaires courtes pourront être prélevées dans des zones lagunaires afin de documenter l’évolution récente du littoral. Les données produites alimenteront une base archéologique et géoarchéologique ouverte via le portail de la MOM.Le projet se veut également un protocole pilote, reproductible et transposable à l’ensemble de la façade maritime syrienne, en vue d’un futur programme d’envergure. Il offre une opportunité de renouer des collaborations structurantes entre institutions syriennes et françaises, dans un contexte régional où se repositionner rapidement est essentiel face à une concurrence scientifique croissante.