Guide de Syrie-sur-Web Première édition (12 mai 2007)


Syrie : la presse

La presse syrienne

La presse officielle

L’organisme d’Etat al-Wahda (l’unité) pour la presse, l’édition et la diffusion (Mu’assasat al-Wahda li-l-Sahâfa wa al-Tibâ’a wa al-Nachr) (http://alwehda.gov.sy/) publie deux des trois journaux quotidiens nationaux. al-Thawra (http://thawra.alwehda.gov.sy/) (arabe) est accompagné d’éditions locales diffusées dans certaines régions : al-Jamâhîr (http://jamahir.alwehda.gov.sy/) (arabe) qui couvre la région d’Alep, al-Wahda (http://wehda.alwehda.gov.sy/) (arabe) qui couvre celle de Lattakié, al-‘Urûba (http://ouruba.alwehda.gov.sy/) (arabe) pour la région de Homs, al-Furât (http://furat.alwehda.gov.sy/) (arabe) pour celle de Deir Ez-Zor, enfin al-Fidâ’ (http://fedaa.alwehda.gov.sy/) pour celle de Hamah. L’organisme édite par ailleurs un second quotidien national, Tichrîn (http://www.tishreen.info/) (arabe), qui possède une édition en anglais, Syria Times (http://syriatimes.tishreen.info/) (anglais). Tous ces journaux présentent bien sûr une étroite similitude mais s’attachent à refléter des spécificités régionales. L’organisme propose en outre un journal sportif, al-Mawqif al-Riyâdî, (http://riadi.alwehda.gov.sy/) (arabe) et le supplément culturel hebdomadaire d’al-Thawra, al-Mulhaq al-Thaqâfî (http://thawra.alwehda.gov.sy/thakafi.asp) (arabe). Le troisième quotidien, al-Ba’th (http://www.albaath.news.sy/epublisher/user/) (arabe), est l’organe officiel du parti Baath au pouvoir.

Ces trois principaux journaux puisent l’essentiel d’une information très formatée auprès de l’agence de presse syrienne Sana (http://www.sana.org/) (arabe, anglais, français).

L’Organisme général pour la Radio et la Télévision (al-Hay'a al-‘Amma lil-Izâ’a wa al-Tilvizyûn ; General Organization for Radio and TV) (http://www.rtv.gov.sy/) (arabe, anglais) offre le même type d’information généralement puisée à la même source.

La presse indépendante autorisée

La nouvelle presse syrienne privée autorisée depuis 2000 demeure toujours, d’une façon ou d’une autre, liée au pouvoir. En langue anglaise, on peut consulter la version en ligne du magazine Syria Today (http://www.syria-today.com/pkg05/index.php?page=about&ex=1&dir=html) (anglais), mensuel publié par International Development Associates, une compagnie de consulting et d’édition basée à Damas, qui permet notamment d’avoir des aperçus sur les aspects sociétaux de la Syrie. Le magazine économique al-Iqtisâdiyya (http://www.iqtissadiya.com/) (arabe), l’un des premiers organes de presse indépendants autorisés après 2000 dans le contexte du printemps de Damas, possède également une version en ligne. Abyad wa Aswad (http://www.awaonline.net/index.php) (arabe), magazine publié à Damas sur papier et en ligne, possède un statut un peu particulier : adoptant un ton assez libre, il est le seul magazine politique indépendant autorisé, mais c’est néanmoins le fils du ministre de la Défense syrien qui en est à l’origine. Le premier quotidien politique autorisé depuis 40 ans, al-Watan, paraissant depuis novembre 2006, n’a pas encore (début 2007) de version en ligne. Là encore, son indépendance est toute relative en ce qu’il appartient à Rami Makhlouf, cousin du président. On peut consulter en ligne un hebdomadaire consacré à la défense des droits de la femme et de l’enfant, Thara (http://www.thara-sy.com/English/arabic/) (arabe, anglais), qui adopte un ton assez libre, publié par Dar Itânâ, une maison d’édition qui se destine à promouvoir l’éveil de la conscience civique en Syrie. Chabâblik (http://www.shabablek.com/vb/index/) (arabe), magazine pour la jeunesse, paraît également en ligne.

La presse d’opposition légale

Seuls quelques organes de presse émanant de formations politiques communistes autorisées dans le cadre du Front National Progressiste ont des éditions en ligne. al-Nûr (http://www.an-nour.com/) (arabe) est le journal du Parti communiste syrien (branche Fayçal) et Sawt al-Cha’ab (http://www.syriancp.org/ar/ssha3b/sshindex.htm) (arabe, numéros 120 à 151 en ligne) celui du Parti communiste syrien (branche Bakdâch). Le journal Qasyûn (http://www.kassioun.org/) (arabe) est publié par la branche du Parti communiste issu du congrès du 18 décembre 2003 (scission de la branche Bakdâch).

La presse régionale

Faute d’obtenir une information pluraliste dans la presse officielle de Syrie, on peut se tourner vers ses voisins immédiats. Les journaux libanais sont bien sûr une source de première importance. On consultera notamment L’Orient le Jour (http://www.lorientlejour.com/page.aspx?page=main-page) (français), The Daily Star (http://www.dailystar.com.lb/default.asp) (anglais) et les journaux arabophones al-Nahâr (http://www.annaharonline.com/) (arabe), associé au Mouvement du 14 mars anti-syrien, al-Safîr (http://www.assafir.com/iso/today/front/summary.html) (arabe), de tendance gauche nationaliste arabe plus proche des intérêts syriens, ou encore al-Diyâr (http://www.journaladdiyar.com/) (arabe).

Les journaux jordaniens offrent également quelques aperçus sur la Syrie, notamment les deux quotidiens nationaux, al-Râyy (http://www.alrai.com/) (arabe) et al-Dustûr (http://www.addustour.com/Default/Default.asp) (arabe), ainsi que l’hebdomadaire al-Majd (http://www.almajd.net/) (arabe) d’obédience nassérienne.

Pour les échos côté israélien, on peut consulter les deux grands quotidiens nationaux anglophones, Haaretz (http://www.haaretz.com/) (anglais, hébreu) et Jerusalem Post (http://www.jpost.com/) (anglais) dont les archives ne sont cependant pas en libre accès.

La presse internationale

Comme le champ académique, la presse internationale compte peu de spécialistes de la Syrie et aucun grand organe de presse n’a de correspondant sur place. Même le média qatari al-Jazîra éprouve des difficultés à maintenir un bureau permanent en Syrie. Les envoyés spéciaux des journaux internationaux, qui se rendent ponctuellement dans le pays, sont soumis à de nombreuses tracasseries pour l’obtention de visa et celui-ci ne leur est pas toujours accordé. Aussi l’information sur la Syrie demeure-t-elle assez marginale ou allusive et ne parvient pas toujours à échapper au flou des rumeurs. Quelques journalistes s’intéressent néanmoins plus spécifiquement au pays. Patrick Seale, journaliste britannique auteur de plusieurs ouvrages sur la Syrie, a été longtemps correspondant de The Observer dans la région. On trouvera en ligne nombre de ses articles sur le site de l'Agence global (http://www.agenceglobal.com/default.asp), un syndicat de presse basé à Greensboro, aux Etats-Unis, qui fédère des titres et des grands noms de la presse internationale. Le site personnel de Robert Fisk (http://www.robert-fisk.com/home_page.htm) (anglais) offre également l’accès à ses articles portant sur la Syrie.

Les sites de la BBC Arabic.com (http://news.bbc.co.uk/hi/arabic/news/default.stm) (anglais) et de CNN.Com (http://www.cnn.com/) (anglais) offrent une couverture assez large des événements de la région qui laisse une certaine place à la Syrie. La version en ligne du Washington Post (http://www.washingtonpost.com/) (anglais) propose une base d’archives sur la Syrie assez conséquente. Les journaux panarabes publiés à Londres, al-Hayât (http://www.daralhayat.com/) (arabe) et al-Charq al-Awsat (http://www.asharqalawsat.com/) (arabe), qui offrent un espace d’expression aux plumes syriennes, demeurent des références fondamentales. En France, Courrier International (http://www.courrierinternational.com/gabarits/html/default_online.asp) (français) aborde régulièrement le cas de la Syrie, à travers des articles mais aussi des dossiers plus globaux, et les archives du Monde diplomatique (http://www.monde-diplomatique.fr/index/pays/syrie.html) (français) proposent également un certain nombre d’analyses sur le pays.

La presse en ligne

Face aux restrictions imposées à la presse traditionnelle, les internautes syriens trouvent dans la presse en ligne, notamment internationale, un accès précieux à l’information. En Syrie même, ce type de presse a pris un essor important au cours des dernières années et compte désormais comme une source fondamentale d’informations relativement pluralistes pour le public syrien ayant accès à internet. Les sites syriens autorisés ont néanmoins bien souvent des liens, plus ou moins forts ou directs, avec le pouvoir, ou, dans d’autre cas, la tolérance dont ils sont l’objet est toujours susceptible d’être remise en cause. L’ensemble repose sur des réseaux de relations d’une grande complexité et d’une certaine élasticité. Quoiqu’il en soit, les sites d’information en Syrie sont des objets dont l’identité est en cours de fabrication, aux contours encore flous, et qui empruntent souvent à plusieurs genres (bulletin de presse, lettre d’information, webzine...). Pour un état des lieux et une réflexion sur les sites d’information en ligne dans l’espace public syrien, on consultera l’article en ligne de Yves Gonzalez-Quijano (http://www.cemam.usj.edu.lb/sipo/Ouvrage_sipo_pdf/04.pdf) (français), portant ce titre et publié dans l’ouvrage La société de l’information au Proche-Orient. Internet au Liban et en Syrie (Beyrouth, 2006).

La presse en ligne internationale

Les grands organes de presse, tels al-Jazîra (http://www.aljazeera.net/NR/exeres/8FD54E7F-56C5-49A0-B60A-89A67426F3B3.htm) (arabe) et le site arabophone de CNN (http://arabic.cnn.com/) (arabe) constituent les premières références dans le domaine comme la couverture de la Syrie proposée par Yahoo (http://news.yahoo.com/fc/world/syria/) (anglais) et Google (http://news.google.com/news?hl=en&q=syria&ie=UTF-8) (anglais). Mafhoum (http://www.mafhoum.com/en/en_index.htm) (anglais, arabe, français, allemand), dont le promoteur est syrien et l’accès gratuit, outre une importante base de liens en ligne sur tous les pays de la région, orientée principalement sur le monde des affaires, propose une revue de presse puisée dans la presse anglophone et arabophone et, ce qui est plus rare, francophone. Le portail d’informations italien AKI (Adnkronosinternational) (http://www.adnki.com/) (italien, anglais, arabe) donne quelques ouvertures sur la Syrie. Les revues de presse consacrées à la Syrie par les sites al-Bâb (http://www.al-bab.com/arab/news/syria.htm) (anglais) et al-Bawâba (http://albawaba.com/ar/countries/Syria) (arabe) sont assez complètes. Afâq (http://www.aafaq.org/) (arabe) est un site panarabe qui reflète la position du réformisme libéral. Mideastwire (http://www.mideastwire.com/index.php) offre un très utile écho en anglais de la presse arabophone mais son accès est payant. Middle East Transparent (Chafâf Charq al-Awsat) (http://www.metransparent.net/) (arabe, anglais, français) offre une revue de presse en trois langues sur la région, qui laisse une place à la Syrie, notamment dans ses rapports avec le Liban. Ilâf (http://elaph.com/), journal électronique publié à Londres depuis 2001, bien qu’interdit en Syrie, y est considéré comme une référence, opinion partagée par une grande partie du public jeune arabophone. En anglais, on peut également se référer à Syria Daily (http://www.syriadaily.com/) produit par le WN Networks ainsi qu’à InsideSyria (http://www.insidesyria.com/) qui fait partie de l’Inside Network Corporation qui collectionne un réseau de sites locaux offrant une information en continu sur chaque pays.

Le Modern Discussion (al-Hiwâr al-Mutamadan) du site laïque et de gauche Rezgar (http://www.rezgar.com/debat/nr.asp) (anglais, arabe) propose un forum de discussion où de nombreux d’intellectuels arabes échangent idées et analyses sur la région.

La presse en ligne syrienne de l’intérieur

L’offre d’informations apparaissant comme un prétexte relativement neutre pour l’ouverture d’un site, susceptible d’être accepté par la censure, quelques sites syriens s’inscrivant à la frontière fragile du politique existent sous forme de journal ou magazine en ligne. Mais la plupart de ce type de sites d’informations est, d’une façon ou d’une autre, lié au pouvoir.

L’un des pionniers de la presse en ligne, Ayman Abdelnur, baathiste réformateur promoteur du site All4Syria (http://www.allforsyria.org/) (arabe, désactivé), vite devenu une référence centrale et un canal de communication entre l’opposition et le pouvoir, a vu son site interdit à plusieurs reprises par les autorités syriennes. Désormais, il diffuse un bulletin électronique en direction de plusieurs dizaines de milliers de noms. Mi’rat Suriyya (http://www.syriamirror.net/) (arabe) a constitué également, de 2003 à 2006, un site de référence très fréquenté pour obtenir une information pluraliste mais le site a volontairement interrompu ses activités en avril 2006 suite aux tracasseries qui lui étaient imposées. Le site Li-Ajal Sûriyya (http://syria-aleppo.com/mynews/index.php) (arabe), toujours actif, est quant à lui de sensibilité islamiste. Syria Steps (http://www.syriasteps.com/) (arabe, anglais) a une vocation plutôt économique mais offre aussi une information généraliste. Zamân al-Wasl (http://www.zaman-alwasl.net/) (arabe) offre l’originalité d’être fait par un groupe de jeunes habitants de la ville provinciale de Homs. (§ remonté).

La Vérité (Al-Haqîqa) (http://www.syria-nationalcouncil.org/) (arabe) est un journal en ligne, inactif, publié par le Conseil national pour la Vérité, la Justice et la Conciliation en Syrie (al-Majlis al-Watanî lil-Haqîqa wa al-'Adâla wa al-Musâlaha). Son rédacteur en chef était Nizâr Nayyouf, fondateur des Comités de Défense des Libertés démocratiques et des Droits de l’Homme en Syrie, désormais réfugié à l’étranger.

Témoin du flou qui entoure encore la définition de “ presse en ligne ”, le site La Syrie pour les juges et les avocats (Sûriyâ lil-Qadâ’ wa al-Muhâmâ)(http://www.alnazaha.net/) (arabe), à vocation juridique, met pourtant à la disposition de l’internaute une sélection d’articles politiques et participe activement, comme la plupart des autres sites de ce type, aux débats qui entourent les élections législatives à venir de mai 2007.

Les sites ouvertement proches du pouvoir témoignent d’une meilleure longévité. Champress (http://www.champress.net/) (arabe), proposé par “ un groupe de presse indépendant de Damas ” demeure politiquement correct dans l’optique syrienne (son propriétaire est un membre actif du parti Baath) mais répercute régulièrement des informations qui touchent les aspects sociaux de la Syrie, peu souvent abordés ailleurs. SyriaNobles (http://news.syrianobles.com/news/index.php) (arabe, anglais), l’un des principaux hébergeurs de sites syriens, propose également des informations en ligne. Syria-News (http://www.syria-news.com/) (arabe, anglais), édité par Nidal Maalouf, offre un canal d’information assez complet depuis 2005 et propose une traduction en arabe de certains articles de la presse internationale concernant la Syrie. Il est désormais le site d’information leader en Syrie. Se présentant comme une agence privée et indépendante mais en réalité organe officieux du gouvernement visant à améliorer l’image de la Syrie, l'Association syrienne de Relations publiques (al-Jam’iyya al-Sûriyya lil-‘Alâqât al-‘Amma) (http://spra-sy.com/) (arabe, anglais) propose un site d’information en ligne. Sadasoria (http://www.sadasoria.com/arabic/index.php) (arabe), qui s’affiche indépendant, semble relever également de cette Association. Al-Jamâl (http://www.aljaml.com/) (arabe) présente peu d‘intérêt, se contentant de reproduire la presse officielle ou de traduire en arabe les principales nouvelles internationales.

La presse en ligne syrienne de l’extérieur

C’est de l’extérieur que s’expriment les voix les plus oppositionnelles. Akhbâr al-Charq (Levant News) (http://thisissyria.net/) (arabe), diffusé à partir de Londres, est particulièrement bien informé et apprécié des internautes, bien qu’interdit en Syrie. Il est en effet réalisé par l’Institut du Levant arabe à Londres (The Levant Institut), proche des Frères musulmans syriens réfugiés dans la capitale britannique. De sensibilité tout autre, al-Râyy (http://www.arraee.com/) (arabe), initié par le Parti du peuple démocratique syrien (ex-PC-bureau politique) (Hizb al-Cha’b al-Dîmuqrâtî al-Sûrî), l’une des composantes du communisme syrien, publié depuis l’Allemagne, propose des articles de presse repiqués de la presse internationale, éventuellement traduits en arabe, ainsi que des contributions originales d’intellectuels syriens.

Sûriyya Hurra (Free Syria) (http://www.free-syria.com/) (arabe, anglais) est un site d’information promu par Abdel Halim Khaddam, ancien vice-président exilé en France, qui s’est placé dans l’opposition où il a formé le Front de Salut National en Syrie (Jabhat al-Khalâs al-Watanî fî Sûriyya) (National Salvation Front in Syria) (http://www.savesyria.org/) avec certains courants en exil, notamment les Frères musulmans.

Diffusé à partir de Londres, le Syrian Media Centre (http://www.syriamc.com/) (anglais, arabe) est un site de promotion de la Syrie en Grande-Bretagne, dont le directeur est nommé par Damas. Le site Safahât Sûriyya (http://www.alsafahat.net/) (arabe), hébergé en Hollande, offre en revanche une information plus engagée et défend les valeurs démocratiques, les droits de l’homme et milite pour la libération des prisonniers politiques en Syrie. Al-Ittijâh al-Akhar (http://www.alitijahalakhar.com/newweb/index.php) (arabe), journal politique hebdomadaire basé en Hollande, orienté principalement sur la question irakienne, possède un bureau à Damas.

Les blogs et sites personnels

Plus encore que la presse en ligne, l’univers des blogs a connu un développement fulgurant au cours des dernières années. Si la plupart des bloggers syriens demeurent prudents et évitent d’aborder de front les thèmes politiques, leur prise de parole sur la toile permet de saisir les représentations et les aspirations d’une société syrienne aux multiples facettes. Les blogs sont largement utilisés par les jeunes Syriens comme fenêtre sur le monde et canal d’expression et de dialogue mais sont également appréciés des Syriens installés à l’étranger qui construisent ainsi un pont avec leur pays d’origine. Face à la relative faiblesse numérique des approches traditionnelles, d’innombrables blogs proposent ainsi des analyses tous azimuts sur la Syrie à travers lesquelles on éprouve quelque difficulté à se repérer.

Pour un tour d’horizon de la nébuleuse des blogs syriens ou liés à la Syrie, on se référera à l’agrégateur de blogs Syria Planet (http://www.syplanet.com/) (anglais) qui en propose sans doute la liste la plus complète. Le site offre en outre un outil permettant d’accéder aux blogs bloqués par les IPS en Syrie.

Certains blogs sont très élaborés et constituent parfois de véritables magazines d’information et de réflexion. Sami Moubayed, par ailleurs promoteur d’un site à caractère historique Syrian History (http://www.syrianhistory.com/) déjà cité, propose ses analyses de la situation actuelle au Moyen-Orient et en Syrie dans son site personnel, Mideastviews.com (http://www.mideastviews.com/) (anglais). Ammar Abdulhamid, un analyste syrien indépendant résidant aux Etats-Unis, par ailleurs promoteur du Al-Tharwa Project (http://www.tharwaproject.org/) de défense des droits de l’homme cité plus bas, publie dans son blog Amarji (The Heretic Blog) (http://amarji.blogspot.com/) (anglais, arabe) ses analyses sur le pays et la région. Le site personnel de Rime Allaf (http://www.rimeallaf.com/index.html), une analyste d’origine syrienne attachée au Chatham House de Londres, et notamment son blog, Mosaïcs (http://www.rimeallaf.com/mosaics/index.php) (anglais), répercutent ses analyses sur la région et la Syrie. On trouvera sur le site de Burhan Ghalioum (http://critique-sociale.blogspot.com/) un repiquage d’informations et d’analyses internationales sur la Syrie et la région ainsi que de nombreuses analyses de ce professeur de sociologie politique à l’université de Paris III-Sorbonne, spécialiste de la Syrie, qui s’y exprime le plus souvent en arabe. Dans un esprit sensiblement différent, on peut se référer au blog d’Imad Moustapha (http://imad_moustapha.blogs.com/) (anglais), ambassadeur de Syrie à Washington et amateur d’art.

Parmi les sites au format blog, plus personnels, on peut signaler entre autres The Damasceneblog (http://www.damasceneblog.com/) (anglais), animé par Ayman Haykal, l’auteur du site de référence Damascus online (http://www.damascus-online.com/) déjà cité ; Across Syria & Inside Homs (http://acrosssyria.blogspot.com/) (anglais), au carrefour de l’histoire et de l’actualité ; The Syria News Wire (http://saroujah.blogspot.com/) (anglais) qui distille un certain nombre d’informations sur la vie en Syrie et donne des analyses sur la situation régionale ; Abufares (http://abufares.blogspot.com/) (anglais) qui propose quant à lui une vision du monde depuis la ville provinciale de Tartous. Pour une approche féminine et plus introspective, on peut se reporter au site d’Ichtâr (http://orientaleve.blogspot.com/) (arabe). On trouvera enfin dans le blog Across the Bay (http://beirut2bayside.blogspot.com/) (anglais) de nombreuses analyses concernant la Syrie et un espace de débat sur la situation du pays.

Certaines institutions proposent également des blogs. Ainsi, le journal en ligne Safahât Sûriyya offre un espace blog (http://safahat.blogspot.com/) (arabe, anglais). The Next Century Foundation, fondation britannique qui se donne pour mission de “ construire un monde de stabilité ”, anime un réseau de blogs dont l’un émane de son groupe de travail sur la Syrie (http://ncfsyria.blogspot.com/) (anglais). On peut noter enfin le Syria Monitor (http://syriamonitor.typepad.com/) (anglais), compilé par les chercheurs du Center for Liberty in the Middle East (http://www.mideastliberty.org/) (anglais), qui donne des informations sur les mouvements d’opposition et la condition des détenus politiques en Syrie.

La défense des prisonniers politique prend en effet parfois la forme de blogs. Il en est ainsi du site intitulé Syrians refuse to be silenced (http://freesyria.wordpress.com/) (anglais) qui milite pour la libération de Michel Kilo, intellectuel syrien, signataire de la Déclaration de Beyrouth-Damas, emprisonné depuis le mois de mai 2006. Free for Fatih Jâmûs (http://freefatehjamus.wordpress.com/) (arabe) est également un blog de vigilance sur le cas d’un autre prisonnier politique syrien. Geocities abrite des sites de vigilance de célèbres prisonniers, notamment Arif Dalîla (http://geocities.com/arefdalila/howa.htm) et Riyâd al-Turk (http://www.geocities.com/riadtourk/).

Dans la champ des blogs initiés par des Syriens émigrés, on peut relever Syriapol (http://syria.ajjan.com/) (anglais, arabe), un forum de discussion démocratique destiné à l’expression politique des Syriens, proposé par George Ajjan, un homme d’affaires Républicain Américain d’origine alépine qui anime par ailleurs un blog personnel (http://www.ajjan.com/) (anglais). Watanan (http://watanan.blogspot.com/) (anglais), un blog animé par Aiman Tulaimat, un Syrien vivant à Chicago, président du Centre culturel arabe de la ville, illustre également le désir de maintenir un lien fort avec le pays d’origine.

L’une des références incontournables dans le monde des blogs est l’œuvre d’un universitaire américain, Joshua Landis, professeur à l’université d’Oklahoma, qui est parvenu à faire de son blog, Syria Comment (http://www.joshualandis.com/blog/) (anglais, arabe) un carrefour de tout ce qui se pense et s’écrit sur la Syrie. Il y répercute dans les deux langues les articles de la presse internationale et donne la parole à de nombreux analystes ou simples commentateurs, dont des Syriens qui peuvent s’y exprimer sous le couvert de l’anonymat.



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