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Palestine : les sources historiques

Les documents de référence

L’ensemble le plus important de documents concernant le conflit israélo-palestinien et israélo-arabe à travers le vingtième siècle est sans nul doute l’œuvre de la Yale Law School dans le cadre de son “Avalon Project”, “Palestine, 1916-2010 : A Documentary Record” (http://avalon.law.yale.edu/subject_menus/mideast.asp) ; résolutions internationales, discours, accords et traités, etc., y sont accessibles in extenso. Il doit être complété par les sites des différents acteurs :

Nations-Unies : The Question of Palestine at the United Nations (http://unispal.un.org/unispal.nsf/home.htm).

Israël : ministère des Affaires étrangères (http://www.mfa.gov.il/MFA/) (anglais, hébreu, arabe, persan, et russe) et les ”Key Documents for Middle East research” (http://humweb2.bgu.ac.il/herzog/research/key-documents-middle-east-research) du Chaim Herzog Center for Middle East Studies and Diplomacy (http://humweb2.bgu.ac.il/herzog/) (anglais, arabe, hébreu) ; de très nombreux documents, pour la plupart traduits en anglais, pourront être trouvés dans les dix-huit volumes (le dernier s’achève en 2001) publiés par le ministère israélien des Affaires étrangères sous la direction de Meron Medzini, “Israel’s Foreign Relations. Selected Documents“ (http://www.mfa.gov.il/MFA/MFAArchive/2000_2009/2002/7/Israel-s%20Foreign%20Relations-%20Selected%20Documents) (From Mandate To Independence, The War Of Independence, The Armistice Agreements, Jerusalem And The Holy Places, The Failure Of The Armistice, The Arab Refugees, The River Jordan, Freedom Of Navigation, The Sinai Campaign, The Second Decade (1957-1967), The Six Day War, The War Of Attrition And The Cease Fire, The Yom Kippur War And Aftermath) ; la bibliothèque nationale d’Israël à travers son portail la presse juive du passé (http://www.jpress.org.il/view-french.asp) (hébreu, anglais, français) offer l’accès à ses collections numérisées de dizaines de journaux et revues publiées dans le Yichouv ou ailleurs à partir de 1845.

Palestine : les sites du ministère des Affaires étrangères de Ramallah (http://www.mofa-gov.ps/) et du ministère des Affaires étrangères de Gaza (http://www.mofa.ps/) ne proposent en 2012 que des pages en arabe et n’ont pas intégré les rubriques documentaires du MOPIC (Ministry of Planning and International Cooperation) (http://www.mopic.gov.ps/) disparu ; Palgates (http://www.palgates.com/subjects/index.asp) a lui aussi disparu. PASSIA (Palestinian Academic Society for the Study of International Affairs) (Jérusalem), en revanche, poursuit son œuvre documentaire de toute premier ordre (http://www.passia.org/).

Pour des documents en français, l’internaute a longtemps pu se rendre sur le remarquable portail “Israël-Monde arabe” créé en 1998 par Frédéric Darondeau (http://membres.lycos.fr/ima/docs.html) (français), malheureusement disparu. Le tout aussi remarquable cahier “Proche-Orient, la déchirure” du Monde diplomatique (http://www.monde-diplomatique.fr/cahier/proche-orient/) (français, anglais) doté des textes de références, des cartes et d’un accès aux articles du mensuel consacrés à la question a été archivé en 2006 mais demeure accessible. La cinquantaine d’émissions diffusées sur France-Culture en 2006-2007 sous le titre“ Mémoires Israéliennes, Mémoires Palestiniennes ” (http://palaestina.free.fr/) produites par Marc Kravetz et réalisées par Gilles Mardirossian sont en ligne sur un site personnel.

Les arabophones disposent quant à eux de l’encyclopédie Muqâtil min Al-Sahrâ’, immense base de données placée sous l’égide du prince saoudien Khâlid Ibn Sultân (http://www.muqatel.com/) (arabe). Ils trouveront également sur le site du Réseau des avocats arabes (Chabakat Al-Muhâmîn Al-‘Arab) (http://www.mohamoon.net/) (arabe), depuis Riyâd, une collection de ”documents sur le conflit arabo-sioniste sur plus de 200 ans (1798-2002)”.

Pour de plus amples informations sur un état, devenu historique, des ressources internet sur le domaine militaire au Proche Orient, l’internaute aura recours à l’un des MERIA [Middle East Review of International Affairs] Research Guides publié en février 2001 par le BESA (Begin-Sadat Center for Strategic Studies) (http://www.biu.ac.il/Besa/) de l’université Bar-Ilan de Ramat Gan (Israël), “The Military in the Middle East“ de Lawrence Joffre (http://meria.idc.ac.il/research-g/military.html qui succède à http://www.biu.ac.il/SOC/besa/meria/research-g/military.html).

La période ottomane

Les internautes intéressés par les richesses palestiniennes en matière de manuscrits anciens auront recours à la Digital Library of Jerusalem (http://digital-library.alquds-manuscripts.org/) (Français, anglais, arabe) développée dans le cadre du projet Manumed, financé par l’Union Européenne et la région Provences Alpes Côte d’Azur et accessible depuis l’été 2012. La bibliothèque regroupe les collections de la bibliothèque Khalidi, la bibliothèque Budeiri, la bibliothèque et musée islamique Al-Aqsa, la bibliothèque Al Ansari et le Centre de Conservation du Waqf. On pourra lire à ce propos l’article de Dov Schidorsky, “Libraries in Late Ottoman Palestine between the Orient and the Occident” (http://www.gslis.utexas.edu/~landc/fulltext/LandC_33_3_Schidorsky.pdf) publié dans Libraries & Culture, Vol. 33, No. 3, Summer 1998.

Avec son indexation des revues et périodiques consacrés au domaine ottoman et ses liens commentés, ”The Ottomanist’s Domain” (http://members.ams.chello.nl/olnon/start.htm) de Merlijn Olnon, chercheur à l’université de Leiden, a constitué une porte d’entrée intéressante mais non accessible en 2012. À ses listes de discussion signalées, il convenait d’ajouter celle de la MESHA (Middle East Social and Cultural History Association) (http://ist-socrates.berkeley.edu/~mescha/index.html), une association fondée en 1998 par la UCLA (http://www.international.ucla.edu/cnes/people/faculty.asp), qui offrait sur son site la liste de ses adhérents mais également l’accès à certaines de ses archives dont certaines portaient sur la Palestine ottomane ou mandataire (signalons tout particulièrement le débat sur les tribunaux religieux comme source).

En 2012, le portail “ Ottoman Studies Resources in Internet ” (http://www.dilbilimi.net/osmanli_arastirmalari.htm) (anglais, turc) créé en 2004 par Mustafa Altun est un site de choix avec de très nombreux liens vers les sites et ouvrages de référence. La liste H-Turk (http://www.h-net.org/~turk/), membre des H-Net Humanities & Social Sciences Online, constitue quant à elle le rendez-vous incontournable des ottomanisants et des turquisants. En français, l’internaute visitera le site du Centre d’études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (CETOBAC) (http://cetobac.ehess.fr/) (français) de Paris et ses liens (http://cetobac.ehess.fr/document.php?identifiant=liens).

Sur le terrain, la revue Jerusalem Quarterly (Jérusalem) (http://www.jerusalemquarterly.org/) (anglais, arabe) offre très régulièrement des articles sur la période. Signalons que le remarquable ouvrage de Beshara Doumani consacré à Naplouse à l’époque ottomane, Rediscovering Palestine: Merchants and Peasants in Jabal Nablus, 1700-1900, University of California Press, 1995, est intégralement en ligne.

Concernant la démographie, lire The Population of Palestine Prior to 1948 du MidEastWeb (Réseau pour la Coexistence au Moyen-Orient) et de Ami Isseroff (http://www.mideastweb.org/palpop.htm). Le “ Palestine's Population During The Ottoman And The British Mandate Periods ” de Justin McCarthy demeure une référence postée en 2001 sur Palestine Remembered (http://www.palestineremembered.com/Acre/Palestine-Remembered/Story559.html). Ajoutons que la Palestine Philatelic Society (http://www.palestinestamps.com/), basée dans les Émirats, met en ligne un remarquable ensemble de timbres postaux, légaux, fiscaux, etc. concernant la Palestine de l’époque ottomane à nos jours, collection que l’on peut compléter avec les données du ministère palestinien des Télécommunications et technologies de l’information (http://www.mtit.gov.ps/) (Gaza) (arabe). Pour des photos, rappelons que le blog Ottoman Palestine (http://ottomanpalestine.blogspot.fr/) de 2009 offre l’accès à la collection disponible sur Flickr.

Le mandat britannique

Le PRO (Public Record Office) britannique (http://www.pro.gov.uk/) dorénavant dénommé The National Archives (http://www.nationalarchives.gov.uk/) met en ligne son catalogue permettant de fouiller dans les millions de documents des Foreign Office, Colonial Office, War Office et autre Committee of Inquiry in Palestine. D’autres documents de la période pourront être trouvés sur les sites de l’ONU auxquels l’internaute pourra avoir accès via le moteur de recherche mis en place par le UNISPAL (United Nations Information System on the Question of Palestine) (http://unispal.un.org/unispal.nsf/udc.htm). Les archives du ministère israélien des Affaires étrangères (http://www.mfa.gov.il/MFA/) (anglais, hébreu, arabe, persan, et russe) pourront également être mises à contribution de même que très riche site de l’Agence juive (http://www.jewishagency.org/) (hébreu, anglais, français, espagnol, russe).

Auteur d’un Coins and Banknotes of Palestine Under the British Mandate, 1927–1947, Howard M. Berlin offre en ligne quelques pages de son ouvrage (http://www.drberlin.com/palestine/ qui succède à http://user.dtcc.edu/~berlin/palestin/palestin.htm). Kenneth W. Stein (http://www.ismi.emory.edu/stein.html), de l’Emory University d’Atlanta (GA), donne accès à un très large choix de ses études académiques dont les principales portent sur la question des terres et de l’agriculture en Palestine à l’époque mandataire. La Palestine Police Old Comrades Association (http://www.wyevalley.worldonline.co.uk/ qui succède à http://ourworld.compuserve.com/homepages/palestinepolice/#intro) rassemble les survivants de la police mandataire dont l’histoire est esquissée. Ce site pourra être complété avec les données du “ British Mandate Palestine Police Oral History Project ” mené en 2006-2007 par le St Anthony College (http://www.sant.ox.ac.uk/mec/meca-palestine-police-oral-history.html).

La Nakba de 1948 et les villages détruits

Chacun des grands sites palestiniens consacrés à la Palestine possède en général des pages consacrées à l’histoire du pays ou à la question palestinienne en général, qu’il s’agisse de ceux de l’Autorité, des partis (tout particulièrement Hamas et Jihad) ou encore et surtout des centres de recherche tel PASSIA (Palestinian Academic Society for the Study of International Affairs) (Jérusalem) (http://www.passia.org/).

Plusieurs sites spécialisés ont néanmoins été créés, à l’occasion de son cinquantenaire, pour commémorer la “catastrophe” (Al-Nakba) de 1948 dans laquelle s’enracine la tragédie des réfugiés et dont les traces photographiques ont été ailleurs signalées. Le centre culturel Al-Sakakini de Ramallah avec son site “50 Years of Nakba in Palestine” (http://www.sakakini.org/ ou http://www.alnakba.org/) (anglais, italien, espagnol) fait ainsi un vaste tour d’horizon historique de l’événement ; la liste des villages détruits et des témoignages de survivants en font un site de référence. Le projet d’un “Palestine Life and Remembrance Museum” (http://palestine-remembrance.org/) monté à l’initiative de la Welfare Association (http://www.welfareassociation.org/) (Genève) recoupait les mêmes préoccupations mais semble avoir été abandonné ainsi que son site ; en 2012, l’association soutient la construction d’un Palestinian Museum à Bir Zeit (http://welfare-association.org/en/content/view/383/130/) dont la construction est confiée à Henning Larsen (http://www.henninglarsen.com/projects/1100-1199/110704-palestine-museum.aspx) de Copenhague.

La mobilisation autour du thème de la Nakba demeure forte et de nombreuses pages lui sont consacrées, à l’occasion du 55e anniversaire, par le MIC (Media and Information Center) de Gaza (http://www.mic-pal.info/nkba/index.htm) (arabe) (n’est plus accessible en 2012).

Sur la base du livre de Walid Khalidi, All That Remains, publié par l’IPS (The Institute for Palestine Studies), cartes et listes des villages détruits sont disponibles sur le site du “Palestine-net.com” (http://www.palestine-net.com/geography/cleansed/) ; un site éphémère qui avait pris le titre de l’ouvrage de Khalidi (http://www.allthatremains.org/) a existé à la fin des années 1990. Depuis 2000, le “Palestine Remembered” (http://www.palestineremembered.com/) prend sa succession et s’impose dans la fidélité à ce passé douloureux par une remarquable banque de donnée sur chaque village de la Palestine d’avant 1948 (données démographiques, historiques, archéologiques, histoires de vie, etc.). Un MS lui a été consacré à l'université d'Oxford en 2005 par Sophia Chloe Stamatopoulou-Robbins, "Palestine Online: An Emerging Virtual Homeland" (http://www.rsc.ox.ac.uk/publications/working-papers-folder_contents/RSCworkingpaper28.pdf). Les travaux de Salman Abu Sitta (dont The Atlas of Palestine 1948) peuvent, quant à eux, être trouvés sur le site de la Palestine Land Society (http://www.plands.org/), riche de cartes, atlas, données, etc.

En arabe, l’encyclopédie de référence sur la question des villages de Palestine reste le Bilâdunâ Filastîn de Mustafâ Al-Dabbâgh (http://www.paldf.net/forum/showthread.php?t=955731) (arabe) que l’on pourra télécharger en réalité, par exemple sur le Palestine’s Dialogue Forum.

Le CRDPS (Center for Research and Documentation of Palestinian Society) de l’université de Bir Zeit (http://www.birzeit.edu/crdps/village.html), éditeur d’une collection d’ouvrages d’histoire orale visant à couvrir l’ensemble des villages détruits, avait mis en ligne un certain nombre de ses archives sur la question mais l’Institut n’existe plus en 2012. Des personnalités palestiniennes, comme Edward Said ou encore Hanan Achrawi, ont pour leur part fondé une association visant à préserver le souvenir du village de Dayr Yâsîn en projetant de construire un monument et leur site, “Deir Yassin Remembered” (http://www.deiryassin.org/), rassemble un grand nombre de documents sur le massacre. Enseignant à l’université de Bir Zeit et directeur de l’Institute of Jerusalem Studies (http://www.jerusalemquarterly.org/), réfugié de Jaffa et ancien membre de la délégation palestinienne au “Refugee Working Group” des multilatérales, Salim Tamari avait été la cheville ouvrière d’un site bien fourni consacré à la ville de Jaffa (http://www.yafa.org/), offrant témoignages du passé et état des lieux du présent (mais il disparaîten 2001). Un site fut également consacré par Muhammad Hozien à Ein Karem, village proche de Jérusalem (http://www.ein-karem.org/) (arabe, anglais). Le très riche Dhâkirat ‘Akka (http://zakirat-akka.com/) (arabe) était par ailleurs entièrement consacré à la ville de Saint Jean d’Acre, à ses familles et à ses notables, ainsi qu’à la Galilée.

Une même origine conduit également certains réfugiés à s’organiser en Palestine même en ONG, tels ceux d’Al-Lod Charitable Society, créée à Naplouse (http://www.allodpal.org qui succède à http://www.palnet.com/~lod/) mais défunte.

Profitant des ouvertures de la loi belge, l’International Campaign for Justice for the Victims of Sabra & Shatila (http://indictsharon.net/) soutenait la plainte portée contre Ariel Sharon par des survivants des massacres commis en septembre 1982 dans les deux camps de réfugiés de la banlieue de Beyrouth.

La Palestine hachémite

Parmi les sites officiels jordaniens, un ”Keys to the Kingdom” (http://www.kinghussein.gov.jo/history.html) (dont la page d’accueil date de 2006) donnera la perspective hachémite sur les liens entre les deux rives du Jourdain et leur histoire (voir également à ce sujet le Guide de Jordanie-sur-Web de Jean-Christophe Augé qui, malheureusement, n'a pas pu être actualisé depuis 2003). Les lois qui s’appliquaient durant l’union entre les deux rives peuvent être consultées sur le site officiel al-Tachrî‘ât al-Urduniyya (les législations jordaniennes) (http://193.188.88.91/lob/main.html) (arabe). Le Department of Palestinian Affairs (http://www.dpa.gov.jo/) (arabe, anglais), par ailleurs, met en ligne historiques et documents divers sur la situation contemporaine et passée des réfugiés sur la rive est du Jourdain. Émanant vraisemblablement de milieux proches du Likoud israélien, un ”Peace for Palestine” (http://www.pfp.fl.net.au/index.htm) a longtemps détaillé une ”solution jordanienne” à la question de Palestine sous le slogan ”Two states not three, two capitals not three, two peoples not three”. En 2012, dans la même veine, un Jordan is Palestine (http://www.jordanispalestine.com/) était créé.

L’Intifada de 1987

Les communiqués du Commandement national unifié de l’Intifada de même que de nombreuses analyses et chronologies ont longtemps été disponibles sur le site du SIS (State Information Service) de l’Autorité palestinienne (http://www.palestinedatabank.net/, http://www.pnic.gov.ps/ et http://www.sis.gov.ps/) (arabe) disparu avec la division entre les Autorités de Ramallah et de Gaza ; il ne semble pas que l'agence officielle de presse WAFA, qui a pris le relai en récupérant les données du SIS, ait conservés les communiqués même si un dossier demeure (http://www.wafainfo.ps/atemplate.aspx?id=3467). Les communiqués publiés à l’époque par le Mouvement du Jihad islamique en Palestine étaient, quant à eux, accessibles sur le site du mouvement (http://www.qudscall.com/) (arabe) ; en 2012, le portail du MJIP (http://www.nedayequds.com/) ne se consacrait qu’à l’actualité. Les communiqués de Hamas n’ont longtemps été en ligne que depuis 1998 (http://www.palestine-info.info/arabic/hamas/index.htm) (arabe) et (http://www.palestine-info.info/hamas/index.htm) (anglais) et aucune archive ne semble disponible pour ceux de la première Intifada ; en 2012, le nouveau site de Hamas (http://www.palinfo.com/site/pic/category.aspx?ct=58) ne commence sa collection –des plus lacunaire- qu’en 2009. Témoignages de l’époque, journaux personnels, etc., peuvent également être trouvés tel le Personal Diary of the Israeli-Palestinian Conflict de Nigel Parry, ancien webmestre du site de Bir Zeit, (http://nigelparry.com/diary/) encore en ligne en 2012 ou les Palestine Papers, The Palestinian Intifada in Context, bimensuels de Marianne Torres et Michael Poulin parus dans la presse californienne (http://www.sonomacountyfreepress.com/palestine/palesndx.html). De larges extraits de mon ouvrage Les voix du soulèvement palestinien 1987-1988 (http://iremam.cnrs.fr/legrain/voix00.htm) (français) sont, par ailleurs, disponibles sur mes pages personnelles.

L’Intifada Al-Aqsa (2000-)

Communément désigné comme ”Intifada Al-Aqsa”, ce soulèvement a embrasé la Palestine et Israël de septembre 2000, date d’une visite sur l’esplanade des mosquées du chef de l’opposition israélienne d’alors, Ariel Sharon, et de la sanglante répression d’une manifestation de protestation ordonnée par le Premier ministre Ehud Barak, jusqu’au décès de Yasser Arafat en 2004. Pour plus de détails sur les sites le concernant, voir mon Guide de l’Intifada-sur-Web (http://mom.fr/guides/intifada/intifada.html) sur ce même site.

Le chaos sécuritaire (2006-2007)

La violence interne palestinienne, loin d’être apparue avec la victoire de Hamas aux législatives de janvier 2006, est ancienne et multiforme. Elle avait fait, les années qui avaient précédé, l’objet d’un certain nombre de rapports de la part de diverses ONG palestiniennes. En 2012, la plupart de ces rapports ne sont plus en ligne mais l'internaute pourra généralement les retrouver en recherchant les URL dans la Wayback machine.

En avril 2004, le PHRMG (Palestinian Human Rights Monitoring Group) publiait ainsi un “The Intrafada. The Chaos of the Weapons”, The Palestinian Human Rights Monitor, avril 2004, 34 p. rédigé par Leonie Schultens (http://www.phrmg.org/intrafada.htm).

En 2005, la PICCR (The Palestinian Independent Commission for Citizens’ Rights) a publié un Hawla Hâlat al-Infilât al-Amanî wa Da’f Sayâdat al-Qânûn fî Arâdî al-Sulta al-Wataniyya al-Filastîniyya (دراسة حول حالة الانفلات الأمني وضعف سيادة القانون في أراضي السلطة الفلسطينية) (A propos de la débâcle sécuritaire et de la faiblesse de la souveraineté de la loi dans les territoires de l’Autorité nationale palestinienne) (Status of the Security Chaos and the Weakness of Sovereignty of Law in the Palestinian National Authority Lands), Special report 43, 90 p. (http://www.piccr.org/dmdocuments/special%20reports/security%20chaos.pdf) (avec les annexes). De larges extraits non sourcés de ce rapport et sous le même titre ont été repris sur le site du PIC (Palestinian Information Center) (http://www.palestine-info.info/arabic/books/2005/falatan/falatan.htm), proche de Hamas. En 2012, la Commission a disparu et le site également.

Le même PIC (Palestinian Information Center) a mis en ligne le 20 janvier 2006 un rapport intitulé Al-Sulta al-Filastîniyya wa al-Falatân al-Amnî (السلطة الفلسطينية.. والفلتان الأمني) (L’Autorité palestinienne et la débâcle sécuritaire) (http://www.palestine-info.info/arabic/books/2006/falatan/falatan.htm) attribué à ”un groupe d’académiques et de spécialistes de la chose palestinienne” ; outre des analyses, le rapport propose une liste détaillée et chronologique couvrant la période allant de 2001 à 2005 de toutes les violences relevées ; le même rapport est mis en ligne le 21 avril 2006 sur un des forums Fath. Le PIC, parmi ses études les plus récentes (mais au statut scientifique différent des études précédentes, à prendre avec toutes les distances d’usage), offre depuis le 25 novembre 2006 une nouvelle étude Al-Falatân al-Amnî, Akhtar Malafât al-Fasâd fî al-Arâdî al-Filastîniyya (La débâcle sécuritaire, les dossiers les plus dangereux de la corruption dans les territoires palestiniens) ; outre des analyses centrées sur les divers escadrons de la mort, le mémo offre une liste tant des luttes internes à Fath que des violences attribuées au même mouvement.

Certaines organisations tiennent par ailleurs un observatoire régulier des violences interpalestiniennes.

Dans chaque livraison de son bilan annuel depuis 2004, la PICCR (The Palestinian Independent Commission for Citizens’ Rights) (http://www.piccr.org/) fait figurer la liste des Palestiniens tués par d’autres Palestiniens en détaillant les circonstances. La PICCR, ombudsman de l’AP, est également chargée de travailler à intégrer les droits de l’homme dans la législation palestinienne. Dans la bande de Gaza, le PCHR (Palestinian Center for Human Rights) alimente un dossier “Security Chaos and Misuse of Weapons” (http://www.pchrgaza.ps/files/weapon/english/weapon.htm) (sans doute le plus riche état de la bande de Gaza depuis début 2006 fait d’études de terrain et de communiqués) ; Al Mezan Center for Human Rights offre pour sa part un dossier ”State of Insecurity Daily News” (http://www.mezan.org/site_en/insecurity/daily_news.php) et tient une statistique sur les différentes formes du falatân amnî ; en janvier 2007, il publie une synthèse avec son Jungle of Guns & Law of the Jungle. Report on Infringements upon the Law and the State of Insecurity in the Gaza Strip (http://www.mezan.org/document/state_of_insecurity_en.pdf) (anglais, arabe). Ces deux ONG ont été fondées par des personnalités issues de la mouvance du FPLP mais sont reconnues pour l’objectivité de leur travail. Depuis janvier 2005, l’OCHA (Office for the Coordination of Humanitarian Affairs) des Nations-Unies alimente une “ Protection of Civilians database ” dotée de données mensuelles (http://www.ochaopt.org/?module=displaysection&section_id=17&format=html).

Pour un bilan sur les armes en Palestine, on pourra se référer aux études de Jérôme Drevon, ”Small Arms, Light Weapons and Insecurity in Palestine”, PHRMG (Palestinian Human Rights Monitoring Group), 21 p., sans date (2006?) et ”Les armes légères et l’insécurité en Palestine”, Revue d'études palestiniennes, 102, hiver 2007, p. 28-42.

Chaque site de la mouvance de Fath et de Hamas a apporté un soutien plus ou moins appuyé à son camp dans le cadre des heurts qui opposent les deux mouvement depuis l’automne 2006. Côté Fath, l’un des sites les plus actifs est celui de la Palestine Press News Agency (http://www.palpress.ps/) (arabe, anglais) que se situe dans l’orbe de Muhammad Dahlân et des Forces de sécurité préventives de Gaza. En mai 2007, un nouveau site au propriétaire anonyme était créé, al-Sarî’ (l’Express) (http://www.alsareeh.net/) (arabe), pour dénoncer les “milices criminelles de Hamas ”. A l’initiative de l’éditorialiste Ibrâhîm al-Madhûn, Hamas bénéficie quant à lui du soutien d’un organe de presse en ligne Palestine Live (Filastîn Mubâchira) (http://www.livep.ps/) (arabe) qui, outre des nouvelles en direct, abrite un périodique diffusé dans la bande de Gaza, Sawt al-Nâs (La voix des gens) (http://www.livep.ps/uploads/saotalnas.pdf), et consacré aux violences dont ”se rend responsable l’aile putschiste de Fath”.


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