Guide d'Arabie saoudite-sur-Web Deuxième édition (4 mars 2008)


Arabie saoudite : Les usuels

Portails, annuaires, informations générales

Pour une première approche de l’Arabie saoudite sur internet, il existe une grande quantité de sites “portails” qui offrent à l’internaute des séries de liens classés par thème. La plupart d’entre eux n’offrent qu’un choix limité de ressources, le plus souvent institutionnelles et en langue anglaise. Ils ne donnent donc qu’un aperçu très partiel de la réalité du web saoudien. C’est le cas du classique annuaire de Yahoo (http://dir.yahoo.com/Regional/Countries/Saudi_Arabia) (anglais), plutôt orienté vers les affaires et le tourisme, tout comme l’annuaire de Google (http://directory.google.com/Top/Regional/Middle_East/Saudi_Arabia/) (anglais), qui a cet avantage de lister les sites par ordre de popularité, et donne ainsi une indication sur leur fréquentation. L’Université du Texas propose le même type d’informations sur la page du Middle East Network Information Center (MENIC) (http://menic.utexas.edu/Countries_and_Regions/Saudi_Arabia/) (anglais) consacrée à l’Arabie saoudite. Toujours dans les annuaires de liens, il faut mentionner deux sites au contenu plus élaboré. Le premier est le portail Arabo (http://www.arabo.com/links/Arab_Sites/Saudi_Arabia/) (anglais, arabe), dans sa version arabe, qui est le seul à proposer un grand nombre de sites en arabe. Le second, The Saudi Network (http://www.the-saudi.net/saudi-arabia/index.html) (anglais), hébergé aux Etats-Unis, offre une liste très complète de l’internet saoudien officiel (institutions, entreprises, presse, etc.). Enfin, l’encyclopédie en ligne Wikipedia (http://en.wikipedia.org/wiki/Portal:Saudi_Arabia) (anglais) propose un portail en anglais très complet ; sa rubrique consacrée à l’Arabie s’est étoffée durant le second semestre 2007 et constitue une base d’informations remarquable.

Dans la même perspective généraliste, on trouve également de nombreux portails qui rassemblent les informations essentielles sur le pays, des fils d’actualité et des catalogues de liens. Il est évidemment impossible d’en établir une liste exhaustive. La référence dans ce domaine reste sans doute la version électronique de The Economist (http://www.economist.com/countries/SaudiArabia/) (anglais), aussi sérieuse et fiable que que sa version papier. Dans la catégorie des portails consacrés au Moyen-Orient, on peut citer le site britannique Al-Bab (http://www.al-bab.com/arab/countries/saudi.htm) (anglais), et le portail jordanien Al-Bawaba (http://www.albawaba.com/en/countries/Saudi%20Arabia) (anglais, arabe). Plus complet, le site Explore Saudi Arabia (http://www.exploresaudiarabia.com/index.htm) (anglais), plutôt orienté vers la jeunesse, est aussi plus didactique. On mentionnera également Datarabia (http://www.datarabia.com/) (anglais), qui se concentre sur le monde des affaires et les pouvoirs publics saoudiens. L’Etat saoudien a également son portail, le Saudi Arabia Information Site (http://saudinf.com/) (anglais), qui n’est autre que le site officiel du ministère saoudien de l’Information et de la Communication.

Pour obtenir des informations à jour ou des dépêches d’agences, l’internaute pourra utilement consulter la page “Arabie saoudite” du site Middle East Online (http://www.middle-east-online.com/english/saudi/) (anglais, arabe). Pour des articles de fond, on préfèrera les pages de Saudidebate (http://www.saudidebate.com) (anglais), qui réunit les contributions des meilleurs spécialistes saoudiens sur l’Arabie saoudite et les pays voisins, ainsi que, pour les arabisants, celles de Saudiaffairs (http://www.saudiaffairs.net) (arabe), une revue d’information politique et sociale en ligne.

Citons enfin deux sites plus spécifiques qui viendront compléter ce panorama général : le site Ethnologue (http://www.ethnologue.com/show_country.asp?name=Saudi+Arabia) (anglais), qui présente un tableau des langues parlées en Arabie saoudite, et le portail officiel du Saudi Geological Survey (http://www.sgs.org.sa/) (anglais), où on pourra trouver des informations sur la géographie physique du Royaume.

Photos et cartes

Le web recèle un très grand nombre de pages proposant des photos de plus ou moins bonne qualité sur l’Arabie saoudite. La sélection effectuée par Google sur sa page Google Directory : Maps and Views (http://www.google.com/Top/Regional/Middle_East/Saudi_Arabia/Maps_and_Views/) (anglais) est loin d’être exhaustive mais elle propose une sélection de sites intéressants.

On trouvera de nombreuses et belles photos de paysages et de grottes sur le site Saudicaves (http://www.saudicaves.com) (anglais), page personnelle consacrée aux explorations spéléologiques en Arabie saoudite. Le site Al-Deerah (http://www.aldeerah.net) (arabe) offre également un grand nombre de clichés sur le sud de l’Arabie. Dans une optique plus touristique, Trek Earth (http://www.trekearth.com/gallery/Middle_East/Saudi_Arabia/) (anglais) publie de nombreuses photos de paysages et de villes saoudiennes. On signalera enfin le site Saudi Arabian.tv (http://www.saudiarabian.tv) (anglais), qui compile un grand nombre de vidéos amateurs réalisées par des saoudiens.

Pour la cartographie, la référence en la matière reste la base de données Perry Castaneda constituée par l’Université d’Austin (http://www.lib.utexas.edu/maps/saudi_arabia.html) (anglais). On trouvera de très belles images satellites sur le site britannique Intute (http://www.intute.ac.uk/sciences/worldguide/html/1012_satellite.html) (anglais), ainsi qu’une carte complète du Royaume, avec une fonction zoom, sur le site MapMachine (http://mapmachine.nationalgeographic.com/) (anglais), édité par le National Geographic.

Fiches pays

En complément des sites généralistes déjà cités, on pourra trouver dans cette catégorie de liens des fiches plus opérationnelles, censées présenter un tableau synthétique de l’Arabie saoudite. Les Américains excellent dans cet exercice : pour les données chiffrées, le site de la CIA propose dans son World Factbook (https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/sa.html) (anglais) un panel complet et à jour des principales données géographiques, économiques et sociales sur le Royaume. Dans le même genre, mais plus rédigé, on consultera les publications du Congrès américain : la fiche Country Study (http://lcweb2.loc.gov/frd/cs/satoc.html) (anglais) est bien documentée mais n’a pas été actualisée depuis 1993, ce qui n’est pas le cas du Country profile (http://lcweb2.loc.gov/frd/cs/profiles/Saudi_Arabia.pdf) (anglais), qui date de 2006.

Toujours aux Etats-Unis, la Background Note du Département d’Etat américain (http://www.state.gov/r/pa/ei/bgn/3584.htm) (anglais) est tout aussi documentée. En français, la fiche du portail de l’Institut du monde arabe (http://www.imarabe.org/portail/mondearabe/pays/arabie-saoudite-index.html) est plus succincte. La version on-line de l’Encyclopédie de l’Orient (http://www.i-cias.com/e.o/index.htm) (anglais) est elle aussi moins complète, mais elle permet de naviguer par des liens internes dans l’ensemble de la basse de données de l’Encyclopédie. La page du portail européen Medea (http://www.medea.be/index.html?page=2&lang=fr&doc=18) (français), financé par la Commission européenne, fournit quelques informations utiles sur les relations euro-saoudiennes. Enfin, on trouvera l’ensemble des indicateurs de développement humain (IDH) relatifs à l’Arabie, avec des renvois aux tableaux de classement mondiaux, sur le site du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) (http://hdr.undp.org/hdr2006/statistics/countries/data_sheets/cty_ds_SAU.html) (anglais).

Les ressources académiques

Les ressources académiques en ligne sur l’Arabie saoudite sont clairsemées. Bien que le pays accueille depuis les années 1940 une très large communauté expatriée, les “études saoudiennes” sont encore dispersées, et se sont longtemps concentrées sur les seuls aspects stratégiques et pétroliers. L’Internet reflète cette situation et l’amplifie : très peu de ressources académiques sont disponibles en ligne, et les think tanks tiennent le haut du pavé. L’internaute désireux d’approfondir des aspects historiques ou sociaux restera donc souvent sur sa faim. Les sites des universités saoudiennes ne sont pas en mesure d’assouvir sa curiosité, ni non plus ceux des centres de recherche locaux. Les ressources anglo-saxonnes et européennes ne sont malheureusement guère plus fournies.

Les universités saoudiennes

Toutes les universités du pays ont un site Internet, la plupart du temps disponible en anglais et en arabe, sauf pour les trois principales universités islamiques du pays. Le première et la plus importante est la King Saud University à Riyad (http://www.ksu.edu.sa) (anglais, arabe). Fondée en 1957 sous le nom d’« Université de Riyad », renommée en 1982 d’après le nom de son fondateur, elle accueille aujourd’hui environ 70 000 étudiants dans un immense campus au nord de la capitale. Il n’y a pas de syndicats étudiants mais des comités étudiants (al-lijân al-tullâbiyya) cooptés par la direction de l’Université, qui n’ont malheureusement pas de site Internet, alors qu’ils mènent des batailles souvent courageuses contre l’administration. Le logement, payant pour les Saoudiens et gratuit pour les étrangers, est une pomme de discorde, ainsi que les primes mensuelles dues aux étudiants Saoudiens : la direction de l’université est régulièrement accusée de thésauriser les primes à des fins spéculatives. La bibliothèque dispose d’un catalogue en ligne (http://digital.library.ksu.edu.sa) (anglais, arabe).

Les deux meilleures institutions éducatives du pays sont certainement l’Institute of Public Administration (IPA) (http://www.ipa.edu.sa/) (arabe, anglais), créé en 1961 pour fournir à l’Etat des cadres saoudiens, et la King Fahd University of Petroleum & Minerals (http://www.kfupm.edu.sa) (anglais, arabe). Fondée en 1963 à Dhahran dans un campus jouxtant l’Aramco alors sous administration américaine, l’université du pétrole et des minerais a formé l’élite technique saoudienne qui dirige actuellement la compagnie pétrolière Aramco, nationalisée en 1988.

Les autres universités généralistes du pays sont, à Djedda, la King Abdulaziz University (http://www.kau.edu.sa) (arabe, anglais), fondée en 1967, la King Faisal University (http://www.kfu.edu.sa) (anglais, arabe) à Dammam et al-Ahsa, la King Khalid University (http://www.kku.edu.sa) (arabe, anglais), fondée en 1999 à Abha dans le sud du pays. On pourra également visiter le site de l’Arab Open University (http://www.arabou.org.sa) (arabe, anglais), créée en 2003 par l’ex « prince livre » Talal bin Abdelaziz en partenariat avec l’Open University britannique. Les deux premières universités exclusivement féminines du pays sont la Dar al-Hikma (http://www.daralhekma.edu.sa/) (anglais, arabe) et l'Effat College (http://www.effatcollege.edu.sa/) (anglais, arabe), toutes deux fondées en 1999 à Djedda.

La principale université islamique du pays est la Al-Imam Muhammad Ibn Saud University (http://www.imamu.edu.sa) (arabe). Fondée par Muhammad bin Ibrahim Âl al-Shaykh, alors grand mufti du Royaume, sous la forme d’une Faculté de Sharia à Riyad en 1953, elle est devenue Université de l’Imam en 1974 et a fondé des facultés dans de nombreuses régions du pays, notamment dans le Qassim et dans le Assir. Accusée d’avoir radicalisée plusieurs générations d’étudiants, l’Université de l’Imam a été placée depuis 2002 sous une surveillance plus étroite. La plus célèbre peut-être des universités islamiques du pays est néanmoins la Islamic University in Madinah (http://www.iu.edu.sa) (arabe), fondée en 1961 ; elle a connu des professeurs célèbres, notamment le cheikh salafi Muhammad Nasir al-Din al-Albani, et accueille aujourd’hui des étudiants du monde entier. L’Université Umm al-Qura de La Mecque (http://www.uqu.edu.sa) (arabe) a été fondée en 1981 à partir de la plus ancienne institution éducative islamique du pays, l’Institut de Sharia de La Mecque, créé en 1949 par le roi Abdelaziz.

La recherche en Arabie saoudite et dans le Golfe

La recherche saoudienne en est à ses balbutiements. Dans le domaine des humanités, on trouvera quelques ressources sur Internet, notamment le site du King Faisal Center for Research and Islamic Studies (http://www.kfcris.com/) (arabe, anglais), créé en 1980. Il accueille aujourd’hui des chercheurs étrangers et coordonne des programmes de recherches, notamment sur le terrorisme ou les réformes. La bibliothèque du centre dispose d’un moteur de recherche en ligne (http://213.150.161.217/scripts/minisa.dll/144/KFCRISMAIN?DIRECTSEARCH) (arabe). On pourra également visiter les sites des deux principales bibliothèques du pays : la King Fahad National Library (http://www.kfnl.gov.sa/) (anglais, arabe), dont le catalogue (http://www.kfnl.gov.sa:88/hipmain/) (arabe, anglais) peut être consulté en ligne, et la King Abdulaziz Foundation for Research & Archives (http://www.darah.org.sa/) (arabe, anglais).

Les centres de recherche les plus visibles sont par ailleurs les institutions spécialisées en recherches « sécuritaires » : criminologie, lutte contre la délinquance et la drogue, etc. On consultera ainsi les sites de l’Université arabe prince Nayif pour les sciences de sécurité (http://www.nauss.edu.sa/) (anglais, arabe) et de la Faculté de sécurité roi Fahd (http://www.kfsc.edu.sa/), qui rassemblent de nombreuses informations sur les recherches sécuritaires. La Faculté roi Fahd publie notamment la Revue des sciences de sécurité (http://www.kfsc.edu.sa/Docs/Journal/index.aspx).

On consultera également avec profit le site du Gulf Research Center (http://www.grc.ae), créé en 2000 à Dubaï par Abdelaziz al-Sager, un homme d’affaires saoudien : Son site, partiellement payant, propose des analyses sur la situation politique et économique du Royaume.

La recherche occidentale

Bien que la grande majorité de la production scientifique sur l’Arabie saoudite (histoire, société, politique, économie) vienne des universités anglo-saxonnes, les ressources en ligne sont très pauvres. On pourra ainsi consulter l’annuaire de la Columbia University (http://www.columbia.edu/cu/lweb/indiv/mideast/cuvlm/Saudi.html) (anglais) et le site personnel de Madawi al-Rasheed (http://www.madawialrasheed.org) (anglais), professeur d’anthropologie à King’s College (Londres) et historienne de l’Arabie saoudite.

La recherche française en Arabie saoudite est plus récente. Elle s’articule autour de deux institutions principales : le Centre français d’archéologie et de sciences sociales de Sanaa (CEFAS) (http://www.cefas.com.ye/) (français), dont la revue Les Chroniques yéménites(http://cy.revues.org/) (français et anglais) est publiée intégralement en ligne, et le réseau Eurogolfe (http://moyen-orient.sciences-po.fr/fr/eurogolfe/index.htm) (français), rattaché à l’Institut d’études politiques de Paris (Chaire Moyen-Orient Méditerranée). On pourra consulter le site personnel de l’un des auteurs de ce Guide d’Arabie-sur-Web : Ethnographie politique de l’Arabie saoudite (http://pascal-menoret.over-blog.com) (français et anglais).

Les think tanks

En comparaison avec d’autres pays de la zone, l’Arabie saoudite est peu auscultée par les think tanks, alors que (ou précisément parce que) le pays représente des enjeux politiques et économiques colossaux. Cependant, la relation particulière qu’entretient Washington avec le premier producteur mondial de pétrole s’incarne notamment dans le projet SUSRIS (Saudi-US Relations Information Service) (http://www.saudi-us-relations.org/) (anglais). Son site, très proche de la ligne officielle de l’administration américaine, publie les analyses des principaux chercheurs américains sur l’Arabie saoudite et les relations saoudo-américaines.

Parmi les autres think tanks américains, le Council on Foreign Relations (http://www.cfr.org/region/413/saudi_arabia.html) (anglais) consacre une rubrique à l’Arabie saoudite. On trouvera des contributions sur le Royaume sur le site du Carnegie Endowment for International Peace (http://www.carnegieendowment.org/programs/global/index.cfm?fa=proj&id=107&proj=zmevv) (anglais), et dans la publication de ce même organisme, l’Arab Reform Bulletin (http://www.carnegieendowment.org/publications/index.cfm?fa=view&id=19648&prog=zgp&proj=zdrl,zme) (anglais), à laquelle on peut s’abonner. Enfin, le think tank pro-israélien MEMRI (The Middle East Media Research Institute) (http://www.memri.org/saudiarabia.html) (anglais) propose une sélection orientée de traductions d’articles ou d’interviews de différents médias saoudiens.

En Europe, seul l’International Crisis Group (http://www.crisisgroup.org/home/index.cfm) (anglais) a publié ces dernières années trois rapports sur l’Arabie saoudite : Can Saudi Arabia Reform Itself ? (http://www.crisisgroup.org/home/index.cfm?id=3021&l=1) (anglais), Saudi Arabia Backgrounder : Who Are the Islamists ? (http://www.crisisgroup.org/home/index.cfm?id=3021&l=1), en 2004, et The Shiite Question in Saudi Arabia (http://www.crisisgroup.org/home/index.cfm?id=3678&l=1) (anglais) en 2005.

Plusieurs think tanks proposent enfin des analyses sur le Royaume par le biais de leurs études consacrées à la région du Golfe. On trouvera leurs références dans le chapitre consacré à la dimension régionale de l’Arabie saoudite.



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