Palestine : la négociation internationale (les grands dossiers)

Les implantations juives

Relevant du domaine de la négociation sur le statut permanent selon les termes d’Oslo, les implantations sont traitées dans les dossiers consacrés à celui-ci par les parties en présence : département de l’OLP pour les Affaires de la négociation (http://www.nad-plo.org/permanent/settlements.html), MOPIC (Ministry of Planning and International Cooperation) palestinien (http://www.pna.net/peace/index.htm) et ministère israélien des Affaires étrangères (http://www.mfa.gov.il/mfa/go.asp?MFAH00rv0) (avec une analyse “Israeli Settlements and International Law” sur http://www.mfa.gov.il/mfa/go.asp?MFAH0jyz0).

Les colonies font également l’objet de “facts sheets” de différents centres et ONG palestiniens ailleurs référencés comme le “Hanthala Palestine” proche du FPLP (http://hanthala.virtualave.net/issettle.html), le PNGO (Palestinian Non-Governmental Organizations Network in the West Bank and Gaza Strip) de la mouvance ex-communiste (http://www.palestinemonitor.org/factsheets/settlement.htm), le PMC (Palestine Media Center) (http://www.palestine-pmc.com/pissue/pissues.asp) (avec version en italien http://www.palestinemonitor.org/Italian/fogli_di_documentazione_2002.htm) ou encore “Miftah”(The Palestinian Initiative for the Promotion of Global Dialogue and Democracy) (http://www.miftah.org/CatIndex.cfm?CategoryID=4) de Hanan Ashrawi, l’ancienne porte-parole de la délégation palestinienne aux négociations bilatérales de Washington. Les “Information Briefs” et “Policy Briefs” du CPAP (Center for Policy Analysis on Palestine) (Washington) (http://www.palestinecenter.org/) abordent également régulièrement ce sujet. Un Special Bulletin de PASSIA (Palestinian Academic Society for the Study of International Affairs) (Jérusalem) (mars 2001) fait également une excellente synthèse (http://www.passia.org/publications/bulletins/satelments-e.html) (anglais, arabe).

Des synthèses détaillées sur la place des colonies dans la négociation sont aussi disponibles. Organisatrice d’une série de conférences en janvier-mars 2000 sur les “Final Status Issues”, Peace Now, l’organisation de gauche israélienne, met en ligne l’intégralité des interventions faites sur les “Settlements and the Middle East Peace Process” (http://www.peacenow.org/nia/transcripts/index.html). Signalons également le “Negotiating the Israeli Settlements. The Centrality of the Settlements in the Battle for Peace” (novembre 2000) (http://www.ipcri.org/files/settelments.html) de Gershon Baskin, co-directeur de l’IPCRI (Israel-Palestine Center for Research and Information) (Jérusalem). En 1996, le CEOLP créait un National Bureau for the Protection of Land and the Resistance of Settlements (NBPRS) (http://www.nbprs.net/) (arabe) qui met en ligne nombre de rapports et d’études sur le sujet (n’existe plus en 2007).

Plusieurs centres de recherche et associations pour la paix se consacrent au suivi de la judaïsation des territoires occupés, dressant un point périodique. Incontournable, le site de la FMEP (Foundation for Middle East Peace) (http://www.fmep.org/) (Washington), animé par Geoffrey Aronson, offre un état bimestriel de la question ainsi qu’un grand nombre de cartes tout à fait uniques ; le centre s’intéresse aussi de façon plus particulière à l’attitude des États-Unis dans le domaine. Plusieurs sites palestiniens se consacrent par ailleurs à ce même suivi. Le site de ARIJ (Applied Research Institute) de Bethléem, avec son “Eye on Palestine” (http://www.arij.org/paleye/), s’impose comme le plus documenté, offrant un état mensuel de la question ainsi qu’un grand nombre de très riches études de cas, le tout étant accompagné de cartes extrêmement détaillées et de photos. Le LRC (Land Research Center) de l’Arab Studies Society de Jérusalem (un centre de recherche et de documentation à l’origine d’Orient House, siège officieux de l’OLP à Jérusalem, et présidée par Faysal Husayni), qui opère en collaboration avec ARIJ et l’Union européenne, alimente un site (http://www.lrcj.org/) de ses études et rapports. Le “Monitoring Israeli Colonizing activities in the Palestinian West Bank and Gaza“ (http://www.poica.org/), fruit de cette coopération bénéficie d’un site propre. Le “ministère” palestinien de l’Information, enfin, tient un “Settlement Watch” hebdomadaire (http://www.minfo.gov.ps/setwatch/setwatch.htm) (arabe, parfois anglais). En Israël, Peace Now (http://www.peacenow.org.il/), le mouvement israélien fondé en 1978, met en ligne un Settlements homepage, riche dossier de référence sur la colonisation (http://www.peacenow.org.il/site/en/peace.asp?pi=51).

En quête de synthèses et d’études de cas, l’internaute pourra aussi visiter le site de certaines ONG habituellement orientées dans la défense des droits de l’homme ou des réfugiés, LAW (Land and Water Establishment for Studies and Legal Services devenu The Palestinian Society for the Protection of Human Rights and the Environment tout en conservant le sigle antérieur) (Jérusalem) (http://www.lawsociety.org/), Badil (Resource Center for Palestinian Residency and Refugee Rights) (Bethléem) (http://www.badil.org/), etc. Concernant l’étude de la colonisation israélienne dans la bande de Gaza, on signalera tout particulièrement le rapport du PCHR (Palestinian Center for Human Rights) de Raji Sourani (Gaza), A Comprehensive Survey of Israeli Settlements in the Gaza Strip (http://www.pchrgaza.org/files/S&R/English/Study10/Settlements.htm). En janvier 2002, un très riche “Current Characteristics of Israeli Settlement Activity in the West Bank”, établi par le Land Defense General Committee de Ramallah, a été mis en ligne par le Parti du peuple palestinien (http://www.palpeople.org/english/settlement.htm). Le 26 septembre 2003, le quotidien israélien Haaretz publiait un ”New Year Supplement: The price of the settlements” rassemblant cartes, statistiques, synthèses, etc.

La destruction de maisons palestiniennes par Israël constitue l’un des aspects, comme en négatif, de la colonisation. Fruit d’une collaboration entre quatre ONG israéliennes et palestiniennes (The Israeli Committee Against House Demolitions, The Palestinian Land Defense General Committee, The Christian Peacemakers Team et LAW), un “Save the Homes of Palestine” (http://www.net-a.org/hdemol/index.html) offre l’ensemble de la documentation sur le sujet (base légale, bilan périodique, cartes, etc.) mais connaît une éclipse en 2001 (seule subsiste une page de présentation de l’ICAHD sur http://www.mennonitechurch.ca/programs/peace/icahd/). L’ICAHD (The Israeli Committee Against House Demolitions) (http://www.icahd.org/) (anglais, arabe, hébreu) met en ligne de l’information sur ses campagnes et une revue de presse. Une “fact sheet” sur le sujet peut être trouvée sur le “Hanthala Palestine” proche du FPLP (http://hanthala.virtualave.net/ishomes.html) et le “Miftah” de Hanan Ashrawi (http://www.miftah.org/CatIndex.cfm?CategoryID=4).

L’AIC (Alternative Information Center) de Jérusalem fait pour sa part un bilan périodique des violences initiées par les colons (http://www.alternativenews.org/projects/settlements-and-settler-violence-project/ qui succède à http://www2.alternativenews.org/occupationwatch/settlerviolence.php). Al-Marsad, fondé par le PNGO (Palestinian Non-Governmental Organizations Network in the West Bank and Gaza Strip), déjà cité, étudie les conditions de mise en œuvre du boycott des produits des colonies (http://www.pngo.net/marsad/). Cette préoccupation est partagée par la branche étudiante de Fath, la chabîba ou STYM (Student Youth Movement) qui présente dans un site encore embryonnaire (http://www.angelfire.com/pa/STYM/) (arabe, anglais) la liste des produits venus des colonies israéliennes appelés à être boycottés. Le PIC (Palestine Information Center) de Hamas alimente pour sa part tout un dossier sur la lutte contre la normalisation et pour le boycott de l’État hébreu (http://www.palestine-info.info/arabic/moqata/index.htm).

Les colons eux-mêmes sont très présents sur le web. Leur structure fédérative, le YESHA (Council of Judea Samaria and Gaza) possède plusieurs adresses. Son site principal en anglais (http://www.yesha.org/) est en reconstruction en 2001 mais deux autres adresses (http://www.yeshanews.org/ et http://www.geocities.com/m_yericho/yishuvim.htm) ont pris le relais avec des news et l’ensemble des liens vers les sites de chacune des colonies dont un certain nombre sont en français ; un site en hébreu (http://www.yesha.org.il/), très riche d'actualités, fonctionne également. En hébreu exclusivement, on pourra également se reporter au site de l’AMANA Settlement Organization du Gush Emounim (http://www.amana.co.il/) et à ses monographies colonie par colonie. La radio pirate Arutz 7 (Arutz Sheva Israel National Radio) (http://www.a7.org/) (anglais, hébreu, français, russe), enfin, possède un site riche d’actualités, de reportages, etc. ; porte-parole des colons et des religieux ultranationalistes depuis les eaux internationales au large de Tel-Aviv, elle a été créée en 1988 par Ya’akov Katz et le rabbin Zalman Melamed, doyen de la yeshiva de Beit El, “pour combattre la ‘pensée négative’ et les attitudes ‘post-sionistes’ prévalentes dans les médias de la droite libérale d’Israël”. Le bimestriel Judea Magazine (animé par Yael and Mark Ami-El) (http://www.womeningreen.org/judea/), dont la collection complète depuis 1993 est accessible en ligne, offre de très riches informations sur le mouvement de colonisation à travers le prisme de colons de Tekoa près de Bethléem.

Comme ceux de chaque implantation, les colons d’Hébron possèdent un site propre (http://www.hebron.org.il/) mais au leur répond un “Palestinians in Hebron” (http://www.hebron.com/), doté d’un contenu très surprenant et relevant d’un responsable énigmatique et d’un tout aussi énigmatique Hebron Institute for Political and Religious Studies.

Concernant la judaïsation de Jérusalem et ses justifications, le site de référence est celui de l’Ateret Cohanim (http://www.ateret.org.il/) (anglais, allemand, français, hébreu), une yeshiva gestionnaire de la majeure partie des maisons occupées dans la vieille ville et dans son environnement immédiat. Un site entièrement consacré à la colonisation du Jabal Abû Ghnaym (Har Homa) entre Jérusalem et Bethléem a également été ouvert par l’un des principaux propriétaires israéliens d’une partie des terres (http://www.harhoma.com/), qui dénonce la politique du gouvernement israélien qui l’a dessaisi de la gestion de ses biens. Bir Zeit a ponctuellement alimenté également une rubrique “Crisis in Abu Ghneim Mountain” (http://www.birzeit.edu/palnews/abughnaim/) qui rassemble un dossier de presse et des liens vers d’autres sites relatifs à la question de Har Homa.

Citons également la présence sur le web des colons du Golan syrien à travers un “Peace with the Golan” (http://www2.golan.org.il/ et http://english.golan.org.il/) (hébreu, anglais) animé par le Golan Residents Committee créé en 1974 pour regrouper les membres du conseil régional du Golan et du conseil municipal de Qazrin.

Initiée en 2002, la construction d’un mur censé protéger Israël du “terrorisme“ fait l’objet d’une campagne internationale de protestation. La “Anti-Apartheid Wall Campaign“ (http://www.stopthewall.org/), initiée par le PENGON (Palestinian Environmental NGOs Network) (http://www.pengon.org/) (arabe, anglais) qui regroupe une soixantaine de comités locaux, met en ligne sur son site un ensemble de cartes et d’analyses en complément des informations sur la mobilisation. Des données cartographiques figurent également sur le Map Centre de l’OCHA (Office for the Coordination of Humanitarian Affairs) des Nations-Unies (http://www.ochaopt.org/) et celui de B’Tselem (Israeli Center for Human Rights in the Occupied Territories) (Jérusalem) (http://www.btselem.org/english/Maps/Index.asp) (anglais, arabe, hébreu, russe). Des liens On Israel's Apartheid Wall sont signalés sur le site de PASSIA (Palestinian Academic Society for the Study of International Affairs) (Jérusalem) (http://www.passia.org/links-Wall.htm). Les conséquences de l’existence du mur dans le domaine de la santé font, par ailleurs, l’objet de la mobilisation commune de Médecins du monde (France), des Physicians for Human Rights (Israël) et du Croissant rouge palestinien qui animent un Health and Wall (http://www.healthandwall.org/) (anglais, arabe, hébreu). La version française du rapport “Territoires palestiniens : impact du Mur sur la santé“ (http://www.medecinsdumonde.org/2missions/palestine/RapportMur0205.pdf) est disponible sur le site de Médecins du monde. Signalons également le site consacré au mur dans la région de Qalqîlya avec le “Qalqilya Separation Wall“ (http://qalqilya-wall.cjb.net/) (arabe, anglais embryonnaire). Plus anciens que le mur, les checkpoints se sont multipliés abec l’intifada, soumettant la circulation des personnes et des biens à la discrétion des autorités militaires israéliennes. Créée en janvier 2001, l’association israélienne Machsom Watch (http://www.machsomwatch.org/) (anglais, hébreu) dépêche des observateurs sur un certain nombre d’entre eux.

Dans le cadre de l’évacuation de la bande de Gaza par l’armée israélienne et du démantèlement des colonies en septembre 2005, l’Autorité palestinienne a mis en place un site officiel d’information Withdraw (http://www.withdraw.gov.ps/) (arabe).

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