Guide du Liban-sur-Web Édition du 13 décembre 2010


Liban : informations générales

Les moteurs de recherche 

L’information sur le Liban est dense et assez développée. Il suffit de taper le mot “ Liban ” dans le moteur de recherche Google pour obtenir des milliers de sites Web qui proposent des informations plus ou moins objectives sur le pays des cèdres. Or, le chercheur, le journaliste ou l’acteur économique ont besoin d’une information fiable, synthétique et la moins subjective possible. Le moteur de recherche Lebanon directory (http://www.arabo.com/links/,225,200,228,199,228/) propose, en arabe, une sélection de sites Web libanais qui offrent de l’information brute et assez impartiale sur la société libanaise, son économie ou encore son tourisme.

Le Lebanon web resources (http://www.lebWeb.com/) est un portail anglophone qui répertorie des sites Internet classés par thématique et apporte une multitude d’informations sur le pays. Le Web libanais francophone (http://www.le-liban.com/) propose quant à lui une liste non exhaustive des sites Internet des médias libanais et constitue un annuaire sur l’histoire du pays, les partis politiques, les médias, l’économie et la société civile libanaise.

Pour une étude plus approfondie de l’histoire et de l’évolution du pays, on peut retenir deux moteurs de recherche. Le premier, anglophone, les Electronic Tools and Ancient Near Eastern Archives (ETANA) (http://www.etana.org/) proposent au chercheur en sciences sociales de nombreux documents historiques sur cette région. Le second, arabophone, l’Arab Social Science Research (http://www.assr.org/) propose des études et des documents sur la politique, l’histoire et l’économie du Liban.

La diversité des sources sur le Liban permet la vérification des informations sur le pays. Les quinze années de guerre civile ont rendu impossible l’élaboration d’une histoire commune du pays, mais multiplier les sources d’information est un bon moyen pour appréhender les multiples facettes de l’histoire du pays.

Les fiches pays

En complément des moteurs de recherche généralistes, on peut trouver des fiches pays présentant un tableau synthétique du Liban.

Les Américains excellent dans cet exercice. Pour les données chiffrées, le site de la CIA (Central Intelligence Agency) propose dans son CIA world factbook (https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/le.html) un panel complet et à jour des principales données géographiques, économiques et sociales du Liban. La Bibliothèque du Congrès américain (http://lcWeb2.loc.gov/frd/cs/lbtoc.html) propose quant à elle, dans un style plus rédigé, une fiche pays bien documentée.

Côté francophone, le Ministère des Affaires étrangères français (http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/liban_418/index.html) offre une fiche pays du Liban sous la forme d’un portail regroupant des informations pouvant être utiles pour les chercheurs et les acteurs économiques, mais aussi pour les simples visiteurs.

La compréhension d’un pays complexe comme le Liban peut aussi passer par l’étude de sa géographie. L’Atlas du Liban (http://ifpo.revues.org/402) est ainsi une initiative originale de l’Institut Français du Proche-Orient qui a développé une étude détaillée par région de la géographie du pays. Parce que la politique libanaise est mieux compréhensible pour l’observateur extérieur à travers une analyse géopolitique des espaces communautaires, la série d’articles publiée sur Mappe Monde (http://mappemonde.mgm.fr/index.html) analyse l’aspect géographique du pays et son influence sur sa structure politique.

La recherche francophone 

Les Instituts de recherche francophones qui traitent de la question du Liban sont majoritairement français. L’Institut Français du Proche-Orient (IFPO) (http://www.ifporient.org/), basé à Damas, Beyrouth, Alep et Amman, publie souvent des articles sur le Liban et les pays voisins. Il dépend du ministère français des Affaires. Deux autres instituts de recherche français disposent d’une chaire Moyen-Orient et proposent souvent des articles et études sur le Liban : l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) (http://www.iris-france.org/aires-recherche/moyen-orient.php) et l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI) (http://ifri.org/frontDispatcher/ifri/recherche/moyen_orient__maghreb_1031910621330/syrie_liban_1128610097803/publi_P_prog_mmm_liban_1132322611918).

Deux instituts de recherche se sont intéressés plus en détails à la coopération entre l’Union Européenne et le Liban dans le cadre du processus de Barcelone : l’Institut européen de recherche sur la coopération euro-arabe (MEDEA) (http://www.medea.be/index.html?current=&page=2&page2==fr&idx=54#54) et la Fondation méditerranéenne d’études stratégiques (FMES) (http://www.fmes-france.org/category/base-documentaire/documentation/conflits-et-crises/liban/).

La recherche anglophone 

Depuis 2005, date de l’assassinat du Premier ministre libanais Rafic Hariri, le Liban est devenu une priorité stratégique américaine, amenant les principaux think-tanks américains à développer des études et des rapports sur l’évolution du pays de cèdres. Deux principaux think-tanks américains s’intéressent au Liban. Le premier, proche du Parti républicain et des néoconservateurs, The Washington Institute for Near East Policies (http://www.washingtoninstitute.org) a ainsi convié des membres du Mouvement du 14 Mars (voir plus bas. Coalition de forces politiques hostiles à la Syrie) à des conférences sur l’évolution de la situation politique libanaise. Les rapports publiés par cet institut témoignent d’une certaine virulence à l’égard de l’opposition, et plus particulièrement du Hezbollah. La Brookings Institution (http://www.brookings.edu), proche du Parti démocrate et dirigée par Martin Indyk, a aussi proposé une information riche et dense sur l’actualité libanaise. Plusieurs ténors du Mouvement du 14 Mars ont également été conviés à des conférences au sein de Saban Center for Middle East Policy (http://www.brookings.edu/saban/about.aspx).

Les Israéliens qui ont provoqué, soutenu et participé à plusieurs offensives contre le territoire libanais ont toujours été intéressés par l’étude du paysage politique, stratégique et social de ce pays. Plusieurs centres de recherches israéliens développent des recherches sur le pays de cèdres. On peut citer le Begin-Sadat center for strategic studies (http://www.biu.ac.il/SOC/besa/) et le Moshe Dayan Centre for Middle Eastern and African Studies (http://www.dayan.org/).

Parmi les autres initiatives développées sur le Web, on peut citer le Middle East Research and Information Project (http://www.merip.org/), un portail anglophone sur l’information stratégique du Moyen-Orient dont la ligne éditoriale est assez diversifiée allant du néoconservateur qui défend la politique israélienne à Azmi Bishara, ancien député arabe du Knesset israélien et fervent défenseur de la cause palestinienne. Une autre initiative, proche du point de vue israélien, est le Middle East Media Research Institute (MEMRI) (http://www.memri.org/). Cet institut, proche des néoconservateurs, s’est spécialisé dans la veille des médias du Moyen-Orient. Publié principalement en anglais, il a récemment commencé à développer des notes, articles et vidéos en français.

La recherche arabophone

La recherche arabe est en plein essor. Les élites arabes et libanaises ont de plus en plus conscience des enjeux de l’information stratégique et commencent à traduire et à publier des études et des rapports sur la question du Moyen-Orient en général et de la politique libanaise en particulier. The Lebanese Center for Policy Studies (http://www.lcps-lebanon.org/index.asp) est l’un de ces centres libanais qui publient des études en anglais et en arabe sur la réforme électorale et sur les partis politiques au Liban et dans les autres pays arabes. Le Centre de recherche Euro-arabe (http://www.ceea.com/), basé à Paris, publie quant à lui des articles et des documents, en arabe, en français et en anglais, sur la coopération entre l’Union Européenne et les pays arabes dont le Liban. Malgré sa spécialisation dans l’étude de la politique intérieure jordanienne et de l’islam politique, l’institut de recherche Al Quds center for Strategic Studies (http://www.alqudscenter.org) publie souvent des études et des articles approfondis sur le Liban. On peut citer notamment des dossiers stratégiques qui ont abordé la question du salafisme au pays des cèdres.

Du côté de la recherche universitaire, on trouve le Centre National de la Recherche Scientifique libanais (http://www.cnrs.edu.lb/index.html) dont la publication électronique reste assez faible malgré un haut degré de coopération avec les multiples chaires de sciences humaines du CNRS français. Enfin, le site Arab Political Parties Studies (http://www.appstudies.org) fournit une étude détaillée de l’histoire et de l’évolution des partis politiques arabes en général et des partis politiques libanais en particulier.

Par ailleurs, des initiatives privées existent dans le pays. On peut citer particulièrement le site Arab Political Parties Studies (http://www.appstudies.org) qui fournit une étude détaillée de l’histoire et de l’évolution des partis politiques libanais et plus largement des formations politique dans le monde arabe. Quant à la question palestinienne, elle est largement traitée par le cabinet de conseil Al-Zaytouna (http://www.alzaytouna.net), créé en 2004 par un ensemble de chercheurs libanais et qui propose sur son site des rapports sur la politique palestinienne et la question des refugiés palestiniens au Liban et dans la région.


Les universités libanaises

La spécificité du paysage académique libanais réside dans la dominance du secteur privé. L’Université libanaise (http://www.ul.edu.lb/), marginalisée par quinze années de guerre civile puis par l’ingérence des différents courants politiques et confessionnels qui dominent le paysage politique, a ainsi laissé la place à une multitude d’universités privées qui ont développé et enrichi le paysage universitaire.


Deux grandes universités, l’une anglophone, l’American University of Beirut (http://www.aub.edu.lb/) et l’autre francophone fondée par les Jésuites, l’Université Saint Joseph (http://www.usj.edu.lb/), dominent le milieu universitaire privé libanais. Les autres universités nées d’initiatives privées ont un caractère confessionnel plus marqué et se sont développées principalement pendant la guerre civile qui a transformé le pays en une “ République fédérale des communautés libanaises ”.


Côté chrétien, on trouve principalement la Balamand University (http://www.balamand.edu.lb/) proche du Courant Patriotique Libre, l’Université Saint Esprit du Kaslik (http://www.usek.edu.lb/) proche des Forces Libanaises, et l’Université Haigazian (http://www.haigazian.edu.lb/), pôle universitaire de la communauté arménienne. Par ailleurs, la communauté chrétienne a su depuis la création de l’Emirat du Mont Liban au 17e siècle profiter de sa relation privilégiée avec l’Europe pour développer des institutions, principalement religieuses, pour former son élite religieuse et bourgeoise. Ces pôles de formations sont devenus, avec la modernisation du pays et les moyens financiers dont disposent en général les communautés libanaises, de véritables universités multidisciplinaires. On peut alors citer l’Université Antonine, du nom de l’Ordre antonin maronite, (http://www.upa.edu.lb/), l’Institut Al-Kafaat (Nadeem & Lily Shwayri Rehabilitation Foundation) (http://www.al-kafaat.org), l’Université de la Sagesse fondée par le diocèse maronite de Beyrouth (http://www.uls.edu.lb/), et l’Université Notre Dame Louaize de l’Ordre maronite de la Vierge Marie (http://www.ndu.edu.lb/).


Les musulmans aussi ont leurs propres institutions universitaires. L’Université Islamique au Liban (al-Jâmi’a al-Islâmiyya fî Lubnân) (http://www.iul.edu.lb/), proche du Hezbollah, est un exemple marquant de l’évolution de la communauté chiite, qui est devenue en une décennie la nouvelle classe moyenne de la banlieue sud de la capitale. Quant à la Beirut Arab University (http://www.bau.edu.lb/), créée par l’Égypte nassérienne, elle est devenue le bastion universitaire de la communauté sunnite. Cette communauté a su profiter de l’ascension extraordinaire de son leader, l’ancien Premier ministre feu Rafic Hariri, pour rattraper son retard, rivalisant avec les chrétiens dans les domaines économique et scientifique. Cette nouvelle donne a permis la création de plusieurs universités à dominance communautaire sunnite, nées d’initiatives privées. On peut citer deux universités strictement religieuses dont la seule mission est la formation des imams : le Collège Universitaire d’Ouzaï (Al Imam Al Ouzai University) (http://www.wakf.org/) et l’Université Jinan (http://www.jinan.edu.lb/).


D’autres universités généralistes, appartenant la plupart du temps à des députés ou des leaders de petits partis politiques, sont apparues sur le marché de l’enseignement supérieur libanais. Côté musulman, on dénombre six universités : l’Arab Open University (http://www.arabou.org), la Lebanese Arab University (http://www.lau.edu.lb/), l’Université Libano-Canadienne (http://www.lcu.edu.lb/), la Lebanese International University (http://www.liu.edu.lb/), la Hariri Canadian University (http://www.hcu.edu.lb/) et la Global University (http://www.gu.edu.lb/). Des initiatives privées chrétiennes ont aussi abouti à la formation de pôles universitaires comme l’American University of Technology (http://www.aut.edu.lb/), l’American University of Science & Technology (http://www.aust.edu.lb/), la Middle East University (http://www.meu.edu.lb/), la Modern University for Business and Science (http://www.mubs.edu.lb/) et la Arts, Sciences & Technology University In Lebanon (http://www.aul.edu.lb/).


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