| Guide de Syrie-sur-Web | Première édition (12 mai 2007) |
Syrie : la presseLa presse syrienneLa presse officielleL’organisme
d’Etat
al-Wahda (l’unité) pour la presse, l’édition et la diffusion (Mu’assasat al-Wahda li-l-Sahâfa wa al-Tibâ’a wa al-Nachr)
(http://alwehda.gov.sy/) publie deux des trois journaux quotidiens nationaux.
al-Thawra
(http://thawra.alwehda.gov.sy/) (arabe) est accompagné
d’éditions locales diffusées dans certaines
régions :
al-Jamâhîr
(http://jamahir.alwehda.gov.sy/) (arabe) qui couvre la région
d’Alep, al-Wahda
(http://wehda.alwehda.gov.sy/) (arabe) qui couvre celle de Lattakié,
al-‘Urûba
(http://ouruba.alwehda.gov.sy/) (arabe) pour la région de Homs,
al-Furât
(http://furat.alwehda.gov.sy/) (arabe) pour celle de Deir Ez-Zor, enfin
al-Fidâ’
(http://fedaa.alwehda.gov.sy/) pour celle de Hamah. L’organisme
édite par ailleurs un second quotidien national,
Tichrîn
(http://www.tishreen.info/) (arabe), qui possède une édition en
anglais,
Syria Times
(http://syriatimes.tishreen.info/) (anglais). Tous ces journaux
présentent bien sûr une étroite similitude mais
s’attachent à refléter des spécificités
régionales. L’organisme propose en outre un journal sportif,
al-Mawqif al-Riyâdî,
(http://riadi.alwehda.gov.sy/) (arabe) et le supplément culturel
hebdomadaire
d’al-Thawra,
al-Mulhaq al-Thaqâfî
(http://thawra.alwehda.gov.sy/thakafi.asp) (arabe). Le troisième
quotidien, al-Ba’th
(http://www.albaath.news.sy/epublisher/user/) (arabe), est l’organe
officiel du parti Baath au pouvoir.
Ces trois
principaux journaux puisent l’essentiel d’une information
très formatée auprès de l’agence de presse syrienne
Sana
(http://www.sana.org/) (arabe, anglais, français).
L’Organisme général pour la Radio et la Télévision
(al-Hay'a al-‘Amma
lil-Izâ’a wa
al-Tilvizyûn ; General
Organization for Radio and TV) (http://www.rtv.gov.sy/) (arabe, anglais) offre
le même type d’information généralement puisée
à la même source.
La presse indépendante autoriséeLa nouvelle presse
syrienne privée autorisée depuis 2000 demeure toujours,
d’une façon ou d’une autre, liée au pouvoir. En langue
anglaise, on peut consulter la version en ligne du magazine
Syria Today
(http://www.syria-today.com/pkg05/index.php?page=about&ex=1&dir=html)
(anglais), mensuel publié par International Development Associates, une
compagnie de consulting et d’édition basée à Damas,
qui permet notamment d’avoir des aperçus sur les aspects
sociétaux de la Syrie. Le magazine économique
al-Iqtisâdiyya
(http://www.iqtissadiya.com/) (arabe), l’un des premiers organes de presse
indépendants autorisés après 2000 dans le contexte du
printemps de Damas, possède également une version en ligne.
Abyad wa Aswad
(http://www.awaonline.net/index.php) (arabe), magazine publié à
Damas sur papier et en ligne, possède un statut un peu particulier :
adoptant un ton assez libre, il est le seul magazine politique
indépendant autorisé, mais c’est néanmoins le fils du
ministre de la Défense syrien qui en est à l’origine. Le
premier quotidien politique autorisé depuis 40 ans,
al-Watan,
paraissant depuis novembre 2006, n’a pas encore (début 2007) de
version en ligne. Là encore, son indépendance est toute relative
en ce qu’il appartient à Rami Makhlouf, cousin du président.
On peut consulter en ligne un hebdomadaire consacré à la
défense des droits de la femme et de l’enfant,
Thara
(http://www.thara-sy.com/English/arabic/) (arabe, anglais), qui adopte un ton
assez libre, publié par Dar Itânâ, une maison
d’édition qui se destine à promouvoir l’éveil
de la conscience civique en Syrie.
Chabâblik
(http://www.shabablek.com/vb/index/) (arabe), magazine pour la jeunesse,
paraît également en ligne.
La presse d’opposition légaleSeuls quelques
organes de presse émanant de formations politiques communistes
autorisées dans le cadre du Front National Progressiste ont des
éditions en ligne.
al-Nûr
(http://www.an-nour.com/) (arabe) est le journal du Parti communiste syrien
(branche Fayçal) et
Sawt al-Cha’ab
(http://www.syriancp.org/ar/ssha3b/sshindex.htm) (arabe, numéros 120
à 151 en ligne) celui du Parti communiste syrien (branche Bakdâch).
Le journal Qasyûn
(http://www.kassioun.org/) (arabe) est publié par la branche du Parti
communiste issu du congrès du 18 décembre 2003 (scission de la
branche Bakdâch).
La presse régionaleFaute
d’obtenir une information pluraliste dans la presse officielle de Syrie,
on peut se tourner vers ses voisins immédiats. Les journaux libanais sont
bien sûr une source de première importance. On consultera notamment
L’Orient le Jour
(http://www.lorientlejour.com/page.aspx?page=main-page) (français),
The Daily Star
(http://www.dailystar.com.lb/default.asp) (anglais) et les journaux arabophones
al-Nahâr
(http://www.annaharonline.com/) (arabe), associé au Mouvement du 14 mars
anti-syrien,
al-Safîr
(http://www.assafir.com/iso/today/front/summary.html) (arabe), de tendance
gauche nationaliste arabe plus proche des intérêts syriens, ou
encore al-Diyâr
(http://www.journaladdiyar.com/) (arabe).
Les journaux
jordaniens offrent également quelques aperçus sur la Syrie,
notamment les deux quotidiens nationaux,
al-Râyy
(http://www.alrai.com/) (arabe) et
al-Dustûr
(http://www.addustour.com/Default/Default.asp) (arabe), ainsi que
l’hebdomadaire
al-Majd
(http://www.almajd.net/) (arabe) d’obédience nassérienne.
Pour les
échos côté israélien, on peut consulter les deux
grands quotidiens nationaux anglophones,
Haaretz
(http://www.haaretz.com/) (anglais, hébreu) et
Jerusalem Post
(http://www.jpost.com/) (anglais) dont les archives ne sont cependant pas en
libre accès.
La presse internationaleComme le champ
académique, la presse internationale compte peu de spécialistes de
la Syrie et aucun grand organe de presse n’a de correspondant sur place.
Même le média qatari al-Jazîra éprouve des
difficultés à maintenir un bureau permanent en Syrie. Les
envoyés spéciaux des journaux internationaux, qui se rendent
ponctuellement dans le pays, sont soumis à de nombreuses tracasseries
pour l’obtention de visa et celui-ci ne leur est pas toujours
accordé. Aussi l’information sur la Syrie demeure-t-elle assez
marginale ou allusive et ne parvient pas toujours à échapper au
flou des rumeurs. Quelques journalistes s’intéressent
néanmoins plus spécifiquement au pays. Patrick Seale, journaliste
britannique auteur de plusieurs ouvrages sur la Syrie, a été
longtemps correspondant de The
Observer dans la région. On trouvera en ligne nombre de ses articles sur le
site de l'Agence global
(http://www.agenceglobal.com/default.asp), un syndicat de
presse basé à Greensboro, aux Etats-Unis, qui fédère
des titres et des grands noms de la presse internationale. Le site personnel de
Robert Fisk
(http://www.robert-fisk.com/home_page.htm) (anglais) offre également
l’accès à ses articles portant sur la
Syrie.
Les sites de la
BBC Arabic.com
(http://news.bbc.co.uk/hi/arabic/news/default.stm) (anglais) et de
CNN.Com
(http://www.cnn.com/) (anglais) offrent une couverture assez large des
événements de la région qui laisse une certaine place
à la Syrie. La version en ligne du
Washington Post
(http://www.washingtonpost.com/) (anglais) propose une base d’archives sur
la Syrie assez conséquente. Les journaux panarabes publiés
à Londres,
al-Hayât
(http://www.daralhayat.com/) (arabe) et
al-Charq al-Awsat
(http://www.asharqalawsat.com/) (arabe), qui offrent un espace
d’expression aux plumes syriennes, demeurent des références
fondamentales. En France,
Courrier International
(http://www.courrierinternational.com/gabarits/html/default_online.asp)
(français) aborde régulièrement le cas de la Syrie,
à travers des articles mais aussi des dossiers plus globaux, et les
archives du
Monde diplomatique
(http://www.monde-diplomatique.fr/index/pays/syrie.html) (français)
proposent également un certain nombre d’analyses sur le
pays.
La presse en ligneFace aux
restrictions imposées à la presse traditionnelle, les internautes
syriens trouvent dans la presse en ligne, notamment internationale, un
accès précieux à l’information. En Syrie même,
ce type de presse a pris un essor important au cours des dernières
années et compte désormais comme une source fondamentale
d’informations relativement pluralistes pour le public syrien ayant
accès à internet. Les sites syriens autorisés ont
néanmoins bien souvent des liens, plus ou moins forts ou directs, avec le
pouvoir, ou, dans d’autre cas, la tolérance dont ils sont
l’objet est toujours susceptible d’être remise en cause.
L’ensemble repose sur des réseaux de relations d’une grande
complexité et d’une certaine élasticité.
Quoiqu’il en soit, les sites d’information en Syrie sont des objets
dont l’identité est en cours de fabrication, aux contours encore
flous, et qui empruntent souvent à plusieurs genres (bulletin de presse,
lettre d’information, webzine...). Pour un état des lieux et une
réflexion sur les sites d’information en ligne dans l’espace
public syrien, on consultera l’article en ligne de
Yves Gonzalez-Quijano
(http://www.cemam.usj.edu.lb/sipo/Ouvrage_sipo_pdf/04.pdf) (français),
portant ce titre et publié dans l’ouvrage
La société de
l’information au Proche-Orient. Internet au Liban et en
Syrie (Beyrouth, 2006).
La presse en ligne internationaleLes grands organes
de presse, tels
al-Jazîra
(http://www.aljazeera.net/NR/exeres/8FD54E7F-56C5-49A0-B60A-89A67426F3B3.htm)
(arabe) et le site arabophone de
CNN
(http://arabic.cnn.com/) (arabe) constituent les premières
références dans le domaine comme la couverture de la Syrie
proposée par
Yahoo
(http://news.yahoo.com/fc/world/syria/) (anglais) et
Google
(http://news.google.com/news?hl=en&q=syria&ie=UTF-8) (anglais).
Mafhoum
(http://www.mafhoum.com/en/en_index.htm) (anglais, arabe, français,
allemand), dont le promoteur est syrien et l’accès gratuit, outre
une importante base de liens en ligne sur tous les pays de la région,
orientée principalement sur le monde des affaires, propose une revue de
presse puisée dans la presse anglophone et arabophone et, ce qui est plus
rare, francophone. Le portail d’informations italien
AKI
(Adnkronosinternational) (http://www.adnki.com/) (italien, anglais, arabe) donne
quelques ouvertures sur la Syrie. Les revues de presse consacrées
à la Syrie par les sites
al-Bâb
(http://www.al-bab.com/arab/news/syria.htm) (anglais) et
al-Bawâba
(http://albawaba.com/ar/countries/Syria) (arabe) sont assez complètes.
Afâq
(http://www.aafaq.org/) (arabe) est un site panarabe qui reflète la
position du réformisme libéral.
Mideastwire
(http://www.mideastwire.com/index.php) offre un très utile écho en
anglais de la presse arabophone mais son accès est payant.
Middle East Transparent
(Chafâf Charq
al-Awsat) (http://www.metransparent.net/)
(arabe, anglais, français) offre une revue de presse en trois langues sur
la région, qui laisse une place à la Syrie, notamment dans ses
rapports avec le Liban.
Ilâf
(http://elaph.com/), journal électronique publié à Londres
depuis 2001, bien qu’interdit en Syrie, y est considéré
comme une référence, opinion partagée par une grande partie
du public jeune arabophone. En anglais, on peut également se
référer à
Syria Daily
(http://www.syriadaily.com/) produit par le WN Networks ainsi qu’à
InsideSyria
(http://www.insidesyria.com/) qui fait partie de l’Inside Network
Corporation qui collectionne un réseau de sites locaux offrant une
information en continu sur chaque pays.
Le Modern
Discussion (al-Hiwâr
al-Mutamadan) du site laïque et de gauche
Rezgar
(http://www.rezgar.com/debat/nr.asp) (anglais, arabe) propose un forum de
discussion où de nombreux d’intellectuels arabes échangent
idées et analyses sur la région.
La presse en ligne syrienne de l’intérieurL’offre
d’informations apparaissant comme un prétexte relativement neutre
pour l’ouverture d’un site, susceptible d’être
accepté par la censure, quelques sites syriens s’inscrivant
à la frontière fragile du politique existent sous forme de journal
ou magazine en ligne. Mais la plupart de ce type de sites d’informations
est, d’une façon ou d’une autre, lié au
pouvoir.
L’un des
pionniers de la presse en ligne, Ayman Abdelnur, baathiste réformateur
promoteur du site
All4Syria
(http://www.allforsyria.org/) (arabe, désactivé), vite devenu une
référence centrale et un canal de communication entre
l’opposition et le pouvoir, a vu son site interdit à plusieurs
reprises par les autorités syriennes. Désormais, il diffuse un
bulletin électronique en direction de plusieurs dizaines de milliers de
noms.
Mi’rat Suriyya
(http://www.syriamirror.net/) (arabe) a constitué également, de
2003 à 2006, un site de référence très
fréquenté pour obtenir une information pluraliste mais le site a
volontairement interrompu ses activités en avril 2006 suite aux
tracasseries qui lui étaient imposées. Le site
Li-Ajal Sûriyya
(http://syria-aleppo.com/mynews/index.php) (arabe), toujours actif, est quant
à lui de sensibilité islamiste.
Syria Steps
(http://www.syriasteps.com/) (arabe, anglais) a une vocation plutôt
économique mais offre aussi une information généraliste.
Zamân al-Wasl
(http://www.zaman-alwasl.net/) (arabe) offre l’originalité
d’être fait par un groupe de jeunes habitants de la ville
provinciale de Homs. (§ remonté).
La
Vérité (Al-Haqîqa)
(http://www.syria-nationalcouncil.org/) (arabe) est un journal en ligne,
inactif, publié par le Conseil national pour la Vérité, la
Justice et la Conciliation en Syrie (al-Majlis
al-Watanî lil-Haqîqa wa al-'Adâla wa
al-Musâlaha). Son rédacteur en
chef était Nizâr Nayyouf, fondateur des Comités de
Défense des Libertés démocratiques et des Droits de
l’Homme en Syrie, désormais réfugié à
l’étranger.
Témoin du
flou qui entoure encore la définition de “ presse en
ligne ”, le site
La Syrie pour les juges et les avocats
(Sûriyâ lil-Qadâ’
wa al-Muhâmâ)(http://www.alnazaha.net/) (arabe), à vocation juridique, met pourtant
à la disposition de l’internaute une sélection
d’articles politiques et participe activement, comme la plupart des autres
sites de ce type, aux débats qui entourent les élections
législatives à venir de mai 2007.
Les sites
ouvertement proches du pouvoir témoignent d’une meilleure
longévité.
Champress
(http://www.champress.net/) (arabe), proposé par “ un groupe
de presse indépendant de Damas ” demeure politiquement correct
dans l’optique syrienne (son propriétaire est un membre actif du
parti Baath) mais répercute régulièrement des informations
qui touchent les aspects sociaux de la Syrie, peu souvent abordés
ailleurs.
SyriaNobles
(http://news.syrianobles.com/news/index.php) (arabe, anglais), l’un des
principaux hébergeurs de sites syriens, propose également des
informations en ligne.
Syria-News
(http://www.syria-news.com/) (arabe, anglais), édité par Nidal
Maalouf, offre un canal d’information assez complet depuis 2005 et propose
une traduction en arabe de certains articles de la presse internationale
concernant la Syrie. Il est désormais le site d’information leader
en Syrie. Se présentant comme une agence privée et
indépendante mais en réalité organe officieux du
gouvernement visant à améliorer l’image de la Syrie, l'Association syrienne de Relations publiques (al-Jam’iyya al-Sûriyya lil-‘Alâqât
al-‘Amma) (http://spra-sy.com/) (arabe, anglais) propose un site
d’information en ligne.
Sadasoria
(http://www.sadasoria.com/arabic/index.php) (arabe), qui s’affiche
indépendant, semble relever également de cette Association.
Al-Jamâl
(http://www.aljaml.com/) (arabe) présente peu
d‘intérêt, se contentant de reproduire la presse officielle
ou de traduire en arabe les principales nouvelles internationales.
La presse en ligne syrienne de l’extérieurC’est de
l’extérieur que s’expriment les voix les plus
oppositionnelles.
Akhbâr al-Charq (Levant News) (http://thisissyria.net/) (arabe), diffusé à partir
de Londres, est particulièrement bien informé et
apprécié des internautes, bien qu’interdit en Syrie. Il est
en effet réalisé par l’Institut du Levant arabe à
Londres (The Levant Institut), proche des Frères musulmans syriens
réfugiés dans la capitale britannique. De sensibilité tout
autre, al-Râyy
(http://www.arraee.com/) (arabe), initié par le Parti du peuple
démocratique syrien (ex-PC-bureau politique)
(Hizb al-Cha’b
al-Dîmuqrâtî
al-Sûrî), l’une des
composantes du communisme syrien, publié depuis l’Allemagne,
propose des articles de presse repiqués de la presse internationale,
éventuellement traduits en arabe, ainsi que des contributions originales
d’intellectuels syriens.
Sûriyya Hurra (Free Syria) (http://www.free-syria.com/) (arabe, anglais) est un site
d’information promu par Abdel Halim Khaddam, ancien vice-président
exilé en France, qui s’est placé dans l’opposition
où il a formé le
Front de Salut National en Syrie
(Jabhat al-Khalâs al-Watanî
fî Sûriyya)
(National Salvation Front in
Syria) (http://www.savesyria.org/) avec
certains courants en exil, notamment les Frères musulmans.
Diffusé
à partir de Londres, le
Syrian Media Centre
(http://www.syriamc.com/) (anglais, arabe) est un site de promotion de la Syrie
en Grande-Bretagne, dont le directeur est nommé par Damas. Le site
Safahât Sûriyya
(http://www.alsafahat.net/) (arabe), hébergé en Hollande, offre en
revanche une information plus engagée et défend les valeurs
démocratiques, les droits de l’homme et milite pour la
libération des prisonniers politiques en Syrie.
Al-Ittijâh al-Akhar
(http://www.alitijahalakhar.com/newweb/index.php) (arabe), journal politique
hebdomadaire basé en Hollande, orienté principalement sur la
question irakienne, possède un bureau à Damas.
Les blogs et sites personnelsPlus encore que la
presse en ligne, l’univers des blogs a connu un développement
fulgurant au cours des dernières années. Si la plupart des
bloggers syriens demeurent prudents et évitent d’aborder de front
les thèmes politiques, leur prise de parole sur la toile permet de saisir
les représentations et les aspirations d’une société
syrienne aux multiples facettes. Les blogs sont largement utilisés par
les jeunes Syriens comme fenêtre sur le monde et canal d’expression
et de dialogue mais sont également appréciés des Syriens
installés à l’étranger qui construisent ainsi un pont
avec leur pays d’origine. Face à la relative faiblesse
numérique des approches traditionnelles, d’innombrables blogs
proposent ainsi des analyses tous azimuts sur la Syrie à travers
lesquelles on éprouve quelque difficulté à se
repérer.
Pour un tour
d’horizon de la nébuleuse des blogs syriens ou liés à
la Syrie, on se référera à l’agrégateur de
blogs
Syria Planet
(http://www.syplanet.com/) (anglais) qui en propose sans doute la liste la plus
complète. Le site offre en outre un outil permettant
d’accéder aux blogs bloqués par les IPS en
Syrie.
Certains blogs
sont très élaborés et constituent parfois de
véritables magazines d’information et de réflexion. Sami
Moubayed, par ailleurs promoteur d’un site à caractère
historique
Syrian History
(http://www.syrianhistory.com/) déjà
cité, propose ses analyses de la situation actuelle au Moyen-Orient et en
Syrie dans son site personnel,
Mideastviews.com
(http://www.mideastviews.com/) (anglais). Ammar Abdulhamid, un analyste syrien
indépendant résidant aux Etats-Unis, par ailleurs promoteur du
Al-Tharwa Project
(http://www.tharwaproject.org/) de défense des droits de l’homme
cité plus bas, publie dans son blog
Amarji
(The Heretic Blog) (http://amarji.blogspot.com/) (anglais, arabe) ses analyses
sur le pays et la région. Le site personnel de
Rime Allaf
(http://www.rimeallaf.com/index.html), une analyste d’origine syrienne
attachée au Chatham House de Londres, et notamment son blog,
Mosaïcs
(http://www.rimeallaf.com/mosaics/index.php) (anglais), répercutent ses
analyses sur la région et la Syrie. On trouvera sur le site de
Burhan Ghalioum
(http://critique-sociale.blogspot.com/) un repiquage d’informations et
d’analyses internationales sur la Syrie et la région ainsi que de
nombreuses analyses de ce professeur de sociologie politique à
l’université de Paris III-Sorbonne, spécialiste de la
Syrie, qui s’y exprime le plus souvent en arabe. Dans un esprit
sensiblement différent, on peut se référer au blog
d’Imad Moustapha
(http://imad_moustapha.blogs.com/) (anglais), ambassadeur de Syrie à
Washington et amateur d’art.
Parmi les sites au
format blog, plus personnels, on peut signaler entre autres
The Damasceneblog
(http://www.damasceneblog.com/) (anglais), animé par Ayman Haykal,
l’auteur du site de référence
Damascus online
(http://www.damascus-online.com/) déjà cité ;
Across Syria & Inside Homs
(http://acrosssyria.blogspot.com/) (anglais), au carrefour de l’histoire
et de l’actualité ;
The Syria News Wire
(http://saroujah.blogspot.com/) (anglais) qui distille un certain nombre
d’informations sur la vie en Syrie et donne des analyses sur la situation
régionale ;
Abufares
(http://abufares.blogspot.com/) (anglais) qui propose quant à lui une
vision du monde depuis la ville provinciale de Tartous. Pour une approche
féminine et plus introspective, on peut se reporter au site
d’Ichtâr
(http://orientaleve.blogspot.com/) (arabe). On trouvera enfin dans le blog
Across the Bay
(http://beirut2bayside.blogspot.com/) (anglais) de nombreuses analyses
concernant la Syrie et un espace de débat sur la situation du pays.
Certaines
institutions proposent également des blogs. Ainsi, le journal en ligne
Safahât Sûriyya
offre un espace blog (http://safahat.blogspot.com/) (arabe, anglais).
The Next Century Foundation,
fondation britannique qui se donne pour mission de “ construire un
monde de stabilité ”, anime un réseau de blogs dont
l’un émane de son groupe de travail sur la Syrie
(http://ncfsyria.blogspot.com/) (anglais). On peut noter enfin le
Syria Monitor
(http://syriamonitor.typepad.com/) (anglais), compilé par les chercheurs
du
Center for Liberty in the Middle East
(http://www.mideastliberty.org/) (anglais), qui donne des informations sur les
mouvements d’opposition et la condition des détenus politiques en
Syrie.
La défense
des prisonniers politique prend en effet parfois la forme de blogs. Il en est
ainsi du site intitulé
Syrians refuse to be silenced
(http://freesyria.wordpress.com/) (anglais) qui milite pour la libération
de Michel Kilo, intellectuel syrien, signataire de la Déclaration de
Beyrouth-Damas, emprisonné depuis le mois de mai 2006.
Free for Fatih Jâmûs
(http://freefatehjamus.wordpress.com/) (arabe) est également un blog de
vigilance sur le cas d’un autre prisonnier politique syrien. Geocities
abrite des sites de vigilance de célèbres prisonniers, notamment
Arif Dalîla
(http://geocities.com/arefdalila/howa.htm) et
Riyâd al-Turk
(http://www.geocities.com/riadtourk/).
Dans la champ des
blogs initiés par des Syriens émigrés, on peut relever
Syriapol
(http://syria.ajjan.com/) (anglais, arabe), un forum de discussion
démocratique destiné à l’expression politique des
Syriens, proposé par George Ajjan, un homme d’affaires
Républicain Américain d’origine alépine qui anime par
ailleurs un
blog personnel
(http://www.ajjan.com/) (anglais).
Watanan
(http://watanan.blogspot.com/) (anglais), un blog animé par Aiman
Tulaimat, un Syrien vivant à Chicago, président du Centre culturel
arabe de la ville, illustre également le désir de maintenir un
lien fort avec le pays d’origine.
L’une des
références incontournables dans le monde des blogs est
l’œuvre d’un universitaire américain, Joshua Landis,
professeur à l’université d’Oklahoma, qui est parvenu
à faire de son blog,
Syria Comment
(http://www.joshualandis.com/blog/) (anglais, arabe) un carrefour de tout ce qui
se pense et s’écrit sur la Syrie. Il y répercute dans les
deux langues les articles de la presse internationale et donne la parole
à de nombreux analystes ou simples commentateurs, dont des Syriens qui
peuvent s’y exprimer sous le couvert de l’anonymat.
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