Guides de la recherche-sur-Web Première édition (17 décembre 2008)


Yémen : les médias

Grâce à une Constitution relativement libérale autorisant le multipartisme, le nombre des journaux yéménites n’a cessé d’augmenter depuis 1990. La presse traditionnelle compte actuellement près de 150 publications (gouvernementales, partisanes et indépendantes). Moins étoffée, la presse électronique a fait son apparition à partir de l’année 2000. Les grands journaux yéménites, découvrant le support de l’internet, se contentèrent pour la plupart, de créer un site d’information reproduisant à peu de chose près la copie conforme de leur version papier. Mais, compte tenu d’un retour à la norme arabe tendant à limiter la liberté d’expression à compter de 2001, quelques journaux d’opposition trouvèrent en cet outil un moyen de contourner la censure qui frappe les publications imprimées. Reste à préciser qu’en dépit de l’existence d’un ministère de l’Information chapeautant le domaine de la presse et d’une situation qui va en se dégradant, les journalistes yéménites bénéficient d’une liberté de ton peu commune dans la région. Il faut savoir en outre que prise dans son ensemble, la presse yéménite se présente d’avantage comme un vecteur d’opinions que comme un média d’information au sens strict.

Créée en 1990, la Yemen News Agency (Saba) (http://www.sabanews.net/ar/) (arabe, anglais, français) est l’agence nationale et officielle de presse du Yémen. Bien conçu, son site donne à lire quelques articles (sur des sujets culturels notamment) à la rubrique "enquêtes et reportages" et des pages froides où sont livrés des renseignements généraux concernant le Yémen. Mais il reste avant tout utile pour balayer d’un coup d’œil les brèves nouvelles du jour.

Les journaux gouvernementaux et proches du pouvoir

Établi en septembre 1962 à Sanaa au début de la Révolution, Al-Thawra (http://www.althawranews.net/) (arabe) est la voix du pouvoir. On peut télécharger les numéros en PDF sur son site.



Le 14 October (http://www.14october.com/Default.aspx?issueid=8b54bc9c-0d72-40ef-8e74-e51a0c178b53) (arabe) a été créé à Aden en 1968 après le départ des Britanniques. Organe socialiste, il est devenu l’un des journaux officiels du pouvoir après la guerre civile de 1994.

Les numéros peuvent être téléchargés en PDF sur son site, ainsi que quatre magazines : Al-Hadaf (sportif) (http://www.14october.com/Sport.aspx) (arabe), Mashâ’al (http://www.14october.com/Mashaal.aspx) (arabe), Lamîs (http://www.14october.com/Lamise.aspx) (arabe) et Ruwâfid (culturel) (http://www.14october.com/Rawafed.aspx) (arabe).

Créé à Ta‘îzz en 1962, Al-Jumhûriyya (http://www.y.net.ye/al-gumhuryah) (arabe) est le troisième grand quotidien dirigé par le pouvoir en place.

Proche d’Al-Jumhûriyya, Al-Thaqâfiyya (http://www.y.net.ye/althaqafiah/) (arabe) est un hebdomadaire traitant des questions culturelles.

Datant de 1982, le 26 September (http://www.september.net.ye/index_last.asp) (arabe) est l’hebdomadaire des forces armées (ministère de la Défense). Sa lecture peut se révéler intéressante dans la mesure où les informations qu’on y trouve peuvent diverger par rapport aux trois quotidiens ci-dessus. Al-Wahda (http://www.alwahdah.net/) (arabe) est un hebdomadaire paraissant depuis la réunification.



À côté de ces journaux purement officiels en existent d’autres qui soutiennent le pouvoir et/ou qui sont dirigés par le Congress General Party (CPG), le parti du Président. Créé en 1982 et donc le plus ancien de tous, Al-Mîthaq (http://www.gpc.org.ye/MATHAK.HTM) (arabe) est le porte parole du Congress General Party (CPG), le parti du Président, et le journal People Media (http://www.peoplemedia.com.ye/) (arabe) en est très proche.

Officiellement indépendant, le journal Al-Shumû‘ (http://www.alshmoa.com.ye/) (arabe), proche des services secrets, a été créé en 1997 pour attaquer les personnes "infidèles" au pouvoir. On y trouve néanmoins des informations parfois fiables.



Al-Shûra (http://www.y.net.ye/shoura/) (arabe) a été créé récemment pour concurrencer un journal homonyme mais hostile celui-ci au pouvoir. Les archives sont disponibles sur son site.

Les deux journaux anglophones Yemen Observer (http://www.yemenobserver.net) (anglais) et Yemen Post (http://www.yemenpost.net/index.htm) (anglais), destinés surtout aux étrangers vivant au Yémen, sont la propriété d’un des conseillers du Président, ce qui ne les empêchent pas d’être parfois critiques envers le gouvernement. Le deuxième est distribué aux États-Unis.

Les journaux des partis d’opposition

Plusieurs journaux appartiennent ou sont proches de partis politiques : Al-Sahwa (http://www.alsahwa-yemen.net/) (arabe, anglais) est l’organe officiel du parti islamiste al-Islâh ; Al-Thawrî (http://www.althawry.org/) (arabe), disponible en PDF, est celui du Parti socialiste yéménite ; Al-Wahdawî (http://www.alwahdawi.net/) (arabe) est celui du Parti nassérien et Al-Balâgh (http://www.al-balagh.net/) (arabe) est un hebdomadaire proche du parti zaydite l’Union des Forces populaires yéménites. On accède sur son site à des dossiers et aux archives.

     
 
 

Les journaux indépendants

Les journaux réellement indépendants sont peu nombreux au Yémen car presque tous ont un lien avec des acteurs politiques. On peut consulter sur le Web le quotidien adeni Al-Ayyâm (http://www.al-ayyam.info/) (arabe). Créé en 1956 puis ré-ouvert en 1991 après plusieurs années d’interruption, il est le seul quotidien indépendant. Même si sa qualité baisse depuis quelques années, il reste tout de même une référence au Yémen. Le bihebdomadaire anglophone Yemen Times (http://www.y.net.ye/yementimes/) (anglais), créé en 1991 par le défunt ‘Abdul ‘Azîz al-Saqqâf et dirigé maintenant par sa fille, est lui le seul quotidien anglophone indépendant et de bonne qualité.

L’hebdomadaire Nass Press (http://www.nasspress.com/) (arabe) est dirigé par d’anciens membres des Frères musulmans proches du parti al-Islâh qui se sont depuis rapprochés du pouvoir et de ses idées, sans pour autant s’opposer aux islamistes. C’est un des meilleurs hebdomadaires du pays. Également de bonne qualité, le journal Al-Wasat (http://www.alwasat-ye.net/) (arabe) s’oppose ouvertement au Président, ce qui lui a valu de nombreuses interdictions et procès.


Citons enfin Al-Rayy Al-‘Am (http://www.alraialaam.com.ye/) (arabe), Yemen Daily (http://www.yemendaily.com/) (anglais) et Nabâ’ Al-Haqîqa (http://www.y.net.ye/naba/) (arabe) qui pourrait être comparé à un tabloïd britannique.


Les webzines

Pour les journalistes et rédacteurs engagés dans un bras de fer avec le pouvoir, le Net-média échappant plus facilement à la censure que la presse papier constitue un "espace refuge". Ces webzines permettent à ces journalistes de demeurer présents sur le front de l’opinion, y compris en cas de non publication ou de saisie des feuillets traditionnels, tout en offrant une plus grande mobilité à leurs rédacteurs et un moindre coût de fabrication. A ce titre, le Net attire aussi des personnes extérieures au monde des professionnels de l’information. Webzines ou forums de discussion donnant l’occasion d’aborder des thèmes tabous, ces sites offrent souvent des points de vue originaux.

Véritable référence en ce domaine, le webzine Mareb Press (http://marebpress.net/) (arabe, anglais) compte aujourd’hui comme le site d’information yéménite le plus consulté au Yémen, tant par le public que par les journalistes du pays. Créé en janvier 2006 par un étudiant qui souhaitait redorer l’image de sa région, le webzine de Muhammad al-Sâlihî a le grand mérite de rompre avec les méthodes de travail habituelles des journalistes professionnels yéménites. Proposant une information vérifiée et recueillie à la source par le biais de reportages, le site a rapidement connu le succès et, grâce à quelques correspondants et de nombreux bénévoles, gagné une envergure nationale et internationale.

Bandeau de la page d’accueil du webzine Mareb Press avec son slogan « Par la vraie information, nous plaçons la réalité entre tes mains » (Bi-l-naba’ al-yaqayn nudha‘ al-wâqi‘ bayn yadîk)


L'un des plus anciens webzines est le News Yemen (http://www.newsyemen.net/en/) (anglais, arabe) créé en 2005 par le rédacteur en chef d’al-Sahwa. Almotamar.net (http://www.almotamar.net/en/index.php) (anglais, arabe) est le webzine du Congress General Party (CPG), le parti du Président, et Yemen On Line (http://www.yemenonline.info/) (anglais, arabe) en est proche.

Après avoir été interdit à maintes reprise Al-Shûrâ, hebdomadaire proche du Parti de l’Union des Forces populaires, son rédacteur en chef, ‘Abdulkarîm al-Khaywânî, a décidé en 2005 de fermer la version imprimée et de lancer Al-Shoura.net (http://www.al-shoura.net/) (arabe). Cela ne lui a quand même pas empêché d’être jugé et emprisonné pour soutien à la "rébellion" qui s’est déroulée dans le Nord du pays entre 2004 et 2008.

Ray (http://www.ray-yem.com/) (arabe), qui existait lui aussi auparavant en version imprimée, et Ray News (http://www.raynews.net/) (arabe) sont les organes du Parti de la Ligue des Fils du Yémen dans les sites desquels les archives sont accessibles.

Alors que la presse locale est quasiment inexistante en version imprimée, certains Yéménites ont profité du nouvel outil qu’est l’internet pour lancer des webzines régionaux. On pourra citer Mukalla News (http://www.mukallanews.com/) (arabe), exclusivement dédié à la région du Hadhramawt, et Shabwah Press (http://www.shabwahpress.net) (arabe) qui, comme son nom l’indique, porte sur le gouvernorat de Shabwah. Le site Sanaa Press (http://www.sanaapress.net/) (arabe) était fermé lors de la rédaction de ce guide, mais, comme il est dit sur sa page d’accueil, devrait rouvrir très prochainement.

Il existe également des webzines plus thématiques. L’association de défense des journalistes Women Journalists Without Chains a un webzine du même nom Bilakoyood ("Sans chaînes") (http://belaquood.net/) (arabe) plus centré sur la question des médias et des journalistes, alors que Yemeni America.net (http://www.yemeniamerican.com/) (anglais, arabe), webzine indépendant créé en novembre 2007 par un étudiant de l’Université du Michigan, s’intéresse surtout au Yémen, aux Yéménites résidant aux Etats-Unis et aux relations entre les deux pays.

 

Pour toutes les questions relatives à la jeunesse, on pourra se reporter au site de l’Union générale des Jeunes du Yémen (http://www.shababalyemen.com) (arabe) sur lequel on trouvera le journal Sahîfat Chabâb al-Yaman et le magazine Chabâb x Chabâb.


Suite à la guerre civile de 1994 qui opposa les ex-Yémen Nord et Sud, l’opposition socialiste et/ou sudiste - défaite - a quitté le Yémen puis s’est progressivement reconstituée en exil. Le site internet du mouvement Sawt al-Janûb installé à Londres (http://www.soutalgnoub.com/) (arabe), n’est pas à proprement parler un organe de parti politique mais constitue plutôt un site d’information générale sur le Yémen quoique principalement axé sur les actualités du Sud du pays. Le site, régulièrement censuré au Yémen, témoigne aussi de l’organisation du mouvement. Il héberge également un forum internet (http://www.soutalgnoub.com/vb2/) (arabe) où les opposants au régime de Sanaa discutent et échangent des informations. Le parti Federation of South Arabia, créé à Londres en 2004, (http://www.tajaden.org/) (arabe, anglais) a lancé un site du même genre.

Sur le modèle de News.google.net, on citera le Free Yemen Portal (http://freeyemenportal.org/, http://yemen.arabiaportal.net ou http://yemenportal.net/) (anglais, arabe) qui collecte des informations parues sur le Yémen dans divers sites. Il classe ces articles par sources indépendantes, gouvernementales et issues de l’opposition en vue de les comparer. Dans le même genre et même si il n’est pas yéménite, on trouvera de nombreux articles sur le Yémen sur le site du World News Network (http://wnnetwork.com/) (en 47 langues).

Forums de discussion, blogs et sites personnels

Dans un pays où les sphères de socialisation hommes/femmes sont traditionnellement séparées, les forums de discussion (ou muntadayât) ont le mérite de faciliter le dialogue entre personnes des deux sexes. Visant au débat d’idées et à la circulation de l’information par des échanges sur des sujets d’actualité ou des questions de société, ces forums, dont le premier naquit en 1999, sont aujourd’hui au nombre de 66. Tous présentent une structure en sections et sous-sections thématiques. Quelques uns proposent une section en anglais. On peut classer ces forums en plusieurs types : forums généralistes à audience nationale, forums régionaux, forums tribaux et forums thématiques. Nous ne les aborderons pas ici, mais il faut noter que la plupart des journaux et webzines ont leur propre forum de discussion intégré à leur site.

Dans la première catégorie, on peut citer les huit qui ont le plus fort taux d’audience et qui, de l’avis (subjectif) de beaucoup d’utilisateurs, sont les meilleurs. Le premier est certainement Al-Majlis al-Yamanî (http://www.al-yemen.org/ ou http://www.ye22.com/) (arabe). Viennent ensuite Hadhramawt - Multaqa al-Hiwâr al-‘Arabî (http://www.hdrmut.net/vb/) (arabe) et le Shabwa Soft (http://www.sh3bwah.maktoob.com) (arabe). Ce dernier, créé à ‘Ataq, une ville d’environ 20 000 habitants située dans une région désertique, a à l’origine misé sur sa section "nouvelles technologies". De bonne qualité, il est devenu le 6ème site en arabe le plus visité avant d’être racheté par le Jordanien Maktoob. Le forum Shabaka Ibb al-Khadhrâ’ (http://www.ibb7.com/) (arabe), bien que généraliste, s’est lui aussi spécialisé dans les NTIC. Citons ensuite ‘Adan – Thaghara al-Yaman al-Bâsim (http://www.4aden.com/) (arabe), généraliste bien qu’un peu plus centré sur les questions du Sud, Hiwâr (http://www.hewarye.com) (arabe), forum très engagé politiquement et qui a récemment mis en ligne Disappearances and Arbitrary Arrests in the Armed Conflict with Huthi Rebels in Yemen, le rapport de l’organisation Human Rights Watch sur la guerre civile de 2004-2008, Al-Hudayyda (http://www.hodaidah.com) (arabe) et enfin le forum libéral (et parfois censuré) Al-Mustaqilla (http://www.mostakela.net/vb/index.php) (arabe). Ces huit forums, à l’origine régionaux, sont parmi les plus anciens du Yémen. S’ils ont acquis une telle popularité, c’est qu’au fil des ans ils ont su attirer et fidéliser les internautes, dont un grand nombre d’intellectuels, de journalistes et d’étudiants qui y rédigent des articles de très bonne qualité. Ce n’est pas toujours le cas dans les forums dont l’audience s’avère plus confidentielle.

Logos des forums Majlis al-Yamanî et Hiwâr


On pourrait également citer le forum de discussion du site Yemen Portal (https://yemenportal.net/blog/index.php) (arabe, anglais) où les internautes mettent en ligne des vidéos.

Parmi les forums régionaux, il faut noter que les habitants du Hadhramawt sont très actifs et alimentent un grand nombre de sites. On pourra citer les forums de Sayy’ûn (http://www.sayoun.net/vb/) (arabe ), du Wâdî Dû’an (http://www.do3n.com/vb/index.php) (arabe) et du Wâdî Hadhramawt (http://www.whdramut.com/vb/) (arabe). Pour les autres gouvernorats, les plus actifs semblent être les forums de Hajjah (http://www.hajjah.net/vb/) (arabe), du Yâfi’ (http://www.yafea1.com/vb/) (arabe), de Mâ’rib (http://mareeb.net/vb/) (arabe), Sanaa (http://www.san3a.net/) (arabe), Dhamâr (http://www.dhamar1.net/vb/) (arabe) ou encore Abyan (http://www.4abyn.com) (arabe).

Les tribus yéménites n’ont pas de sites internet propres, par contre il existe un certains nombre de forums qui leurs sont exclusivement consacrés. Il est à noter que les tribus et les questions tribales sont quasiment absentes des sites officiels yéménites, comme si, alors qu’elles sont un élément central dans la vie politique du pays, le régime voulait gommer cette composante sociale importante et donner l’image d’un État "moderne". Les organisations et diplomates occidentaux ont souvent la dent dure contre ces tribus, mais elles constituent un contre-pouvoir essentiel qui empêche ou ralentit la dérive dictatoriale d’un État naturellement peu enclin à la démocratie. Seuls lieux numériques dans lesquels ces hommes de tribus peuvent discuter de questions qui leurs sont propres, ces forums sont inspirés du modèle saoudien. Tous ont visiblement été conçus en Arabie saoudite d’où ils sont dirigés. Il faut noter que les plus grandes tribus et confédérations tribales du Yémen (Hâshid, Bakîl, Madhâj) ne sont pas présentes sur le net ; seules celles qui ont des contacts avec l’Arabie voisine animent des forums(tribus du Hadhramawt, du Khawlân, de Shabwa et de Mâ’rib). Il s’agit donc d’espaces publics réunissant Yéménites de la diaspora et ceux restés au pays. Ici encore, c’est dans le Hadhramawt qu’on trouve le plus de forums, tels Bâ-l-‘Ubayd (http://www.balobid.com/vb/index.php) (arabe) et Al-Shibâmî (http://www.alshibami.net/saqifa//index.php) (arabe). Le Sabyâ al-Turâthiyya (http://www.qyemen.com) (arabe) apparaît comme le meilleur et le seul qui s’adresse à toutes les tribus du pays. Citons enfin celui des tribus du Khawlân (http://www.khawlan.com/vb/) (arabe) ou encore le forum de la tribu des Bâlhârith de Shabwa. (http://www. aalharith.com/vb/index.php) (arabe).

Concernant les forums thématiques, on peut citer les forums féminins, tels Balqîs (http://www.p-yemen.com/) (arabe), Bint al-Yaman (http://www.bntyemen.net/vb/) (arabe) et Bint al-Hudayyda (http://www.hodye.com/vb/) (arabe) et les forums culturels, Al-Hikma (http://www.yem22.com/vb/) (arabe), Rada’ (http://www.rdaa.net/forum/) (arabe) sur la culture de cette région, Yemen Art (http://www.sa7t-ye.net/vb) (arabe) sur la littérature, Abû Bakr Sâlim (http://www.abuaseel.com/vb/index.php) (arabe) et Muhammad Murshid Nâjî (http://www.hnon.com/vb/) (arabe) sur la musique yéménite. Quelques forums sont également dédiés aux étudiants, à l’instar du Yemeni Students Association Abroad (YSAA) (http://www.ysaa.org) (anglais, arabe), mais aucun n’a réussi pour le moment à créer une réelle dynamique d’échanges.

Parmi les rares forums religieux, le Majâlis Ahl Muhammad (http://www.al-majalis.com/) (arabe), site chi‘ite, présente l’intérêt d’aborder le sujet de la guerre civile qui s’est déroulée dans le Nord entre 2004 et 2008.

Il y a très peu de sites personnels actifs au Yémen. L’un des seuls est celui du Chaykh al-Ahmar (http://www.alahmar.net/) (arabe, anglais), Chaykh al-maChâ‘îkh de la grande confédération tribale des Hâshid, chef du parti islamiste al-Islâh et ancien président du Parlement yéménite mort en 2008. On y trouve des éléments biographiques, des informations sur ses activités politiques ainsi que des photos.

En ce qui concerne les blogs, dans la mesure où ce sont des pages individuelles au contenu divers, il est difficile de donner une liste indicative des meilleurs. Deux sites hébergeurs permettent de naviguer de l’un à l’autre selon les besoins du moment : Arabo (http://www.arabo.com/links/,199,225,237,227,228/,227,207,230,228,199,202/) (arabe) qui procède à une sélection et Blogger (http://www.blogger.com/profile-find.g?t=l&loc0=YE)(anglais). Concernant ce dernier, l’internaute découvrira très vite qu’un certain nombre de bloggeurs ne vivent pas au Yémen comme ils le prétendent. On note par ailleurs que beaucoup de ces auteurs sont des femmes et des Yéménites de la diaspora résidant en Occident ou dans le monde arabe. Pour donner un seul exemple, le blog de Omar Barsawad, Moments in Words from Hadramaut (http://hadhramouts.blogspot.com/) (anglais), surtout centré sur sa région (société, culture, politique) et l’islam, est très fourni et régulièrement alimenté. Largement cité et repris en Occident, le blog Jane Novak, Army of Liberation (http://armiesofliberation.com/index.php) (anglais), se révèle très partisan. En vertu d’une nette empathie pour les régions du sud et d’une aversion ostentatoire à l’égard de l’État, elle se laisse aller parfois à quelques débordements. On retrouve également ses articles sur Jane’s Articles (http://janenovak.wordpress.com/) (anglais). Contrairement à ce que l’auteur prétend, ces deux sites ne sont pas interdits au Yémen.

Radio et télévision

On peut écouter les programmes on-line des deux radios nationales yéménites, Radio Sana’a (http://www.yemenradio.net/) (arabe) et Aden Radio (http://www.adenradio.net/) (arabe).

Les radios régionales sont quant à elles peu présentent sur le Net. Parmi les neuf existantes, à notre connaissance, seules les radios de Mukalla et Sayy’ûn sont accessibles sur Hadramaut Province (http://english.hadhramaut.info/view/634.aspx#) (anglais, arabe), le site officiel du gouvernorat.