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Maison de l'Orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux

Fédération de recherche sur les sociétés anciennes

     

[rub 8- petit déjeuner] Désert Oriental égyptien

Désert Oriental égyptien
Lundi 17 Février 2020

Forts, mines d’or, bains et chameaux, récentes découvertes dans le Désert Oriental égyptien, à Ghozza et Deir el-Atrash.
Bérangère Redon
, Maël Crépy, Isabelle Goncalves, Joachim Le Bomin, Julie Marchand, Alexandre Rabot (chercheurs, chercheurs associés et ingénieur d'étude du laboratoire HiSoMA), Damien Laisney (Service techniques archéologiques) et Markos Vaxevanopoulos (ENS de Lyon, laboratoire de Géologie de Lyon : Terre, Planète, Environnement).
- lundi 17 février 2020 - de 8h45 à 10h - hall de la bibliothèque - 5 rue Raulin - Lyon 7e

La mission archéologique française du désert Oriental est dirigée par Thomas Faucher (IRAMAT-CRP2A) assistée de Bérangère Redon (HiSoMA) et soutenue par l’IFAO, le MEAE et le projet ERC Desert Networks. L’équipe explore depuis 7 ans les sites du désert Oriental occupés à l’époque ptolémaïque. Durant cette période (331 av. J.-C.-30 av. J.-C.), l’or du désert est exploité par les souverains lagides, qui envoient troupes, administration et mineurs au cœur de la région, à la recherche des filons de quartz contenant le précieux minerai.

Après la fouille d’un premier site minier, Samut Nord, localisé au sud de la région, entre 2014 et 2016, la MAFDO a commencé à explorer en janvier 2020 le site minier de Ghozza, situé à la limite nord de la zone aurifère exploitée dans l’Antiquité. Les galeries antiques sont intactes et plus de cent entrées de mines ont été repérées et explorées ; le village est composé de dizaines d’îlots organisés assez régulièrement et un édifice de bain (exceptionnellement bien préservé) permettait à une partie de la population de s’y relaxer. Le site est abandonné au cours de l’époque ptolémaïque et un fort romain est construit au Ier s. ap. J.-C., sur l’une des routes qui menait au Porphyritès, une carrière de porphyre mise en exploitation à cette époque. À une dizaine de km à vol d’oiseau, un autre fort romain a été fouillé par la mission ; localisé lui aussi sur une route menant au Porphyritès, le fort de Deir el-Atrash est construit durant le Haut Empire. Grâce à une réoccupation du fort au Ve s. ap. J.-C., durant laquelle on a chemisé les tours du fort originel de tours en briques crues, un fresque figurant cavaliers et chameaux, a été découverte, qui ornait l’une des tours du Haut Empire.

Une partie de l’équipe qui a exploré les deux sites de Ghozza et Deir el-Atrash en janvier dernier présentera les travaux de la campagne 2020 et les perspectives que ces premières découvertes ouvrent.