Les Guides de la recherche-sur-Web Cinquante huitième édition (2 mai 2013)


Guide de Palestine-sur-Web

Jean-François Legrain
Chercheur CNRS/IREMAM (Institut de Recherches et d’Etudes sur le Monde Arabe et Musulman) Aix-en-Provence

Faute de temps, les mises à jour concernent en priorité les thèmes que je traite par ailleurs dans mes recherches, soit en priorité le domaine politique. Depuis juin 2012, néanmoins, je réactualise peu à peu ce guide de façon systématique. La présence de photos ou de caractères arabes signalent les passages les plus récemment mis à jour.

Les moteurs de recherche et annuaires du web déroutent souvent l’internaute non averti. Les moteurs présentent en effet une exhaustivité telle que, faute d’une maîtrise de l’instrument, il renonce à sa quête devant des milliers, voire des dizaines de milliers, de références. Même s’ils ne sont plus guère utilisés en 2012, il faut se souvenir que certains annuaires, à l’inverse, péchaient parfois soit par l’ignorance de bon nombre de sites dont la plupart de ceux en arabe, soit par leur classement de sites sous de surprenantes rubriques, par exemple sous “Israël” chez ceux qui voulaient ignorer la “Palestine”.

Une première édition de ce guide avait paru dans Maghreb-Machrek, n° 165, juillet-septembre 1999, p. 77-109. Une deuxième édition (http://www.ladocumentationfrancaise.fr/servurl/palestine) dotée des mises à jour avait été mise en ligne en avril 2000 sur le site de la Documentation française ; elle a maintenant disparu de la DC et ne peut être lue que sur la Wayback machine. À partir de cette troisième et nouvelle édition, accessible à partir de juillet 2001 sur le site de la Maison de l’Orient et de la Méditerranée, les corrections sont périodiquement mises en ligne.

Certaines URL ici signalées sont périodiquement l’objet d’attaques, rendues indisponibles ou redirigées vers des sites pornographiques ou commerciaux. A l’occasion de l’intifada Al-Aqsa (septembre 2000-novembre 2005), la lutte israélo-palestinienne s’était ainsi emparée du net. L’internaute pouvait alors visiter, côté pro-palestinien, Hakerz Palestine (http://www.khayma.com/hakerzpalestine/ qui succède aux URL http://www.geocities.com/hakerzpalestine/, http://www.h4palestine.com/, www.palhackerz.com non accessibles en 2005) (arabe) et, côté pro-israélien, Internet Haganah (http://haganah.org.il/haganah/), un site animé par Aaron Weisburd, un informaticien basé dans l’Illinois. Pour un état détaillé de la question en 2001, l’internaute lira avec intérêt le "Israeli-Palestinian Cyber Conflict" (http://www.securitymanagement.com/library/Israeli_pales0401.pdf), un iDEFENSE Intelligence Services Report (http://www.idefense.com/) ainsi que The Digital Revolt: Resistance & Agency on the Net (http://nmit.georgetown.edu/papers/wtaggert.htm), une étude de Will Tagart datée elle aussi de 2001 et mise en ligne dans le cadre d’un programme New Media & Information Technology in the Middle East (http://nmit.georgetown.edu/papers/) piloté par la Georgetown University. Dans la mouvance d’Internet Haganah, Sofir-Society for Internet Research (http://www.sofir.org) apparaît sur le Web durant l’été 2005 ; se donnant pour premier objectif “to promote understanding of the nature and threat of Islamic extremist movements, with particular emphasis on the use such movements make of the internet”, il porte un intérêt particulier à la Palestine.

Les pages disparues pourront souvent être retrouvées soit, pour les plus récentes, dans le cache des moteurs de recherche Google (http://www.google.fr/) (il suffit, dans les références, de cliquer non pas sur le titre du document recherché mais sur la flèche en grisé figurant à droite de chaque résultat) et Yahoo (http://fr.search.yahoo.com/), soit sur la Wayback machine (http://www.archive.org/) mise en œuvre à l’université de Berkeley (Californie) depuis octobre 2001 qui, grâce à des ”clichés” périodiques, revendique l’archivage de plusieurs milliards de pages (55 milliards en octobre 2006).

Ce “Guide de Palestine-sur-Web” (un “Palestine subject guide“ selon les catégories qui s’imposent sur le web) prend pour base mes “favoris” ; loin de toute exhaustivité il voudrait aider un public intéressé par les enjeux liés à la Palestine d’aujourd’hui et pressé d’obtenir le renseignement ou le document enfoui dans cette gigantesque banque de données qu’est Internet, à la fois bibliothèque et agence de propagande. Pour faciliter d’éventuelles recherches annexes, chaque site, institution ou individu retenu est ici cité tel qu’il apparaît sur le web, d’où une inévitable incohérence dans le système de transcription de l’arabe. La majorité des pages étant en anglais, la langue ne sera mentionnée qu’en cas de présence de l’arabe, du français ou d’autre. Les anciennes URL sont à dessein maintenues dans ce guide qui se transforme ainsi avec le temps en instrument de l’historien en quête de traces internet anciennes ; ces URL, en effet, peuvent dans un certain nombre de cas être retrouvées dans la Wayback machine (http://www.archive.org) déjà mentionnée (en 2012, l’absence de moteur de recherche interne à la machine implique encore que l’URL elle-même soit connue pour que le contenu de la page soit retrouvé).

A titre de rappel, jusqu’en 1999 l’internaute dépourvu de système arabe connaissait des difficultés à visualiser des pages écrites en arabe et devait se contenter des sites qui diffusaient leur production sous un format image. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Pour les recherches menées en arabe à partir d’ordinateurs dépourvus de clavier arabe, divers claviers arabes virtuels sont à disposition comme le marocain http://www.clavier.ma/.



  • Palestine : sa présence sur le web et son étude
  • Palestine : les usuels
  • Palestine : les sources historiques
  • Palestine : les instruments israéliens de l’occupation
  • Palestine : les médias
  • Palestine : la recherche et l’analyse politique
  • Palestine : les institutions de l’État en construction
  • Palestine : les forces politiques
  • Palestine : les organisations non gouvernementales et la société civile
  • Palestine : la négociation internationale (les États et les organisations internationales)
  • Palestine : la négociation internationale (les partis et groupes de pression)
  • Palestine : la négociation internationale (les grands dossiers)