| Guide de Palestine-sur-Web | Quarante neuvième édition (28 juillet 2008) |
Palestine : la recherche et l’analyse politiqueLes centres palestiniensEn PalestineDes fiches sur les centres
de recherche des territoires autonomes sont disponibles sur le site du
“ministère” palestinien de l’Information
(http://www.minfo.gov.ps/general/nasher.htm) (arabe) chargé de leur
enregistrement pour la censure dont les règles juridiques sont
également données. Cette liste peut être
complétée par les annuaires établis par
l’UNSCO (United Nations, Office of the Special Coordinator in the Occupied Territories),
Directory of Non-Governmental Organizations in the Gaza Strip et
Directory of Non-Governmental Organizations in the West Bank
(http://www.arts.mcgill.ca/mepp/unsco/unfront.html).
En dépit de la
multitude des instituts de recherche et autres ONG de Cisjordanie et de Gaza
intéressées à la société palestinienne, rares
sont ceux dont les travaux portent directement sur l’analyse du politique
(rapports de forces internes au leadership, mode de prise de décision,
etc.), la majorité d’entre eux préférant
l’aborder par le biais de la lutte pour la défense des droits de
l’homme et la construction démocratique. Le seul véritable
centre de recherche en analyse politique, le
CPRS (Center for Palestine Research and Studies)
(Naplouse) (http://www.cprs-palestine.org/) (anglais et arabe) dirigé par
Sa'id Kan'an a malheureusement cessé ses activités au printemps
2000 suite à des querelles de personnes. Fondé en 1993 pour
apprécier les bouleversements régionaux et leur impact sur les
Palestiniens, il avait alors constitué l’une des meilleures sources
de connaissance de la situation politique des territoires palestiniens. Ses
archives, restées en ligne jusqu’à début 2003, ne
sont malheureusement plus accessibles. Le CPRS était doté de
plusieurs unités de recherche (“Policy Analysis Unit”,
“Economics Department”, “Parliamentary Research Unit”,
“Department of Politics and Government” et “Department of
Strategic Studies”). Le CPRS était internationalement connu pour
ses sondages réguliers de l’opinion palestinienne commentés
par Khalil Shikaki.
Après plus
d’une année d’absence du net, les travaux menés
autour de Khalil Shikaki sont à nouveau disponibles avec le
Palestinian Center for Policy and Survey Research (PSR)
(http://www.pcpsr.org/) (anglais, arabe) qui, depuis Ramallah, a pris le relais
du CPRS. Doté de trois départements (”Domestic Politics
Unit”, ”Strategic Analysis Unit” et ”Survey Research
Unit”), le PSR met en ligne sa production renouant le fil avec les
sondages menés par le CPRS (dont les archives ont été
remises en ligne).
Le
JMCC (Jerusalem Media and Communication Centre)
(Jérusalem) (http://www.jmcc.org/), à l’origine agence de
presse proche du Parti du peuple-ex communiste fondée par Ghassan
Al-Khatib, a ainsi diversifié ses activités depuis la fin de
l’intifada de 1987 ; outre ses périodiques et revues de presse
signalés plus haut, il publie des sondages réguliers (leur
ensemble est archivé depuis 1993) et possède un “Research
Unit” dont la production (résumés et quelques textes) est
accessible en ligne.
PASSIA (Palestinian Academic Society for the Study of International Affairs)
(Jérusalem) (http://www.passia.org/) mène sous la houlette de
Mahdi Abdul Hadi, un indépendant autrefois proche du roi Hussein, de
nombreuses activités de recherche depuis 1987 sur le contemporain comme
sur l’histoire des XIXe et XXe siècles. Surtout connu par son
agenda, véritable bible sur les territoires palestiniens mise à
jour chaque année, et ses nombreuses publications, le centre est en fait
un think-tank très actif où se rencontrent politiques et
intellectuels, laïcs et religieux, etc. Son site est une mine
d’information sur l’histoire de la Palestine (documents, cartes,
chronologies, etc.) et la question de Jérusalem mais n’offre en
ligne que peu d’analyses détaillées du politique le plus
contemporain.
Al Multaqa-The Arab Thought Forum
(Jérusalem) (http://www.multaqa.org), fondé en 1977 par des
militants de la mouvance communiste sous la direction d’Ibrahim Dakkak et
ensuite élargi à la “gauche”, a longtemps
consacré ses recherches au domaine socio-économique. Avec la mise
en place de l’Autorité d’autonomie, il a recentré ses
activités sur la question de la démocratie et de la construction
nationale, fondant en 1997 un Citizens’ Rights Center. Son site offre le
compte rendu détaillé de ses séminaires et tables rondes.
Une Newsletter (derniers numéros en ligne) est également
disponible ainsi que les sommaires de l’ensemble de la collection de son
trimestriel Shu’un Tanmawiyyeh (“Affaires
développementales”) (fondé en 1987). Ses Annual
Report et Democratic Formation in Palestine Annual Report sont
devenus des références dans le domaine de la construction
démocratique et de son bilan.
L’IPCRI (Israel-Palestine Center for Research and Information)
(Jérusalem) (http://www.ipcri.org/), fruit d’une initiative
israélo-palestinienne prise en 1989 par l’Israélien Gershon
Baskin et le Palestinien Zakaria Al-Qaq, possède un site doté de
très sérieuses études dans le domaine des politiques
publiques et du développement issues de ses divers
départements : son “Strategic Analysis Department” suit
les divers dossiers du statut permanent à négocier, colonies,
Jérusalem et réfugiés ; le “Law and Development
Department” traite des questions de société civile et de
réforme du droit du commerce ; un “Environment and Water
Department” s’intéresse à
l’écosystème régional ; le “Pathways Into
Reconciliation Department” réfléchit aux questions
d’éducation vers la paix et une “Intelligence Unit” se
veut travailler dans un esprit d’ouverture sur les questions en cours de
négociation entre Israéliens et Palestiniens. L’IPCRI anime
depuis 2000 un
Place for Peace Portal
(http://www.place4peace.com/) dans lequel chacun peut émettre son opinion
sur les grands dossiers de la négociation.
Panorama-The Palestinian Center for the Dissemination of Democracy and Community Development
(http://www.panoramacenter.org/) (arabe, anglais), fondé à
Jérusalem en 1991 par Riad Malki, longtemps porte-parole officieux du
FPLP en Cisjordanie devenu ministre du cabinet d’urgence en juin 2007,
s’est lontemps contenté de ne mettre en ligne que son catalogue de
publications ; en 2007, un certain nombre de déclarations, de
rapports et de newsletters sont accessibles, dépassant les seuls domaines
de la démocratie et de la participation politique.
Etabli à Gaza en
1998 pour “ générer de nouvelles idées afin
d’enrichir le débat politique palestinien et avoir un impact sur le
processus de prise de décision ”, le
PCFR (Palestinian Council on Foreign Relations)
(al-Majlis al-Filastînî li-l-‘Alâqât
al-Kharîjiyya) (http://www.cfr-pal.org/) de Gaza, au sein duquel Ziad
Abu-Amr, ministre palestinien de la Culture en 2003, se montre
particulièrement actif, manifeste en 2007 une politique encore
relativement restrictive dans la mise en ligne de ses productions ; on
trouvera néanmoins ses sondages à côté de documents
historiques divers.
D’autres centres des
territoires palestiniens mènent également des recherches dans le
domaine politique mais leur site demeure à l’état de
construction ou se limite à un simple dépliant sur leurs
activités. Tel est le cas du Palestinian Center for Regional Studies
(http://www.pal-crs.org/ puis http://www.p-cris.org/ mais le lien ne semble plus
activé en 2003) de Munther Dajani (anglais, arabe), ou encore de
l’Arab Studies Society
de Jérusalem (http://www.orienthouse.org/arabstudies/ l’adresse
http://www.arabstudies.net/index.html ne fonctionne plus en 2002) (arabe,
anglais) liée à Orient House, représentation officieuse de
l’OLP dans la ville avant sa fermeture par les autorités
israéliennes.
Fondé en 2006
à al-Bireh par de hauts responsables membres ou proches de
l’Autorité palestinienne et de Fath (dont Sâ’ib Eraqat,
en charge des négociations israélo-palestiniennes) et
dirigé par Muhammad Nâsir al-Qudwa,
The Institute for Public Policies
(http://www.ipp-pal.org/) (arabe, anglais) met intégralement en ligne ses
publications (arabe), Siyâsiyât (politiques), un trimestriel,
et Awrâq taqyîm adâ’, une série de
monographies sur les pratiques économiques, politiques, administratives
des cabinets.
Dans la diasporaLes Palestiniens de la
diaspora se sont eux aussi mobilisés en créant des centres de
recherche consacrés au domaine politique palestinien. Le plus ancien,
l’IPS (The Institute for Palestine Studies)
(Washington) (http://www.palestine-studies.org/), a été
fondé à Beyrouth dès 1963 et s’est imposé en
tant qu’éditeur des revues de référence que sont le
Journal of Palestine Studies (sommaires et extraits en ligne des
numéros des dernières années) et ses équivalents
français, La Revue d’Études Palestiniennes
(sommaires) et arabe, Majallat Al-Dirasat Al-Filastiniyah (sommaires)
auxquelles s’est ajouté en 1995 le Jerusalem Quarterly File
(http://www.jerusalemquarterly.org/ qui succède à
http://www.jqf-jerusalem.org/) (archives in extenso) de
l’IJS (The Institute of Jerusalem Studies),
son représentant à Jérusalem.
Fondé en 1990, le
CPAP (Center for Policy Analysis on Palestine)
(Washington, DC) (http://www.palestinecenter.org/) est quant à lui une
émanation du Jerusalem Fund for Education and Community Development et
rassemble d’éminentes personnalités critiques d’Oslo
sous la présidence de Hisham Sharabi, professeur émérite de
Georgetown University. Des “News Analysis” font intervenir plusieurs
fois par mois les meilleurs analystes du politique quand un “Palestine and
the Palestinians” constitue une véritable bibliothèque en
ligne consacrée en priorité aux domaines de la négociation
en cours (eau, réfugiés, colonies) et de la construction
d’une société démocratique.
Fondé en 1998 par
Naseer Aruri, professeur émérite de la Political Science
University of Massachussets Dartmouth, le
TARI (Trans-Arab Research Institute)
(Boston, MA) (http://tari.org/) affiche lui aussi des positions critiques face
à Oslo. Outre ses ”Fact Sheets” sur divers aspects de la
question palestinienne, il met en ligne des conférences principalement
consacrées à la question des
réfugiés.
Fondé en 2002
à l’initiative d’universitaires parmi lesquels on trouve le
Palestinien Anis Sayegh ou le Syrien Tayeb Tizini et présidé par
Walid Mohammad Ali, le
Baheth Center for Studies
(http://www.bahethcenter.org/) (arabe, anglais) met en ligne des données
historiques sur les villages détruits, ainsi que des
dépêches et des opinions concernant
l’actualité.
Les chercheurs palestiniensPlusieurs chercheurs,
intellectuels et essayistes palestiniens sont également présents
à titre individuel sur le web. Un
TESA (“The Edward Said Archives”)
(http://www.edwardsaid.org/) et un
“Edward Said Archive”
(http://www.alquds.net/edward/) (sous la responsabilité de Issa Sarras et
Nisreen Al-Aref) rassemblent ainsi un certain nombre de textes de ce professeur
de Columbia University et ancien membre du Conseil national palestinien devenu
l’un des principaux porte-parole de l’opposition aux accords
d’Oslo, dont une
bibliographie
détaillée a été établie par Eddie Yeghiagan
(http://sun3.lib.uci.edu/indiv/scctr/Wellek/said/). La MSA (Muslim Student
Association), avec son
“ScholarsBase”,
alimente également un dossier de liens vers des textes de ou sur Edward
Said à l’instar nombreux autres, acteurs, témoins ou
analystes de la scène islamique
(http://msanews.mynet.net/~msanews/Scholars/index.html) (le site de la MSA
n’est plus accessible depuis l’automne 2001 ; seule sa
mailing list continue à exister sous l’adresse
http://www.topica.com/lists/msanews-list/read
et
http://groups.yahoo.com/group/msanews-list/).
Une visite à la page personnelle de
Musa Budeiri
(http://www.musabudeiri.freeserve.co.uk/), professeur de philosophie à
Bir Zeit, permettra de lire plusieurs articles consacrés aux relations
intellectuelles et organisationnelles entre nationalistes et islamistes.
Arjan El Fassed
(http://arjanelfassed.mediamonitors.org/main.html), ancien chercheur du CPRS
(Center for Palestine Research and Studies) (Naplouse) et militant des droits de
l’homme, met en ligne ses très nombreux articles et études
sur l’actualité palestinienne, tout particulièrement sur la
question de la transition démocratique.
Bernard Sabella
(http://www.al-bushra.org/latpatra/0sabella.html), de l’université
de Bethléem, a, quant à lui, consacré bon nombre de ses
travaux de sociologue aux chrétiens de Palestine.
Les centres israéliensEn Israël, nombreux
sont les centres et institutions qui consacrent une partie de leur
énergie à l’analyse du domaine palestinien mais le plus
souvent à travers le prisme dominant sinon exclusif de la
sécurité et de la menace terroriste. Le
ministère israélien des Affaires étrangères
illustre lui-même ce biais ; la seule information sur la scène
intérieure palestinienne se trouve dans le florilège de documents
et d’articles tirés de la presse locale et consacrés au
“Terrorism : Obstacle to Peace”
(http://www.mfa.gov.il/mfa/go.asp?MFAH0don0).
Liés aux grandes
universités du pays, quatre centres au moins se sont imposés dans
le domaine de l’analyse stratégique. Partie intégrante de
l’université de Tel-Aviv, le
JCSS (Jaffee Center for Strategic Studies)
(http://www.tau.ac.il/jcss/) a été fondé en 1977 sous la
direction du général Aharon Yariv, ancien ministre et ancien
directeur du renseignement militaire, et s’intéresse aux questions
de sécurité, de stratégie et de renseignement ; outre
les informations sur ses activités et ses membres, le site du JCSS offre
un accès en ligne à certains de ses rapports, à
l’ensemble de ses Memoranda (archivés depuis 1997), à
son semestriel JCSS Bulletin et à son trimestriel inauguré
en mars 1998, Strategic Assessment.
Fondé en 1991 par
Thomas O. Hecht dans le cadre de l’université Bar Ilan de Ramat Gan
près de Tel-Aviv, le
BESA (Begin-Sadat Center for Strategic Studies)
(http://www.biu.ac.il/SOC/besa/), aujourd’hui dirigé par Efraim
Inbar et Barry Rubin, consacre ses recherches aux questions de
sécurité régionale (avec une insistance sur les questions
turques) et de politique étrangère israélienne. Ses deux
publications, le trimestriel MERIA (Middle East Review of
International Affairs) et le semestriel BESA Bulletin sont
accessibles en ligne ainsi qu’un “US-Middle East Policy
Database”.
Le
Moshe Dayan Center for Middle Eastern and African Studies
(http://www.dayan.org/) relève quant à lui de
l’université de Tel-Aviv, né en 1983 de l’union entre
son ancienne unité de documentation traitant du Moyen-Orient et le Reuven
Shiloah Institute créé dès 1959 sous les auspices de
l’Israel Oriental Society. Jusqu’à l’été
2000, seuls les résumés des recherches publiées par ses
membres étaient mis en ligne. Des Tel-Aviv Notes, “An Update
on Political and Strategic Developments in the Middle East”, offrent
maintenant d’intéressantes synthèses. La richesse du site
tient aussi et surtout dans le “Database” issu du
dépouillement systématique de centaines de sources traitant du
Moyen-Orient et indexés électroniquement depuis 1979. Le site
offre également un accès au bimestriel Current Contents of
Periodicals on the Middle East qui fournit le sommaire des quarante
principales revues traitant du Moyen-Orient dans le monde.
Fondé en 1996 dans
le cadre de l’Academic Interdisciplinary Center d’Herzliya,
l’ICT (International Policy Institute for Counter-Terrorism)
(http://www.ict.org.il/) est présidé par un ancien directeur du
Mossad, le service israélien de sécurité extérieure,
Shabtai Shavit. L’ICT s’intéresse au terrorisme et au
contre-terrorisme comme un problème stratégique global et offre
l’un des sites les plus riches en la matière tant sur Israël
et la région que sur le monde. Tout un florilège d’articles
rédigés pour la plupart par ses membres sont accessibles en ligne
et font de ce site un lieu incontournable. Conçues dans le même
esprit que les fiches du
Département d’État américain
(http://www.usis.usemb.se/terror/index.html et
version en français
de l’édition 1998 sur
http://www.amb-usa.fr/irc/defense/texts/terrorisme.htm) et comme elles non
dénuées d’erreurs, ses récapitulatifs sur les
organisations terroristes sont néanmoins beaucoup plus
développés, au moins pour ceux portant sur les islamistes
palestiniens et sont dotés de nombreux liens hypertextes. Un
“Spotlight” quasi-quotidien fait le point sur les divers
événements liés au terrorisme dans le monde. L’ICT
organise également un forum sur Internet réparti en trois
domaines, terrorisme international, contre-terrorisme et conflit
israélo-arabe.
D’autres centres,
privés ceux-là, cultivent également des centres
d’intérêts stratégiques et s’intéressent
au conflit israélo-palestinien comme à la situation politique
palestinienne. Fondé en 1976 par Daniel J. Elazar comme "an independent,
non-profit institute for policy research and education serving Israel and the
Jewish people", le
JCPA (Jerusalem Center for Public Affairs)
est (http://www.jcpa.org/) présidé par Dore Gold, ancien
ambassadeur d’Israël à l’ONU et conseiller de Benjamin
Netanyahu lorsqu’il était Premier ministre ; le JCPA produit
et met ligne divers périodiques et rapports
(Daily Alert,
Jerusalem Viewpoints,
Jerusalem Issue Briefs,
NGO Monitor,
et
Israel Campus Beat) ;
le JCPA, par ailleurs, fait intervenir nombre d’experts militaires,
politiques et diplomates dans le cadre de l’ICA (Institute for
Contemporary Affairs) présidé par le ministre Natan
Sharansky. En mars 2008, le JCPA sous son nom en français, le Centre des Affaires Publiques et de l’Etat (CAPE) (http://www.jcpa-lecape.org/) ouvre un site en français sous la responsabilité de Freddy Eytan. Le centre propose également un site en hébreu (http://jcpa.org.il/) et un autre en arabe Chabakat al-Râdâd al-Akhbâriyya (http://www.infoelarab.org/).
Basé à
Washington mais présidé par Yigal Carmon, un ancien membre des
services de renseignements de l’armée israélienne, ancien
chef de l’administration civile israélienne en Cisjordanie et
ancien conseiller de Yitzhak Shamir et Yitzhak Rabin, le
MEMRI (Middle East Media and Research Institute)
(http://www.memri.org/) se consacre depuis 1998 à l’analyse des
“développements intellectuels et politiques” du Moyen Orient
avec une insistance sur le conflit israélo-arabe. Analyses, traductions
de presse, etc., alimentent de riches “Inquiry and Analysis
Series”.
Les chercheurs israéliensUn certain nombre de
chercheurs travaillant dans les institutions israéliennes,
bénéficient de sites ou de pages personnelles permettant de lire
leur production. Citons, par exemple, pour le domaine contemporain
Hillel Frisch
(http://hl2.biu.ac.il/users/www/31743) et
Gerald M. Steinberg
(http://faculty.biu.ac.il/~steing/index.shtml), professeurs
d’études politiques à l’université Bar Ilan et
chercheur associé au BESA Center for Strategic Studies
spécialisé sur les questions touchant à la
sécurité et à la diplomatie au Proche-Orient,
Baruch Kimmerling,
du département de sociologie et d’anthropologie de
l’Université hébraïque
(http://pluto.huji.ac.il/~mskimmer/),
Kenneth Stein
de l’Emory University d’Atlanta
(http://www.emory.edu/COLLEGE/JewishStudies/stein.html), ou encore
Martin Kramer
qui s’est doté d’un site propre (http://www.martinkramer.org/
qui remplace http://www.ivorytowers.org/) ; il bénéficie
également d’un dossier dans le
ScholarsBase de MSANews
(http://msanews.mynet.net/Scholars/Kramer/).
Daniel Pipes,
qui fait aussi l’objet d’un dossier dans le
ScholarsBase de MSANews
(http://msanews.mynet.net/Scholars/Pipes/), alimente un très riche site
personnel (http://www.danielpipes.org/). La production des membres de
l’ICT (International Policy Institute for Counter-Terrorism)
rattaché à l’Interdisciplinary Center de Herzliya
près de Tel-Aviv se trouve regroupée sur des pages personnelles
hébergées sur le site de cette institution
(http://www.ict.org.il/articles/staffarticles.cfm) ;
on y trouvera les textes de Reuven Erlich, Yoni Fighel, Boaz Ganor, Eric Herren,
Ely Karmon, Tally Kritzman, Reuven Paz, Don Radlauer, Yoram Schweitzer, Yael
Shahar et Shaul Shay. Les textes de
Reuven Paz et
de certains de ses collègues peuvent également être
trouvés sur le site du
PRISM (Project for the Research of Islamist Movements)
créé en 2002 (http://www.e-prism.org/).
Les centres européens, américains et autresLes centres, universitaires
ou non, spécialisés au niveau international sur les Proche et
Moyen-Orients sont légion. Ils sont en partie recensés par la
MESA (Middle East Studies Association) of North America
(http://fp.arizona.edu/mesassoc), le
MENIC (Middle East Network Information Center)
(http://menic.utexas.edu/menic.html) du Center for Middle Eastern Studies de
l’université d’Austin (Texas), ou encore le
“Launchpad”
de MSANews géré par l’américaine MSA (Muslim Student
Association) (http://msanews.mynet.net/Launchpad/) déjà
cité mais inaccessible depuis l’automne 2001. Les centres
français sont répertoriés sur le site de
l’AFEMAM (Association Française pour l’Étude des Mondes Arabe et Musulmans)
(http://www.afemam.asso.fr/).
Domaine francophoneDepuis la disparition du
web de l’excellent
100 portes du Proche-Orient
d’Alain Gresh et de Dominique Vidal (4e édition, Éditions de
l’Atelier, 1996, mise à jour sur le web) [longtemps
intégralement accessible sur le site du Monde diplomatique
(http://www.monde-diplomatique.fr/livre/100portes/) (français), la
nouvelle édition de l’ouvrage (Hachette, collection Pluriel, Paris,
2003) n’offre l’accès qu’à seulement trois de
ses fiches sur
http://www.monde-diplomatique.fr/livre/centcles/],
un seul site constitue pour les francophones une banque de données
historiques et politiques de grand intérêt qui échappe
à l’obsession sécuritaire : “MEDEA”
(http://www.medea.be/) (français et anglais) de
l’Institut Européen de Recherche sur la Coopération Méditerranéenne et Euro-Arabe,
dirigé par Jean-Michel Dumont avec le concours de parlementaires
européens (Bruxelles), dessine par ses fiches le cadre historique et
géopolitique indispensable à une bonne compréhension de la
scène politique palestinienne. À ces deux sites était venu
se joindre le
“Med-Intelligence”
(http://medintelligence.free.fr) (français) de Jean-Michel Staebler qui
explorait la géopolitique et l’économie de la
Méditerranée, du Maghreb et du Machrek (malheureusement interrompu
début 2002 mais maintenu en ligne).
Domaine anglophoneDepuis les
États-Unis, les institutions qui disposent de sites bien fournis en
information sur la Palestine sont la plupart du temps celles qui
l’appréhendent en termes de menace. Les instituts universitaires
spécialisés sur le Proche-Orient qui tentent
d’échapper à cette perspective réductrice n’ont
en effet le plus souvent que des pages réduites au simple
énoncé de leurs programmes. Le cours “Teaching the
Israeli-Palestinian Conflict” de
Ronald Stockton
donné à l’université du Michigan en 1993
(http://www.umich.edu/~iinet/cmenas/StudyUnits/israeli-palestinian_conflict/)
offre néanmoins une grande partie de ce qu’un enseignant ou un
étudiant peut rechercher pour aborder la question de Palestine et le
CCAS (Center for Contemporary Arab Studies)
de Georgetown University dirigé par Barbara Stowasser offre
l’accès en ligne à certains de ses colloques
(http://www.ccasonline.org/).
Dans le domaine de
l’analyse stratégique appliquée au Proche-Orient, deux
instituts se distinguent. Fondé en 1981 à Washington pour
réfléchir sur la politique américaine au Moyen-Orient, le
MEPC (Middle East Policy Council)
(http://www.mepc.org/) dirigé par Chas W. Freeman met en ligne un choix
d’articles publiés dans son trimestriel Middle East
Policy ; il donne également les coordonnées de plus
d’une centaine d’experts de la région. Fondé en 1985
par M. Martin Indyk, ancien chargé de recherche à l’AIPAC
(American Israel Public Affairs Committee) le puissant lobby pro
israélien aux États-Unis, et dirigé par Robert Satloff et
Patrick Clawson, le
WINEP (Washington Institute for Near East Policy)
(http://www.washingtoninstitute.org/), consacre quant à lui ses
recherches aux “intérêts américains au
Moyen-Orient” ; son site offre de nombreuses études et
publications en ligne comme le Peace Watch et le Policy Watch dont
un certain nombre de livraisons portent sur la Palestine ou le conflit
israélo-arabe. À la différence de ces deux institutions
globalement pro-israéliennes, le
MERIP (Middle East Report)
britannique (http://www.merip.org/) est enfin accessible sur le web
depuis 2000, y affichant des positions plutôt critiques vis à vis
de la politique israélienne à travers un choix d’articles de
chacune de ses livraisons trimestrielles et de très précieuses
Press Information Notes (PINs) électroniques sur les sujets
d’actualité. Le
Middle East International
vient lui aussi d’entrer sur le web en 2002
(http://www.meionline.com/) mais n’offre en accès libre que peu
d’articles.
Dans le domaine de
l’analyse de la “menace terroriste”, la
“Homepage on Strategic Intelligence”
du Loyola College de Baltimore (Maryland)
(http://www.loyola.edu/dept/politics/intel.html), l’un des annuaires parmi
les plus exhaustifs de sites spécialisés, constitue un passage
obligé. La
“Counter-Terrorism Page”
(http://www.terrorism.net) constitue également un bon centre
d’aiguillage vers un certain nombre d’agences
spécialisées américaines et recèle des archives
intéressantes (lois, déclarations, revue de presse sur la question
traitée au niveau international).
Très souvent
citée, la référence dans le domaine du terrorisme demeure
la liste annexée (“Background Info on Terrorist Groups”) au
rapport annuel du Département d’État américain sur
les “Patterns of Global Terrorism” dont les éditions,
archivées depuis 1995, sont accessibles en ligne sur l’un des sites
du
Département d’État
(http://usinfo.state.gov/topical/pol/terror/) comme sur ceux de
l’USIS (US Information Service)
(http://www.usis.usemb.se/terror/index.html) (une
version en français
de l’édition 1998 est disponible sur
http://www.amb-usa.fr/irc/defense/texts/terrorisme.htm) (français).
Exclusivement factuelle, la fiche de généralités du
CIA (Central Information Agency) World Factbook
qui constitue l’une des premières références
données par les moteurs de recherche touchant à la Palestine
(http://www.odci.gov/cia/publications/factbook/index.html) échappe
paradoxalement à la crispation sécuritaire.
Plusieurs instituts
privés, enfin, spécialisés dans le domaine du terrorisme et
du renseignement alimentent des sites sur lesquels l’accès à
l’intégralité de l’information est payant, seul des
résumés, plus ou moins détaillés, étant en
accès libre. En France, le meilleur site est sans doute
l’”Intelligence Online”
d’Indigo Publications (http://www.intelligenceonline.fr/) avec son
bimensuel Le monde du Renseignement (français, anglais). La
production du
Janes britannique
est-elle aussi à accès payant mais certaines de ses analyses sont
en accès libre dont celles de son
“Africa/Middle East News”
(http://www.janes.com/regional_news/africa_middle_east/). Quelques livraisons
des
In Pespective, the Oxford Analytica Weeky Column
(http://www.oxan.com/columns/column_archive.html) sont elles mêmes
consacrées à la région.
Les sondages d’opinionLes premiers sondages
réguliers de l’opinion palestinienne ont été
menés à partir de 1993. Depuis Jérusalem, le
JMCC (Jerusalem Media and Communication Centre)
(http://www.jmcc.org/publicpoll/results.html), à l’origine agence
de presse proche du Parti du peuple palestinien (ex-communiste)
déjà cité, a initié sa série en
février 1993.
Le CPRS (Center for
Palestine Research and Studies) (Naplouse), lui déjà
présenté et plutôt proche de Fath, a commencé les
siens, commentés par Khalil Shikaki, en septembre 1993. Le centre ayant
fermé en 2000, Khalil Shikaki a créé le
Palestinian Center for Policy and Survey Research (PSR)
(http://www.pcpsr.org/survey/index.html) (anglais, arabe) qui, depuis Ramallah,
a pris le relais et met en ligne l’intégralité de sa
production (ainsi que les archives des sondages du CPRS).
Venu du CPRS, Nader Said
mène lui aussi, depuis septembre 2000, des sondages d’opinion dans
le cadre du
DSP (Development Studies Programme)
(http://home.birzeit.edu/dsp/DSPNEW/polls/opinion_polls.htm) de
l’université de Bir Zeit.
Basé à Bayt
Sahur près de Bethléem et fondé en 1994, le
Palestinian Center for Public Opinion
(http://www.pcpo.ps/index.html) de Nabil Kokali effectue également des
sondages réguliers son site n’est créé qu’en
2005.
Fin 2003,
Panorama-The Palestinian Center for the Dissemination of Democracy and Community Development
(http://www.panoramacenter.org/opinion.asp) (arabe, anglais), fondé
à Jérusalem en 1991 par Riad Malki, longtemps porte-parole
officieux du FPLP en Cisjordanie, s’est lui aussi lancé sur le
marché des sondages, thématiques ceux-là.
Récemment venu sur
ce "marché", l’officiel
State Information Service (SIS)
de l’Autorité palestinienne
(http://www.sis.gov.ps/arabic/polls/polls.html) (arabe) effectue
également des sondages depuis 2004.
Depuis 2004
également, date de sa fondation à Gaza, la
NASCD (The Palestinian Foundation for Culture, Science, and Development)
(http://www.nascd.ps/), créée par des proches de Muhammad
Dahlân, le ministre des Affaires civiles du gouvernement Ahmad Qray’
III (2005), se propose de mener des sondages d’opinion à
côté d’autres activités de recherche, d’analyse
et d’interventions sur le terrain.
En 2005, le
FAFO (Institute for Applied Social Science)
(http://www.fafo.no/indexenglish.htm) d’Oslo, un organisme
créé en 1982 par la fédération norvégienne
des syndicats et chargé en 1991 par le gouvernement norvégien,
l’un des sheperds des multilatérales, de la constitution de
banques de données dans le “Refugee Working Group”, lance un
nouveau projet,
Surveying Palestinian Opinions
(http://www.fafo.no/ais/middeast/opt/index.htm).
En 2006, le
PCFR (Palestinian Council on Foreign Relations)
(al-Majlis al-Filastînî li-l-‘Alâqât
al-Kharîjiyya) (http://www.cfr-pal.org/New/polls.htm) de Gaza, au sein
duquel Ziad Abu-Amr, ministre palestinien de la Culture en 2003, se montre
particulièrement actif, a également publie des sondages
thématiques à côté de sondages périodiques
réguliers (anglais, arabe selon les sondages), mais
l’expérience semble s’être arrêtée au bout
de quelques mois.
En 2006, un nouveau centre
est créé à Ramallah sous la direction de Jamil Rabah,
Near East Consulting
(http://www.neareastconsulting.com/) (arabe, anglais) ; outre ses sondages,
le centre publie des newsletters périodiques sur l’opinion et les
courants politiques.
Un autre est fondé
à Gaza la même année :
The Independent Center for Strategic Studies and Polls
sous la direction de Jihâd Jamîl Hamad (http://www.icssp.org/)
(arabe).
La plupart de ces sondages
effectués ces deux dernières années sont reproduits dans la
rubrique "sondages les plus récents" du site de l’association
“Miftah” (The Palestinian Initiative for the Promotion of Global Dialogue and Democracy)
(http://www.miftah.org/DocList.cfm?CategoryID=17) (anglais, arabe)
dirigée par Hanan Ashrawi, ancienne porte-parole de la
délégation palestinienne aux négociations
bilatérales de Washington du début des années 1990. Ils
figurent également dans la rubrique "sondages" de
Zajel (http://www.zajel.org/cat_view.asp?cat=17)
(anglais), un programme média du service des relations publiques de
l'université Najâh de Naplouse.
Depuis Israël et en
collaboration avec diverses institutions palestiniennes, d’autres sondages
ont été menés par le
TSC (Tami Steinmetz Center for Peace Research)
(http://spirit.tau.ac.il/socant/peace/) (anglais, hébreu), un centre
interdisciplinaire de l’université de Tel-Aviv.
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