| Guide de Syrie-sur-Web | Première édition (12 mai 2007) |
Syrie : l’opposition et les mouvements de la société civileLes partis du Rassemblement national démocratiqueFondé en
1979, le
Rassemblement national démocratique
(al-Tajamu’ al-Watanî
al-Dîmuqrâtî) a
constitué jusqu’en 2000 le seul cadre organisé de
l’opposition syrienne. Il regroupe six partis d’opposition de gauche
et nassérienne non reconnus (illégaux) :
L’Union
arabe socialiste et démocratique en Syrie
(Hizb al-Ittihâd
al-Ichtirâkî al-‘Arabî al-Dîmuqrâtî
fî Sûriyya, formation
nassérienne dirigée par Hassan Abd–al-‘Azîz)
Le Parti
communiste syrien-Bureau politique
(al-Hizb
al-Chuyû’î
al-Sûrî-al-Maktab al-Siyâsî,
dirigé par Riyad
al-Turk)
Le Parti Baath
arabe socialiste et démocratique (Hizb
al-Ba’th al-‘Arabî al-Ichtirâkî
al-Dîmuqrâtî, fidèle
à la direction du Baath de 1956 à 1970)
Le Parti des
socialistes arabes (al-Hizb
al-Ichtîrâkiyyîn
al-‘Arab, prolongement de la tendance
d’Akram Hourani)
Le Parti
révolutionnaire des travailleurs
(al-Hizb al-‘Umâl
al-Thawrî, marxiste
nationaliste)
Le Parti
d’Action communiste en Syrie (Hizb
al-‘Amal al-Chuyû’î fî
Sûriyya)
Le Rassemblement
possède un site (http://altagamoh.adimocraty.free.fr/) qui publie, outre
des tracts et documents, la revue du mouvement,
al-Mawqif
al-Dîmuqrâtî. Cette mouvance
a donné naissance à un avatar bilingue français/arabe,
initiative d’un militant résidant en France, le
Rassemblement national démocratique en Syrie (secteur externe)
(http://alain561.chez-alice.fr/), sur lequel on peut trouver quelques textes de
ce mouvement, souvent redondants avec ceux proposés par le site
officiel.
Parmi les partis
constitutifs de ce Rassemblement, on peut consulter sur la toile le site du
Parti nassérien de
l’Union arabe socialiste et démocratique en Syrie
(Hizb al-Ittihâd
al-Ichtirâkî al-‘Arabî al-Dîmuqrâtî
fî Sûriyya)
(http://www.ettihad-sy.net/) (arabe). Les derniers numéros de son
périodique
al-‘Arabî
sont consultables sur le site ; on peut consulter en outre le numéro
78/2002 de ce périodique sur le site
d’al-Hiwâr al-Dîmuqratî
(http://alhiwaradimocraty.free.fr/ALARABY1.HTM) (arabe) qui publie
également d’autres numéros de journaux issus des mouvements
de l’opposition de gauche.
Autre parti
appartenant au Rassemblement, le Parti Baath arabe socialiste et
démocratique (Hizb al-Ba’th
al-‘Arabî al-Ichtirâkî
al-Dîmuqrâtî) ne
possède pas de site propre mais on peut trouver en ligne une dizaine de
numéros de son périodique,
al-Dîmuqrâtî
(http://mormik.club.fr/ad-dimocraty.html) (arabe).
De même, le
Parti du peuple démocratique (ex-Parti communiste– bureau
politique) (Al-Hizb
al-Chuyû’î al-Sûrî-al-Maktab
al-Siyâsî) n’a pas de site
propre mais anime le dynamique site d’opinion
al-Râyy
(http://www.arraee.com/) (arabe).
Dernier parti de
gauche à avoir rallié le Rassemblement, en 2006, et lui aussi non
autorisé, le Parti d’Action communiste en Syrie
(Hizb al-‘Amal
al-Chuyû’î fî Suriyya)publie en ligne le périodique
al-An
(http://www.syriaalaan.com/) (arabe) qui comprend un forum de
discussion.
La mouvance démocratiqueL’arrivée
au pouvoir de Bachar al-Assad en juillet 2000, au décès de son
père, a soulevé dans le pays une vague d’espoir et de
mobilisation réclamant une ouverture politique, qui s’est notamment
incarnée dans la tenue de forums de discussion emmenés par les
intellectuels et les personnalités d’opposition, mouvement vite
réprimé par le pouvoir. Depuis 2000, dans le sillage de cet
éphémère "printemps de Damas", le paysage politique syrien
s’est diversifié avec l’apparition de nouveaux partis ou quasi
partis mais surtout de nombreux comités, cercles de dialogue ou
association de défense des droits de l’homme qui relèvent de
la mouvance démocratique, tant de gauche que libérale. La forme
partisane traditionnelle suscite la méfiance : le caractère
extrêmement clivé de l’opposition syrienne, son
éclatement en groupuscules liés à la personnalité
d’un leader et les dangers de l’engagement politique dont
témoigne la répression exercée sur les militants, ont
incité les activistes à s’inscrire dans d’autres
formes de mobilisation moins ouvertement politiques. La position de cette
nébuleuse démocratique sur la toile reflète sa
fragilité : bien des sites sont éphémères ou
peu actifs. Compte tenu de l’étroitesse de manœuvre
d’une opposition interne, beaucoup de ces formations sont des initiatives
issues de Syriens résidant à l’étranger mais quelques
unes sont nées en Syrie même. On assiste à un transfert sur
la toile du phénomène des forums qui avaient fleuri lors du
printemps de Damas puis qui ont été interdit : de nombreux
sites de cette mouvance propose un forum
(muntadâ)
en ligne.
Les formations de l’intérieurLe pôle
principal en est le site de la
Déclaration de Damas pour le changement national démocratique
(I’lân Dimachq li- al-Taghyîr
al-Watanî al-Dîmuqrâtî)
(http://www.damdec.org/) (arabe). Cette Déclaration (accessible sur le
site en traductions française, anglaise et allemande), signée en
octobre 2005 par de nombreux mouvements et partis constitutifs de
l’opposition syrienne, tant de gauche que proches des Frères
musulmans, a donné naissance à une initiative d’envergure
qui tente de fédérer une opposition syrienne traditionnellement
éclatée.
Dernier
rescapé des forums de discussion lancés lors du printemps de
Damas, finalement interdit depuis le printemps 2005, le
Forum Jamâl al-Atâsî pour le dialogue démocratique
(Muntadâ Jamâl
al-Atâsî li-l-Hiwâr
al-Dîmuqrâtî) poursuit ses
activités à travers un site (http://www.atassiforum.org/) (arabe).
Le Forum anime par ailleurs un autre site hébergé par
Geocities
(http://www.geocities.com/montadaatasi/) (arabe).
Syria Vision
(http://www.syrian-vision.com/) (arabe), produit par le Centre syrien pour les
études et le développement démocratiques
(al-Markaz al-Sûrî
li-l-Dirâsât wa al-Tanmiyya
al-Dîmuqrâtiyya), que l’on
doit à l’initiative d’un Syrien de Damas, est un recueil de
textes et d’analyses touchant les questions liées à la
démocratie, indexés par thème.
La voix des
militants antimondialisation se fait entendre à travers
l’Antiglobalisation Group
syrien (AGG-Syria) (Majmû’at
Munâhidat al-‘Ulama)
(http://www.aggsyr.org/) (arabe, anglais) qui anime également le site
al-Badîl
(http://www.albadil.net/) (arabe), un organe d’information assez
développé fait à Damas.
La nouvelle opposition libéraleSi la plupart de ces
nouvelles formations s’inscrivent dans une tradition de gauche, quelques
initiatives libérales commencent à voir le jour.
Le site officiel du
Parti national démocratique de la renaissance
(Hizb al-Nahda al-Watanî
al-Dîmuqrâtî)
(libéral) (http://www.alnahdaparty.org/) (arabe) s’affiche en cours
de reconstruction, son fondateur ‘Abd al-‘Aziz al-Maslat, sur lequel
reposait l’essentiel de l’activité de la formation, ayant
quitté la Syrie pour les Etats-Unis. La
version antérieure
(http://www.alnahdaparty.com/) est consultable sur archives.
Ahrâr
Sûriyya (http://ahrarsyria.com/) (arabe) est le site du Rassemblement national démocratique des libéraux
(Tajammu’ al-Ahrâr al-Watanî
al-Dîmuqrâtî)
Les mouvements de défense des droits de l’hommeLes formations de l’intérieurLa nouvelle
opposition démocratique s’affichant souvent en termes
euphémisés de défense des droits de l’homme, il est
parfois difficile de faire la part entre les deux tendances qui se confondent
assez largement. La pluralité des appartenances est d’ailleurs
fréquente chez nombre d’activistes. Contrairement aux partis, les
mouvements de défense des droits de l’homme récusent toute
activité proprement politique, mais en ce domaine, les frontières
du politique demeurent floues. Tout comme la mouvance démocratique et
tout comme l’opposition de gauche, la nébuleuse des droits de
l’homme manifeste une certaine propension à la scission et
présente également un aspect fragmentaire.
Première
organisation à avoir vue le jour en Syrie en 1989, à
l’initiative de l’opposant Nizar Nayyouf, à présent
réfugié à l’étranger, les Comités de
Défense des Libertés démocratiques et des Droits de
l’Homme en Syrie ont connu un parcours chaotique.
Aujourd’hui présidés par l’avocat Aktham
Nu’ayseh, ils ne possèdent pas de site propre mais diffusent leurs
communiqués par courrier électronique.
Le
Centre Damas pour les études des droits de l’homme
(Markaz Dimachq li-Dirâsât
Huqûq al-Insân)
(Damascus Center for Human Rights
Studies) (http://www.dchrs.com/) (arabe,
anglais) affiche fermement son apolitisme et rassemble nombre de grands noms
d’intellectuels syriens. Il vise à développer des programmes
théoriques et académiques pour favoriser l’émergence
d’une culture des droits de l’homme en Syrie.
L’Association des droits de l’homme en Syrie
(Jam’iyyat Huqûq al-Insân
fî Sûriyya)
(Human Rights Association in
Syria) est présidée par le Dr.
Ahmad Fâyiz al-Fawwâz, ancien militant communiste (aile du Bureau
politique de Riyâd Turk), qui a succédé à une figure
célèbre de la défense des droits de l’homme,
l’avocat Haytham al-Mâlih. Deux sites se réfèrent
à cette association. Le
premier
(http://hras-syria.tripod.com/) (arabe), visiblement le plus ancien, publie de
nombreux écrits d’Haytham Mâlih et quelques documents
fondateurs de l’association. Il semble inactif depuis 2004. Le
second site
(http://www.hrassy.org/) (arabe, anglais) est beaucoup plus
développé et publie de nombreux documents, notamment les rapports
annuels de l’association ainsi qu’une revue en ligne,
al-Marsad
(http://www.hrassy.org/marsad/) (arabe).
Le site de
l’Organisation arabe pour les droits de l’homme en Syrie
(Al-Munazzama al-‘Arabiyya
li-Huqûq al-Insân fî
Sûriyya)
(Arab Organization for Human
Rights-Syria) (AOHRS) (http://www.aohrs.org/)
(arabe), fondée en février 2004 et domiciliée à
Alep, est riche de très nombreux documents. De tendance
nassérienne, cette organisation publie en ligne un périodique,
al-Atyâf
(http://www.aohrs.org/atiaf/atiaf/) (arabe).
Le site de
l’Organisation syrienne des droits de l’homme
(al Munazzama al-Sûriyya li-Huqûq
al-Insân)
(Syrian Human Rights
Organization-Swasiah) (SHRO)
(http://www.shro-syria.com/) (arabe), dont les fondateurs sont issus de
l’organisation précédente, offre l’accès
à certains documents généraux sur les droits de
l’homme. Quelques-uns de ces documents, plus spécifiques, portent
sur la situation en Syrie. On y trouve notamment un rapport sur la situation des
prisons syriennes et des prisonniers en 2004.
La SHRO a à
son tour donné le jour à une Organisation nationale des droits de
l’homme (al-Munazzama al-Wataniyya
li-Huqûq al-Insân)
(National Human Rights
Organization) qui ne dispose pas d’un
site internet mais diffuse ses nombreux communiqués par e-mail. On peut
les obtenir en adressant un courrier à son président, le Dr. Ammar
Qurabi
(qurabi@hotmail.com).
Le
Centre national de la défense de la liberté de la presse en Syrie
(Al-Markaz al-Watanî
lil-Difâ’a ‘an Huriyyat al-Sahâfa wa
al-Sahâfiyyîn fî
Sûriyya)
(The National Center for the Defence of Press
and Journalist Freedom in Syria)
(http://www.hurriyat.org/modules/news/) (arabe), s’il vise à la
défense de la liberté d’expression, a aussi une vocation
plus généraliste et répercute pour l’essentiel des
morceaux choisis de la presse internationale.
Les formations de l’étrangerDeux autres
organisations et leurs sites sont basés en Grande-Bretagne, ce qui leur
offre une plus grande liberté de langage et une latitude politique plus
large. Ils figurent tous deux dans l’orbe des Frères musulmans. Le
Comité syrien pour les droits de l’homme
(Al-Lajna al-Sûriyya li-Huqûq
al-Insân)
(Syrian Human Right
Commitee) (http://www.shrc.org/) (arabe,
anglais), présidé par Walid Saffour, répercute de
façon efficace de nombreuses informations concernant les droits de
l’homme en Syrie, tandis que
l’Observatoire syrien des droits de l’homme
(al-Marsad al-Sûrî li-Huqûq
al-Insân) (http://www.syriahr.com/)
(arabe) renvoie à un prisme plus large d’informations sur la Syrie
que celles qui concernent les seuls droits de l’homme.
Egalement
diffusé depuis l’étranger, cette fois les Etats-Unis,
Al-Tharwa Project
(http://www.tharwaproject.org/) (anglais) et (http://arabic.tharwaproject.com/)
(arabe) est une initiative indépendante originale lancée par Ammar
Abdulhamid, par ailleurs promoteur du blog
Amarji
(The Heretic Blog) (http://amarji.blogspot.com/), qui vise à encourager
le développement de la conscience civile chez les populations du
Moyen-Orient et du Maghreb, notamment en offrant une plateforme de discussion
ouverte à toutes les composantes de ces sociétés.
“ Difference is wealth ”, affirme le projet. Celui-ci a
engendré
the Tharwa Community
(http://www.tharwacommunity.org/) (arabe, anglais), un
ensemble de sites qui visent chacun des objectifs particuliers. Pour n’en
retenir que quelques-uns,
Tharwa news
(http://www.tharwacommunity.org/tharwa_news/) propose une couverture de presse
des développements régionaux, a
Voice from Qâmichlî
(http://www.tharwacommunity.org/qamishly/) suit la situation des Kurdes dans la
région du nord-est de la Syrie,
Sawt al-Insân al-Sûrî
(http://www.tharwacommunity.org/sawt/) est un observatoire de
l’humanitaire, etc.
On peut compléter les informations concernant les droits de l’homme en Syrie en visitant des sites généralistes comme le Réseau arabe pour l’information sur les droits de l’homme (al-Chabaka al-‘Arabiyya li-Ma’lûmât Huqûq al-Insân) (Arabic Network for Human Rights Information) (http://www.hrinfo.org/) (anglais, arabe), installé au Caire, ou la Commission arabe des droits humains-ACHR (al-Lajna al-‘Arabiyya li-Huqûq al-Insân), sise à Malakoff en France (http://www.achr.nu/). On peut trouver sur ce site un recueil des écrits de Haytham Manâ (http://www.achr.nu/Haytham%20Manna.htm) (arabe), l’une des figures de proue de la défense des droits de l’homme en Syrie.
Les formations d’opposition nées à l’extérieurProche de l’administration américaine, le Parti syrien de la réforme (Hizb al-Islâh al-Sûrî) (Reform Party of Syria) (http://reformsyria.org/) (anglais, arabe), dirigé par Farid Ghadry, se présente comme une possible alternative au pouvoir syrien, formée à l’extérieur, selon un schéma à l’irakienne. Son site propose également un blog (http://www.reformsyria.org/blog/) (anglais). Il maintient fermement des positions sécularistes face à l’arrivée sur le marché de l’opposition du Front de Salut National en Syrie. Autre poids lourd
né à l’étranger, le Front de Salut National en Syrie
(Jabhat al-Khalâs al-Watanî
fî Sûriyya)
(National Salvation Front in
Syria) (http://www.savesyria.org/) (arabe
anglais) a été fondé en mars 2006 à
l’initiative de l’ancien vice-président Abdel Halim Khaddam
avec plusieurs courants de l’opposition syrienne en exil, dont le
dirigeant des Frères musulmans exilés à Londres, Ali
al-Bayanûnî. On y trouvera, essentiellement en arabe, les documents
fondateurs de ce mouvement. Le Front se réclame de la Déclaration de Damas pour le changement national démocratique
(I’lân Dimachq li- al-Taghyîr
al-Watanî al-Dîmuqrâtî)
(http://www.damdec.org/) et affirme être en
lien avec les forces d’opposition de l’intérieur, ce que
celles-ci ne confirment pas. Autre
initiative issue d’émigrés syriens aux USA,
le
Conseil national syrien
(al-Majlis al-Watanî
al-Sûrî)
(Syrian national
Council)
(http://www.thesolidarity.com/main/index.php) (arabe), créé en
juin 2005, se range sous la bannière de la
Déclaration de Damas pour le changement national démocratique
et est associé au
Front de Salut National en Syrie.
Il constitue un forum assez influent et un point de rencontre entre opposition
interne et externe.
Egalement
aligné sur la
Déclaration de Damas pour le changement national démocratique,
le
Courant démocratique syrien
(http://www.tsdp.org/) (arabe) (al-Tayyâr
al-Sûrî
al-Dimûqrâtî) est une formation
fondée en 2005, basée au Royaume Uni, pour servir de tribune
à l’opposition démocratique syrienne. Il propose, outre un
bulletin d’information, un grand nombre de textes issus
d’intellectuels syriens ou de la presse internationale, et
répercute les textes et communiqués de la Déclaration de
Damas.
Le Centre Damas pour les études théoriques et les droits civils (Markaz Dimachq li-l-Dirâsât al-Nadhariyya wa al-Huqûq al-Madaniyya) (Damascus Center for Theoretical and Civil Rights Studies) (http://www.dctcrs.org/) (arabe, anglais), basé en Suède, offre l’accès à un grand nombre de contributions et d’analyses d’opposants syriens. Le centre publie en outre une revue consultable en ligne, al-Muqârabât (http://www.mokarabat.com/) (arabe). Outre ces cinq axes
majeurs, s’est développée toute une nébuleuse de
comités aux contours flous et aux activités plus ou moins
réelles, dont la plupart se réclame de la Déclaration de
Damas, et qui ne sont parfois que le reflet d’une initiative personnelle.
Parmi les plus actifs, on peut consulter le Comité syrien pour l’action démocratique
(al-Lajna al-Sûriyya lil-‘Amal
al-Dîmûqrâtî)
(http://sdwc.jeeran.com/) (arabe), basé en Jordanie, qui constitue un
carrefour assez actif autour de la défense de la Déclaration de
Damas ainsi que le Comité de coordination pour le changement démocratique en Syrie
(Lajnat al-Tansîq min Ajal al-Taghyîr
al-Dîmuqrâtî fî
Sûriyya)
(http://altansiksyr.free.fr/) (arabe)
fondé à Paris en novembre 2005. Le
Parti de la Modernité et de la Démocratie pour la Syrie
(Hizb al-Hadatha wa
al-Dîmuqrâtiyya li-Sûriyya)
(http://www.hadatha4syria.com/) (arabe), dont il est difficile de saisir le
statut exact, a été fondé en Allemagne en 2001,
vraisemblablement à l’initiative d’un immigré syrien. On peut consulter
également quelques sites aux assises fragiles :
The Free Syria
(Sûriyya
al-Hurra) (http://www.thefreesyria.org/)
(arabe) promu par les “ Civils libéraux ”
(al-Madaniyîn
al-Ahrâr), mais vraisemblablement une
initiative personnelle d’un immigrant à Londres, qui
répercute des nouvelles venant des associations de défense des
droits de l’homme syriens.
Le
Forum démocratique syrien
(al-Liqâ al-Dîmuqrâtî
al-Sûrî)
(Syrian Democratic
Forum) (http://www.syrianforum.net/) (arabe,
kurde) est dû, depuis Sofia, à l’initiative d’un Kurde,
Ali Husayn. Les mouvements politico-religieuxTout parti
politique à caractère religieux est interdit en Syrie.
L’association des Frères musulmans en Syrie
(Jamâ’at al-Ikhwân
al-Muslimîn fî Sûriyya),
fondée en 1942, y est donc illégale et sa branche principale,
dirigée par Alî Sadr al-Dîn al-Bayânûnî,
est en exil à Londres. Bien qu’affichant une position
modérée et prônant la démocratie, les Frères
musulmans suscitent la méfiance de la plupart des courants
d’opposition laïque de Syrie, voire un franc rejet.
L’association
des Frères musulmans anime depuis la capitale britannique un site
consacré aux
Frères musulmans de Syrie
(http://www.ikhwansyria.com/ qui succède à
http://www.ikhwan-muslimoon-syria.org/) (arabe) qui présente les grandes
lignes politiques défendues par l’association et offre un magazine
en ligne constitué d’analyses inédites et de repiquages de
textes de la presse internationale, surtout en ligne, concernant la Syrie de
façon générale et les Frères musulmans plus
particulièrement.
La
branche dite interne des Frères musulmans syriens (al-Khatt
al-Dâhilî lil-Inqâz)
(http://www.ikhwansyria.org/) (arabe), organisation mal identifiée et
très marginale, anime un site qui répercute de nombreux textes
issus de la mouvance des droits de l’homme tout en manifestant les traits
d’un islam très conservateur. Le
Mouvement pour la Justice et le développement
(Harakat al-’Adâla wa
al-Binâ’)
(Movement for Justice and
Development) (http://www.forsyria.org/) (arabe)
est une initiative d’un collectif de Syriens, issus pour la plupart des
Frères musulmans, vivant ou ayant vécu en émigration dans
les pays arabes et en Occident. De sensibilité islamiste, il est
influencé, comme son nom l’indique, par le Parti de la Justice et
du Développement du Turc Recep Tayyip Erdogan. Il publie depuis juin 2006
une feuille d’information bimensuelle.
En dehors des
sites qui relèvent de la mouvance des Frères musulmans, on peut
consulter le site
Sûriyya al-Mujâhida
des “ combattants du jihad en Syrie ”
(http://sorea.jeeran.com/) (arabe) ; ce site désormais inactif
constitue un conservatoire de la mémoire des événements de
1980-82 et a joué le rôle de site de vigilance pour les prisonniers
islamistes.
Sâhât Tadmur
(http://www.islam3.net/) (arabe) s’inscrivait dans le même esprit.
Le site décrivait les événements des années 1980 et
suivait la situation des prisonniers islamistes emprisonnés depuis lors
mais il n’a fonctionné que brièvement de fin 2003 à
l’été 2004. Il n’est consultable que sur archives. Il
en est de même pour l’éphémère
Minbâr Sûryâ al-Islâmî
(http://www.nnuu.org) (arabe), éditeur de la revue
Risâlat
al-Mujâhidîn.
On peut
compléter le tour d’horizon de la mouvance islamiste en consultant
le site de
l’Union islamique des étudiants syriens
(al-Ittihâd al-Islâmî
li-Talaba Sûriyya)
(Islamic Union of Syrian
Students) (http://www.alittehad.net/)
(arabe).
A l’autre
extrémité du prisme politique,
l’Assyrian Democratic Organization (ADP)
(al-Munazzama al-Athûriyya
al-Dîmuqrâtiyya)
(http://www.ado-world.org/en/home.php) (anglais, français, allemand,
néerlandais, arabe) défend la place des Assyriens dans une
perspective laïque et de gauche. Les partis kurdesLa mouvance
politique kurde est particulièrement fragmentée, ne comptant pas
moins de 12 partis, mais tous ne sont pas représentés sur la
toile.
Le site du
Parti de l’Union (Yekîtî) démocratique kurde en Syrie
(Partiya Yekîtî ya Demokrat a Kurd li
Sûriyê-Yekîtî) (Hizb
al-Wahda al-Dîmuqrâtî al-Kurdî fî
Sûryâ) est enregistré en
Hollande (http://www.yekiti.nl/) (arabe, kurde). Il compte un certain nombre
d’études souvent non datées. L’organe de presse du
parti,
al-Wahda,
est consultable sur le site
Newruz
(http://www.yek-dem.com/), site culturel et d’information lié au
parti Yekîtî. Plus anecdotique, le Parti revendique une
“ organisation européenne ”
(http://home.c2i.net/yekiti/), vraisemblablement une initiative individuelle
enregistrée à Oslo où l’on trouvera un certain nombre
de textes et commentaires, en plusieurs langues, datés de 2000 et
2001.
Autre poids lourd
de la politique kurde, le
Parti démocratique kurde en Syrie (Partiya Dêmoqrata Kurdî li Suriya-Elpartî)
(al-Hizb al-Dîmuqrâtî
al-Kurdî fî Sûriyya)
(http://www.alparty.org/) (arabe, kurde) possède un site
enregistré en Allemagne qui propose une information précise et
à jour. Le
Parti Démocratique Progressiste kurde en Syrie
(al-Hizb al-Dîmuqrâtî
al-Taqaddumî al-Kurdî fî
Sûryâ)
(Kurdish Progressive Democratic
Party-Syria) propose deux sites
(http://kurdmerd.tripod.com/) (arabe) et (http://uk.geocities.com/kurdish_pdps/)
(arabe) ainsi qu’un site consacré à la publication, pour
l’année 2004, de son périodique al-Dîmuqrâtî
(http://www.dimoqrati.org/)
(arabe) ainsi qu’à quelques documents. Le
Parti de l’Union populaire kurde en Syrie (Partiya Hevgirtina Gelê kurd li Sûriyê)
(Hizb al-Ittihâd al-Cha’bî
al-Kurdî fî Sûriyya)
(Kurdish Popular Union Party in
Syria) (http://www.hevgirtin.wz.cz/) (arabe,
kurde, pages en anglais et en allemand), enregistré en République
Tchèque, propose un site sur lequel est publié en ligne le
périodique de la formation, Ittihâd
al-Cha’b. L’Alliance démocratique kurde en Syrie
(al-Tahâluf
al-Dîmuqrâtî al-Kurdî fî
Sûriyya)
(http://www.geocities.com/hevbendi/) (arabe) regroupe certaines des formations
kurdes de Syrie. Son site est apparemment inactif depuis 2003. Le
Courant du Futur kurde en Syrie
(Şepêla pêşeroj a kurdî li Sûriyê)
(Tayyâr al-Mustaqbal al-Kurdî
fî Sûryâ)
(http://www.peseroj.net/index.php), fondé en septembre 2005 et
enregistré à Lattakié, présente son programme sur ce
site où l’on peut trouver également un écho de la
presse internationale sur la situation politique en Syrie.
Le
Comité des droits de l’Homme kurde
(Lajnat Huqûq al-Insân
al-Kurdî), (http://www.mafkurd.org/fs/)
(arabe) est enregistré à Qamishli, cœur de la région
kurde syrienne. Enfin on peut
consulter le site dédié au cheikh kurde
al-Khaznawi
(http://www.khaznawi.com/) (arabe) assassiné au printemps
2006.
On peut compléter l’investigation de la sphère syrienne kurde en consultant les organes kurdes régionaux tels que Efrin.net (http://www.efrin.net/cms/kurdi/) (kurde, arabe, allemand), enregistré en Allemagne, Kurdmedia (http://www.kurdmedia.com/) (anglais), ainsi qu’Amude, site de référence kurde (http://www.amude.net/) (kurde, allemand) qui publie les Awrâq kurdiyya (http://www.amude.net/ewraq/) dont on trouve les numéros de 2002-2003, la publication étant ensuite apparemment interrompue.
|
|