Guide de Palestine-sur-Web Quarante neuvième édition (28 juillet 2008)


Palestine : les organisations non gouvernementales et la société civile

Les ONG

Les ONG palestiniennes ou internationales intervenant en Palestine sont de plus en plus nombreuses à s’ouvrir sur le web et il serait impossible de toutes les citer ici. Elles sont pour la plupart affiliées au NGO Network on the Question of Palestine des Nations-unies (http://www.un.org/Depts/dpa/ngo/). L’UNSCO (United Nations, Office of the Special Coordinator in the Occupied Territories) (http://www.arts.mcgill.ca/mepp/unsco/unfront.html), hébergé par l’université McGill, a réalisé dans les années 1990 les annuaires les plus exhaustifs de ces structures avec ses Directory of Non-Governmental Organizations in Donor Countries Assisting the Palestinian People in the West Bank and Gaza Strip, Directory of Non-Governmental Organizations in the Gaza Strip et Directory of Non-Governmental Organizations in the West Bank. Un annuaire des ONG internationales et locales impliquées dans la “question de Palestine” est également tenu à jour par la Division for Palestinian Rights des Nations unies (http://domino.un.org/ngoweb.nsf/); on y retrouve une partie des ONG qui figurent dans le Directory of Muslim Relief Organizations des États-Unis opérant dans le monde, la Palestine tenant une place importante dans cet annuaire hébergé par la MSA (Muslim Student Association) des États-Unis (http://www.msa-natl.org/resources/). Pour le moment, le “ministère” des Affaires des ONG de l’Autorité palestinienne (http://www.mongoa.gov.ps/info/index.html) et son SIS (State Information Service) (http://207.232.25.135/sis/arabic/ngos/ngos.asp) se contentent d’annoncer leurs propres annuaires. Le Directory of civic education, human rights and democracy non-governmental organizations Palestine 1999 (http://www.intertech-pal.com/guide/english/english.html) (anglais, arabe) issu du projet néerlandais Euro-Arab Dialogue from Below Project est encore en ligne en 2005 sur le site d’Intertech. Enregistré à Ramallah, le Palestinian NGOs Network (http://www.palestine-ngos.net) se veut un “interactive portal” qui “should serve NGOs for developing networking, online dialogue, documentation, dissemination and sharing of information among NGOs themselves and with the local and international communities”; il offre en 2005 un très riche directory et annonce un who’s who.

Outre les informations sur son fonctionnement, le “ministère” des Affaires des ONG de l’Autorité palestinienne (http://www.mongoa.gov.ps/) met en ligne les bases juridiques de la présence et du fonctionnement des ONG en Palestine ainsi qu’un guide de fondation d’une ONG.

Placée en situation de concurrence et de complémentarité avec l’Autorité, un certain nombre d’ONG palestiniennes, situées pour la plupart dans l’orbe des ex-communistes, ont fondé un PNGO (Palestinian Non-Governmental Organizations Network in the West Bank and Gaza Strip) (http://www.pngo.net/ qui remplace l’ancienne adresse délaissée http://www.pngo-project.org/) dont le site offre à la fois un annuaire et les éléments de réflexion sur leurs relations avec l’Autorité ; la coordination alimente également un “Palestine Monitor” (http://www.palestinemonitor.org/), revue de presse sur les événements en cours visant à devenir “a gateway to civil society” (archives depuis octobre 2000).

Plusieurs pétitions soutenant le droit à l’autodétermination ou au retour ou réclamant des réformes administratives à l’Autorité d’autonomie ont circulé à l’initiative de personnalités ou d’ONG. Un certain nombre de ces pétitions, ailleurs signalées, ont des accès regroupés en une même page abritée par “Miftah” (The Palestinian Initiative for the Promotion of Global Dialogue and Democracy) (http://www.miftah.org/Other/Petitionpage.html), l’ONG de défense des droits de l’homme créée par Hanan Ashrawi et signalée plus bas.

La plateforme des ONG françaises pour la Palestine, citée plus bas, dispose d’un site (http://www.plateforme-palestine.org/) (français, anglais) qui permet de s’informer tant sur leurs activités que sur celles des ONG palestiniennes ou israéliennes.

De très nombreux instituts de recherche et ONG internationales mettent en ligne des rapports consacrés à la situation des ONG en Palestine et à la construction d’une société civile. Citons ici, à titre d’exemple, les contributions Palestine au Civil Society and Governance Programme de l’IDS (Institute of Development Studies), Sussex (http://www.ids.ac.uk/ids/).

Santé

Dans le domaine sanitaire, une visite au site de l’UPMRC (Union of Palestinian Medical Relief Committees) (Ramallah) (http://www.upmrc.org/) (anglais, allemand) s’impose ; fondés en 1979 par des médecins proches du Parti communiste et présidés par Mustafa Barghouti, les “Medical Relief” ont su tisser sur l’ensemble des territoires occupés un réseau serré de dispensaires visant tout à la fois les soins et la prévention ; leur site abrite d’importantes archives, Newsletter mensuelle (depuis 1996), rapports annuels, communiqués de presse, etc. De même tendance politique et également présidé par Mustafa Barghouti, le HDIP (The Health, Development, Information and Policy Institute) (Ramallah) (http://www.hdip.org/) alimente un site extrêmement précieux doté d’un accès en ligne à son Health Research in Palestine: An Annotated Bibliography (4e édition) qui compte près de 500 entrées. Les pages du CEOHS (Center for Environmental and Occupational Health Sciences) (http://www.birzeit.edu/ceohs/) et du DPCH (Department of Public and Community Health) (http://www.birzeit.edu/chd/) de l’université de Bir Zeit pourront utilement compléter l’information comme celles du PCH (Palestine Council of Health) (http://users.palnet.com/~fadi2/), réseau de vingt-trois ONG. Fondé en décembre 2004, Bridges (http://www.bridgesmagazine.org/) est le premier magazine en ligne israélo-palestinien sous égide de l’OMS consacré aux questions de santé.

Le syndicat des médecins de Palestine (http://www.physicians.ps/) (arabe) possède un site qui, outre les informations syndicales, permet d’obtenir des données sur le domaine de la santé.

Rappelons que le site du “ministère” de la Santé de l’Autorité d’autonomie (http://www.pna.org/moh/a-index.htm) (anglais, arabe) n’est plus mis à jour et doit être remplacé par celui du Health Information Center (http://www.moh.gov.ps/).

Le Health directory du Health Inforum (http://www.healthinforum.net/) (arabe, anglais), un organisme issu du Health Sector Working Group du ministère palestinien de la Santé et aide par l’OMS, la cooperation italienne et l’USAID, constitue un bon point de départ vers les divers sites liés aux questions sanitaires. Les internautes intéressés par le secteur palestinien de la santé à Jérusalem pourront se rendre sur le site des Friends of East Jerusalem Hospitals (FEJH) (http://www.fejh.org/) (arabe, anglais), un organisme lié à la Faisal Husseini Foundation (http://www.fhf-pal.org/) (anglais, arabe).

Agriculture et élevage

Dans le domaine de l’agriculture et du développement, les PARC (Palestine Agricultural Relief Committees) (http://www.pal-arc.org/) (arabe, anglais, français), fondés par la mouvance communiste dès 1983 en Cisjordanie et 1988 à Gaza, figurent parmi les acteurs les plus efficaces. Créé en 1989 pour réduire la dépendance palestinienne vis-à-vis d’Israël, le Ma’an Development Centre (http://www.maan-ctr.org/) (Ramallah et Gaza) s’intéresse tout particulièrement à l’agriculture et met en ligne bon nombre de ses études (la plupart en arabe, quelques unes en anglais). Le site du Middle East Regional Vetenary System (http://www.move-in.org/PA/), créé dans le cadre des négociations multilatérales, ouvre son Disease Report mensuel (1998 et 1999) et traite de toutes les questions liées au bétail mais le site ne semble plus être mis à jour. Signalons que la Palestinian Farmer Union entretient une page d’informations de base la concernant (http://personal.zaytona.com/pfu/index.htm).

Éducation

Le site de PLANET (Palestinian Academic Network) (http://www.planet.edu/), géré par l’université Al-Quds de Jérusalem, a voulu longtemps être le point de départ vers les différents sites du domaine de l’éducation mais il n’offre guère de ressources propres si ce n’est un chat. Parmi les sites des universités palestiniennes, toutes présentes sur le web, seul celui de Bir Zeit (http://www.birzeit.edu) témoigne d’une richesse documentaire exceptionnelle, tant sur le domaine de l’université que sur celui de la Palestine tout entière. Les autres universités n’offrent en ligne, la plupart du temps –mais la situation évolue avec le temps-, que les données concernant leur histoire, l’organigramme de leurs facultés et les différents cursus proposés : Al-Aqsa University in Gaza (http://www.alaqsa.edu.ps/) (arabe, anglais annoncé), Al-Azhar University de Gaza (http://www.alazhar-gaza.edu/), Al-Najah National University de Naplouse (http://www.najah.edu) (anglais, arabe), Al-Quds Open University de Jérusalem (http://www.qudsopenu.edu/ et http://www.qou.edu /) et Forum des Etudiants d’al-Quds Open University (http://www.stqou.com/vb/index.php) (arabe), Al-Quds University de Jérusalem (http://www.alquds.edu ) (arabe, anglais), Arab American University-Jenin (http://www.aauj.edu), Bethlehem University (http://www.bethlehem.edu) (anglais et français), Hebron University (http://www.hebron.edu/), Islamic University-Gaza (http://www.iugaza.edu/) (anglais et arabe) et Palestine Polytechnic Institute d’Hébron (http://www.ppi.edu/). Créée par décret présidentiel en 1992 et présidée jusqu’à son décès fin 2004 par Fathi Arafat, frère de Yasser Arafat, la Palestine Academy for Science and Technology (http://www.palestineacademy.org/) tarde à faire preuve d’activités.

Parmi les Community colleges, seuls le Community College of Applied Science and Technology de Gaza (http://www.ccast.edu.ps/) (arabe, anglais) et l’Ibrahimieh college-Jérusalem (http://www.ibrahimieh.edu/) (anglais, arabe) semblent posséder un site. Créée en 1995 The Association of Junior College Graduates (AJCG) (http://www.ajcg-pal.org/) (anglais, arabe) rassemble les diplômés de ces collèges.

Depuis l’été 2007, le ministère palestinien de l’Education anime un portail Internet des Ecoles secondaires gouvernementales (http://www.school.sch.ps/portal/) (arabe).

Des informations complémentaires dans le domaine de l’éducation pourront être trouvées sur le site du PENNGOCC (Palestinian Educational Network Coordinating Committee of NGO) sous égide de la Ramallah Friends School (http://www.a-supernet.net/ednet/). Citons également parmi les ONG internationales intervenant dans le domaine de l’éducation en Palestine le UNIPAL (A Universities’ Trust for Educational Exchange with Palestinians) britannique (http://www.unipal.org.uk/).

Arts et Culture

Le site du Khalil Sakakini Cultural Centre (Ramallah) (http://www.sakakini.org/) (anglais, italien, espagnol) offre les liens les plus nombreux vers les institutions et artistes (arts plastique, littérature, etc.) palestiniens ; ses links peuvent être complétés par ceux de Palseek (http://www.palseek.com/culture.htm) (arabe). Pour des sites plus ”branchés”, le meilleur point de départ est sans doute le Ramallah underground (http://www.ramallahunderground.com/).

Fondé à Beyrouth en 1981 par le poète Mahmûd Darwîch, le trimestriel littéraire, Al-Karmal, est maintenant publié depuis Ramallah (http://www.alkarmel.org/) (arabe, archivé depuis l’été 1999). Le trimestriel consacré à la poésie, Al-Chu’arâ’ (Ramallah, Bayt Al-Cha’r-House of Poetry, directeur Al-Mutawwakil Taha), est lui aussi intégralement en ligne (http://www.pal-poetry.gov.ps/ magazine/mag.html) (arabe) (archivé depuis 1998) ainsi qu’un magnifique dictionnaire des poètes de Palestine. Le dictionnaire des écrivains palestiniens (1900-1990) (http://www.falastiny.net/books/pwb/index.htm) (arabe) de Tal’at Skayk est en ligne sur un site (arabe, anglais) consacré à la littérature et au nationalisme.

Le costume constitue l’objet principal de plusieurs sites. Le site de référence est sans doute le Palestine Costume Archive, fondé au début des années 1980 Canberra (http://www.palestinecostumearchive.org/) ; études, bibliographie, photos sont en ligne. Sise dans le New Jersey la Palestinian Heritage Foundation (http://www.palestineheritage.org/) est l’œuvre de Hanan Karaman Munayyer et Farah Joseph Munayyer ; études, photos et newsletter (archivée depuis 1997) complètent le site précédent comme le fait Made in Palestine Embroidery, Pottery, Furniture, Mother of pearl, Olive wood, Posters (http://www.tatreez.net/).

Proverbes et chansons peuvent être trouvés sur le Palestinian Folklore Homepage (http://www.barghouti.com/folklore/) dédié à la mémoire d’Abdellatif Barghouti, président du Supreme Council of Palestinian Folklorists.

Femmes

Le site du WATC (Women’s Affairs Technical Committee Palestine) (http://www.pal-watc.org/), coalition d’organisations, d’associations et d’individualités de tout bord politique fondée en 1992, constitue un bon point de départ pour toutes les questions du “genre” grâce à ses annuaires et à ses liens. Ceux-ci pourront être recoupés avec ceux de NISAA (“les femmes”), un projet régional (Moyen-Orient) du AISHA (Arab Women’s Forum) coordonné par le WCLAC (The Women’s Center for Legal Aid and Counselling) (Jérusalem) (http://www.nisaa.org/palest-e.htm). Lancé en 1995 par le GCMHP (Gaza Community Mental Health Programme) de Eyad El-Sarraj (http://www.gcmhp.net/main.htm) (anglais, arabe), le WEP (Women’s Empowerment Programme) qui “offre soins et conseils aux femmes victimes de la violence politique” possède une page hébergée par la NFSD (Novartis Foundation for Sustainable Development) (http://www.foundation.novartis.com/gaza_women_empowerment.htm). Rappelons que le “Directorate of Gender Planning and Development” du MOPIC (Ministry of Planning and International Cooperation) palestinien (http://www.mopic.gov.ps/gender/index.htm) alimente son site de rapports, articles et liens sur toutes les questions du “genre”. Des biographies de certaines Palestiniennes ainsi qu’une riche bibliographie sur la femme dans le monde arabe peuvent par ailleurs être trouvées dans le dictionnaire établi par l’association égyptienne AWSA (The Arab Women's Solidarity Association) (http://awsa.net/arabwomen.htm). Signalons également la Bibliography on Palestinian Women, établie par Saliba Sarsar, (http://www.columbia.edu/cu/lweb/indiv/mideast/cuvlm/palwomen.html) en ligne sur le site des Middle East and Jewish Studies de l’Université de Columbia (New York). La livraison d’août 2002 du Palestinian Human Rights Monitor publié par le PHRMG (Palestinian Human Rights Monitoring Group) de Jérusalem fait le point sur les crimes d’honneur, Honor killing (http://www.phrmg.org/monitor2002/Aug2002.htm). Rappelons l’existence du site succinct de la GUPW (The General Union of Palestinian Women) de l’OLP (http://www.gupw.net/) (arabe, anglais).

Enfants

Créée en 1992, la section Palestine de DCI (Defence for Children International) (http://www.dci-pal.org/) (anglais, arabe) met en ligne tous ses rapports sur la situation des enfants sous occupation de même que tout un ensemble de fact sheets sur les enfants dans les prisons. L’élaboration d’une politique vis-à-vis de l’enfance de la part de l’Autorité palestinienne constitue la mission du NPA (National Plan of Action for Palestinian Children) (http://www.npasec.gov.ps/) (anglais, arabe) mis en place en 1995.

Législatif

Reconnu internationalement, le Centre de droit de l’université de Bir Zeit (http://lawcenter.birzeit.edu/) travaille à l’établissement d’un gigantesque Database appelé à contenir l’ensemble des lois adoptées ou édictées en Palestine depuis l’époque ottomane mais dont l’accès direct n’est pas en ligne ; le journal officiel de l’Autorité, Al-Waqâi’ Al-Filastîniyya (“Palestinian Gazette”), en revanche, y est accessible (http://muqtafi.birzeit.edu/pg/ qui succède en 2006 à http://lawcenter.birzeit.edu/arabic/pg/) (arabe). Les lois votées par le Conseil législatif peuvent être trouvées sur le site de l’institution (http://www.pal-plc.org/main/laws/fahras.htm) (arabe). Lors de ses éclipses ou pour trouver des versions en anglais, l’internaute aura recours soit à LAW (Land and Water Establishment for Studies and Legal Services devenu The Palestinian Society for the Protection of Human Rights and the Environment tout en conservant le sigle antérieur) (Jérusalem) (http://www.lawsociety.org/LawsT/Index.html) une organisation de défense des droits de l’homme mentionnée plus bas, soit au JMCC (Jerusalem Media and Communication Centre) (Jérusalem) (http://www.jmcc.org/research/series/index.htm), l’agence de presse proche du Parti du peuple. Le texte de certaines lois et leur critique se trouvent également sur le site du PCHR (Palestinian Center for Human Rights) (Gaza) (http://www.pchrgaza.org/), une autre organisation de défense des droits de la personne citée plus bas, comme sur celui du PNGO (Palestinian Non-Governmental Organizations Network in the West Bank and Gaza Strip) (http://www.pngo.net/) déjà cité. Un certain nombre des multiples projets de constitution et autre loi fondamentale palestinienne élaborés par le Conseil législatif, le Conseil national ou des ONG sont disponibles sur ces sites auxquels il convient d’ajouter celui du Palestinian Center for Policy and Survey Research (PSR) (http://www.pcpsr.org/) (anglais, arabe) de Khalil Shikaki. Sous l’égide de l’UNDP (United Nations Development Programme), le POGAR (Programme on Governance in the Arab Region) (http://www.pogar.org) (arabe, anglais) s’intéresse à la Palestine au titre de la promotion et du développement de la bonne gouvernance ; documents, références et études sur la participation, le règne de la loi et la transparence peuvent y être trouvés.

L’activité du Conseil législatif a été régulièrement évaluée par des centres tels que le CPRS (Center for Palestine Research and Studies) (Naplouse) (http://www.cprs-palestine.org/parliament/index.html et http://www.cprs-palestine.org/arabic/parliament/index.html) (anglais, arabe, seules années 1996 et 1997 sont ici concernées), le PCHR (Palestinian Center for Human Rights) (Gaza) (http://www.pchrgaza.org/), ou encore le Palestinian Center for the Study of Democracy-Muwatin (“Citoyen”) (Ramallah) qui, depuis janvier 2000, met en ligne son périodique Afâq Barlamâniyya (“Horizons parlementaires”) (http://www.muwatin.org/publications/Afaq/horizons.htm) (arabe, anglais) qui suit toute l’actualité du Conseil.

Judiciaire

Faute d’appareil judiciaire respecté, la tradition de la sulha, système de médiation entre familles, a été réactivée depuis l’occupation israélienne. L’expérience en la matière menée par le Wi’am Center (Palestinian Conflict Resolution Center) (Bethléem) (http://www.planet.edu/~alaslah/) sous la houlette de Zoughbi Zoughbi constitue une référence intéressante comme celle du PCRCD (Palestinian Center for Resolving Community Disputes) de Gaza (http://users.palnet.com/~pchrcd/), dirigé par Sa’eed El-Moqadmeh.

Certaines ONG se sont par ailleurs formées pour aider à reconstruire le judiciaire : fondé en 1997 à Gaza sous la direction de Nahed Al-Rayyes, le PALS (Palestinian Association For Legal Sciences) (http://www.pals25.org/) (arabe, anglais), par exemple, se donne pour objectif “to effectuate and activate the Palestinian legal forum, the mechanism of scientific legal research and to take part in the building development and modernization of the legal and judicial system in Palestine”.

Non-violence

En Palestine même, la figure emblématique de la non-violence est Mubarak Awad, fondateur à Jérusalem en 1982 d’un Palestinian Centre for the Study of Nonviolence ; de nationalité américaine, il est contraint par Israël de quitter la Palestine en 1989 devant le succès de certaines de ses idées dans l’Intifada ; il fonde alors à Washington le Nonviolence International dont une branche fonctionne à Jérusalem. Plusieurs associations se réclament aujourd’hui des idéaux de la non-violence comme le Palestinian Centre for Rapprochement Between People (http://www.rapprochement.org/), créé en plein Intifada par de jeunes militants de Beit Sahour et animé par George Rishmawi, ou le centre Al-Watan d’Hébron dirigé par Nayef D. Hashlamoon (http://freenet.akron.oh.us/doc/occti.watan). À Bethléem, en lien avec le Holy Land Trust (http://www.holylandtrust.org/), le PPN (Palestine News Network) (http://www.palestinenet.org/) (arabe, anglais, français, espagnol annoncé ainsi que l’hébreu) s’intéresse depuis 2002 à l’actualité palestinienne avec un tropisme affiché pour ”la résistance populaire non-violente”. Depuis Orland Park (Illinois), le PAIN (Palestinian American Institute for Non-Violence) (http://www.hanania.com/pain.htm) s’inscrit également dans la tradition de Martin Luther King et Gandhi.

Droits de l’homme et construction démocratique

Les associations internationales

Publié dans le MESA Bulletin, vol. 31, juillet 1997, le “Middle East and North Africa Human Rights Activism in Cyberspace” de Nancy Gallagher (http://w3fp.arizona.edu/mesassoc/Bulletin/gallegh.htm) demeure une introduction utile sur la question des droits de l’homme en Afrique du Nord et au Moyen-Orient et sur leurs associations de défense.

Les rapports périodiques sur la situation des droits de l’homme en Israël et dans les territoires autonomes sont nombreux. L’internaute aura le choix par exemple entre celui du Human Rights Watch (http://www.hrw.org/mideast/) (anglais, arabe, français, russe, espagnol et japonais), celui d’Amnesty International section française (http://www.amnesty.asso.fr/) (français) ou Amnistie Internationale section canadienne francophone (http://www.amnistie.qc.ca/) (français), celui du Département d’État américain (http://www.state.gov/g/drl/hr/index.cfm?id=1470 et http://www.usis.usemb.se/human/hrtext.html) ou encore celui de l’Islamic Human Rights Commission (http://www.ihrc.org/). Un “Palestine Monitor” est par ailleurs alimenté sur le site de l’Arab Human Rights Netcenter (http://www.arabrights.com/palestine/palmntr.html) (non accessible en janvier 2007) à partir des données de diverses organisations palestiniennes ou internationales.

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) met en ligne sur son portail “ Le CICR dans les territoires palestiniens ” (http://www.icrc.org/Web/fre/sitefre0.nsf/htmlall/palestine?OpenDocument) (français, mais également pages en anglais, espagnol, arabe, portugais, russe et chinois) des références juridiques, une revue de presse, des enquêtes de terrain et des points périodiques sur ses activités.

Les associations palestiniennes “généralistes”

Depuis de très longues années, confrontés d’abord à l’occupation israélienne puis aux politiques autoritaires de l’Autorité d’autonomie naissante les Palestiniens ont développé des organisations de défense des droits de la personne. La quasi-totalité d’entre elles disposent maintenant d’un site. Du fait de l’éclatement géographique entre la Cisjordanie et la bande de Gaza et, du fait des blocus israéliens, de la grande difficulté pour les Palestiniens de se rendre de l’une à l’autre, rares sont les associations “nationales”.

Seule la PICCR (Palestinian Independent Commission for Citizen’s Rights) (Ramallah) (http://www.piccr.org/) (http://msanews.mynet.net/gateway/piccr/ est une archive du site fin 1998 de même que http://users.palnet.com/~piccr2/) est appelée par statut à surmonter la coupure. Créée par Yasser Arafat lui-même en 1994 comme ombudsman de la nouvelle Autorité, elle aussi et surtout chargée de travailler à intégrer les droits de l’homme dans la législation palestinienne. Après avoir été présidée par Eyad El-Sarraj (directeur du GCMHP-Gaza Community Mental Health Programme) et Hanan Ashrawi (ancienne porte-parole de la délégation palestinienne aux négociations bilatérales de Washington au début des années 1990), le PICCR travaille maintenant sous l’autorité de Haidar Abdul-Shafi (ancien président de la délégation à ces mêmes négociations) mais son influence sur l’Autorité demeure limitée. Son site demeure relativement pauvre. Quelques communiqués y sont néanmoins accessibles ainsi que son dernier rapport annuel (anglais et arabe).

Grâce à sa double implantation à Jérusalem et Gaza, Al Multaqa-The Arab Thought Forum (http://www.multaqa.org), fondé en 1977 par des militants de la mouvance communiste sous la direction d’Ibrahim Dakkak, est par ailleurs la seule ONG à fournir dans ses rapports une information nationale ; à l’origine centre de recherche consacré en priorité au domaine socio-économique, Al-Multaqa a recentré ses activités, avec la mise en place de l’Autorité d’autonomie, sur la question de la démocratie et de la construction nationale, fondant en 1997 un Citizens’ Rights Center ; ses Annual Report et Democratic Formation in Palestine Annual Report sont devenus des références dans le domaine de la construction démocratique et de son bilan

Toutes les informations qui suivent pourront être complétées par d’autres sites comme ceux cités dans le chapitre concernant les réfugiés ou Jérusalem (droit de résidence, destruction de maisons). Concernant les pratiques d’apartheid juridique mises en œuvre par Israël, l’internaute pourra se rendre sur le site de la Society of St Yves du Patriarcat latin de Jérusalem (http://www.saint-yves.org/). D’autres adresses encore pourront être trouvées sur le site du PRP (Palestinian Rights Programme) (http://www.palestinian-rights.org/) lancé en 1998 par le Foreign and Commonwealth Office pour favoriser en Palestine la construction d’une société démocratique.

En Cisjordanie

Souvent proches d’organisations politiques de “gauche” les organisations de défense des droits de la personne sont légion en Cisjordanie. Ancêtre commun de toutes puisque créée dès 1979 par un groupe d’avocats animé par Raja Shehadeh, Al-Haq (Ramallah) (http://www.alhaq.org/) anime un site sur lequel l’international se voit dorénavant donner la priorité. On y trouvera un ensemble très riche de traités, conventions, résolutions, etc., en rapport avec les droits de l’homme ou la Palestine ; concernant la production propre au centre, en revanche, seuls la liste des titres et certains résumés sont en ligne.

En quête d’informations détaillées sur la situation des droits de la personne en Cisjordanie même, l’internaute devra plutôt se rendre sur les sites de LAW et du PHRMG.

LAW (Land and Water Establishment for Studies and Legal Services devenu The Palestinian Society for the Protection of Human Rights and the Environment tout en conservant le sigle antérieur) (Jérusalem) (http://www.lawsociety.org/) bénéficiait d’un site remarquable jusqu’à la disparition du centre en 2003 suite à des malversations. Fondé en 1990 à l’initiative de Khadr Sheqirat, réputé proche du Parti du Peuple palestinien (ex-communiste), par un groupe d’avocats palestiniens décidés à promouvoir les droits de l’homme et la défense du règne de la loi, LAW mettait en ligne la totalité de ses rapports (depuis 1992) consacrés aux questions de défense des droits de l’homme face aux autorités israéliennes mais aujourd’hui surtout palestiniennes, l’association s’intéressant également aux questions d’environnement.

Le PHRMG (Palestinian Human Rights Monitoring Group) (Jérusalem) (http://www.phrmg.org/) (anglais, arabe) (l’adresse http://www.lebnet.com/phrmg/ est une archive du site en 1997) a pour sa part été fondé en 1996 par Bassem Eid, déjà engagé au sein de l’organisation israélienne B’Tselem (Israeli Center for Human Rights in the Occupied Territories) (Jérusalem) dont il sera question plus bas. Sa création a voulu être une réaction à une certaine “tolérance” dont auraient témoigné à l’époque certaines organisations palestiniennes vis-à-vis des violations des droits de l’homme de la part de la nouvelle Autorité d’autonomie. Son site met en ligne l’intégralité de ses communiqués, et de ses rapports (signalons tout particulièrement celui consacré à la question des collaborateurs http://www.phrmg.org/english/Collaborators/Collaborators.htm) ainsi que son bimensuel Palestinian Human Rights Monitor (archives depuis 1997).

D’autres associations, sans pour autant négliger l’attention aux violations des droits de l’homme, s’attachent en priorité à la structuration d’une société démocratique. Créé en janvier 1999 à l’initiative de Hanan Ashrawi, “Miftah” (The Palestinian Initiative for the Promotion of Global Dialogue and Democracy) (http://www.miftah.org/) (anglais, arabe) veut ainsi travailler à un “consensus-building in Palestine and the formulation of a collective vision with like-minded individuals and institutions of civil society”. Le site abrite des documents historiques, des “fact sheets” ainsi que de nombreux textes de l’ancienne porte-parole de la délégation palestinienne aux négociations bilatérales de Washington du début des années 1990.

Obéissant à des préoccupations comparables, le Palestinian Center for the Study of Democracy-Muwatin (“Citoyen”) (http://www.muwatin.org/) (arabe, anglais) avait été fondé en 1992 à Ramallah mais son site n'offre aucune de ses productions en ligne sauf son observatoire de l’activité du Conseil législatif. Signalons également la présence sur le web d’autres ONG dont le site est (pour le moment ?) (2001-2002) réduit à quelques informations générales les concernant : le Civic Forum Institute (http://www.cfip.org/) qui, fondé en 1995 à l’initiative du NDI (National Democratic Institute for International Affairs) du parti démocrate américain, travaille depuis Jérusalem et Gaza sous le slogan “Building democracy in the heart of society” et anime sous la direction de Aref Jaffal des sessions de formation aux pratiques démocratiques ; le DWRC (Democracy and Workers Rights Center) (Ramallah) (http://www.dwrc.org/) opère quant à lui entre le syndicalisme, la défense des droits de l’homme et la construction d’une société démocratique ; le RCHRS (Ramallah Centre for Human Rights Studies) (http://www.rchrs.org/), enfin, établi en 1998 à Ramallah par Eyad Barghouti, un proche du Parti du Peuple (ex-communiste) se propose d’aborder la question de la démocratie et des droits de l’homme dans une perspective généraliste.

Désireuses de mettre en commun leurs forces pour plus de transparence et d’intégrité dans la vie publique, des ONG de Cisjordanie et de Gaza ont fondé en février 2000 à Ramallah AMAN (Coalition for Accountability and Integrity) (http://www.aman-palestine.org/) (anglais, arabe) dont le site offre tout un choix de documents, rapports et revue de presse locale et internationale concernant la construction de la société civile et la lutte contre la corruption.

A Gaza

A Gaza, deux personnalités réputées proches du FPLP ont traditionnellement dominé la scène de la défense des droits de la personne. D’abord animateur du Center for Rights and Law d’où il a été démis pour avoir dénoncé la création par Yasser Arafat d’une Cour de sûreté de l’État, l’avocat Raji Sourani a été à l’origine, en 1995, du PCHR (Palestinian Center for Human Rights) (http://www.pchrgaza.org/) (anglais, arabe, quelques pages en espagnol) qui alimente un très riche site où l’ensemble de ses rapports et études portant sur les droits de l’homme mais également la construction de la démocratie en Palestine sont accessibles en ligne ; des études juridiques critiques des lois en discussion au Conseil législatif y sont également disponibles. Depuis le début de la nouvelle Intifada, le PCHR s’est distingué par un suivi quotidien qui alimente des Weekly Reports archivés (http://www.pchrgaza.org/files/Reports/English/full_index.htm) ainsi qu’un mensuel, Al-Muntâr (http://www.pchrgaza.org/montar/index.htm) (arabe). Un condensé en français de ces rapports hebdomadaires consacrés aux violences liées à l’Intifada Al-Aqsa est rédigé par le Comité Palestine 33 (http://palestine33.chez.tiscali.fr/informer/infogaza.htm) de Bordeaux.

Médecin spécialiste de psychologie, Eyad El-Sarraj est quant à lui à l’origine en 1990 du GCMHP (Gaza Community Mental Health Programme) (http://www.gcmhp.net/) (anglais, arabe) dont les activités recoupent le traitement des traumatismes nés de la violence de l’occupation, de la prison, de la torture, etc., et la défense des droits de l’homme ainsi que l’exigence de la démocratie ; l’ensemble des publications du centre et la bibliographie du docteur Sarraj y sont accessibles en ligne.

Depuis mai 1999, une nouvelle association s’est ajoutée à l’instigation de Kamâl al-Sharafi, ancien membre de la mouvance FPLP devenu ministre de l’Autorité d’autonomie, et de Issam Younis : située dans le camp de Jabâlyâ (nord de Gaza), Al Mezan Center for Human Rights (http://www.mezan.org/) (arabe, anglais) met intégralement en ligne ses communiqués de presse et rapports.

Fondée en 1985 et dirigé par Amin Dabbur, le CGRL (Gaza Center for Rights & Law) (http://www.gcrlgaza.org/ qui succède à http://www.gcrl1.org) (arabe, anglais) possède également un site depuis 2003 (son alimentation est suspendue au printemps 2006).

Les prisonniers

Trois associations au moins, situées en Cisjordanie, se sont fait, de longue date, une spécialité de la défense des droits des prisonniers. Fondé dès 1989 à l’initiative d’Ahmad Al-Sayyad pour répondre aux besoins des prisonniers politiques palestiniens en Israël, le Mandela Institute for Political Prisoners (Ramallah) (http://www.mandela-palestine.org/ ; l’adresse http://www.mandela.org a été rachetée par d’autres et la nouvelle serait http://www.biladi.org/ qui ne s’ouvre pas encore en 2001) a maintenant étendu son champ d’activités aux prisons palestiniennes. Ses interventions sont essentiellement juridiques et médicales (tout particulièrement psychologiques), l’institut s’intéressant également à la réhabilitation des anciens prisonniers.

Réputée proche du FPLP, Addameer (Al-Damîr, “la conscience”) Prisoners’ Support Association (Jérusalem et Ramallah) (http://www.addameer.org) (arabe, anglais, français, espagnol, italien) a quant à elle été fondée en 1992 par un groupe d’anciens prisonniers politiques sous la direction d’Abdel Latif Gheit ; son site est riche de documents sur la situation des prisonniers politiques dans les geôles israéliennes et palestiniennes et s’est imposé comme référence dans le traitement de l’actualité de l’Intifada Al-Aqsa.

Basée à Bethléem mais disposant d’antennes dans les principales villes, la Palestinian Prisoner Society (http://www.ppsmo.org) (arabe, anglais) a été fondée en 1993 et est ouverte à tous les prisonniers incarcérés ou libérés. Son site met en ligne rapports et statistiques.

Plus récemment de nouvelles associations ont vu le jour, tout particulièrement dans le contexte de l’Intifada al-Aqsa. Fondée en 2000, la Munazzamat Ansâr al-Asrâ (Organisation des compagnons des prisonniers) (http://www.ansarasra.org/) (arabe) est particulièrement engagée dans la revendication touchant à la libération des prisonniers. Responsable de la Munazzamat Al-Asrâ wa Al-Maharramîn (Organisation des prisonniers détenus et libérés) (http://www.hussam.org/) (arabe), Sulaymân Abû Mutallaq voit sa défense organisée par son épouse via la Chabakat Al-Asrâ li-I’lâm (Réseau des prisonniers) (http://www.elasra.net/) (arabe). A l’initiative, enfin, de Abd al-Nâsir Farwâna en octobre 2003, un très riche “Palestine behind Bars“ (http://www.palestinebehindbars.org) (arabe) retrace l’histoire des différents mouvements dans les prisons et publie documents et statistiques. Dans la mouvance du Jihad islamique, le Centre al-Asrâ (les prisonniers) pour la recherche et les études israéliennes de Gaza (Alasra for Research and Israeli studies) (http://www.alasra.ps/) (arabe) met en ligne de nombreuses informations dans ses deux domaines de compétences.


En quête de témoignages de l’intérieur des centres de détention, l’internaute aura tout intérêt à se rendre sur le “Free Ahmad Qatamesh” (http://www.freeqatamesh.org/) (son site n’est plus accessible en 2001 mais bon nombre de ses écrits sont néanmoins disponibles sur le site de Bir Zeit, ”Ahmad Qatamesh's Writings” (http://www.birzeit.edu/prisoners/qatamesh/writing.html), du nom du premier ancien prisonnier politique palestinien doté d’une page personnelle sur le web ; réputé proche du même FPLP, Ahmad Qatamesh offre en ligne une anthologie de ses écrits de prison ainsi que des liens sur le dossier des “détentions administratives”, pratique couramment utilisée par les Israéliens et maintenant par l’Autorité palestinienne pour arrêter toute personne et la maintenir en prison sans inculpation ni jugement. Membre du FLP et Libanais, Samîr al-Quntâr (http://www.kuntar.homestead.com/) (arabe, anglais) dispose d’un site consacré aux questions touchant aux prisonniers arabes dans les geôles israéliennes.

D’autres informations sur les prisonniers palestiniens pourront également être trouvées sur le site de l’IPCRI (Israel-Palestine Center for Research and Information) (Jérusalem) (http://www.ipcri.org/). Des listes de prisonniers, la reproduction de communiqués publiés depuis les centres de détention et de l’information sur les mouvements de revendication des prisonniers figurent par ailleurs périodiquement dans le mensuel de Hamas, Filastîn Al-Muslima, (http://www.fm-m.com/) (arabe) comme dans le trimestriel Sawt Al-Asîr (La voix du détenu) (http://www.alaseer.org/) (arabe, archives depuis février 1999) diffusé depuis Saint Paul (Minnesota) par l’association Filasteen. Les données officielles israéliennes sur ces questions sont à aller chercher sur le site de l’IPS (Israel Prison Service) (http://www.ips.gov.il/Main/default.asp) (hébreu, arabe, russe, anglais).

Domaine de la négociation sur l’intérimaire, la question des prisonniers fait l’objet d’un dossier spécial sur le site du département de l’OLP chargé des Affaires de la négociation (http://www.nad-plo.org/interim/prisoners.html) et de “facts sheets” sur les sites des différents centres et ONG palestiniens comme le “Hanthala Palestine” proche du FPLP (http://hanthala.virtualave.net/isprison.html), ou encore “Miftah” (The Palestinian Initiative for the Promotion of Global Dialogue and Democracy) (http://www.miftah.org/CatIndex.cfm?CategoryID=4) déjà cités. Rappelons qu’un ministère des Affaires des détenus (http://www.mod.gov.ps/) (anglais, arabe) a été créé en 1998.

Depuis les Etats-Unis, la New Jersey Solidarity--Activists for the Liberation of Palestine (http://www.newjerseysolidarity.org/) alimente un très intéressant portail sur les Palestinian political prisoners (http://www.newjerseysolidarity.org/resources/palestinianprisoners.html).

Rappelons également la présence sur le web du ”ministère” palestinien des Détenus (http://www.mod.gov.ps/) (arabe) et du Ex-Detainees Rehabilitation Program (EDRP) (http://www.edrp.gov.ps/) (anglais) mené par le Palestinian Economic Council for Reconstruction and Development (PECDAR) de l’AP en coopération avec l’Union européenne et le gouvernement suisse.

Dans la mouvance de Hamas, enregistré au printemps 2007, le « site palestinien des Hommes Libres » (Mawqa’ Ahrâr al-Filastînî), « voix des prisonniers suppliciés dans les prisons israéliennes à destination du monde » (sawt al-asrâ al-mu’azzabîn fî al-sujûn al-isrâ’iliyya ilâ al-‘âlam) (http://www.ahrar.info/) (arabe) se consacre à toutes les questions liées au statut et au sort des prisonniers. En novembre 2007, un autre site, au contenu fort proche est enregistré Les « Hommes libres pour l’étude des prisonniers » (Ahrâr li-dirâsât al-asrâ) (http://ahrar-pal.info/arabic/) (arabe).


Les libertés académiques

Le HRAP (Human Rights Action Project) de l’université de Bir Zeit (http://www.birzeit.edu/hrap/) est chargé, depuis 1977, de suivre le cas de chaque étudiant, enseignant ou employé de l’université victime de mesures de répression ; le site offre l’accès aux archives de son Human Rights Record (de 1994 à 1999).

Les associations israéliennes

Nombreuses sont également les associations israéliennes s’intéressant d’une façon ou d’une autre aux droits de l’homme et à leur violation par Israël dans la confrontation avec les Palestiniens. Entièrement dévolu à cette défense, B’Tselem (Israeli Center for Human Rights in the Occupied Territories) (Jérusalem) (http://www.btselem.org/) (anglais, hébreu, arabe) a été fondé en 1989 en plein Intifada par des membres de la Knesset et des figures publiques israéliennes. Il est aujourd’hui présidé par Meron Benvenisti, ancien adjoint au maire de Jérusalem. Son site est sans doute le plus exhaustif sur les pratiques israéliennes avec l’archivage de la quasi-totalité de ses rapports publiés depuis 1989. Il pourra être complété par les informations fournies par les associations du “camp de la paix“ ailleurs signalées de même que par les rapports et communiqués établis par le PCATI (Public Committee Against Torture in Israel) (http://www.stoptorture.org.il/) (anglais, hébreu), une ONG créée en 1990.

Consacrées en priorité à la défense des droits des Palestiniens d’Israël, certaines associations arabes israéliennes traitent néanmoins parfois de questions communes à celles rencontrées par les Palestiniens des territoires occupés. Citons : Adalah - The Legal Center for Arab Minority Rights in Israel (http://www.adalah.org/) et le HRA - The Arab Association for Human Rights (http://www.arabhra.org/).

Les bédouins

La référence sur les tribus bédouines de Palestine est sans doute le dictionnaire de Muhammad Hasan Churrâb, Dictionnaire des tribus, clans et familles palestiniens (Mu’jam Qabâ’il wa Hamâyil wa ‘A’ilât Filastîniyya) (2002) que plusieurs sites et forums mettent en ligne (http://www.qudsway.net/Links/Felisteenyiat/9/Html_Felisteenyiat9/Mojam/Link_mogam.htm, http://www.khayma.com/bessan/last/kabel-index.htm, http://www.ansab-online.com/phpBB2/showthread.php?t=8419) (arabe). Le même Churrâb est également l’auteur d’un Dictionnaire des villages et villes de Palestine (Mu’jam Qurâ wa Mudun Filastîn) tout aussi accessible en ligne (http://www.qudsway.net/Links/Felisteenyiat/9/Html_Felisteenyiat9/Mojam/Link_mogam.htm et http://www.khayma.com/bessan/last/mogam-index.htm) (arabe). De nombreux sites, par ailleurs, s’intéressent aux questions de lignage dans le monde arabe comme le koweitien Ansab online (http://www.ansab-online.com/) (arabe).

Le “Palestinian Bedouins: Past, Present and Future” de l'association LAW (Palestinian Society for the Protection of Human Rights and the Environment) (Jérusalem) déjà citée (http://www.lawsociety.org/Reports/reports/2000/bedouin.html) est une somme d'une soixantaine de pages, chaque tribu faisant l'objet d'une monographie. Dans le cadre de ses rapports sur la colonisation, l'association ARIJ (Applied Research Institute) de Bethléem met en ligne un rapport d'avril 1999, “http://www.planet.edu/~arij/paleye/bedouin/” (http://www.planet.edu/~arij/paleye/bedouin/), consacré aux exactions subies par cette population du fait de l'occupation israélienne doté de cartes et de données statistiques sur chacun des clans. Passionné par la vie des tribus du Sinaï, Larry Roeder (http://members.nova.org/~lroeder/ et sa bio sur http://ce.eng.usf.edu/pharos/Roeder/bio.html) met en ligne un très intéressant ensemble d'études sur les coutumes, les structures tribales, etc., de ces populations également présentes dans le Néguev et la bande de Gaza. Plusieurs sites s’intéressent exclusivement aux populations du Néguev mais dont les informations peuvent aider à comprendre les bédouins des territoires palestiniens. Une association palestinienne d’Israël, la HRA - The Arab Association for Human Rights, offre ainsi une fact sheet consacrée à “The Arab Bedouin of the Negev” (http://www.arabhra.org/article26/factsheet3.htm). Une étude historique détaillée d’Elizabeth Campbell, “Ethnic Cleansing in the Negev”, est par ailleurs disponible sur le site de l’AIC (Alternative Information Center) de Jérusalem (http://www.alternativenews.org/index2.php?option=com_content&do_pdf=1&id=93 qui succède à http://www2.alternativenews.org/factsheets/negev/). Fondé en 1998, The Center for Bedouin Studies and Development de l’université Ben-Gurion du Néguev (http://www.bgu.ac.il/bedouin/) met en ligne quelques-unes unes de ses recherches académiques. Rappelons la présence sur le web du bimensuel de Bîr Al-Saba’, Akhbâr Al-Naqab (http://www.akhbarna.com/) (arabe, archivé depuis avril 2000). L’Acacia Desert Land de Rami Sajdi (http://www.acacialand.com/) s’intéresse aux tribus du sud jordanien, elles aussi présentes en Palestine ; signalons que le site mêle données ethnographiques et mysticisme ésotérique. Peut-être la première à investir le web, la tribu des Huwaytât (http://www.alhoitat.com/) (arabe) dispose d’un site consacré à ses villages et ses familles.

Les chrétiens

Administré par le révérend Labib Kobti, responsable de l’Arab American Roman Catholic Community (Pomona, Californie), “Al-Bushra” (http://www.al-bushra.org/) s’impose comme le site-pivôt de toute recherche concernant non seulement les Églises unies à Rome, dont il héberge bon nombre de pages, mais également les Églises orthodoxes de “Terre sainte”. Le site, parfois un peu touffu, offre dans sept langues (arabe, anglais, allemand, néerlandais, français, espagnol et italien) de l’information sur le passé et le présent des communautés et des Églises, ses liens constituant le meilleur des hubs (http://www.al-bushra.org/zlink/0zlink.htm). Le “Franciscan Cyberspot” (http://www.christusrex.org/www1/ofm/melita.html), administré par les Franciscains de Malte et de Terre sainte, le complète avec les pages tout aussi riches du Christian Information Centre (http://www.cicts.org/). Le Middle East Council of Churches (http://www.mec-churches.org/ qui succède à http://www.mecchurches.org/), enfin, “meeting-place for the indigenous churches of the region”, met en ligne son semestriel News Report (archivé depuis 1998) et constitue un excellent portail vers les sites des différentes Eglises dont ceux du Patriarcat de l’Eglise grecque orthoxe d’Antioche (http://www.antiochpat.org/) (arabe, anglais), du Patriarcat de l’Eglise grecque melkite d’Antioche (http://www.pgc-lb.org/ et http://www.melkites.com/) (arabe, anglais, français).

Fondée à l’initiative des Franciscains et d’Églises palestiniennes, The Holy Land Foundation (Washington, DC) (http://www.hlf.org/index.shtml) s’est donné pour but d’informer sur la situation des chrétiens palestiniens toujours plus minoritaires, comme le montrent les chiffres que fournit le dernier recensement palestinien effectué en 1995 par le PCBS (Palestinian Central Bureau of Statistics) (http://www.pcbs.gov.ps/ qui succède à http://www.pcbs.org/). Concernant la polémique lancée ces dernières années par le gouvernement israélien sur de supposées persécutions antichrétiennes menées par l’Autorité palestinienne, on pourra se reporter au site du PHRMG (Palestinian Human Rights Monitoring Group) (Jérusalem) déjà cité qui met en ligne son rapport “For the Record : The "Persecution" of Christians under the PNA” (http://www.phrmg.org/english/feb98/persecution.html) publié dans son Palestine Human Rights Monitor, 2/2, février 1998. Un rapport équivalent sur la situation des chrétiens en Palestine autonome a été mené par LAW (Palestinian Society for the Protection of Human Rights and the Environment) (Jérusalem), sous le titre “The Myth of Christian Persecution by the Palestinian Authority” (http://www.lawsociety.org/reports/reports/1998/crz.html). Signalons également Via Dolorosa (http://www.via-dolorosa.net/), un mensuel issu de la communauté syriaque orthodoxe, qui vise à informer sur le sort de cette Église et des chrétiens orientaux en général.

Parmi les centaines de sites liés à la “Terre sainte”, on signalera l’expérience particulière d’Al-Sabeel (http://www.sabeel.org/), centre œcuménique de théologie palestinienne de la libération, qui mène toute une réflexion sur l’enracinement palestinien de la foi chrétienne. Plus traditionnel, The Bethlehem Bible College (http://www.bethlehembiblecollege.edu), fondé à Bethléem en 1979, forme une quarantaine d’étudiants palestiniens aux matières bibliques. Créée en 1991 par le Patriarcat latin de Jérusalem à l’initiative d’une avocate originaire d’Afrique du Sud, Lynda Brayer, la Society of St Yves (Catholic Legal Resource Center for Human Rights in Palestine and Israel) (http://www.saint-yves.org/) s’attache à fournir de l’aide juridique “au pauvre et à l’opprimé”, dénonçant “l’apartheid à l’israélienne”. Depuis Nazareth, des chrétiens animent un Come and See, Christian Web Site from Nazareth (http://www.comeandsee.co.il/index.php) centré sur l’actualité. Dans le domaine de l’archéologie biblique, enfin, signalons la présence sur le web de l’EBAF (École Biblique et Archéologique Française) de Jérusalem (http://ebaf.op.org/) (français, anglais).

Hors de Palestine, certaines Églises se mobilisent en faveur du “processus du paix”. Aux États-Unis, par exemple, une quinzaine d’entre elles, réformées pour la plupart, ont ainsi formé un Churches for Middle East Peace (http://www.cmep.org/). D’autres chrétiens, mobilisés au sein des Christian Peacemaker Teams depuis Chicago (http://www.prairienet.org/cpt/hebron.php), tentent à Hébron d’apaiser les tensions entre Palestiniens et colons et mettent en ligne photos et rapports. À l’opposé de l’échiquier politique, de plus en plus impliqués dans les soutiens mobilisés par la droite israélienne aux États-Unis, les chrétiens sionistes de l’International Christian Embassy bénéficient d’un site propre (http://www.icej.org.il/) et de celui de leurs “amis” au Canada (http://www.cdn-friends-icej.ca/). Le MECHRIC (Middle East Christian Committee), longtemps hébergé par le CMEP (Conference for Middle East Peace) (http://cmep.com/) animé par Jim Saxton, l’une des principales figures du lobby pro-israélien à la Chambre américaine des représentants, s’affiche comme une “coalition de quatre organisations ethniques représentant les coptes, les assyriens, les chrétiens libanais et les sud-Soudanais” et prend périodiquement des positions sur la Palestine et ses chrétiens (aucun site pour le moment ne lui accorde l’hospitalité).

En Jordanie, le Royal Institute for Interfaith Studies (http://www.riifs.org/), fondé en 1994 par le Prince Hassan (http://www.princehassan.gov.jo/), qui fut trente-cinq durant Prince héritier jusqu’à son éviction de la succession juste avant la mort de son frère le roi Hussein, consacre l’une de ses publications, Al-Nashra (http://www.riifs.org/nashra/nashraopening.htm) (arabe), au christianisme et au rôle tenu par les Arabes chrétiens dans la civilisation arabe.



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