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Hamas-sur-Web (1996-2016)

Les incontournables pour les non-arabophones


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En français

Pour une analyse de la présence de Hamas sur le web à travers ces vingt dernières années, lire Jean-François Legrain, "La e-communication du Hamas : Comment incarner l’identité palestinienne de la résistance", OrientXXI, 18 janvier 2017.

Les racines fréristes de Hamas

Première force islamiste palestinienne par son influence tant sociale que politique et religieuse, le Mouvement de la Résistance islamique-Hamas (حركة المقاومة الإسلامية - حماس) est issu, fin 1987-début 1988, de l’Association palestinienne des Frères musulmans. Celle-ci avait été fondée dans la seconde moitié des années 1940 dans le cadre de la volonté du fondateur de l'Association égyptienne des Frères musulmansNext, Hasan al-Bannâ, et de ses proches d'essaimer dans la région. Si cette généalogie institutionnelle a son importance, les déchirements territoriaux nés de la guerre de Palestine de 1948, les bouleversements issus de la révolution des Officiers libres de 1952 puis, à partir de 1967, la "réunification" de la bande de Gaza et de la Cisjordanie par l'occupation israélienne ont conduit à une redéfinition des liens avec l'Égypte. Pendant longtemps pourtant, tandis que les Frères de la bande de Gaza demeuraient influencés par l'Égypte voisine, ceux de Cisjordanie restaient tournés vers la TransjordanieNext, une dichotomie à laquelle la création de Hamas mit fin. En se soumettant en 2016 aux sommations de l'Égypte du maréchal al-Sissi de proclamer son sevrage avec la maison-mère, Hamas ménageait ses intérêts stratégiques mais, surtout, ne faisait qu'entériner publiquement une situation déjà ancienne dès lors que le lien avec l'Association égyptienne était centré sur l'héritage idéologico-théologique. Le lien direct avec l'Association palestinienne, en revanche, a été déterminant dans l'expansion de Hamas et sa durabilité. Le mouvement, en effet, a pu, dès son origine, profiter de ses réseaux associatifs et universitaires locauxNext comme de ses relais de solidarité à l'extérieur des territoires occupés.

L'Association égyptienne des Frères musulmans, depuis bien longtemps, possède de très riches sites officiels, en arabe : الإخوان المسلمون الموقع الرسمي (http://ikhwanonline.info/ qui succède à http://www.ikhwanonline.org/ et http://www.ikhwanonline.com/, https://twitter.com/MBMediaCenter, https://www.facebook.com/MBMediaCenter, http://www.youtube.com/user/MBMediaCenter/featured, https://www.instagram.com/mbmediacentereg/, https://telegram.me/mbmediacenter) et en anglais (depuis Londres) : Ikhwanweb, the Muslim Brotherhood's official English web site (http://www.ikhwanweb.com/, https://twitter.com/Ikhwanweb, https://www.facebook.com/ikhwanweb.official/). L’Association a également animé un forum jusqu'en 2013, Multaqâ Al-Ikhwân Al-Muslimîn / الملتقى (http://www.ikhwan.net/) (arabe) dont certaines pages sont encore accessibles par la Wayback machine. La biographie et l’héritage de Hasan al-Bannâ - موقع الامام حسن البنا (http://www.hassanalbanna.org/) (arabe), son fondateur, a longtemps fait l’objet d’un site en soi également porteur d’un forum (http://www.al-multaqa.net/).

L'Association préside également à un IkhwanWiki - ويكيبيديا الإخوان المسلمين fort riche (http://www.ikhwanwiki.com/, https://www.facebook.com/Wikipedia.Alekhwan.Almoslmen) (arabe), réservoir d'information et de documents comme hub (http://www.ikhwanwiki.com/index.php?title=مواقع_مختارة) vers les nombreux sites d'Association et de sa mouvance.

L’Association jordanienne des Frères musulmans - جماعة الإخوان المسلمين (الأردن) (https://www.ikhwan-jor.com/, qui succède à http://www.ikhwan-jor.org/) (arabe), dont la branche politique est le Front d’Action islamique (Jabhat al-'Amal al-Islâmî) - حزب جبهة العمل الاسلامي (http://www.jabha.net/, https://www.facebook.com/jabhajo/, https://twitter.com/JabhaJO, http://www.youtube.com/user/jabhajo, http://www.flickr.com/photos/jabha/) (arabe), depuis les années 1990 a quelque peu réduit son intérêt pour la Palestine au profit, de façon prioritaire, des questions jordaniennes ; elle demeure néanmoins une source d’information intéressante comme son hebdomadaire Al-Sabîl - صحيفة السبيل (http://www.assabeel.info/, http://www.assabeel.net/ et http://www.assabeel.com/, https://www.facebook.com/assabeel/, https://twitter.com/assabeeldotnet) (arabe), lequel a été l'un des premiers à reproduire les communiqués de Hamas.

Créé à Gaza en 1973 sous le mode associatif par chaykh Ahmad Yâsîn, futur fondateur de Hamas, et dirigé par Ibrâhîm al-Yâzûrî (الدكتور إبراهيم فارس اليازوري), le Forum islamique (al-Mujamma' al-Islâmî) - جمعية المجمع الإسلامي (http://www.mujamaa.ps/, qui succède à http://www.mujamaa.org/, https://www.facebook.com/mujamaa, http://twitter.com/MujamaaPS) (arabe) a constitué dans la bande de Gaza la première expression institutionnelle publique des Frères musulmans passés dans la clandestinité en 1954 avec l'interdiction de leur association par Nasser. Le Forum, dont l'objectif est de fournir une éducation islamique et des aides aux plus pauvres en entretenant un réseau sur toute la bande de Gaza de santé, de jardins d'enfants, de centres sportifs, etc., maintient ses activités jusqu'à nos jours (2016).

Fondée en 1978 et contrôlée dès l'origine par des proches de l'Association des Frères musulmans même si elle est dotée d'un statut public, l'Islamic University of Gaza - الجامعة الإسلامية بغزة (http://iugaza.edu.ps/, http://www.facebook.com/iugaza, https://www.twitter.com/iug_official, http://www.flickr.com/photos/iugaza/, http://shahed.iugaza.edu.ps/) (arabe, anglais)Nexta constitué la première institution universitaire de la bande de Gaza et bon nombre des cadres de Hamas y ont soit enseigné soit été formés, y effectuant alors leur premier engagement militant dans le cadre du Bloc islamiqueNext.

Dans la bande de Gaza, le Mujamma' comme l'IUG s'inséraient dans un réseau aux mailles serrées d'associations caritatives diverses, lequelles, avec leurs consoeurs de Cisjordanie, pouvaient compter sur la solidarité du réseau islamique international proche des Frères musulmansNext.

Les instances centrales de Hamas

Lors de sa fondation en 1987, la communication de Hamas s'est d'abord faite à l'échelon local à travers la distribution sous forme de tracts de ses communiqués. Menée principalement depuis les mosquées et les universités, elle se faisait également, dans la mesure du possible, à travers leur transmission sous forme de fax auprès d'agences de presse et d'institutions amies. Des slogans et mots d'ordre pouvaient également être peints sur les murs. Pendant la petite dizaine d'années qui a suivi, Hamas a pris le contrôle de certains éléments de la presse papier autrefois proches de l'Association des Frères musulmans, comme la revue Filisteen AlMuslima - مجلة فلسطين المسلمة [Palestine musulmane] de LondresNext de même que localement il se dotait d'une presse propre, la plupart du temps ronéotée dans les universitésNext. Sur le net, Hamas a d’abord eu certains de ses communiqués diffusés sur le site de l'hebdomadaire des Frères musulmans jordaniens Al-Sabîl - صحيفة السبيلNext.

L'entrée sur le web de Hamas lui-même, dans la pluralité de ses sites, s'est faite depuis l'extérieur de la Palestine sous couvert d'un "Nizar al-Husien" [sic] (نزار الحسين) officiellement domicilié à Haret Hrayk à Beyrouth, lequel enregistre tout un ensemble d'URL avant que celles-ci ne soient plus tard déclarées derrière proxy ; il se serait agi de l'un des membres du bureau du représentant d'alors du mouvement au Liban, Usâma Hamdân - أسامة حمدان (https://twitter.com/oshamdan, https://www.facebook.com/Mr.OsamaHamdan désactivé fin 2016) (arabe), ce que niait ce dernier qui affirmait que ces sites étaient le fruit d'une initiative personnelle et non d'une politique institutionnelle. Ces sites, à l'exception de celui de la revue britannique Filisteen AlMuslima, sont encore en 2016 présentés comme ceux d'un Palestine Information Center (PIC) -المركز الفلسطيني للإعلام dépourvu de toute adresse physiqueNext.

Depuis l'intérieur de la Palestine, cependant, Hamas faisait connaître ses positions à travers les pages de sa branche étudiante, d'abord hébergées par les universités au sein desquelles elle avait gagné les élections (deuxième moitié des années 1990) puis à travers des sites propres (2001). Au sein du mouvement, le courant favorable à sa participation à la vie politique institutionnelle de l’Autonomie avait réussi en 1995 à faire adouber la création du Hizb Al-Khalâs Al-Watanî Al-Islâmî fî Filastîn - حزب الخلاص الوطني الإسلامي (Parti du Salut National Islamique en Palestine) (http://alkhalas.tripod.com/, http://www.khalas.org/) (arabe, quelques pages en anglais). Ses positions étaient accessibles sur le net à partir de 1997-1998. Le parti a été mis en sommeil dès la fin des années 1990 mais son bihebdomadaire Al-Risâla - الرسالة [La Mission, la Lettre]Nextest toujours actif en 2016, considéré comme un porte-parole officieux de Hamas. Les membres dirigeants du parti ont pour la plupart joué un rôle déterminant dans la mise en place des structures politiques et associatives du Hamas d'aujourd'hui à Gaza, qu'il s'agisse de la presse avec al-Risâla mais également FilastînNextou al-Sa'âdaNext, la mobilisation féminineNext, le caritatifNextou la recherche avec l'Almustaqbal Research CenterNextet l'AlArabi Center for Research and StudiesNext.

L'investissement du web par Hamas s'est ainsi fait graduellement à partir de 1997 principalement depuis l'extérieur de la Palestine à travers de multiples difficultés nées de la destruction des sites par des hackers ou de leur fermeture par leur FAI en dépit des dénégations de toute paternité du mouvement lui-mêmeNext. Un peu moins de dix ans plus tard, l'ensemble de son dispositif médiatique, dorénavant stabilisé, connaît une mise à niveau générale avec une plus grande diversification et la création de TV, cette fois-ci depuis Gaza que le mouvement contrôleNext. Le maître d'œuvre de cet élargissement est Fathî Hammâd (فتحي حماد), qui sera élu en 2006 sur la liste Hamas au Conseil législatif de l’autonomie et deviendra ministre de l'Intérieur de l'Autorité de Gaza en 2009. Fathî Hammâd a reçu l'aide d'Ibrâhîm Salâh - إبراهيم صلاح (https://www.facebook.com/Isalah22) (arabe), lequel soutiendra à Gaza en 2014 un master consacré aux médias de Hamas à Gaza intitulé واقع إدارة الإعلام في حركة المقاومة الإسلامية حماس في قطاع غزة (http://hamas.ps/ar/uploads/documents/07a71b5465dcc4c0204fbaf369e744af.pdf) (arabe). Vient ensuite la création de comptes Facebook puis Twitter de la part des institutions comme des individusNext.

Depuis l'extérieur, les sites officieux du Palestine Information Center

C'est à partir de décembre 1997 que Hamas bénéficie d’une véritable plateforme sur le net sous couvert d’un Palestine Information Center (PIC) -المركز الفلسطيني للإعلام (https://www.palinfo.com/, qui succède à http://www.palestine-info.info/, http://www.palestine-info.org/, http://www.palestine-info.net/, http://www.palestine-info.com/, http://www.palestine-info.cc/, http://80.240.104.13/, http://www.palestine-info.co.uk, http://www.palestine-info.ru, http://www.infopalestina.com/, http://www.palestine-info-urdu.com, http://www.palestine-persian.info/) (https://www.facebook.com/palinfo, https://www.twitter.com/PalinfoAr, http://www.youtube.com/palinfocenter, https://www.youtube.com/channel/UC-gBlpKWIV9N_SAZO16hcuA, https://www.instagram.com/palinfo/, https://telegram.me/Palinfo) (arabe, anglais, arabe, malais, urdu, persan, turc, français et russe) déniant toute affiliation politique ou institutionnelle. Le site, enregistré par Nizar al-Husien [sic], reste donc un porte-parole officieux du mouvement même si, lors de sa création, hamas.orgNext le qualifie d'officiel à la différence d'Usâma Hamdân (https://twitter.com/oshamdan, https://www.facebook.com/Mr.OsamaHamdan) (arabe)Next qui lui dénie tout lien institutionnel.

Dès l'origine, le site du PIC est multilingue et couvre des domaines autant culturels que politiques. Chaque site, selon la langue, offre un contenu propre. Le site en anglais, par exemple, a été purgé durant l’été 2003 de toutes ses pages consacrées spécifiquement à Hamas pour éviter de cesser ses activités depuis la Grande-Bretagne. Un certain nombre de ces pages, et de nouvelles, pouvaient alors être trouvées sur le Hamas online (http://www.hamasonline.com/) (anglais), lequel, enregistré derrière proxy en 2002, opère entre septembre 2003 et l'été 2005.

Le PIC de Hamas doit être distingué d'un autre Palestine Information Center (http://www.alquds.org/) (anglais) ; disparu en 2001 après bien des éclipses, il offrait documents et analyses sur l’histoire de la Palestine et le sionisme, un état des négociations mais également des photos, recettes de cuisine, littérature et proverbes de Palestine et relevait sans doute de l'orbe nationaliste.

Pour les internautes francophones, le Centre Palestinien d'Information (CPI) offre depuis 2004 un site web traditionnel (http://french.palinfo.com/site/pages/, qui succède à http://www.palestine-info.cc/french/index.shtml) mais également depuis une période plus récente des comptes Facebook, Le Centre Palestinien d'Information (CPI) (https://www.facebook.com/PalinfoFr), et Twitter, Centre Palestinien (https://twitter.com/PalinfoFr). Au début des années 2000, des parts importantes du site du PIC étaient traduites en français sur almoujahideen.com (http://almoujahideen.com/Palestine/) (français, archives depuis octobre 2000) et stcom.net(http://stcom.net/almoujahideen/Palestine/).

Fin 1999, c'est Nizar al-Husien qui enregistre l'URL de Filisteen AlMuslima - مجلة فلسطين المسلمة [Palestine musulmane] (http://www.fm-m.com/, https://twitter.com/fmm223) (arabe), manifestation supplémentaire du lien entretenu par le PIC, Hamas et le mensuel britannique. La revue [alors orthographiée Felisteen Almoslemah] était d'ailleurs hébergée sur le site du PIC (http://www.palestine-info.org/fmmagazine/archeive/archeive.html) depuis décembre 1997. Fondée en 1980, avant même la création de Hamas, elle était publiée à l'origine à Manchester puis à Londres par l'Islamic Association of Palestinian Youth in United Kingdom and Ireland (IAPY) (الرابطة الإسلامية للشباب الفلسطيني في المملكة المتحدة و إيرلنده). Devenue mensuelle, elle se transforme ensuite en porte-parole officieux de Hamas et migre (vers 1991) à Amman, puis (en 1999) en Syrie et à nouveau en Grande-Bretagne selon le contexte politique. La revue cesse ses activités en 2013 alors que Ra'fat Sâlih (رأفت أحمد صالح) en est le rédacteur-en-chef, lequel avait succédé à 'Abd al-'Azîz al-'Umarî (عبد العزيز العمري), pseudonyme de ‘Izzat Al-Rishq عزت الرشق - فلسطين (https://twitter.com/izzat_risheq, https://www.facebook.com/Izzat.risheq/) (arabe) futur membre du Bureau politique de Hamas. Son premier rédacteur-en chef dont le nom est publiquement mentionné fut Yâsir al-Za'âtra - ياسر الزعاترة (https://twitter.com/yzaatreh, https://www.facebook.com/YaserZaatreh/) (arabe), accompagné de Khâlid Hrûb - خالد الحروب (https://www.facebook.com/khaldAlhrwb/) (arabe). Selon les moments, le site offrait des archives plus ou moins longues qu'il convient de retrouver avec la Wayback machine. Une maison d'édition fut adossée à la revue avec les منشورات فلسطين المسلمة dont la production (une vingtaine d'ouvrages) était principalement consacrée à l'intifada et aux divers responsables de Hamas, vivants ou "martyrs".

Le PIC crée en 2002 le Palestinian Forum (Chabakat Filastîn li-l-hiwâr) شبكة فلسطين للحوار (https://www.paldf.net/forum/, qui succède à http://www.palestinianforum.net/ enregistré par Nizar al-Husien, http://www.facebook.com/paldf.pal, https://instagram.com/paldf_inst/, http://www.twitter.com/paldf, http://www.youtube.com/fbpaldf) (arabe) consacré à la politique, à la culture, à l’histoire ainsi qu’aux questions de charî’a. Alors que la majorité des autres forums du mouvement et de sa mouvance ont aujourd'hui disparu, témoins d'une époque révolue où les réseaux sociaux n'existaient pas encore, paldf continue à fonctionner fin 2016. Le Forum publie une revue électronique propre, Palestine Here - مجلة هنا فلسطين (http://paldfmedia.paldf.net/palestine_here/, https://twitter.com/honafelesteen) (arabe) dont le n °35 d'avril 2013 semble être le plus récent (fin 2016).

En 2002, le PIC crée également un Palestine par le son et l'image (Filastîn bi-l-Sawt wa al-Sûra) (فلسطين .. بالصوت والصورة) (http://www.palestinegallery.com/ enregistré par Nizar al-Husien) (arabe) doté de vidéos, de fichiers son et d'images. L'URL, en 2009, sert de simple miroir de la plateforme de partage de vidéos PaluTube - التيوب الفلسطيني (http://www.palutube.com) (arabe), elle-même contemporaine d'un Aqsatube.com - أقصى تيوب (http://www.aqsatube.com) (arabe) et d'un TubeZik - تيوب زيك (http://www.tubezik.com/) (arabe, anglais), tous trois créés en 2008 et disparus en 2011.

Créée en septembre 2002 et enregistrée par Nizar al-Husien, al-Fâtih - مجلة الفاتح للأطفال (http://www.al-fateh.net/, qui succède à http://www.alfatehmag.net/) (arabe) est une revue pour enfants. D'abord mensuelle, elle devient un bimensuel et abandonne l'impression papier pour devenir seulement électronique. Le site propose également des jeux interactifs. La revue est publiée depuis Londres avec son fondateur, Sâmî al-Halabî (سامي الحلبي), pour rédacteur-en-chef, lequel serait le pseudonyme de 'Abd-Allâh al-Tantâwî (عبدالله الطنطاوي), un ancien responsable de l'Association syrienne des Frères musulmans. L'ensemble de ses archives est censé être en ligne (mais le lien connaît des problèmes fin 2016).

Depuis l'intérieur, les sites officiels du bureau d'Information et des sections régionales et locales de Hamas

Un premier site officiel de l'Information Office de Hamas - حركة المقاومة الإسلامية (حماس) - المكتب الإعلامي (http://www.info-bureau.com/, et peut-être http://www.info-bureau.org/, http://www.info-bureau.net/, et http://www.info-bureau.info/) (arabe) voit le jour en 2003 (peut-être 2001), dont le lieu d'administration reste inconnu, l'URL ayant été enregistrée en Bulgarie. Il ne fonctionne vraisemblablement que quelques mois. Il faut attendre le printemps 2011 pour voir réapparaître un nouveau site officiel de son Information office - المكتب الإعلامي لحركة المقاومة الإسلامية "حماس" (http://www.hamasinfo.net/, enregistré derrière proxy) (arabe, anglais annoncé). Son contenu recoupe alors en partie celui du Palestine Information Center (PIC) (http://www.palestine-info.info/)Next. L'URL disparaît en 2015 à l'occasion de l'ouverture du site sur http://hamas.ps/Next.

Le véritable développement de la présence officielle de Hamas sur le web s'opère à partir du milieu des années 2000 et ce depuis la Palestine elle-même. Dans le cadre de son intégration à la scène politique via les élections, Hamas crée ainsi un Haut comité pour les élections palestiniennes du Mouvement islamique (al-Lajna al-'Ulyâ li-l-Intikhâbât - al-Haraka al-Islâmiyya) (اللجنة العليا للإنتخابات ... الحركة الإسلامية) (http://www.pal-election.org/ qui succède à http://www.pal-election.com/) (arabe), lequel ouvre en 2005 un site consacré aux diverses élections (législatives, locales, professionnelles) auxquelles le mouvement participe ou se propose de participer. Le site (malheureusement très mal archivé par la Wayback machine) est doté d’analyses et de données chiffrées. Un périodique, Minbar al-Islâh - جريدة منبر الاصلاح [La Tribune de la Réforme], est alors créé, diffusé sous une forme papier sur le terrain et proposé en ligne en format .pdf. Quelques mois après sa victoire aux législatives de janvier 2006, le Bloc du Changement et de la Réforme (Kutlat al-Taghyîr wa al-Islâh) (كتلة التغيير والإصلاح - المجلس التشريعي الفلسطيني) (http://islah.ps/, https://www.facebook.com/islah.plc1, https://twitter.com/IslahPlc1, https://www.youtube.com/channel/UCxeJaX1ZvkZLMzi52qUcXLg) (arabe), expression institutionnelle de Hamas sur la scène politique législative, inaugure son site officiel depuis Gaza. Programme politique, communiqués, biographies des élus, etc., sont en ligne. Lire Jean-François Legrain, Guide des élections législatives palestiniennes-sur-Web (janvier 2006), 28 novembre 2006.

Sur une URL enregistrée derrière proxy en janvier 2009, le site Omanah - نبض الضفة المحتلة l أمامة (http://www.omamh.com/ qui succède à http://www.omamah.org/, https://www.facebook.com/أمامة-الإخبارية-Omamah-news-1231711540202801/ qui succède à https://www.facebook.com/OmamhPalestine, https://twitter.com/omamahwest, https://www.youtube.com/channel/UCWYTZzVFico2I3_arUyVAEg) (arabe) constitue la première mise en ligne pérenne d'un site officiel du commandement politique de Hamas à travers l'une de ses branches régionales, en l'occurrence celle de Cisjordanie. Ajnad ["les soldats"] News - أجناد الاخباري (http://www.ajnad-news.com/, https://www.facebook.com/newsajnad/, https://www.youtube.com/channel/UCTINrMP_ZeyYiiqpcK6ELPA) (arabe) se veut parallèlement être "la voix de la Cisjordanie occupée". Elle avait été précédée, mais rien ne prouve le lien direct revendiqué avec le commandement de Cisjordanie, par la mise en ligne en 2007 du Forum des partisans de Hamas en Cisjordanie - شبكة ومنتديات حمساوين الضفة (http://alqassamhamsa.ahlamontada.com/) (arabe), toujours en ligne en 2016 en dépit de problèmes techniques même s'il n'est plus alimenté depuis plusieurs années.

Deux expériences avaient eu lieu auparavant à Gaza, sans avoir duré : Hamas - Section de Gaza Tuffâh et Daraj - حركة المقاومة الإسلامية حماس - منطقة التفاح و الدرج - المكتب الإعلامي (http://hamas.ps/) (arabe) avait brièvement ouvert un site officiel en septembre 2006. La création de ce premier site officiel d'une section locale de Hamas avait été suivie en octobre 2006 par celle du site de Hamas - Section Khân Yûnis - موقع حركة المقاومة الإسلامية حماس - محافظة خان يونس (http://www.hamas-kh.info/) (arabe), lequel ne fonctionne que très peu de temps. Dans les deux cas, la Wayback machine en conserve quelques traces.

Les sections régionales gazaouies du Media Office de Hamas ont également une présence sur le net. Ainsi, la section de Gaza-Nord est présente sur Twitter avec un compte إعلام حماس شمال غزة (https://twitter.com/2010npc2010) (arabe). Celle de l'Est de Gaza-ville anime le Réseau al-Fajr - شبكة فجر الإعلامية (http://fajer.ps/ qui succède à http://www.fajernews.ps, https://www.facebook.com/ajelpres qui succède à https://www.facebook.com/شبكة-فجر-الإعلامية-200011530071949/, https://twitter.com/fajernews1) (arabe). La branche Ouest de la ville de Gaza est présente avec le site d'actualités Sirâj - سراج للإعلام (http://www.seraj.ps/, https://www.facebook.com/pages/شبكة-سراج-الإعلامية/1504309133134464 qui succède à https://www.facebook.com/seraj.gaza, https://twitter.com/seraj_gaza, https://www.youtube.com/user/serajps) (arabe) et un compte Twitter حماس جماهيري غرب غزه (https://twitter.com/hamasps) (arabe). La section du Centre de la bande de Gaza, quant à elle, anime à partir de 2007 le Réseau du Centre - شبكة الوسطى الإعلامية (http://www.wosta.ps/, https://www.youtube.com/channel/UCLi_vl03EkKG8vM4KYRMmgw) (arabe) qui perdure jusqu'au moins 2015. Celle de Rafah - شبكة رفح الإعلامية (http://www.rafahnews.ps/, https://www.facebook.com/rafahtown/, https://www.youtube.com/channel/UCFuimdLmBaBpuB_g44FRAyA, https://twitter.com/rafahtown) (arabe), enfin, fonctionne de 2010 à 2015 avec son site web classique et ne conserve ensuite que ses réseaux sociaux.

Sur une URL récupérée du site de la section de Gaza Tuffâh et Daraj, le site officiel du Mouvement de la Résistance islamique - Hamas - موقع حركة المقاومة الإسلامية - حماس (http://hamas.ps/, l'URL étant enregistrée au nom de Hamas après l'avoir été derrière un pseudonyme résidant à New-York, https://www.facebook.com/hamaasps2, https://twitter.com/hamasinfo, https://twitter.com/hamasinf0, https://twitter.com/HamasInfoEn, https://www.youtube.com/channel/UC74AlL4s4Qj8s0erm-ZeddQ et https://www.youtube.com/channel/UCcaUCZyGhcgHAaMiIzFBDJA, https://instagram.com/hamasinfo/, https://www.flickr.com/photos/hamasinfo) (arabe, anglais) ouvre en 2015. Il aura donc fallu quasi vingt ans avant que le mouvement, pourtant très présent sur le web, se dote d'un site officiel. A la différence des sites du PIC, il est à la fois limité à sa communication politique et étendu à l'ensemble de ses départements et sections. Outre les actualités : Updates & Statements / الموقف الرسمي de Hamas sans oublier les déclarations de ses porte-parole الناطقون الإعلاميون, on y trouve les fondamentaux du mouvement : About us / من نحن, Articles & Literature, Figures / قادة الانطلاقة, Political Bureau / المكتب السياسي, ainsi que, dans la version anglaise, divers dossiers traitant de la Palestine : Nakba, Ethnic cleansing, Jerusalem, Refugees, Myths and facts et de l'occupation : Occupation crimes & Palestinian Resistance. Le site offre également une section Opinion / مقالات الرأي et propose Images / الصور et Videos / الفيديو. Le site en arabe propose également une section documentaire avec une المكتبة riche de nombreux ouvrages en .pdf, une section consacrée aux "martyrs" الشهداء et une autre aux détenus et anciens prisonniers الأسرى والمحررون.

Les hauts responsables de Hamas

Les différents sites des instances centrales de Hamas possèdent la plupart du temps des pages réservées à ses fondateurs. Des sites dédiés, dont le degré de dépendance vis-à-vis de Hamas lui-même est difficile à évaluer, ont également été créés selon les époques. En 2016, par ailleurs, plusieurs des plus hauts responsables du mouvement sont présents sur les réseaux sociaux.

Créé en 2003 depuis Le Caire par un certain Ashraf Aly (أشرف علي), le site Hamâsnâ - حركة المقاومة الإلكترونية "حماسنا" ("Notre Hamâs" ie "Notre zèle") (http://www.hamasna.com/, http://hamasna.blogspot.fr/) (arabe) se présente comme l'expression d'un Mouvement de Résistance électronique contre la corruption. Il semble se situer dans l'orbe des Frères musulmans. Ce "mouvement" se trouve derrière le site de la Journée mondiale de Yâsîn - حماسنا :::: يوم ياسين العالمي (http://www.yaseenday.com/) (arabe, quelques pages en anglais) qui, encore en 2016, offre textes du chaykh et articles le concernant.

En 2006 apparaît depuis Gaza de manière anonyme un riche site (semble-t-il personnel) entièrement consacré au fondateur du mouvement Chaykh Ahmad Yâsîn - موقع الشيخ الشهيد أحمد ياسين (http://www.ahmedyaseen.com/) (arabe) (suspendu par son hébergeur vers l'été 2007) ; partition de la même URL, Sheikh Yaseen Website (http://yaseen.ahmedyaseen.com/) (arabe) n’avait pas le même contenu que le site précédent. Tous deux sont partiellement archivés par la Wayback machine.

Numéro deux du mouvement avant de succéder au Chaykh Yâsîn et d’être éliminé par l'armée israélienne un mois plus tard en 2004, le Dr 'Abd al-Aziz Rantisi - موقع الدكتور عبد العزيز الرنتيسي (http://www.rantisi.net/) (arabe) a fait l'objet en 2003-2004 d’un site personnel considéré comme "ami" par le PIC sur lequel l’internaute trouvait biographie, déclarations, photos, etc., ainsi que divers dossiers concernant Hamas, ses dirigeants et ses martyrs. La Wayback machine en conserve des traces.

Un certain Abû al-‘Abd, enfin, animait un site du chaykh martyr Ahmad Yasin et du docteur ‘Abd al-‘Aziz al-Rantisi (http://ayr.jeeran.com/index.html qui succède à http://www.ahmedyassen.jeeran.com/ et http://www.ahmedyassen.arabblogs.com/) (arabe) malheureusement non archivé par la Wayback machine.

Fin 2016 et depuis quelques années, les plus hauts responsables de Hamas sont présents sur les réseaux sociaux. Suite aux pressions exercées par le gouvernement israélien, cependant, leurs comptes Facebook ont été pour la plupart désactivés durant l'été 2016.

Parmi les membres du Bureau politique, on peut citer : son président Khâlid Mash’al خالد مشعل (https://twitter.com/Khalid_Mishaal, qui succède à https://twitter.com/Khalid_Meshaal) (arabe), l'ancien Premier ministre et vice-président du Bureau Ismâ'îl Haniyya إسماعيل هنيّة (https://twitter.com/IsmailHaniyyeh) (arabe), l'autre vice-président Mûsâ Abû Marzûq د. موسى أبو مرزوق (https://twitter.com/mosa_abumarzook) (arabe), ‘Izzat Al-Rishq عزت الرشق - فلسطين (https://twitter.com/izzat_risheq, https://www.facebook.com/Izzat.risheq/) (arabe), l'ancien ministre des Affaires étrangères DrMahmoudALZahar (https://twitter.com/DrMahmoudZahar) (arabe), Khalîl al-Hayya د.خليل الحية (https://twitter.com/KAlhayya) (arabe) et Rawhi Mushtaha (https://twitter.com/RawhiMushtaha) (arabe).

Plusieurs porte-parole ou assimilés sont également présents : Sâmî Abû Zuhrî (https://www.facebook.com/SamiAbuZuhri) (arabe), Fawzî Barhûm أ. فوزي برهوم (https://www.facebook.com/Fprhom) (arabe), l'ancien vice-ministre de l'Information Ihâb Ghusayn إيهاب الغصين (https://twitter.com/ihabalghus, https://www.facebook.com/Ihab.R.Alghusainain) (arabe), Usamah Hamdan (https://twitter.com/oshamdan) (arabe), Husâm Badrân حسام بدران (https://twitter.com/badran_husam) (arabe), Salâh al-Bardawîl د.صلاح البردويل (https://twitter.com/SalahAlbardawil, https://www.facebook.com/D.Bardaweel) (arabe).

Parmi les chefs de bureau de représentation de Hamas à l'étranger, seul Ali Barakeh - علي بركة (https://www.facebook.com/alibarakeh1966/) (arabe), son représentant au Liban semble être présent sur les réseaux sociaux.

Taher El Nounou (https://twitter.com/Taherelnounou) (arabe), enfin, fait partie de la direction du département médias de Hamas.

Les élus Hamas du Conseil législatif d'autonomie intérimaire (http://islah.ps/new2/?nwab) (arabe), regroupés au sein du Bloc du Changement et de la RéformeNext, sont également présents sur les réseaux sociaux, Facebook principalement. L'internaute pourra trouver l'adresse de leur compte, par exemple, parmi les amis du député Sayyid Abû Masâmih - سيد أبو مسامح (https://www.facebook.com/alnayb.abwmsamh) (arabe).

Les médias officiels et officieux de Hamas

La presse écrite (papier et internet)

Hamas, en tant que mouvement politique, n'a pas à proprement parler de presse papier officielle, mis à part son périodique créé à l'occasion des élections de 2005-2006, Minbar al-Islâh - جريدة منبر الاصلاح [La Tribune de la Réforme]Nextou le mensuel de sa branche étudiante al-Shabâb - مجلة الشبابNext. Plusieurs organes, néanmoins, peuvent lui être attribués directement ou non, ainsi le britannique Filastîn al-Muslima (فلسطين المسلمة) [Palestine musulmane] dans le passéNext. Aujourd'hui, tout un éventail de titres lui reviennent, imprimés à Gaza, qu'il s'agisse du bihebdomadaire al-Risâla (الرسالة) [La Mission, la Lettre], émanation de feu son épigone le Parti KhalâsNext, du quotidien Felesteen (صحيفة فلسطين الفلسطينية), réputé indépendant, ou encore d'al-Râyy (صحيفة الرأي الفلسطينية) [L'Opinion], publié par le ministère de l'Information de l'Autorité de Gaza. Par ailleurs, cette presse écrite ne se limite pas au domaine de l'information mais s'intéresse également aux questions des loisirs et de la famille avec al-Sa'âda (مجلة السعادة) [Le Bonheur]Nextet aux questions féminines avec le mensuel Nisâ' min ajl Filastîn (صحيفة نساء من أجل فلسطين) [Femmes pour la Palestine] Next.

Un premier hebdomadaire, al-Watan (صحيفة الوطن) [La Patrie] (arabe), commence à être publié à Gaza à partir du 1er décembre 1994 sous les auspices d'Imad al-Falûjî - عماد الفالوجي (http://www.imadfalouji.ps/) (arabe)Next, lequel affirmait que son journal constituait le porte-parole de Hamas, un lien que n'a jamais voulu endosser le mouvement. Après plusieurs interdictions prononcées par l'Autorité palestinienne alors contrôlée par le Fath pour des articles critiques à son égard, le journal cesse ses activités en décembre 1995, son propriétaire recevant néanmoins l'aide de Yasser Arafat pour être élu comme "indépendant" lors des élections législatives de janvier 1996. Le rédacteur-en-chef d'al-Watan était Sayyid Abû Masâmih - سيد أبو مسامح (https://www.facebook.com/alnayb.abwmsamh) (arabe), chef de cabinet du chaykh Yâsîn, futur élu Hamas au Conseil législatif et futur fondateur d'al-RisâlaNext. Le directeur de la rédaction, quant à lui, était Ghâzî Hamad - غازي حمد (https://www.facebook.com/DrGhaziHamad/, https://www.facebook.com/drghazi.ghazi) (arabe), futur rédacteur-en-chef d'al-Risâla et porte-parole du cabinet Hamas.

Fondé à Gaza en février 1997, Al-Risâla - الرسالة [La Mission, la Lettre] (http://alresalah.ps/ qui succède à http://www.alresala.org/, laquelle donnait le numéro en cours et les archives de 2003, et http://www.alresalah.info/ ; http://www.alresala.net/ offrAIT les archives de juillet 1998 jusqu’à la suspension de son édition fin 2001 ; https://www.facebook.com/alresalahNet, https://www.facebook.com/pages/Alresalah-English/181940378518910, https://twitter.com/AlresalahPress, https://twitter.com/AlresalahEn, https://www.instagram.com/alresalah/, https://www.youtube.com/channel/UCzp-Abp5h73JAY_DOw12OSQ) (arabe, anglais) est le porte-parole officiel du Hizb Al-Khalâs Al-Watanî Al-Islâmî fî Filastîn - حزب الخلاص الوطني الإسلامي (Parti du Salut National Islamique en Palestine) (http://alkhalas.tripod.com/, http://www.khalas.org/) (arabe, quelques pages en anglais)Next. Le fondateur du journal a été Sayyid Abû Masâmih - سيد أبو مسامح (https://www.facebook.com/alnayb.abwmsamh) (arabe), chef de cabinet du chaykh Yâsîn, futur élu Hamas au Conseil législatif et ancien rédacteur-en-chef d'al-WatanNext, avec Salâh al-Bardawîl د.صلاح البردويل (https://twitter.com/SalahAlbardawil, https://www.facebook.com/D.Bardaweel) (arabe), membre fondateur du parti Khalâs et futur porte-parole du bloc parlementaire de Hamas, pour rédacteur-en-chef et Ghâzî Hamad - غازي حمد (https://www.facebook.com/DrGhaziHamad/, https://www.facebook.com/drghazi.ghazi) (arabe), futur porte-parole du cabinet Hamas, pour directeur de la rédaction. En 2016, son rédacteur-en-chef est Wisâm ‘Afîfa - وسام عفيفة (https://www.facebook.com/wesam.afifa) (arabe). D'abord hebdomadaire, ce journal de 24 pages est ensuite passé au rythme de deux parutions la semaine. al-Risâla est interdit de diffusion en Cisjordanie depuis 2007.

Le journal dispose également depuis 2011 d'une radio al-Risâla - إذاعة الرسالة (http://radio.alresalah.ps/, https://www.facebook.com/alresalahNet, https://www.facebook.com/Alresalah-English-181940378518910/, https://twitter.com/radioalresalah n'est plus accessible fin 2016) (arabe) qui, sous la direction de Muhammad Abû Qamar (محمد أبو قمر), émet en collaboration avec la إذاعة طيف - Tayif Radio consacrée à la question des détenus et des ex-détenus dans les prisons israéliennesNext.

Créé en novembre 2003 à Gaza par Falâh al-Safadî (فلاح الصفدي) et I'tidâl Qunayta (اعتدال قنيطة), une ancienne du parti KhalâsNext, le mensuel de 68 pages al-Sa'âda - مجلة السعادة [Le Bonheur] (https://www.facebook.com/s3adamag/, https://twitter.com/s3ada_gaza) (arabe) dépend du site de divertissement familial Thoraya - الثريا اجتماعية ثقافية أسرية [Le Lustre] (http://thoraya.net/, https://www.facebook.com/thoraya.net, qui succède à https://www.facebook.com/thoraya.net.3) (arabe), élément du dispositif médias de Hamas à Gaza. Thoraya possède un centre de rechercheNext.

Début mai 2007, Filastîn - صحيفة فلسطين الفلسطينية (http://www.felesteen.ps/, http://www.facebook.com/feelsteen, http://twitter.com/felesteenonline, http://www.youtube.com/user/felesteenps) (arabe), un quotidien (à la fois papier et numérique) est créé à Gaza. Sa fondation est l'œuvre d'Ahmad al-Sâ'âtî - أحمد الساعاتي, enseignant en histoire à l'Université islamique de Gaza et ancien membre du Bureau politique du parti KhalâsNext, dans le cadre de l'exercice du pouvoir par Hamas et de la montée des tensions avec Fath et la présidence palestinienne. Son rédacteur en chef est Mustafâ al-Sawwâf - مصطفى الصواف (https://twitter.com/mostafaelsawaf, https://www.facebook.com/mosaljilp) (arabe), ancien du Majlis al-Chûrâ du parti Khalâs. Le quotidien possède également un bureau à Naplouse lors de sa fondation. Il sera ensuite interdit de diffusion en Cisjordanie par l'Autorité de Ramallah. Ce quotidien de 32 pages, propriété de la شركة الوسط للإعلام والنشر, tout en revendiquant son indépendance, donne une large place aux opinions proches de Hamas.

Lancé en mars 2009 à Gaza par le ministère de l'Information de l'Autorité de Gaza (mais alors diffusé par le site du ministère de l'Intérieur), le bihebdomadaire de 12 pages al-Râyy - صحيفة الرأي الفلسطينية [L'Opinion] (http://www.alraynewspaper.ps/, https://www.facebook.com/alray.Gaza/) (arabe) a Salâma Ma'rûf - سلامة معروف (https://www.facebook.com/سلامة-معروف-163296030526918, http://twitter.com/salamamaroof) (arabe) pour rédacteur-en-chef. Le journal a ensuite été rejoint début 2013 par la AlRay Palestinian Media Agency - وكالة الرأي الفلسطينية (http://alray.ps/, https://twitter.com/alrayps et http://twitter.com/alraypsen, https://www.facebook.com/alrayps et https://www.facebook.com/alraypsen, https://www.youtube.com/user/alrayonline et http://www.youtube.com/user/alraypsen) (arabe, anglais) et une radio Al-Râyy - إذاعة الرأي en direct sur le net (http://www.gmo.ps/ar/AVLive.html, https://www.youtube.com/channel/UC7uiSX9CTiLXaMak9H1KWAg) (arabe), dirigée par Muhammad Habîb - محمد حبيب. En avril 2014, enfin, l'agence lance le projet d'une TV al-Râyy satellitaire, lequel ne semble pas avoir encore abouti en 2016. L'ensemble est administré par la Chabakat al-Râyy al-Filastîniyya - شبكة الرأي الفلسطينية dont le PDG en 2016 est Ismâ'îl al-Thawâbta - إسماعيل الثوابته (https://www.facebook.com/ismail.althwabta/ et https://www.facebook.com/ismail.althwabta1) (arabe).

Les radios, TV et autres agences de presse

À l’intérieur même des territoires palestiniens, Hamas lance la construction d’un réseau médiatique à partir de 2003 sous la responsabilité de Fathî Hammâd (فتحي حماد), qui sera élu en 2006 sur la liste Hamas au Conseil législatif de l’autonomie et deviendra ministre de l'Intérieur. Mahmûd Abû Daf - محمود أبو دف (https://www.facebook.com/profile.php?id=100013182842596) (arabe) lui succède en 2009. En 2016, le CA de l'Al-Aqsa Network for Media and Artistic Production - شبكة الأقصى الإعلامية est présidé par Ismâ'îl 'Adwân - إسماعيل رضوان (https://www.facebook.com/esradwan/) (arabe), ministre des Waqfs du cabinet Hamas en 2012. D'abord constitué de la radio Aqsa Voice - إذاعة صوت الأقصى, ce réseau s'enrichit dans la foulée de la TV Al Aqsa Satellite Channel - قناة الأقصى الفضائية avant de se doter des agences de presse Shehab News Agency - وكالة شهاب للأنباء, PalTimes - فلسطين الن, et plus tard Safa News Agency - وكالة الصحافة الفلسطينية (صفا). Il se lance ensuite dans la production avec l'Asdaa Association for Production of Media Art - جمعية أصداء للإنتاج الفني والإعلامي et l'Al Aqsa Center for Training and Media Development - مركز الأقصى للتدريب والتطوير الإعلامي. À la différence de la presse papier "officieuse" de Hamas, cette presse audiovisuelle et numérique est pour la plupart "officielle".

La création à Gaza en juin 2003 de la radio Aqsa Voice - إذاعة صوت الأقصى (http://www.alaqsavoice.ps/, qui succède à http://www.aqsavoice.com/, http://www.aqsavoice.net/ ; https://twitter.com/Alaqsavoice, https://twitter.com/Alaqsavoice_Brk, https://www.facebook.com/Aqsa.Voice/, https://telegram.me/alaqsavoice) (arabe), dirigée par Râ’id Abû Dâyir - رائد أبو داير (https://www.facebook.com/dr.raeddayer/) (arabe) auquel succède Ibrâhîm Dhâhir - إبراهيم ظاهر (https://www.facebook.com/IbrahemDhaher) (arabe), a constitué la première étape de la mise en œuvre de ce plan médias. La radio émet sur 106.7 FM à Gaza. Elle est complétée en 2011 avec la Radio al-Aqsâ en direct - اذاعة الأقصى المباشر (http://live.alaqsavoice.ps/) (arabe).

Dans la perspective de se doter d’une télévision, cœur du dispositif inspiré du modèle d'al-Manâr TV - قناة المنار (http://www.almanar.com.lb/) (arabe, anglais, français, espagnol) du Hezbollah libanais, Fathî Hammâd (فتحي حماد) crée en 2004 la société Al-Ribat Communications and Artistic Production - شركة الرباط للاعلام والانتاج الفنى. Elle est dédiée dans un premier temps à la production de cassettes et de vidéos d’hymnes islamiques diffusées à travers un solide réseau de vidéoclubs. Ses employés bénéficient alors d’une formation aux métiers de l’audiovisuel qui leur permet, fin 2005, de lancer depuis Gaza une TV hertzienne expérimentale. Dirigée par Râ’id Abû Dâyir - رائد أبو داير (https://www.facebook.com/dr.raeddayer/) (arabe), Mar’iyyat al-Aqsâ (مرئية الأقصى الأرضية) émet à partir du 8 janvier 2006 (pour des raisons de sécurité la TV se serait alors déplacée de mosquées en mosquées dans le camp de Jabâlyâ) quelques heures chaque jour sur UHF62 afin de populariser les candidats et le programme du mouvement à l’occasion des élections législatives du 24 janvier. Faute de permis officiel, le procureur général ordonne sa fermeture quelques jours avant la tenue des élections, un ordre semble-t-il sans effet.

Le 15 octobre 2006, Hamas lance une TV satellitaire d’abord sous le nom Sirâj al-Aqsâ TV (قناة سراج الاقصى) [Le luminaire d'al-Aqsa], quasi immédiatement devenue Al Aqsa Satellite Channel - قناة الأقصى الفضائية (http://www.aqsatv.ps/, https://www.facebook.com/aqsatvchannel, https://twitter.com/aqsatvchannel, https://twitter.com/AqsaTVChannel, https://www.instagram.com/aqsatvchannel, http://telegram.me/aqsatvchannel) (arabe). Via le Al-Aqsa Network for Media and Artistic Production (Chabakat al-Aqsâ al-I’lâmiyya) (شبكة الأقصى الاعلامية), mis en place à cette fin, la nouvelle télévision utilise dans un premier temps les services d’Arabsat du fait du refus du gouvernement égyptien de la laisser utiliser Nilesat, refus levé en janvier 2007. En 2009, après avoir été interdite d'Eutelsat, elle s'installe sur Gulfsat. En 2016, elle utilise Nilesat et Arabsat. Le site internet offre un accès aux émissions en direct mais également à tout un ensemble d'articles et de documents. En décembre 2015, l’AP de Ramallah demande à ses autorités de diffusions audiovisuelles de suspendre indéfiniment Al-Aqsa TV en Cisjordanie. Son directeur en 2016 est Muhammad Thurayâ - محمد ثريا (https://www.facebook.com/mohammed.S.thuraya) (arabe), lequel a succédé à Hâzim al-Cha'râwî (حازم الشعراوي).

Le réseau se renforce ensuite en créant à Gaza en janvier 2007 la Shehab News Agency - وكالة شهاب للأنباء [La Météore] (http://www.shehab.ps/, qui succède à http://www.shehabna.net/, https://www.facebook.com/ShehabAgency.MainPage, https://twitter.com/ShehabAgency, https://twitter.com/shehabenglish, https://instagram.com/shehabagency/, https://www.youtube.com/channel/UC_FKlD2HHippeypkc5JWQyw) (arabe, anglais), une agence de presse dirigée par Suhayb Chahâda (صهيب شحادة), neveu de Salâh Chahâda, l’un des fondateurs de l’aile militaire de Hamas. L’agence produit des reportages et bénéficie de pages sur le site d’alAqsaTV (http://www.aqsatv.ps/shehap/index.asp) (arabe).

Fondé depuis Gaza à l'initiative d'Ibrâhîm Salâh - إبراهيم صلاح (https://www.facebook.com/Isalah22) (arabe), créateur par ailleurs de l'information étudiante et militaire, avec Charhabîl al-Gharîb - شرحبيل الغريب (https://www.facebook.com/ghareeb2016/) (arabe) pour rédacteur-en-chef, le site d’information en ligne/agence de presse PalTimes -فلسطين الآن (Filastîn al-An) [La Palestine maintenant] (http://www.paltimes.net/, https://www.facebook.com/paltimes.net, https://www.youtube.com/channel/UCo60trNF6b2FBrJxbfmu3PA, https://twitter.com/paltimes2015, https://instagram.com/paltimesnet/, https://www.flickr.com/photos/paltimes/, https://telegram.me/paltimes1) (arabe) ouvre en octobre 2007. Dans un premier temps, outre les informations générales habituelles, il consacre nombre de ses pages aux questions de corruption réelles ou supposées de Fath et de la présidence.

En novembre 2007, Hamas lance son projet de Cité médias avec l'Asdaa Association for Production of Media Art - جمعية أصداء للإنتاج الفني والإعلامي (http://www.asdaa.ps/, https://www.facebook.com/asdaa2015, https://twitter.com/asdaacity) (arabe), située sur le territoire de la colonie israélienne Neve Dekalim évacuée deux ans plus tôt. Sous la direction de ‘Abd al-Salâm Nasr (عبد السلام نصر), le projet vise à développer une cité de production. Son premier long-métrage, écrit par Mahmûd al-Zahhâr, ancien ministre Hamas des Affaires étrangères, sort en juillet 2009, consacré à 'Imâd 'Aql, le chef des Brigades 'Izz al-Dîn al-Qassâm éliminé par l'armée israélienne en 1993. En mars 2008, enfin, le réseau crée un Al Aqsa Center for Training and Media Development - مركز الأقصى للتدريب والتطوير الإعلامي (http://aqsacenter.ps/, https://www.facebook.com/مركز-الأقصى-للتدريب-و-التطوير-الإعلامي-209697335725266/, https://www.youtube.com/channel/UCeGTrO-SwA2SrY4GolbMrMQ) (arabe) dont les sites, en 2016, ne sont plus à jour ou ont disparu.

Fondée par 'Imâd al-Ifranjî (عماد الإفرنجي), la Safa News Agency - وكالة الصحافة الفلسطينية (صفا) (http://www.safa.ps/, https://www.facebook.com/safaps, https://www.youtube.com/user/safappa, https://twitter.com/safaps) (arabe) commence ses activités en juillet 2009 et est dirigée par Yâsîr Abû Hîn - ياسر أبو هين (https://www.facebook.com/yaser.abuheen) (arabe), l'ancien directeur de PalMedia Agency - وكالة بال ميديا et du PalMedia Net - الشبكة الاعلامية الفلسطينية (al-Chabaka al-I’lâmiyya al-Filastîniyya) (http://www.pal-media.net/) (arabe) apparus au plus tard en 2005 et fermés quelque temps plus tôt. L'agence revendique son indépendance mais peut néanmoins être considérée comme relevant directement de l'orbe de Hamas.

En avril 2014, enfin, l'agence gouvernementale de Gaza, après avoir créé un journal, une agence de presse et une radioNext, lance le projet d'une TV al-Râyy satellitaire, lequel ne semble pas avoir encore abouti fin 2016.

La branche militaire de Hamas

Le tout premier site sur lequel l'internaute pouvait trouver de l'information (en anglais) sur les opérations militaires de Hamas fut celui d'une Al-Kassam Shuhada Memorial Association (http://members.tripod.co.uk/alquds/index.html et http://www.demon.co.uk/alquds/association.htm), aux appartenances institutionnelles indéterminées, dont la Wayback machine conserve différentes traces. La branche armée de Hamas se dote d'un bureau média propre début 2001 avec Ibrâhîm Salâh - إبراهيم صلاح (https://www.facebook.com/Isalah22) (arabe) pour responsable. A la différence de la branche politique qui s'est toujours refusé de reconnaître comme "officiel" les différents sites du PICNext, la branche armée n'a jamais préservé de distance avec les différents sites qui se sont succédé. Elle se dote d'un site internet propre durant l'été 2001, enregistré derrière proxy, sous le nom des Brigades du Martyr 'Izz al-Dîn al-Qassâm, aile militaire du Mouvement de la Résistance islamique Hamas - كتائب الشهيد عز الدين القسام الجناح العسكري لحركة المقاومة الإسلامية حماس (Katâ'ib al-Chahîd 'Izz al-Dîn al-Qassâm, al-Janâh al-'Askarî li Harakat al-Muqâwama al-Islâmiyya Hamâs) (http://www.alqassam.ps/ qui succède à http://www.alqassam.com/, http://www.qassam.org/, http://alqassam.info/, http://www.qassam.net/, http://www.kataeb-ezzeldeen.com/, http://www.kataebq.com/, http://www.ezzedeen.net/, http://www.alqassam.ws/, http://www.qassamiyoon.com, https://www.facebook.com/qassamps, https://twitter.com/Eqpress1, https://twitter.com/Qassam_Arabic, https://twitter.com/qassam_arabic1, https://twitter.com/qassambrigades, http://twitter.com/AlqassamBrigade, https://www.flickr.com/photos/qassamgallery/) (arabe). Histoire des Brigades, biographies de leurs "martyrs" et de leurs prisonniers, interviews avec leurs combattants, testaments de leurs "martyrs", communiqués des Brigades et ceux de Hamas, fatwa-s, études militaires et de sécurité, ainsi qu'une bibliothèque d'hymnes et de vidéos sont en ligne. Le site est en arabe (en 2016 : http://www.alqassam.ps/) mais, selon les périodes, se trouve également doté de pages plus ou moins nombreuses en anglais (en 2016 : http://www.qassam.ps/). Le compte Twitter du porte-parole des Brigades Abû 'Ubayda est suspendu en 2016 (https://twitter.com/Spokespers) (arabe).

Pendant longtemps, le site des Brigades ‘Izz al-Dîn al-Qassâm offrait un Forum qassamite - المنتدى القسامي كتائب الشهيد عز الدين القسام intégré à ses propres pages (http://www.qassamiyoon.com/vbblue/index.php, http://www.qassam.org/web/vb/, http://forum.qassam.net/, http://www.purenectar.net/vb/) (arabe). En 2007-2008, le bureau d’information des Brigades lui attribue une URL propre en proposant un Forum qassamite - الملتقى القسامى (al-Multaqâ al-Qassâmî) (http://www.almoltaqa.ps/ qui succède à http://www.almoltaqa.org/) (arabe, anglais, français, turc, urdu). On trouvait également les Forums de l’Etat qassamite - منتديات الدولة القسامية (Muntadayât al-Dawla al-Qassâmiyya) (http://www.alhamas.hostwq.net/vb/, http://alqassam.yoo7.com/) (arabe) créés dans le deuxième semestre 2007 ou début 2008, ou encore - le Forum des héros d'al-Qassâm - منتدى أبطال القسام (http://gaza.youneed.us/) (arabe).

Apparues en avril 2006, les Brigades des Gardiens d'al-Aqsâ - كتائب حماة الأقصى (Katâ'ib Humât al-Aqsâ) (http://al7oma.com/, https://www.facebook.com/كتائب-حماة-الأقصى-147061138800893/, https://www.facebook.com/كتائب-حماة-الأقصى-629541077098880/, https://www.youtube.com/user/iiijhnojkl, https://www.youtube.com/channel/UCBcIUSr0Gj4G26HunRusWzA, https://www.youtube.com/channel/UCo3VaVy-981TP9EFinRRBew) (arabe), selon des sources israéliennes tirées d'interrogatoires de prisonniers, auraient été créées par Fathî Hammâd (فتحي حماد) pour servir de proxy dans la lutte armée contre Israël qui n'impliquerait plus directement le nouvel élu aux législatives. Rien n'a jamais été reconnu par Hamas.

Par ailleurs, sans émaner directement, semble-t-il, de la branche militaire de Hamas plusieurs sites font état de ses activités et de ses "martyrs".

En 2001, par exemple, le site Les moudjahidines - مجاهدون (Mujâhidûn) (http://mojahedoon.org/, qui succède à http://www.geocities.com/mojahedoon et http://www.crosswinds.net/~mojahedoon) (arabe) semble s'insérer dans l'orbe des médias proches de Hamas en fournissant de l'information sur les opérations de jihad en Palestine tout en s'élargissant au jihad internationaliste. Cette confusion pouvait également s'observer sur le site Nous menons le jihad pour que la Parole de Dieu soit au plus haut sur la terre - مجاهدون من أجل أن تكون كلمة الله هي العليا في الأرض (http://www.mojahedon.com/) (arabe) enregistré à Gaza au printemps 2005 qui conjuguait Chaykh Yâsîn, Dr ‘Abd al-‘Azîz al-Rantîsî et Ben Laden dans ses références.

Depuis le Grande-Bretagne, un certain Yousef Al-Jawarneh (يوسف الجوارنة) a créé au plus tard en 2003 un ”Mouvement jihadiste islamique” de soutien à Hamas, Ahrar Al-Aqsa & Ansar Hamas - احرار الاقصى وانصار حماس (http://www.ahraralaqsa-ansarhamas.com/) (arabe, anglais), dont le site est en ligne jusqu'en 2009.

En 2003-2004, le Portail des martyrs (Bawâbat al-Chuhadâ') - بوابه الشهداء (http://www.b-alshohda.com/ et http://www.khayma.net/zuwar/bwabtalshohda.html) (arabe) était majoritairement consacré aux "martyrs" de Hamas de même que le site Ils ont mené le Jihad (Jâhidû) - جاهدوا (http://www.khayma.com/jahido/index.htm et http://www.jahido.com/) (arabe), inauguré un peu plus tôt depuis Amman. On pouvait également trouver le Forum Les moudjahidines - ملتقى المجاهدون (http://www.mojahedun.com) (arabe), enregistré depuis Gaza.

Toujours actif en 2016, le site Felastinona ("Notre Palestine") - فلسطيننا (http://www.felastinona.com/) (arabe) propose derrière proxy depuis 2007 divers ouvrages et publications audiovisuelles principalement consacrés aux activités militaires de Hamas et à ses "martyrs".

Créé en 2010, enfin, le site sécuritaire al-Majd - المجد الأمني [La Gloire, acronyme utilisé avant la création de Hamas par les Frères musulmans de Gaza pour désigner leur appareil sécuritaire] (http://almajd.ps/, https://www.facebook.com/almajdnews, https://twitter.com/almajdps, https://www.youtube.com/channel/UCwX0_o4tHoEPUh1sD3nTkFQ) (arabe) semble lui aussi se situer dans la mouvance de Hamas même si aucun lien explicite n'apparaît sur les sites concernés. al-Majd s'intéresse aux questions de protection des données, de renseignement, etc.

Les branches de la mobilisation sociale et politique de Hamas

L'Appareil de mobilisation des masses de Hamas - جهاز العمل الجماهيري - حماس (http://jamahiri.ps/) (arabe) se dote d'un site web en 2011. De façon générale, le mouvement mène son engagement social et politique à travers le Bloc islamique (Al-Kutla Al-Islâmiyya) (الكتلة الإسلامية). Si ses activités au sein des universités et des écoles ont été au fil du temps largement documentées sur le net puis sur les réseaux sociauxNext, celles menées au sein des syndicats ouvriers et ordres professionnelsNexten sont quasiment absentes. Son engagement au sein d'organisations fémininesNext, en revanche, comme son intérêt porté à la question des réfugiésNextet de leur droit au retour comme aux prisonniers et ex-détenus dans les prisons israéliennesNextou encore à la défense des Lieux-saints de JérusalemNextont l'objet de nombreux sites internet, directement ou indirectement liés à Hamas lui-même.

La branche étudiante de Hamas

Dans les années 1990, la branche étudiante de Hamas entretenait quelques pages hébergées par les sites des universités lorsque celles-ci lui en donnaient la possibilité. Les premiers sites propres ont été créés au tournant des années 2000 concomitamment à la diffusion de son journal papier al-Sahwa - الصحوة [Le Sursaut] (2003-2008) auquel succède al-Shabâb - مجلة الشباب [Les Jeunes] (http://alkotla.ps/ar/journals/اصدارات-الصحيفة) (arabe), mensuel de 16 pages fondé en 2011. Ainsi, un projet de hub vers le Bloc de chaque université a partiellement fonctionné jusqu'à fin 2001-début 2002 avec The Islamic Blocs in Palestinian Universities - الكتل الإسلامية في جامعات الوطن فلسطين (http://www.kutleh.8m.com/) (arabe, anglais) et la Wayback machine en conserve des traces. Il s'agissait, en fait, d'une initiative du Bloc de l'Institut Polytechnique d'Hébron et non des instances centrales du mouvement.

La Chabakat Al-Kutla Al-Islâmiyya li-l-I’lâm - شبكة الكتلة الإسلامية للإعلام (http://www.islamic-block.net/, qui succède en 2005 à http://www.khayma.com/islamic_block/ et http://www.islamicbloc.org/ et http://www.islamic-block.org) (arabe) qui lui succède émanait, quant à elle, de l’université al-Najâh de Naplouse. Le site a été créé au plus tard en 2001 et offrait de nombreuses pages sur chacun de ses comités, sur les facultés de l'université mais également de nombreuses pages généralistes sur les villes et villages de Palestine de même que des chants patriotiques. Il contenait également, entre autres documents, une étude très détaillée commune aux Blocs islamiques de Palestine de ses principes, de son histoire, de ses liens avec Hamas, etc. Là encore, la Wayback machine permet d'avoir accès à une partie du site.

Le premier véritable site central du Bloc semble bien être le Bloc islamique en Palestine - موقع الكتلة الإسلامية في فلسطين (http://www.alkotla.com/, http://www.alkotla.net/) (arabe), enregistré en 2004 sous pseudonyme et auquel succède en 2007 l'actuel (2016) portail alimenté depuis Gaza Bloc islamique - Palestine الكتلة الاسلامية - فلسطين (http://alkotla.ps/, https://www.youtube.com/user/alkotla1, https://twitter.com/kotlapal, https://www.facebook.com/alkotla.news, https://instagram.com/al_kotla) (arabe). Les filles disposent de sites propres avec le Bloc islamique - Etudiantes - الكتلة الاسلامية - طالبات (http://www.kotla.ps/, https://www.facebook.com/kotla.f.student) (arabe). Les Forums du Bloc islamique - منتديات الكتلة الإسلامية (http://www.alkotla-db.com/) (arabe), créés au même moment, ont fonctionné une petite année.

Avant la mise en ligne du site fédérateur, et parfois de façon concomitante, certains Blocs de chacune des universités ont disposé de sites propres. Ils sont maintenant sur les réseaux sociaux à travers des comptes ouverts par le Bloc lui-même ou par certains de leurs membres. La liste que j'en propose ici n'est sans doute pas exhaustive, principalement en ce qui concerne les comptes Facebook trop nombreux pour figurer ici.

En 2012, un compte Facebook était alimenté portant que le Bloc dans les universités de Cisjordanie avec un compte الكتلة الاسلامية في جامعات الضفة الغربية (https://www.facebook.com/الكتلة-الاسلامية-في-جامعات-الضفة-الغربية-261424883928889/) (arabe).

Le Bloc islamique de la Faculté technique al-Khadûrî - الكتلة الاسلامية - جامعة فلسطين التقنية . خضوري (https://www.facebook.com/الكتلة-الاسلامية-جامعة-فلسطين-التقنية-خضوري-240018302709812/) (arabe) de Tûlkarm est sur Facebook comme sur Youtube avec kotla kadoorie (https://www.youtube.com/channel/UCalMS8HfCo94dbYw6Hdccwg) (arabe).

Le Bloc islamique de l'université al-Najâh de Naplouse, nous l'avons vuNext, a mis en ligne un très riche site dès 2001. Lors de son contrôle du Conseil étudiant en 2002, le Bloc animait le site officiel du Conseil de l'Union des étudiants de l'université nationale al-Najâh - مجلس اتحاد طلبة جامعة النجاح الوطنية بفلسطين (http://www.majles.com/ et http://www.khayma.com/majles/) (arabe). Facebook semble avoir également abrité à certaines époques des comptes (https://www.facebook.com/kotlah.najah/, https://www.facebook.com/najah.kutla) (arabe) qui ne sont plus accessibles fin 2016. Le Bloc, par ailleurs, est présent sur Twitter de 2013 à 2015 avec un compte الكتلة الإسلامية (https://twitter.com/kotlanajah) (arabe).Un membre du Bloc au sein de la Faculté de Charî'a anime un compte Facebook الكتلة الإسلامية الشريعة (https://www.facebook.com/sh.kotlah) (arabe).

L’Islamic Bloc de Bir Zeit - الكتلة الأسلامية في جامعة بير زيت (http://www.islamicbloc.net/) (arabe) anime également en 2001 un site très fourni en communiqués mais aussi études et références qui fait suite aux pages hébergées par l'université depuis au moins 1998 (http://www.birzeit.edu/scouncil/ib/index.html) (arabe) ; il disparaît en 2003 et lui succède, début 2005, le Bloc islamique à l'université de Bir Zeit - الكتلة الإسلامية في جامعة بيرزيت (http://www.alkotla-bzu.net/) (arabe), un riche site, cette fois doté d'un forum. Il ne fonctionnera qu'une petite année, réduit à une seule page avant de disparaître. Une nouvelle URL est enregistrée en 2006 pour le Bloc islamique - université de Bir Zeit - الكتلة الاسلامية - جامعة بيرزيت (http://www.alkotla-bzu.ps/, qui succède à http://www.alkotla-bzu.org/) (arabe) qui fonctionne jusqu'en 2013. Le compte Facebook الكتلة الإسلامية في جامعة بيرزيت (https://www.facebook.com/birzeit.kotla/) (arabe) n'est plus accessible fin 2016 mais la chaîne Youtube l'est avec alkutla bzu (https://www.youtube.com/user/kotlabzu) (arabe). Il est remplacé par un compte الكتلة الاسلامية في جامعة بيرزيت(https://www.facebook.com/bzukut/) (arabe).

Le Bloc islamique de l'université al-Quds (al-Kutla al-Islâmiyya - Jâmi'at al-Quds) - للكلتة الاسلامية - جامعة القدس (http://www.alkotla.info/) (arabe) fonctionne en 2007-2008. Plus récent, le compte Facebook n'est plus accessible en 2016 (https://www.facebook.com/quds.kotla/) (arabe). Le Bloc alimente une chaîne Youtube en 2014 avec Alqudskotla (https://www.youtube.com/user/Alqudskotla) (arabe).

En 2001-2002, nous l'avons vuNext, The Islamic Blocs in Palestinian Universities - الكتل الإسلامية في جامعات الوطن فلسطين (http://www.kutleh.8m.com/) (arabe) émanait de l'Institut Polytechnique d'Hébron. Le Bloc islamique de Polytechnique d'Hébron - الكتلة الإسلامية / جامعة بولتكنيك فلسطين (http://www.alkutla.com/) (arabe) retrouve une présence propre sur le net en 2006. Il est également présent sur Facebook avec le compte الكتلة الإسلاميـة في جامعة بوليتكنك فلسطين (https://www.facebook.com/الكتلة-الإسلاميـة-في-جامعة-بوليتكنك-فلسطين-787341491319724/) (arabe) et sur Youtube avec ppu kotla (https://www.youtube.com/channel/UCKc7Bdc8bo2rvo4bITubI-Q) (arabe).

Le Bloc islamique de l'université d'Hébron - الكتلة الاسلامية - جامعة الخليل (http://www.alkutla.org/, https://www.facebook.com/الكتلة-الاسلامية-جامعة-الخليل-247143632309787 qui succède à https://www.facebook.com/kut.IslamicHebron et https://www.facebook.com/kotla.hebron, https://www.youtube.com/channel/UCQICF7PTE-CM5765VRPs23w) (arabe) a bénéficié à partir de 2007 d'un site classique doté d'un forum qui a vécu environ deux ans ; en 2016, le Bloc se contente des réseaux sociaux.

En 2006-2007, le Bloc islamique d'al-Quds Open University - الكتلة الإسلامية جامعة القدس المفتوحة (http://www.al-kotla.com/) (arabe) anime un site classique propre ; il se contente ensuite d'une présence épisodique sur les réseaux sociaux (https://ar-ar.facebook.com/kotlaquds2/, https://www.youtube.com/channel/UCtOE_P4lvnBJJrFv5atwyPA) (arabe). Sa section de Naplouse est présente sur Facebook, الكتلة الاسلامية جامعة القدس المفتوحة - نابلس (https://www.facebook.com/alqotlih/) (arabe), comme celle de Bethléem, الكتلة الاسلامية جامعة القدس المفتوحة بيت لحم (https://www.facebook.com/الكتلة-الاسلامية-جامعة-القدس-المفتوحة-بيت-لحم-185552111598304) (arabe). La section Gaza d'al-Quds Open University - الكتلة الإسلامية بجامعة القدس المفتوحة -قطاع غزة (http://www.kqou.com/) (arabe) offre un forum en 2006-2007 ; son compte Facebook الكتلة الاسلامية جامعة القدس المفتوحة غزة‏ (https://ar-ar.facebook.com/islamiblok/) (arabe) est désactivé en 2016. La section de Khân Yûnis est également sur Facebook avec un compte الكتلة الإسلامية (https://www.facebook.com/profile.php?id=100013815271264) (arabe).

Le Bloc islamique dans les universités et instituts des gouvernorats de Gaza (al-Kutla al-Islâmiyya fî Jâmi'ât wa Ma'âhid Muhâfadhât Ghazza) - الكتلة الإسلامية بجامعات ومعاهد محافظات غزة (http://www.islamicblock qui succède à http://www.geocities.com/islamicblock/.com/) (arabe) fonctionne durant une petite année à partir de début 2001 en articulation avec le site du Bloc islamique de l'Université islamique de Gaza - الكتلة الإسلامية الجامعة الإسلامية hébergé par Khayma (http://www.khayma.com/islamicblock/) (arabe).

Le Bloc islamique de Gaza-Nord est sur Twitter avec un compte الكتلة - شمال غزة (https://twitter.com/kotlanorthgaza) (arabe) et sur Facebook avec un compte إعلام الكتلة الإسلامية فالشمال (https://www.facebook.com/profile.php?id=100014354682155) (arabe) ; il fait l'objet d'un groupe الكتلة الإسلامية محافظة شمال غزة (https://www.facebook.com/groups/alkotla.north/) (arabe). Celui de Gaza -Ouest dispose d'un compte Facebook الكتلة الإسلامية(https://www.facebook.com/EthadEast) (arabe).

Le Bloc islamique de l'Université islamique de Gaza - الكتلة الإسلامية الجامعة الإسلامية possédait en 2004 des pages hébergées par Khayma (http://www.khayma.com/islamicblock-iug/, http://www.khayma.com/islamicblock/) (arabe). A la même date on pouvait se rendre sur le site du Conseil étudiant de l'Université islamique - مجلس طلاب الجامعة الاسلامية (à majorité Hamas) (http://magles.com/) (arabe) ou un peu plus tard sur le Forum des étudiants de l'Université islamique - ملتقى طلاب الجامعة الإسلامية بالمدينة المنورة (http://www.is-un.com/vb/) (arabe) qui fonctionne en 2007-2008. En 2016, le Bloc de l'université islamique semble en tant que tel absent du net comme des réseaux sociaux, sans doute car c'est lui qui est vraisemblablement en charge du site fédérateur du Bloc.

Le Bloc islamique du quartier de Chujâ'iyya à Gaza dispose de comptes Twitter kotla-Shijaia (https://twitter.com/kotlaShijaia) (arabe) et alkotla.Shijaia (https://twitter.com/alkotlaShijaia) (arabe) et Facebook (https://www.facebook.com/alkotla.Shijaia) (arabe) inaccessible fin 2016.

Le site classique du Bloc islamique de l'université al-Aqsâ - الكتلة الإسلامية في جامعة الأقصى (http://www.kotlaqsa.com/) (arabe) fonctionne en 2007-2008, époque durant laquelle est alimentée une chaîne Youtube, IslamicBlock (https://www.youtube.com/user/IslamicBlock) (arabe). La section féminine du Bloc a son compte Facebook الكتلة الإسلامية طالبات الأقصى (https://www.facebook.com/profile.php?id=100007212192125) (arabe) et celle de Khân Yûnis également زهرات الأقصى الكتلة الإسلامية جامعة الأقصى خانيونس طالبات (https://www.facebook.com/زهرات-الأقصى-الكتلة-الإسلامية-جامعة-الأقصى-خانيونس-طالبات-1477255612594393/) (arabe).

En 2007-2008, le Bloc islamique du Community College - مجلس طلاب كلية مجتمع العلوم المهنية والتطبيقية (http://www.sccc.ps/sccc/) (arabe) de Gaza et de Khân Yûnis a entretenu un site alors qu'il contrôlait le conseil étudiant.

Le site du Bloc islamique du Palestinian Technical College - لكتلة الإسلامية بكلية فلسطين التقنية (http://alkotla-ptc.maktoobblog.com/) (arabe) de Dayr al-Balah n'a pas été archivé mais le Bloc est présent sur Facebook avec un compte الكتلة الاسلامية | كلية فلسطين التقنية (https://ar-ar.facebook.com/TechnicalKotla/) (arabe). En 2010, il développe un site الكتلة الاسلامية - كلية فلسطين التقنية - دير البلح (http://kt-ptcdb.blogspot.fr/) (arabe) à l'occasion des élections étudiantes.

Le site du Bloc islamique de la Faculté des Sciences et Technologie de Khân Yûnis - الكتلة الاسلامية في كلية العلوم و التكنولوجيا خانيونس (http://www.islamicblock-cst.ps/) (arabe) fonctionne en 2006-2007 et demeure présent sur Facebook en 2016, الكتلة الإسلامية كلية العلوم والتكنولوجيا-خان يونس (https://ar-ar.facebook.com/Alkotla.cst.kh) (arabe).

Le Bloc islamique de Khân Yûnis est sur Facebook avec un compte Kotla Khanyunis Press (https://www.facebook.com/kotlakhanyunis.press) (arabe). Toujours à Khân Yûnis, le Bloc de la Faculté Palestine des infirmières - الكتلة الاسلامية في كلية فلسطين للتمريض fait l'objet d'un groupe sur Facebook avec Kotla Nsg (https://www.facebook.com/kotla.nsg) (arabe).

Le Bloc islamique de Rafah - الكتلة الإسلامية - رفح (https://www.facebook.com/kotlarafa7/) (arabe), enfin, est sur Facebook.

Au niveau scolaire, la mobilisation de Hamas se fait à travers le Mouvement étudiant islamique (al-Haraka al-Tullâbiyya al-Islâmiyya) - الحركة الطلابية الإسلامية في مدارس فلسطين (http://www.palestine-students.net/ et http://www.khayma.com/palstud/, http://www.tolabia.8m.com/, http://www.students-ps.net/) (arabe) dont le site est créé en 2001 mais disparaît assez rapidement. Fin 2016, il est sur Facebook avec un compte الحركة الطلابية الإسلامية - فلسطين (https://www.facebook.com/PalIslamicStudentMovement/) (arabe) qui a cessé d'être alimenté durant l'été 2014 de même que ses sections régionales, celle du Mouvement islamique dans les écoles de la muhâfadha d'Hébron - لحركة الطلابية الإسلامية - مدارس محافظة الخليل (https://www.facebook.com/tullabyah.hebron.schools/) (arabe, du Bloc islamique dans les écoles secondaires de Rafah - الكتلة الإسلامية المدارس الثانوية رفح (https://www.facebook.com/kotla.thanwe.rafah/) (arabe) et du Bloc de Rafah Est - الكتلة رفح الشرقية ب (https://www.facebook.com/AlktltAlaslamytAlshrqytB/) (arabe).

Les écoles primaires ont également leurs Blocs islamiques. On pourra, par exemple, se rendre sur le compte Facebook de leur section de Gaza - Sud, لكتلة الاسلامية - المدارس الاعدادية / جنوب غزة (https://www.facebook.com/الكتلة-الاسلامية-المدارس-الاعدادية-جنوب-غزة-1450439074970287/) (arabe).

Le département des Affaires du sport de Hamas (دائرة العمل الرياضي) n'a pas de présence spécifique sur le web mais participe du fonctionnement depuis 2009 du site et de la radio Al-Aqsa Sport - الأقصى الرياضي (http://alaqsasport.ps/, https://www.facebook.com/aqsaSports/, https://www.facebook.com/موقع-الأقصى-الرياضي-189156164521874/, https://twitter.com/Alaqsavoice_spt) (arabe).

Les branches syndicales et professionnelles de Hamas

Le Bloc islamique est également présent dans les mobilisations au sein des divers syndicats et ordres professionnels au sein desquels il présente des listes lors des élections. De très rares sites ont été créés par ces sections. Je n'ai relevé que celui du Bloc islamique du Syndicat des ingénieurs de la bande de Gaza - الكتلة الإسلامية بنقابة المهندسين (http://www.islamiceng.ps/) (arabe) ouvert à l'occasion des élections de 2006-2008. En 2016, quelques rares sections semblaient être présentes sur les réseaux sociaux, le Bloc islamique du Syndicat des avocats - الكتلة الاسلامية "نقابة المحامين في فلسطين" (https://www.facebook.com/الكتلة-الاسلامية-نقابة-المحامين-في-فلسطين-803611536343336/) (arabe), le Bloc islamique du Syndicat des dentistes des Gaza - الكتلة الاسلامية لأطباء الأسنان avec un groupe Kotla Dent (https://www.facebook.com/groups/1598081387073064/) (arabe), le Bloc islamique du Syndicat des comptables de Gaza - Ouest avec un compte الكتلة الإسلامية في نقابة المحاسبين والمدققين الفلسطينية - غرب غزة (https://www.facebook.com/Kotlawest/) (arabe) et le Bloc islamique des ingénieurs agronomes - الكتلة الاسلامية للمهندسين الزراعيين (http://kotla-zira3ya.yoo7.com/) (arabe).

La branche féminine de Hamas

Les premières mobilisations féminines menées par les Frères musulmans à Gaza après 1967 se sont faites à travers la section féminine - دائرة العمل النسائي d'al-Mujamma' al-Islâmî même si elle n'a été formalisée qu'en 2003Next et les activités des sections féminines du Bloc islamique dans les diverses universités, l'Université islamique de Gaza en particulierNext. Plus tard, elles se sont également effectuées à travers la section féminine du Hizb Al-Khalâs Al-Watanî Al-Islâmî fî Filastîn - حزب الخلاص الوطني الإسلامي (Parti du Salut National Islamique en Palestine)Next, dirigée par Yusrâ Hamdân (يسرى حمدان), tout en profitant des associations féminines proches des Frères musulmansNext. C'est en 2002 que Hamas formalise cet engagement à travers la création du Mouvement islamique féminin en Palestine - الحركة النسائية الإسلامية في فلسطين (al-Haraka al-Nisâ'iyya al-Islâmiyya fî Filastîn)Next.

La mobilisation féminine de Hamas s'insère ainsi dans le travail effectué à Gaza depuis 1981 par la Society of Young Muslim Women - جمعية الشابات المسلمات (Jam'iyyat al-Châbbât al-Muslimât) (http://www.mg-society.org/, https://www.facebook.com/mgsociety81/, https://www.facebook.com/جمعية-الشابات-المسلمات-115660501963207/) (arabe). Sa branche de Gaza-Daraj anime deux comptes Facebook, الشابات فرع الدرج (https://www.facebook.com/shabat.aldaraj.3) (arabe) et جمعية الشابات المسلمات - فرع الدرج (https://www.facebook.com/جمعية-الشابات-المسلمات-فرع-الدرج-1464818100422942/) (arabe) et celle de Khân Yûnis un جمعية الشابات المسلمات - خان يونس (https://www.facebook.com/young.muslim.women.association.khanyouns/) (arabe). La section de Jérusalem-Wâdî Jawz est également sur Facebook, جمعية الشابات المسلمات / القدس وادي الجوز (https://www.facebook.com/جمعية-الشابات-المسلمات-القدس-وادي-الجوز-1658500731081312/) (arabe).

Elle prend également racine dans le travail mené dans le domaine de l'éducation enfantine par le réseau initié en 1979 depuis Dayr al-Balah par la جمعية الصلاح الإسلامية فلسطين - محافظات غزة (Jam'iyyat al-Salâh al-Islâmiyya) (http://www.alsalah.info/, http://www.alsalah.org/), fondée par Ahmad al-Kurd (أحمد الكرد), futur ministre et maire de Dayr al-Balah. Ses sections de Khân Yûnis (https://www.facebook.com/pages/جمعية-الصلاح-الإسلامية-فرع-خانيونس/304942662995245) (arabe) ou de Rafah https://www.facebook.com/جمعية-الصلاح-الاسلامية-659045357476004/) (arabe) ont des comptes Facebook.

Fondé en 2002, le Mouvement islamique féminin en Palestine - الحركة النسائية الإسلامية في فلسطين (al-Haraka al-Nisâ'iyya al-Islâmiyya fî Filastîn) constitue le cadre de la mobilisation féminine par Hamas et constitue la fédération d'associations préexistantes. Il est présidé par Rajâ' al-Halabî - رجاء الحلبي. Il ne possède pas de site internet, la communication de Hamas sur les questions féminines passant en priorité par l'association gazaouie Women for Palestine - مؤسسة نساء من أجل فلسطينNext. La section de Gaza du Mouvement islamique, cependant, a animé deux comptes Facebook en 2013  : الحركة النسائية الإسلامية - جماهيري غزة (https://www.facebook.com/الحركة-النسائية-الإسلامية-جماهيري-غزة-411937865529766/) (arabe) et الحركة النسائية حمـاس ـ جهاز العمـل الجمــاهيري في قطاع غزة (https://www.facebook.com/nsngnh/) (arabe). Par ailleurs, de 2011 à 2014, le Bureau d'information du mouvement féminin de Hamas, Section Gaza - Nord - المكتب الإعلامي للحركة النسائية حماس شمال غزة (https://whamaspress.wordpress.com/) (arabe) a alimenté un site d'information.

Fondée en 2000 et dirigée par Fâtima Sâlih (فاطمة صالح) , la Palestine Mother Association for Family Care - جمعية الأمهات الفلسطينية لرعاية الأسرة غزة فلسطين (https://www.facebook.com/جمعية-الأمهات-الفلسطينية-لرعاية-الأسرة-غزة-فلسطين-1117740364917125/) semble être la seule de ces associations fédérées disposant d'une présence sur le web. Ainsi de la Palestinian Association of Mothers of Martyrs - جمعية أمهات الشهداء الفلسطينية absente du net.

À Gaza, la mobilisation de Hamas se fait depuis 2008 à travers l'association Women for Palestine - مؤسسة نساء من أجل فلسطين (http://www.womenfpal.com/, http://www.facebook.com/womenf/, https://www.youtube.com/channel/womenfpal, https://twitter.com/women4palestine qui succède à https://twitter.com/Palwomen3) (arabe) qui offre des accès à ses activités en plusieurs langues à travers des comptes Facebook : Women For Palestine (https://www.facebook.com/WomenForPalestine/) (anglais), Femmes pour la Palestine (https://www.facebook.com/FemmesPourLaPalestine/) (français), Zusammen für Palästina (https://www.facebook.com/Zusammen-für-Palästina-249287085282396/) (allemand), Filistin Yolunda Kadınlar (https://www.facebook.com/Filistin-Yolunda-Kadınlar-1393300880940513/) (turc), Жени за Палестина (https://www.facebook.com/Жени-за-Палестина-222229141247972/) (russe). L'association travaille en relation avec Râ'idât al-Mustaqbal - جمعية رائدات المستقبل de Khân Yûnis (http://raedat.org/, https://www.facebook.com/raedat.org/, https://twitter.com/raedat_org, https://twitter.com/MuslimatRaidat, https://www.youtube.com/user/raedatorg/, https://www.instagram.com/raedat_org/) (arabe). Par l'intermédiaire de Women for Palestine, Hamas publie à Gaza un mensuel féminin imprimé de 16 pages, صحيفة نساء من أجل فلسطين (http://www.womenfpal.com/site/page/list.aspx?ct=210) (arabe), fondé et dirigé par la poétesse Ibtisâm Sâyma (ابتسام صايمة), par ailleurs responsable de l'antenne gazaouie de la Palestine Foundation for Culture - مؤسسة فلسطين للثقافةNext.

La branche Hamas des réfugiés

Créée en 2001, la Hamas - Division of Refugees Affairs - دائرة شئون اللاجئين - حمــاس (http://www.drah.ps/, qui succède à http://www.snawd.org/, http://www.facebook.com/drahpal et https://www.facebook.com/draheng, https://www.facebook.com/weshouldreturn, https://twitter.com/sna3od et https://twitter.com/RefugeesAffairs, https://www.youtube.com/user/weshouldreturn) (arabe, anglais) entre sur le web fin 2007 depuis Gaza. La version en anglais du site ne recouvre pas totalement celle en arabe et réciproquement quand, de façon générale, le contenu dépasse la simple question des réfugiés : News / الأخبار الاقتصادية, الجرائم الصهيونية, شئون عربية ودولية, Reports, Stories, Analysis, Opinion, Events In Photo / ألبوم الصور, Videos, About / من نحن, كاريكتير. Une importante bibliothèque électronique كتب الكترونية est également disponible comme des documents concernant les camps de réfugiés المخيمات اللاجئين الفلسطينيين في الداخل وفي الشتات. En 2016, le département est présidé par 'Isâm 'Adwân - عصام عدوان (https://www.facebook.com/I.A.Adwan/) (arabe).

Pour une documentation sur cette question des réfugiés et le droit au retour, signalons dès à présent le site du Palestinian Return Centre (PRC) - مركز العودة الفلسطيني créé à Londres dès 1996 dans une certaine proximité avec HamasNext.

En 2010, le Palestinian Refugees News Network in Lebanon - شبكة أخبار اللاجئين الفلسطينيين في لبنان (لاجئ نت) (http://www.laji-net.net/, http://www.facebook.com/pages/LajiNet/116536948442112 qui succède à http://www.facebook.com/home.php?sk=group_178798412160508&ap=1, http://twitter.com/#!/lajinet_tweet, http://www.youtube.com/lajinet2/) (arabe) est mis en place, semble-t-il à l'initiative de Hamas, le site du PIC le mentionnant parmi ses liens privilégiés.

Également basée au Liban (camp de Nahr al-Bârid) et dirigée par Muhammad Abû Laylâ (محمد أبو ليلى), la Palestine Heritage Foundation - Jozour [Racines] - مؤسسة فلسطين للتراث - جذور (https://www.facebook.com/HeritageJozour/) (arabe) est constituée en 2014 à partir d'un réseau mis en place quelques années plus tôt par l'association Women for PalestineNext.

La branche Hamas des prisonniers et des ex-détenus

La question des prisonniers fait l'objet d'une attention tout particulière de la part de Hamas dont l'organisme dédié à cette question sur le web est l'Asra Media Office, émanation de son Comité suprême de direction des prisonniers dans les geôles de l'occupation - الهيئة القيادية العليا للأسرى في سجون الاحتلال. Ce dernier agit en relation avec le ministère des Affaires des détenus et des libérés - وزارة شؤون الأسرى والمحررين de Gaza (http://mod.gov.ps/) (arabe) et anime un ensemble d'associations et de médias.

L'Asra Media Office - مكتب اعلام الاسرى (http://asramedia.ps/, https://www.facebook.com/AsraMedia, https://twitter.com/AsraMediaOffice, https://www.youtube.com/channel/UCh5eFBh0yCHKVvQP4M7l1RQ) (arabe) constitue "la voix des prisonniers de Hamas dans les prisons de l'occupation". Dirigé par 'Abd al-Rahmân Chadîd (عبد الرحمن شديد،), il prend la succession du site d'Ahrâr Awlâdnâ [Les libérés, nos enfants] أحرار ولدنا (http://www.ahrarwledna.com/, https://www.facebook.com/ahrarwlednanews/, https://www.youtube.com/user/freedom4alasra, https://www.youtube.com/channel/UCngxtqps7PA4cY_k3WD6fqw, https://www.youtube.com/user/AhrarWledna) (arabe), créé en 2010. Cette création, si l'on en croit PalInfo, se fait en tout proximité avec l'Ahrar Center for the Study of Prisoners and Human Rights. Présent sur le net depuis 2007, l'Ahrar Center for the Study of Prisoners and Human Rights - مركز احرار لدراسات الاسرى وحقوق الإنسان (http://ahrar.ps/ qui succède à http://www.ahrar.info/ et http://ahrar-pal.info/arabic/, https://www.facebook.com/ahraralasra/) (arabe) est dirigé par Fu'âd al-Khufach - فؤاد الخفش (https://www.facebook.com/falkuffash, https://twitter.com/KhuffashFuad qui succède à https://twitter.com/fuadkhuffash) (arabe), un employé du ministère des Affaires des prisonniers originaire de Salfît. Par ailleurs, le Comité culture du Conseil suprême de direction des prisonniers dans les geôles de l'occupation anime le compte Facebook القلم الأسير (https://www.facebook.com/AlqlmAlaseer/) (arabe).

Basée à Gaza et fondée en 2012 par Ahmad al-Flayt (احمد الفليت), la Ligue des Prisonniers libérés (Râbitat al-Asrâ wa-l-Muharrarîn) - رابطة الأسرى المحررين (http://www.asra.ps/, https://www.facebook.com/RabettAlasraAlmohrren, https://www.youtube.com/user/moharareen) (arabe) figure parmi les sites "amis" de l'Asra Media Office avec la إذاعة طيف Tayif Radio (https://www.facebook.com/tayif.radio/, https://www.youtube.com/watch?v=5L4m0luCOow) (arabe) ; fondée en octobre 2014, elle émet depuis Gaza (104.7 FM) en collaboration avec la radio al-Risâla - إذاعة الرسالةNext.

Créée en 2013, l'Aneen AlQaid Media Network - شبكة أنين القيد (http://www.aneen.ps/, https://www.facebook.com/aneen.network1/, https://twitter.com/AneenNetwork, https://www.youtube.com/channel/UCj9ubLMKCm-YkwYeMS_oY1g) (arabe) figure également parmi les sites "amis" de l'Asra Media Office tout comme la Media Prisoners Support Team - فريق دعم الأسرى الاعلامي فداء (http://fedaa-team.com/, https://www.facebook.com/fedaa.team, https://www.twitter.com/fedaa_team, http://www.youtube.com/user/FedaaTeam) (arabe).

Au niveau international, enfin, la mobilisation menée par le mouvement autour de la question des prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes se fait à travers le site créé en 2010 de l'International Solidarity Campaign Supporting Prisoners & Detainees in the Israeli Occupation Jails - الحملة الدولية للتضامن مع الأسرى (http://asra-ps.com/, https://www.facebook.com/allwithasra, https://www.youtube.com/user/allwithasra) (arabe, anglais).

Créé en mai 2012 par Riyâd al-Ashqar (رياض الأشقر), ancien responsable médias au ministère des Prisonniers de Gaza, et dirigé par Usâma Châhîn (أسامة شاهين) de Dûrâ près d'Hébron, le Palestinian Prisoners Center for Studies (PPCS) - مركز أسرى فلسطين للدراسات (http://asrapal.net/, http://www.facebook.com/asrapal.net, https://twitter.com/AsraPal, http://www.youtube.com/user/AsraPal) (arabe) met également en ligne une radio إذاعة أسرى فلسطين (http://asrapal.net/live/index.php) (arabe) et anime un groupe Facebook, مجموعة أسرى فلسطين (https://www.facebook.com/groups/363776386978867) (arabe).

La défense de la mosquée al-Aqsa et de Jérusalem par Hamas

Dès ses origines, Hamas s'est fait le héraut de la défense de Jérusalem, de la ville et de ses Lieux-saints. Ainsi, bon nombre de ses médias portent le nom d'al-Aqsa et nombreuses sont les pages de leurs différents sites consacrées à Jérusalem. Dirigé (2013) par Husâm al-'Ibâdî (حسام العبادي), le département de Jérusalem au sein de Hamas (دائرة القدس في حركة حماس) ne semble pas avoir de présence propre que le web. Sur le terrain, la défense des Lieux-saints se fait à travers des associations de concert avec le courant islamique dit "du Nord" des Palestiniens d'Israël dirigé par le chaykh Râ'id Salâh - الشيخ رائد صلاح (https://www.facebook.com/AlSheikhRaedSalah/) (arabe). La défense d'al-Aqsa par cette branche se faisait depuis 2001 jusqu'à son interdiction par Israël en 2015 à travers l'al-Aqsa foundation for
the Awqaf and Heritage - مؤسسة الأقصى للوقف والتراث
(http://www.iaqsa.com/, https://www.facebook.com/iaqsacom/, https://www.youtube.com/channel/UC-_BQjHGZ1o00juaeunEOmA) (arabe).

En 2008, 2010 et 2013, les autorités israéliennes ont ainsi mis hors-la-loi deux associations de ce type, accusées de servir les intérêts de Hamas, l'al-Quds Foundation for Development - مؤسسة القدس للتنمية (https://www.facebook.com/alquds.foundation.for.development/, https://www.youtube.com/channel/UC2Ddhjlbt-Av4iRop-crMjg) (arabe), fondée en 2000 par le chaykh Râ'id Salâh - الشيخ رائد صلاح , et la Amara al-Aqsa - مؤسسة عمارة الأقصى والمقدسات (http://aqsay.nadsoft.co/, http://www.aqsai.com/, https://www.facebook.com/Aqsai2010, https://twitter.com/aqsai2010, https://www.youtube.com/user/myaqsanet, https://www.youtube.com/channel/UC5zYVZUJnRJ_tDcxNwPIzUQ) (arabe).

Fondée en août 2005, l'Association Sisters for al-Aqsa - مجموعة أخوات من أجل الأقصى (http://www.foraqsa.com/, https://www.facebook.com/SisterForAqsa, https://twitter.com/alaqsa, https://www.youtube.com/user/sisters4alaqsa) (arabe) relève de la même mouvance.

Créé en 2008 sous la direction de Yûsuf Mukhaymar (يوسف مخيمر) en proximité avec la branche Nord du Mouvement islamique en Israël et Hamas, le Comité des Murâbitûn à Jérusalem - هيئة المرابطين في القدس الشريف (http://www.muquds.org/, https://www.facebook.com/muquds/, https://www.youtube.com/user/muquds) (arabe) mobilise sur le terrain pour la défense de la mosquée al-Aqsa ; il a été déclaré illégal par Israël en 2015. La version féminine du mouvement entretient un compte Facebook, Murâbitât al-Aqsâ - مرابطات الأقصى (https://www.facebook.com/morabetat/, https://www.facebook.com/pages/مرابطات-الأقصى/418855718297396) (arabe).

Au niveau international, dans sa défense de Jérusalem et de la mosquée al-Aqsa, Hamas bénéficie de l'appui de la QII. Créée en janvier 2001 à Beyrouth par des universitaires, diplomates et activistes originaires de 46 pays, Al-Quds International Foundation (QII) - مؤسسة القدس الدولية (http://alquds-online.org/ qui succède à http://www.elquds.net/, https://www.youtube.com/user/Qiimedia, https://www.facebook.com/Qii.media/, https://twitter.com/QudsInt qui succède à https://twitter.com/Qudscity) (arabe) a pour président de son CA le chaykh Yûsuf al-Qardâwî- الدكتور يوسف القرضاوي (http://www.qaradawi.net/, https://www.facebook.com/alqaradawy, https://www.youtube.com/user/channealqaradawiMaro, https://twitter.com/alqaradawy, https://soundcloud.com/alqaradawy, https://telegram.me/qaradawy) (arabe). L'organisation s'efforce "to preserve and defend the sanctity of al-Aqsa Mosque and the holy city of Al-Quds (Jerusalem) from the invasion and aggression of Zionist Israeli occupation." Elle dispose de nombreux bureaux de par le monde dont Al-Quds Foundation Malaysia (http://alqudsmalaysia.org/, https://twitter.com/qfmalaysia, https://www.facebook.com/qfmalaysia, https://www.youtube.com/user/YayasanAlqudsQFM), créée en 2010, et موقع مؤسسة القدس (سورية) (http://www.alquds-syria.com/) (arabe) dont le site n'a jamais été développé. La QII constitue un instrument de mobilisation autour de la question de Jérusalem mais également un think-tank producteur de nombreuses publications. C'est elle qui serait la propriétaire de la chaîne satellitaire Al-Quds TV - قناة القدس الفضائيةNext. Elle a été inscrite en avril 2012 par le U.S. Department of the Treasury sur la liste des organisations qui soutiennent Hamas.

Créé en 2004 par un universitaire (عبد الله معروف), le site Our Aqsa - أقصانا (http://www.ouraqsa.com/) (arabe) était dédié à l'information sur l'histoire de la mosquée, de Jérusalem et sur les menaces dont elles faisaient l'objet. Sans relever de Hamas, le site se situait au sein de la mouvance islamique mobilisée sur le sujet.

La mouvance de Hamas

Les médias de la mouvance de Hamas

Fondé en 1991, le mensuel Palestine Times (http://www.ptimes.com/ qui succède à http://www.palestinetimes.net/) (anglais), est d'abord publié à Leeds puis à Londres avec Ahmad Karmawi (أحمد كرماوي) comme rédacteur-en-chef, lequel succède à Mahmûd al-Khatîb. Il disparaît début 2002, ses archives depuis 1997 étant en ligne. Le titre ne doit pas être confondu avec le Palestine Times qui voit le jour en Cisjordanie en 2006 ni avec l'actuel Palestine Times (https://www.facebook.com/PalestineTimes/, http://www.palestinetimes.com/) (anglais).

Créé en 1999 et actif jusque vers 2004, le site d'information alshorouk.org - موقع الشروق الإخباري (http://www.alshorouq.org/, http://www.alshorouq.net/) (arabe) constituait un portail de nouvelles dont bon nombre étaient consacrées à Hamas et à ses "martyrs".

Le site Sabiroon - صابرون (les "Endurants" "Patients" selon le Coran) (http://www.sabiroon.org/, http://www.sabiroon.com/, http://www.sabiroon.net/) (arabe, anglais de 2003 à 2007) offrait de 2000 à 2007 un point d’actualité quotidien, des interviews de très nombreux chaykhs, un dictionnaire de “martyrs” de l’époque mandataire à aujourd’hui, un point quotidien sur les arrestations, etc.

Dans le cadre des heurts entre Fath et Hamas de la fin 2006 à la fin 2007, à l’initiative de l’éditorialiste Ibrâhîm al-Madhûn - إبراهيم محسن المدهون (https://www.facebook.com/ebrahema) (arabe), lequel aurait travaillé auparavant dans le cadre du Mujamma' al-Islâmî de GazaNextet serait membre du cabinet du Premier ministre d'alors Ismâ'îl Haniyya, Hamas bénéficie du soutien d’un organe de presse en ligne Palestine Live (Filastîn Mubâchir) - فلسطين مباشر (http://www.livep.ps/) (arabe). Outre des nouvelles en direct, le site abritait un périodique diffusé dans la bande de Gaza, Sawt al-Nâs - صوت الناس [La Voix des Gens] (http://www.livep.ps/uploads/saotalnas.pdf) (arabe), et consacré aux violences dont ”se rend responsable l’aile putschiste de Fath”. Enregistré depuis Gaza le 1er novembre 2006, le site a disparu fin janvier 2008 mais il est possible que le site albian soit son relai sous une forme moins "engagée".

L'Al-Bayan Media Centre - مركز البيان للإعلام [Le Communiqué] (http://www.albian.ps/) (arabe) enregistre son URL le 23 décembre 2007 depuis Gaza et annonce le lancement de son site fin janvier 2008 depuis Palestine Live. Le nom de ses responsables n'est jamais donné et l'identité exacte de son lien avec Hamas est difficile à préciser. La Wayback machine témoigne de son fonctionnement jusqu'à la mi-2011.

Une “Radio de la Résistance islamique depuis la Palestine ” (Idhâ’at al-Muqâwama al-Islâmiyya min Filastîn) - إذاعة المقاومة الإسلامية من فلسطين (http://www.palir.net/) (arabe) est annoncée durant l’été 2007 mais ne verra jamais le jour, son site, enregistré depuis Gaza, n’accueillait qu’un forum en février 2008, date à laquelle il semble avoir disparu du net ; le site offrait la parole à la mouvance la plus radicale de Hamas.

Ayant commencé à émettre depuis le Liban en novembre 2008, la chaîne satellitaire Al-Quds TV - قناة القدس الفضائية (http://www.qudstv.com/, https://www.facebook.com/QdsTvSat, https://twitter.com/QudsTvSat qui succède à https://twitter.com/alqudschannel, http://www.youtube.com/QudsTvSat) (arabe), dirigée par Nabîl al-'Utaybî (نبيل العتيبي) est enregistrée à Londres avec des bureaux au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. Elle constitue un élément complémentaire de la stratégie médiatique de Hamas créé par Al-Quds International Foundation (QII) - مؤسسة القدس الدوليةNext. Son représentant à Gaza a été pendant un certain temps 'Imâd al-Ifranjî (عماد الإفرنجي) le fondateur de la Safa News AgencyNext. La chaîne est diffusée sur Nilesat et Arabsat.

La prédication et la pratique religieuse dans la mouvance de Hamas

Fondée en 1992 à Jérusalem, présidée par Marwân Abû Râs (مروان محمد أبو راس), élu en 2006 au Conseil législatif, lequel succède au chaykh Sâlim Salâma (الشيخ الدكتور سالم أحمد سلامة), ancien banni de Marj al-Zuhûr et président de l'Université islamique de Gaza, élu au Conseil législatif en 2006, qui, lui-même, avait succédé au chaykh Hâmid al-Baytâwî (حامد البيتاوي), prédicateur de Naplouse, figure des Frère musulmans, ancien banni de Marj al-Zuhûr, élu au Conseil législatif en 2006 et décédé en 2012, et rassemblant les diplômés en sciences religieuses, la Palestine Scholars League - رابطة علماء فلسطين (Râbitat ‘Ulamâ’ Filastîn)) (http://www.rapeta.org/, qui succède à http://www.khayma.com/rabita-pal/ et http://www.rabita-pal.net/, https://www.facebook.com/P.Scholars.Association/, https://www.youtube.com/user/rapetaolama, https://twitter.com/rapetaolama) (arabe) alimente depuis 2002 un site riche de ses documents (charte, communiqués) mais aussi de prêches, d’études, etc. Elle installe son siège officiel à Gaza en 2014. Fondée en 2009 à Istanbul en lien avec l'Al-Quds International Institution (QII)Nextet présidée par le chaykh 'Abd al-Ghanî al-Tamîmî (الشيخ عبد الغني التميمي), l'Association of Palestinian Scholars Abroad - هيئة علماء فلسطين في الخارج (http://palscholars.com/, https://www.facebook.com/palscholars, https://twitter.com/palscholars, https://www.youtube.com/user/palscholar) (arabe) mobilise au niveau international tout particulièrement autour de la question des Lieux-saints de Jérusalem.

Fin 2007, le site des Muntadayât Masâjidnâ al-Da’wiyya (Forums de nos mosquées de prédication) (http://www.msajedna.net/vb/) (arabe) fonctionne depuis le camp de Nusayrât (Dayr al-Balah) ; il est adossé sur un le site du même nom Masâjidnâ al-Da’wiyya - شبكة مساجدنا الدعوية (Nos mosquées de prédication) (http://www.msajedna.ps/) (arabe).

Bien qu’officiellement apolitiques, on signalera la présence sur le web de certains comités de zakât (http://www.pzf.ps/) (arabe) comme celui de Naplouse - لجنة زكاة نابلس (http://www.zakatnablus.ps/ qui succède à http://www.zakat-nablus.org/, https://www.facebook.com/nablus.zakat/) (arabe), créé en 1977 par le chaykh Muhammad al-Hanbalî (الشيخ محمد راضي الحنبلي) , ou de Gaza (http://gazazakat.org/, https://www.facebook.com/جمعية-الزكاة-الاسلامية-Islamic-Zakat-Society-537943489716225/, http://www.gazainfo.com/zakat.htm) (arabe) (non accessible en 2003) ; constitués autour de mosquées pour rassembler les aumônes rituelles, ces comités ont souvent été proches de Hamas et des Frères musulmans dans les années 1980 et font partie de réseaux associatifs actifs dans les domaines de l’éducation, du sport mais aussi de la santé ou des femmes. [Voir également la section qui suit.]

Les associations caritatives de la mouvance de Hamas

La rapidité avec laquelle Hamas a assuré son emprise sur les territoires occupés dans les mois qui ont suivi sa fondation est en grande partie due à sa gestion de l'héritage des réseaux caritatifs mis en place par l'Association des Frères musulmans dès les années 1970. Très structurés dans la bande de Gaza autour d'al-Mujamma' al-IslâmîNextcréé par chaykh Ahmad Yâsîn, ces réseaux l'étaient beaucoup moins en Cisjordanie même si de nombreuses associations islamiques bénéficiaient de profonds enracinements locaux et régionaux. Ces associations, pour partie financées par le produit de la zakâtNext, pouvaient en outre compter sur les réseaux de solidarité mis en place à l'échelle internationale par l'Association des Frères musulmans et ses alliésNext.

Dès les années 1990, certaines associations membres de ces réseaux ont fait l'objet d'interdictions administratives de la part de l'Autorité palestinienne alors contrôlée par Fath ; elles ont ensuite été inscrites sur diverses listes d'associations finançant le terrorisme de la part des États-Unis, du Canada, de l'Union européenne ou d'Israël, dès lors que Hamas était considéré comme une organisation terroriste. Hamas est ainsi ajouté en novembre 2001 à la liste des organisations liées au terrorisme publiées par George Bush en septembre de la même année (http://fas.org/irp/offdocs/eo/eo-13224.htm et http://fas.org/irp/news/2002/10/dos101102.html). Les mesures prises à l'échelon international l'ont été pour la plupart à partir de la liste des associations qui bénéficiaient de l'aide de l'Union of Good - ائتلاف الخير (Itlilâf al-Khayr)Next, présidée par le chaykh Yûsuf al-Qardâwî - الدكتور يوسف القرضاوي (http://www.qaradawi.net/, https://www.facebook.com/alqaradawy, https://www.youtube.com/user/channealqaradawiMaro, https://twitter.com/alqaradawy, https://soundcloud.com/alqaradawy, https://telegram.me/qaradawy) (arabe).

Les ONG caritatives de la mouvance de Hamas dans les territoires occupés

Pour se faire une idée du réseau associatif animé (ou prétendument tel) par Hamas en Cisjordanie au moment de la coupure entre la Cisjordanie et la bande de Gaza durant l'été 2007, on peut consulter la liste de la centaine d'associations fermées dans le cadre de la mise en œuvre au décret présidentiel du 20 juin 2006 (http://muqtafi.birzeit.edu/pg/getleg.asp?id=15569), une liste reproduite dans la presse de l'époque et reproduite dans l'étude publiée le 30 août 2007 par le centre al-Zaytouna de Beyrouth (http://www.alzaytouna.net/2007/10/02/مقال-قرار-عباس-حل-الجمعيات-الخيرية-إصر/). Les associations dont le nom suit sont pour la plupart celles qui ont été mises hors-la-loi par Israël (et les États-Unis) suite à l'affaire Union of Good. En 2016, certaines de ces associations ont disparu quand d'autres, interdites, se sont recréées tout en affichant une certaine distance avec Hamas.

Trois principales associations et comités structuraient le nord de la Cisjordanie : fondé en 1985 par Zayd Salameh (Zakarneh) (زيد محمود عبد الرحيم سلامة زكارنة), le Jenin Zakat Committee - لجنة زكاة جنين (https://www.facebook.com/لجنة-زكاة-جنين-المركزية-120259684805266/, http://zakahjenin.com/) (arabe) ; dirigé par Husnî Khawâjâ (حسني حسن خواجا), le Tulkarm Zakat Committee - لجنة زكاة طولكرم (https://www.facebook.com/لجنة-زكاة-طولكرم-المركزية-1403821149861006/) (arabe) ; l'association al-Tadâmun [Solidarité] - جمعية التضامن الخيرية (http://tadamun.org.ps, https://www.facebook.com/attadamunorphans) (arabe) de Naplouse avait, quant à elle, été fondée dès 1956 par les Frères musulmans et présidée par le chaykh Hâmid al-Baytâwî (حامد البيتاوي) .

Créée en 1984 (ou 2000 selon les sources) par Jamâl al- Tawîl (جمال محمد فرح الطويل) qui deviendra maire d'al-Bireh, l'association al-Islâh - جمعية الإصلاح الخيرية الاجتماعية de Ramallah devenue ensuite جمعية فرح الخيرية ne semble pas avoir jamais bénéficié de site web.

Créée en 1962, l’Islamic Charitable Society - Hebron - الجمعية الخيرية الإسلامية - الخليل (http://www.ics-hebron.org/, qui succède à http://www.icshebron.org/, https://www.facebook.com/ics.hebron/, https://www.youtube.com/channel/UCKpdcue62X7cOSpmeIBQGtg) (arabe, anglais) appartenait également à ce réseau. Fondée en 1985, la Muslims Youth Society - جمعية الشبان المسلمين (Jam'iyat Al-Chubbân Al-Muslimîn) d’Hébron (http://www.shuban.org/, https://www.facebook.com/shubbanhebron/, https://www.facebook.com/pages/جمعية-الشبان-المسلمين-الخليل/408401559223994, https://twitter.com/shubban1985, https://www.youtube.com/user/shubbanhebron) (arabe, l'anglais a disparu), pour sa part, a longtemps été proche des Frères musulmans puis de Hamas.

Fondée en 1976, l'Islamic Society - Gaza Strip - الجمعية الإسلامية- محافظات غزة (Al-Jam’iyya Al-Islâmiyya Muhâfadhât Ghazza) (http://isocg.ps/, qui succède à http://www.isocg.org/, http://www.jislamia.org/, http://www.gate.net/~sahmad/islamic_association.htm, https://www.youtube.com/channel/UCODb75Epzir8IP6ltz-sWYg, https://www.facebook.com/isocgps/, https://www.instagram.com/isocgps/) (arabe, l'anglais a disparu) a longtemps été dirigée par Ahmad Bahr (أحمد بحر) l’un des responsables de Hamas et du parti KhalâsNext, par ailleurs vice-président du Conseil législatif. Elle a constitué un pivot des activités caritatives de Hamas à travers son réseau dans la bande de Gaza comme l’a fait son émanation pour l’enseignement coranique fondée en 1995, le Dar Al-Quran Al-Karim Wa Sunna - دار القرآن الكريم والسنة - غزة (http://daralquran.ps/ qui succède à http://www.daralquran.net/, http://www.gate.net/~sahmad/daralquran/, https://twitter.com/PressDarcenter, https://www.youtube.com/user/DarAlQuran1995, https://www.facebook.com/dar.elqur2an/, https://www.facebook.com/Dar.Quran1995/) (arabe), longtemps dirigé par ‘Abd Al-Samî’ Al-’Arâbîd - أ.د.عبد السميع العرابيد (https://www.facebook.com/AbedKames63/) (arabe).

Les ONG de solidarité avec la Palestine de la mouvance de Hamas à l'échelon international

Au niveau international, la solidarité avec la Palestine s'est dans un premier temps exercée dans le champ nationaliste. Dès les années 1970-80, pourtant, une solidarité de type islamique se mettait en place, tant en Europe que sur le continent américain, à travers les réseaux liés à l'Association des Frères musulmans. Ce sont ces réseaux qui, au début des années 2000 ont été visés par diverses mesures internationales construites en termes de lutte contre le terrorisme. Dans le domaine palestinien, les mesures américaines ont visé à la fois la présence d'individus et d'ONG de solidarité installés aux États-Unis dans un premier temps puis mobilisant à travers le monde : Mûsâ Abû Marzûq, futur chef du Bureau politique de Hamas, et quelques autres, d'une part, IAP et autre CAIR, HLF, etc., d'autre part.

Cherchant à mobiliser sur la question de Palestine en général mais dans une perspective islamique, l’Islamic Association for Palestine (IAP) (http://iap.org/, qui succède à http://www.io.org/~iap) (anglais), fondée dès 1981 et domiciliée à Dallas (Texas), a été l’une des premières associations de ce type présente sur le web avec un site enregistré en mars 1996 ; après une léthargie liée, semble-t-il, à des pressions américaines exercées en 1996 sur l’islamisme actif aux États-Unis, l’organisation a repris ses activités en 2000 avec un site assez développé fait de dépêches, de documents, de revue de presse, etc. Le site disparaît en 2004 avec l'interdiction de l'association mais la Wayback machine en conserve de nombreuses traces. L'IAP fonctionnait en lien avec le Council on American-Islamic Relations (CAIR) (http://www.cair-net.org/) (anglais) auquel elle avait contribué à la fondation en 1994, tous deux ayant été inculpés aux États-Unis pour leurs liens avec Hamas. L'American Muslims for Palestine (AMP) (http://www.ampalestine.org/, https://twitter.com/AMPalestine, https://www.facebook.com/ampalestine/) (anglais) prend le relai en 2006 dont le "purpose is to educate the American public and media about issues related to Palestine and its rich cultural and historical heritage." Elle est toujours active en 2016. Autour de la question de Jérusalem, l’American Muslims for Jerusalem (http://www.amjerusalem.org/) (Washington) s’est constituée en 1999 avec l’aide de plusieurs associations islamiques américaines et semble avoir fonctionné jusque vers 2004.

Hamas voyait également ses positions proposées, semble-t-il depuis 1996, sur the Unofficial HAMAS Website (http://www.hamas.org/) (anglais) alimenté depuis Los Angeles par l'American Islam Society. Devenu obsolète et réduit à quelques documents, il disparaît du web en 2001, victime d'une attaque redirigeant les visites vers des sites pornographiques. Souvent présenté comme un site de Hamas camouflé, du fait de l'intitulé de son URL, hamas.org n'a sans doute jamais été que le fait de partisans anglophones d'une approche de la Palestine en termes génériques islamiques. Un site www.hamas.org.uk a également existé et les traces conservées par la Wayback machine montrent qu'il a été hacké en 2002 au profit de http://www.terror-victims.israel.net à moins que l'URL d'origine n'ait été créée que pour cette redirection ?

Fondé en 1990 par Steve Sosebee, un écrivain d’Ohio, le PCRF (Palestine Children’s Relief Fund) (http://www.pcrf.net/ qui succède à http://www.wolfenet.com/~pcrf/, https://twitter.com/thepcrf, https://www.facebook.com/PCRF-Palestine-Childrens-Relief-Fund-114319561948157/, https://www.youtube.com/user/PCRFVideos) (anglais) consacre ses efforts à offrir des soins aux États-Unis à des enfants palestiniens des territoires occupés en 1967 mais aussi du Liban et de Jordanie ; ses affinités avec Hamas n’ont rien d’évident mais l’association figurait dans les liens fournis par la MSA (Muslim Student Association) des États-Unis dans son “Gateway” sur Hamas (http://msanews.mynet.net/~msanews/gateway/hamas) (inaccessible depuis 2002 mais archivée par la Wayback machine). Domicilié à Deerfield Beach (Floride), créé en 1998 et présidé par Lamyaa Hashim, le HRCP (Health Resource Center For Palestine) (http://www.hrcpal.org/) affirmait, quant à lui, vouloir pallier l’incapacité du ministère palestinien de la Santé à faire face à ses obligations ; le site disparaît en 2001.

La Holy Land Foundation for Relief and Development - مؤسسة الأرض المقدسة للإغاثة والتنمية (http://www.hlf.org/) a été fondée en 1989 en Californie sous le nom d'Occupied Land Fund - صندوق ألأرض المحتلة, puis relocalisée à Richardson (Texas). Dirigée par Shukri A. Baker, elle avait longtemps fait figure de bras associatif de Hamas à l’étranger chargé de rassembler des fonds destinés aux activités caritatives du mouvement ; de ce fait, son nom est ajouté en décembre 2001 et en mai 2002 à la liste des organisations liées au terrorisme publiées par George Bush en septembre de la même année (http://fas.org/irp/offdocs/eo/eo-13224.htm et http://fas.org/irp/news/2002/10/dos101102.html), Israël l'ayant proclamé hors-la-loi en 1997. Son site a disparu suite à cette décision mais la Wayback machine permet de s'en faire une idée. Le même décret prenait une décision similaire à l’encontre de deux établissements financiers également accusés de financer Hamas : la Beit El-Mal Holdings - شركة بيت المال الفلسطيني العربي (Charikat Bayt Al-Mâl Al-Filastînî Al-’Arabî) (http://www.beitmal.com/) (arabe) située dans les territoires palestiniens qui se dissout début 2003 et dont le site disparaît à cette époque (la Wayback machine, malheureusement, n'en offre aucune trace) ; et Al-Aqsa Islamic Bank, qui disposait elle aussi de branches en Cisjordanie et à Gaza et dépendait de Bayt al-Mâl.

Interdite en 2011 par les autorités canadiennes pour son financement allégué de Hamas, l'International Relief Fund for the Afflicted and Needy (IRFAN- Canada) (http://www.irfan.ca/) (anglais) avait pris la succession du Jerusalem Fund for Human Services (JFHS) fondé en 1991.

 

Fondée en 1997 à Leicester par Ismail Patel, l'association Friends of Al-Aqsa (FOA) (http://www.foa.org.uk/, https://www.facebook.com/foapeaceinpalestine, https://twitter.com/FriendsofAlAqsa, https://www.youtube.com/user/FriendsOfAlAqsa, https://www.instagram.com/friendsofalaqsa) (anglais) se veut "concerned with defending the human rights of Palestinians and protecting the sacred al-Aqsa Sanctuary in Jerusalem."

En 2002, Israël mettait hors-la-loi l'Union of Good - ائتلاف الخير (Itlilâf al-Khayr), présidée par le chaykh Yûsuf al-Qardâwî - الدكتور يوسف القرضاوي (http://www.qaradawi.net/, https://www.facebook.com/alqaradawy, https://www.youtube.com/user/channealqaradawiMaro, https://twitter.com/alqaradawy, https://soundcloud.com/alqaradawy, https://telegram.me/qaradawy) (arabe) et alors dirigée par 'Isâm Yûsuf (عصام يوسف) (il démissionne en 2009 après la rupture entre l'Union et ses ONG britanniques dont Interpal), accusant l'association de constituer un instrument de financement de Hamas ; les États-Unis l'inscrivaient sur leur liste des organisations soutenant le terrorisme en 2008. Fondée en octobre 2000 dans la foulée de l'explosion de la deuxième intifada, elle constituait un réseau international formé d'une cinquantaine d'associations caritatives destinées à la solidarité avec la Palestine. En 2001, elle lance une 101 Days Campaign (in solidarity with the people of Palestine  to ease the effects of the blockade imposed by the occupying forces and in support of their steadfastness) (حملة "المائة يوم ويوم" لتخفيف الحصار عن الشعب الفلسطينى ودعم صموده) (http://101days.org) (arabe, anglais) dont la Wayback machine conserve traces. Elle se dote d'un site officiel en 2006, Homme en ligne - إنسان أون لاين (Insân online) (http://insanonline.net/, https://www.facebook.com/pages/انسان-اون-لاين/232238623465694) (arabe). La Wayback machine, par ailleurs, conserve des traces datant de 2002 du site de l'Union du Bien de Gaza - ائتلاف الخير في غزة (http://www.etelaf-gaza.org/) (arabe).

Le 29 mai 2003, le U.S. Treasury Department (http://www.treas.gov/press/releases/js439.htm) gelait les avoirs d’Al-Aqsa Foundation (membre de l'Union of Good). Possédaient des sites Internet les branches d’Afrique du sud (http://www.aqsa.org.za/), d'Allemagne avec la Al-Aqsa-Vereins (http://www.al-aqsa.de/, http://www.alaqsa.info/, http://www.moayad.info/, http://www.alaqsa.de) (arabe), de Belgique (http://www.skenet.be/), de Suède avec la Al-Aqsa Spannmal Stiftelse (http://www.aqsa.org.za/) et des Pays-Bas avec la Stichting Al-Aqsa (http://www.al-aqsa.net/) (néerlandais) fondée en 1993 à Rotterdam.

Le 22 août 2003, le U.S. Treasury Department (https://www.treasury.gov/press-center/press-releases/Pages/js672.aspx) gelait les avoirs de cinq autres associations dont deux possèd(ai)ent des sites : le CBSP (Comité de bienfaisance pour la solidarité avec la Palestine) (لجنة المساعدة والتضامن مع فلسطين) (http://cbsp.fr/, qui succède à http://www.cbsp-france.info/ et http://www.cbsp-france.org/, http://cbsp.free.fr/, https://www.facebook.com/CBSP.FRANCE/, http://twitter.com/CBSP_FRANCE, https://www.youtube.com/CBSPFR, http://instagram.com/cbsp_france?ref=badge) (français), fondé à Nancy en 1990 et dirigé par Khaled Al-Shouli, collecte des fonds pour l’aide humanitaire menée sur le terrain en collaboration avec des ONG, tout particulièrement les comités de zakât  (à noter que les autorités judiciaires françaises ne se sont jamais alignées sur les Etats-Unis) ; à Londres, créée en 1994 Interpal (Palestinian Relief and Development Fund devenu Interpal - Helping Palestinians In Need) (إنتربال) (http://www.interpal.org/, https://twitter.com/InterpalUK) (anglais) mène des activités comparables. Interpal est mis hors-la-loi par Israël en 1997 et ajoutée à sa liste des organisations terroristes l'année suivante. En 2009, Interpal, sous la pression des autorités, annonce avoir coupé ses liens avec l'Union of Good. Les sites de ces associations à but humanitaire offrent de la documentation sur leurs projets et activités sans s’aventurer sur le terrain de l’analyse politique.

Basée à Gênes (Italie), l'Associazione Benefica di Solidarieta`  col Popolo Palestinese (https://www.abspp.org) (italien) fait l'objet de mesures similaires tout comme la Caisse de la Zakat au Liban - صندوق الزكاة في لبنان (https://www.zakat.org.lb/, https://www.facebook.com/zakatlb, https://www.twitter.com/zakatlb, https://www.instagram.com/zakatlb, https://www.youtube.com/zakatlb) (arabe, anglais, français)

La mouvance de Hamas dans la culture et la recherche

Hamas a toujours su s'entourer de think-tanks dont certains chercheurs ont également accédé à des postes de responsabilité politique. Lieux de dialogue avec les experts locaux ou étrangers, ils alimentent la réflexion interne et servent également de relai de diffusion de l'approche de la marche du monde par le mouvement. Le terme de "recherche" doit être ici entendu au sens le plus large du terme.

Fondée en 1989 à Falls Church (Virginie) par des journalistes, chercheurs et hommes d’affaires proches de Hamas et dirigée par Ahmed Yousef - أحمد يوسف صالح (https://www.facebook.com/profile.php?id=100008293455786) (arabe), futur conseiller politique du Premier ministre Ismâ'îl Haniyya, la United Association for Studies and Research (UASR) (http://www.uasr4islam.com/) (anglais) se donnait pour objectif de "examine the causes of conflict in the Middle East and North Africa, the political trends that shape the indigenous populations’ future, and the relationship of these areas to technologically advanced nations." Il organisait des séminaires, possédait un "Information Center" et publiait des opuscules et un trimestriel The Middle East Affairs Journal. Son site web, malheureusement, ne les a jamais mis en ligne. Sa page d'accueil est toujours accessible grâce à la Wayback machine.

Chercheur associé à la UASR, ‘Abd al-Halîm al-Achqar (عبد الحليم الأشقر), candidat à l’élection présidentielle palestinienne de 2005, a été soupçonné aux États-Unis de blanchiment d’argent au profit de Hamas ; il bénéficie d’un site de soutien avec le Free Dr Ashqar Committee (FDAC) (http://www.free-ashqar.org/) (anglais), mis à jour jusqu'en 2008, et d'un compte Facebook Justice For Dr. Abdelhaleem Ashqar العدالة للبروفيسور عبد الحليم الأشقر (https://www.facebook.com/Justice-For-Dr-Abdelhaleem-Ashqar-العدالة-للبروفيسور-عبد-الحليم-الأشقر-274089332721636/). Voir Jean-François Legrain, Guide de l'élection présidentielle-su-web, 10 janvier 2005.

Depuis Amman, centre de recherche et maison d’édition fondés en 1991 dans une certaine proximité avec l'Association des Frères musulmans, le MESC (Middle East Studies Centre) - مركز دراسات الشرق الأوسط (http://www.mesc.com.jo/, http://www.facebook.com/MescJO, https://twitter.com/mescjo, http://www.youtube.com/user/mescjo) (arabe, anglais réduit) s’illustre par la publication de nombreux ouvrages, dont une majorité consacrée au mouvement islamique, et d’un trimestriel, The Middle Eastern Studies Journal - مجلة دراسات شرق أوسطية (http://www.mesj.com/) (arabe, anglais), publié conjointement depuis 2000 avec son centre de recherche, le Jordanian Institute for Research & Information (JRI) - المؤسسـة الأردنيـة للبحـوث والمعلومـات.

Dans le domaine particulier de la mobilisation sur le droit au retour, le Palestinian Return Centre (PRC) - مركز العودة الفلسطيني (http://www.prc.org.uk/, https://www.facebook.com/returncentre, https://www.facebook.com/pal.centre, https://twitter.com/prclondon, https://www.youtube.com/user/PalestineReturn) (anglais, arabe), a été fondé en 1996 à Londres. Il est dirigé par ماجد الزير Majed Al-Zeer (https://www.facebook.com/ma.alzeer) (arabe) et se veut “focusing on the historical, political and legal aspects of the Palestinian refugees. The organisation offers expert advice to various actors and agencies on the question of Palestinian refugees within the context of the Nakba - the catastrophe following the forced displacement of Palestinians in 1948 - and serves as an information repository on other related aspects of the Palestine question and the Arab-Israeli conflict. It specialises in the research, analysis and monitoring of issues pertaining to the dispersed Palestinians and their internationally recognised legal right to return.” Le site donne accès à ses activités ainsi qu'à bon nombre de ses publications, articles, ouvrages, études et rapports ainsi qu'à son semestriel initié en 2011 le Journal of Palestinian Refugee Studies (JPRS). Son bimensuel Al-’Awda (arabe) a bénéficié à certaines époques d’une URL propre (http://www.alawda-mag.com/) de même que son mensuel Return (anglais), dont les numéros avaient été archivés depuis mai 1998 mais dont aucune trace ne semble aujourd'hui subsister, et son Journal of Palestinian Refugee Studies (http://palestinianrefugeestudies.wordpress.com/).

Almustaqbal Research Center - مركز أبحاث المستقبل (http://mustaqbal.net/) (arabe) a été fondé à Gaza en 2001 par Atef Adwan - عاطف ابراهيم عدوان (https://www.facebook.com/people/عاطف-عدوان/1523096333) (arabe) (docteur en Sciences politiques, il avait été banni à Marj al-Zuhûr en 1992 et avait servi de conseiller de chaykh Yâsîn ;  membre du Bureau politique du parti KhalâsNext, il a été ministre d'État en 2006). Le centre possédait tout un ensemble d'unités de recherche et s'est fait connaître par ses sondages d'opinion. Son site a disparu du web actif en 2009 mais une partie de ses archives est accessible via la Wayback machine.

Fondé en 2002 à al-Bireh et dirigé par Adîb Ziyâda (أديب زيادة), Alburaq Center for Researches and Culture - مركز البراق للبحوث والثقافة (http://www.alburaq.org/) (arabe, une page en anglais) [Burâq désigne la jument ailée grâce à laquelle le Prophète, à partir d'al-Aqsa, gravit les cieux] se donne pour objectif de répondre au besoin "to have something to evaluate what is happening for example in the political of cultural side there are many obstacles which affect reality of which cause a crashing in the political and social affairs, and to face this one of our own duties, toward Palestine, because knowledge is a necessity to build a strategy, establishing a research center is necessary too because people should be aware of what is going on and what is going to happen in the future." Le centre a dû cesser ses activités mais son site est en partie conservé par la Wayback machine, avec ses  المنشورات et ses الأبحاث والدراسات. Il semble bien que ce centre ait été le premier à avoir été créé en Cisjordanie dans le domaine de la recherche par la mouvance Hamas.

Fondé à Gaza en 2003 par Khâlid al-Khâlidî- خالد يونس عبد العزيز الخالدي (https://www.facebook.com/khaled.alkhaldi.3956) (arabe) et un groupe d'historiens issus du monde académique, le Palestinian History and Documentation Center - ممركز التأريخ والتوثيق الفلسطيني (http://www.twtheq.ps/, http://twtheq.com/, https://www.facebook.com/twtheq/, https://www.youtube.com/channel/UCPvffc53QjHODm6Nvrg288A) (arabe) est dirigé par Iyâd al-Maghârî - إياد أحمد المغاري (https://www.facebook.com/eyad.almghary) (arabe). Se donnant pour objectif de constituer une encyclopédie de la Palestine (موسوعة التأريخ والتوثيق الفلسطيني), le centre propose un ensemble d'ouvrages propres ou venus d'ailleurs, de masters et d'études à télécharger dont la quasi-totalité concerne le mouvement islamique (Frères musulmans, Hamas, etc.). Le centre publie également depuis juin 2010 le périodique al-Târîkhiyya al-Filastîniyya - التاريخية الفلسطينية.

Fondé en 2003 par le parti Khalâs (حزب الخلاص الوطني الإسلامي)Next et dirigé par le député Hamas Ismail al-Ashqar - إسماعيل عبد اللطيف الأشقر (https://www.facebook.com/IsmailAlashqar/) (arabe), AlArabi Center for Research and Studies - المركز العربي للبحوث والدراسات (http://www.acrsf.net/, https://www.facebook.com/arabic.rased/) (arabe) est un forum/agence de presse plus qu'un véritable centre de recherche. Depuis 2005, il publie Al-Râsid al-'Arabî- الراصد العربي [L'Observateur arabe] (http://www.acrsf.net/cat.php?id=5) (arabe), un bihebdomadaire.

Fondé à Beyrouth en 2004 et dirigé par Mohsen Moh’d Saleh - محسن محمد صالح (https://www.facebook.com/mohsen.saleh.735/) (arabe), Al-Zaytouna Centre for Studies and Consultations - مركز الزيتونة للدراسات والاستشارات (http://www.alzaytouna.net/, https://www.facebook.com/AlZaytounaCentre, https://twitter.com/ZaytounaCentre, https://www.youtube.com/user/alzaytounacentre/) (arabe, anglais) fait un peu le pendant de l'Institute for Palestine Studies de l'OLPNext par la richesse et le sérieux de sa production, cette fois dans l'orbe de Hamas, les deux centres constituant ainsi les incontournables pour toute personne intéressée par la Palestine. Le centre est un think-tank éditeur d'ouvrages en arabe et/ou en anglais. Il publie également chaque année depuis 2005 un Palestinian Strategic Report / سلسلة التقرير الاستراتيجي الفلسطيني annuel en anglais et en arabe et un Palestinian Documents en arabe (suspendu en 2010). C'est aussi l'éditeur, entre autres publications, d'une Information Report serie / سلسلة الوثائق الفلسطينية dans les deux langues et d'une newsletter en arabe Palestine Today / نشرة فلسطين اليوم. Un certain nombre de ces publications sont intégralement accessibles gratuitement sur le net, d'autres le sont partiellement.

Fondée en 2005 à Damas par Usâma al-Achqar - أسامة الأشقر (https://www.facebook.com/alashqarosama/, https://twitter.com/osama_alashqar/) (arabe), la Palestine Foundation for Culture - مؤسسة فلسطين للثقافة (http://www.thaqafa.org/, https://www.facebook.com/مؤسسة-فلسطين-للثقافة-264415233682184/) (arabe) semble également participer au réseau Hamas en menant des activités de maison d'édition. La responsable de son antenne gazaouie est Ibtisâm Sâyma (ابتسام صايمة), la fondatrice de Women for Palestine - مؤسسة نساء من أجل فلسطينNext.

La Creativity Institution for Research, Studies and Training (Ibdaa) - مؤسسة إبداع للأبحاث والدراسات والتدريب (http://www.creativity.ps/, https://www.youtube.com/user/creativityinstitute, https://www.facebook.com/pages/مؤسسة-ابداع-للابحاث-و-الدراسات-و-التدريب/157532270967188) (arabe) a été fondée en 2008 à Gaza et rassemble plusieurs centres dont l'important Palestinian Institute for Strategic Studies (معهد فلسطين للدراسات الاستراتيجية) (http://pal-studies.ps/, https://www.facebook.com/www.palstudies, https://twitter.com/palresearch) (arabe). Son conseil d'administration est présidé par Ibrâhîm al-Madhûn - محمد إبراهيم المدهون (https://twitter.com/drmadhoun) (arabe), à une époque ministre Hamas de la Jeunesse et des Sports (https://www.facebook.com/dr.madhoun, https://twitter.com/drmadhoun) (arabe). L'importante production d'Ibdaa permet de se faire une idée de l'approche des autorités gazaouies en matière politique. On trouve sur le site des études الدراسات et autres analyses et op-eds ainsi qu'une newsletter quotidienne النشرة الإخبارية اليومية. Le centre publie également un Rapport stratégique التقرير الاستراتيجي annuel depuis 2012.

Fondée à Gaza en 2008 par Nahed Al-Rayyes - ناهض الريس (https://www.facebook.com/pages/الراحل-ناهض-منير-الريس/416084031789084) (arabe), ancien ministre de la Justice issu du courant religieux de Fath, The House of Wisdom for Conflict Resolution and Governance (HOW) - بيت الحكمة للاستشارات وحل النزاعات (http://www.howgaza.org/, https://www.facebook.com/how.gaza) (arabe, anglais) veut "to fulfill the Palestinian need for a forum to guide decision makers and assist in practising good governance". Le conseil d'administration rassemble nombre de responsables politiques de Hamas, tel Ahmed Yousef (أحمد يوسف) (https://www.facebook.com/profile.php?id=100008293455786) (arabe), conseiller du Premier ministre Hamas Ismâ'îl Haniyya, qui en est le secrétaire-général, et universitaires. La Maison propose des séminaires et met en ligne diverses Researches & Studies et أبحاث و دراسات.

Créé en 2009 le Centre d'études et de recherches - ركز الدراسات والأبحاث de la Thoraya - مؤسسة الثريا للاتصال والإعلامNext, élément du dispositif médias de Hamas, a d'abord été dirigé par Nihad Al-Sheikh Khalil - نهاد الشيخ خليل، (https://www.facebook.com/people/نهاد-الشيخ-خليل/100001341989061, https://www.facebook.com/nihad.m.s.k/, https://twitter.com/nihad1233) (arabe) assisté de la députée Hamas Hudâ Na'îm - هدى نعيم (https://www.facebook.com/hudanaim2) (arabe) ; en 2016, sa responsable en 2016 est Nahâl al-Ju'aydî (نهال الجعيدي). Le centre publie sur les questions d'éducation, de sociologie et de psychologie appliquées au domaine palestinien.

Plusieurs intellectuels ou analystes de la mouvance bénéficiaient par ailleurs au début des années 2000 d’une entrée dans le “ScholarsBase” de la MSA (Muslim Student Association) des États-Unis (http://msanews.mynet.net/~msanews/Scholars/index.html) (inaccessible depuis 2002 mais partiellement conservé par la Wayback machine).

En 2007, un certain nombre d’ouvrages en arabe consacrés à Hamas étaient intégralement accessibles en ligne sur le site turc Vahdet (http://www.vahdet.com.tr/filistin/dokuman/kitap/dokuman1.html) mais la Wayback machine n'en a conservé que quelques rares pages.

Le système financier

En l'absence de l'accord de l'Autorité monétaire palestinienne de Ramallah mais avec l'autorisation de l'Autorité palestinienne de Gaza, deux banques ont été créées à Gaza pour répondre au blocus institué contre Hamas et Gaza. L'Islamic National Bank - البنك الوطني الإسلامي (http://inb.ps/) (arabe) a été créée fin 2008 et a ouvert après l'opération israélienne contre la bande de Gaza. Le Trésor américain la déclare contrôlée par Hamas en mars 2010, avec les mesures conséquentes. La Palestinian Production Bank - بنك الانتاج الفلسطيني (http://ppb.ps/) (arabe), quant à elle, a commencé à opérer en 2013. Son executive manager est Rami Abu Sha’aban (رامي أبو شعبان). Toutes deux opèrent selon les règles de la finance islamique. Ces banques s'inscrivent dans la continuité avec la Beit El-Mal Holdings - شركة بيت المال الفلسطيني العربي (Charikat Bayt Al-Mâl Al-Filastînî Al-’Arabî) (http://www.beitmal.com/) (arabe) qui se dissout début 2003 et dont le site disparaît à cette époque (la Wayback machine, malheureusement, n'en offre aucune trace) et l'Al-Aqsa Islamic Bank, inscrites par les États-Unis sur la liste des organisations finançant le terrorisme en 2003.

 

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