Guide de Palestine-sur-Web Quarante neuvième édition (28 juillet 2008)


Palestine : la recherche et l’analyse politique

Les centres palestiniens

En Palestine

Des fiches sur les centres de recherche des territoires autonomes sont disponibles sur le site du “ministère” palestinien de l’Information (http://www.minfo.gov.ps/general/nasher.htm) (arabe) chargé de leur enregistrement pour la censure dont les règles juridiques sont également données. Cette liste peut être complétée par les annuaires établis par l’UNSCO (United Nations, Office of the Special Coordinator in the Occupied Territories), Directory of Non-Governmental Organizations in the Gaza Strip et Directory of Non-Governmental Organizations in the West Bank (http://www.arts.mcgill.ca/mepp/unsco/unfront.html).

En dépit de la multitude des instituts de recherche et autres ONG de Cisjordanie et de Gaza intéressées à la société palestinienne, rares sont ceux dont les travaux portent directement sur l’analyse du politique (rapports de forces internes au leadership, mode de prise de décision, etc.), la majorité d’entre eux préférant l’aborder par le biais de la lutte pour la défense des droits de l’homme et la construction démocratique. Le seul véritable centre de recherche en analyse politique, le CPRS (Center for Palestine Research and Studies) (Naplouse) (http://www.cprs-palestine.org/) (anglais et arabe) dirigé par Sa'id Kan'an a malheureusement cessé ses activités au printemps 2000 suite à des querelles de personnes. Fondé en 1993 pour apprécier les bouleversements régionaux et leur impact sur les Palestiniens, il avait alors constitué l’une des meilleures sources de connaissance de la situation politique des territoires palestiniens. Ses archives, restées en ligne jusqu’à début 2003, ne sont malheureusement plus accessibles. Le CPRS était doté de plusieurs unités de recherche (“Policy Analysis Unit”, “Economics Department”, “Parliamentary Research Unit”, “Department of Politics and Government” et “Department of Strategic Studies”). Le CPRS était internationalement connu pour ses sondages réguliers de l’opinion palestinienne commentés par Khalil Shikaki.

Après plus d’une année d’absence du net, les travaux menés autour de Khalil Shikaki sont à nouveau disponibles avec le Palestinian Center for Policy and Survey Research (PSR) (http://www.pcpsr.org/) (anglais, arabe) qui, depuis Ramallah, a pris le relais du CPRS. Doté de trois départements (”Domestic Politics Unit”, ”Strategic Analysis Unit” et ”Survey Research Unit”), le PSR met en ligne sa production renouant le fil avec les sondages menés par le CPRS (dont les archives ont été remises en ligne).

Le JMCC (Jerusalem Media and Communication Centre) (Jérusalem) (http://www.jmcc.org/), à l’origine agence de presse proche du Parti du peuple-ex communiste fondée par Ghassan Al-Khatib, a ainsi diversifié ses activités depuis la fin de l’intifada de 1987 ; outre ses périodiques et revues de presse signalés plus haut, il publie des sondages réguliers (leur ensemble est archivé depuis 1993) et possède un “Research Unit” dont la production (résumés et quelques textes) est accessible en ligne.

PASSIA (Palestinian Academic Society for the Study of International Affairs) (Jérusalem) (http://www.passia.org/) mène sous la houlette de Mahdi Abdul Hadi, un indépendant autrefois proche du roi Hussein, de nombreuses activités de recherche depuis 1987 sur le contemporain comme sur l’histoire des XIXe et XXe siècles. Surtout connu par son agenda, véritable bible sur les territoires palestiniens mise à jour chaque année, et ses nombreuses publications, le centre est en fait un think-tank très actif où se rencontrent politiques et intellectuels, laïcs et religieux, etc. Son site est une mine d’information sur l’histoire de la Palestine (documents, cartes, chronologies, etc.) et la question de Jérusalem mais n’offre en ligne que peu d’analyses détaillées du politique le plus contemporain.

Al Multaqa-The Arab Thought Forum (Jérusalem) (http://www.multaqa.org), fondé en 1977 par des militants de la mouvance communiste sous la direction d’Ibrahim Dakkak et ensuite élargi à la “gauche”, a longtemps consacré ses recherches au domaine socio-économique. Avec la mise en place de l’Autorité d’autonomie, il a recentré ses activités sur la question de la démocratie et de la construction nationale, fondant en 1997 un Citizens’ Rights Center. Son site offre le compte rendu détaillé de ses séminaires et tables rondes. Une Newsletter (derniers numéros en ligne) est également disponible ainsi que les sommaires de l’ensemble de la collection de son trimestriel Shu’un Tanmawiyyeh (“Affaires développementales”) (fondé en 1987). Ses Annual Report et Democratic Formation in Palestine Annual Report sont devenus des références dans le domaine de la construction démocratique et de son bilan.

L’IPCRI (Israel-Palestine Center for Research and Information) (Jérusalem) (http://www.ipcri.org/), fruit d’une initiative israélo-palestinienne prise en 1989 par l’Israélien Gershon Baskin et le Palestinien Zakaria Al-Qaq, possède un site doté de très sérieuses études dans le domaine des politiques publiques et du développement issues de ses divers départements : son “Strategic Analysis Department” suit les divers dossiers du statut permanent à négocier, colonies, Jérusalem et réfugiés ; le “Law and Development Department” traite des questions de société civile et de réforme du droit du commerce ; un “Environment and Water Department” s’intéresse à l’écosystème régional ; le “Pathways Into Reconciliation Department” réfléchit aux questions d’éducation vers la paix et une “Intelligence Unit” se veut travailler dans un esprit d’ouverture sur les questions en cours de négociation entre Israéliens et Palestiniens. L’IPCRI anime depuis 2000 un Place for Peace Portal (http://www.place4peace.com/) dans lequel chacun peut émettre son opinion sur les grands dossiers de la négociation.

Panorama-The Palestinian Center for the Dissemination of Democracy and Community Development (http://www.panoramacenter.org/) (arabe, anglais), fondé à Jérusalem en 1991 par Riad Malki, longtemps porte-parole officieux du FPLP en Cisjordanie devenu ministre du cabinet d’urgence en juin 2007, s’est lontemps contenté de ne mettre en ligne que son catalogue de publications ; en 2007, un certain nombre de déclarations, de rapports et de newsletters sont accessibles, dépassant les seuls domaines de la démocratie et de la participation politique.

Etabli à Gaza en 1998 pour “ générer de nouvelles idées afin d’enrichir le débat politique palestinien et avoir un impact sur le processus de prise de décision ”, le PCFR (Palestinian Council on Foreign Relations) (al-Majlis al-Filastînî li-l-‘Alâqât al-Kharîjiyya) (http://www.cfr-pal.org/) de Gaza, au sein duquel Ziad Abu-Amr, ministre palestinien de la Culture en 2003, se montre particulièrement actif, manifeste en 2007 une politique encore relativement restrictive dans la mise en ligne de ses productions ; on trouvera néanmoins ses sondages à côté de documents historiques divers.

D’autres centres des territoires palestiniens mènent également des recherches dans le domaine politique mais leur site demeure à l’état de construction ou se limite à un simple dépliant sur leurs activités. Tel est le cas du Palestinian Center for Regional Studies (http://www.pal-crs.org/ puis http://www.p-cris.org/ mais le lien ne semble plus activé en 2003) de Munther Dajani (anglais, arabe), ou encore de l’Arab Studies Society de Jérusalem (http://www.orienthouse.org/arabstudies/ l’adresse http://www.arabstudies.net/index.html ne fonctionne plus en 2002) (arabe, anglais) liée à Orient House, représentation officieuse de l’OLP dans la ville avant sa fermeture par les autorités israéliennes.

Fondé en 2006 à al-Bireh par de hauts responsables membres ou proches de l’Autorité palestinienne et de Fath (dont Sâ’ib Eraqat, en charge des négociations israélo-palestiniennes) et dirigé par Muhammad Nâsir al-Qudwa, The Institute for Public Policies (http://www.ipp-pal.org/) (arabe, anglais) met intégralement en ligne ses publications (arabe), Siyâsiyât (politiques), un trimestriel, et Awrâq taqyîm adâ’, une série de monographies sur les pratiques économiques, politiques, administratives des cabinets.

Dans la diaspora

Les Palestiniens de la diaspora se sont eux aussi mobilisés en créant des centres de recherche consacrés au domaine politique palestinien. Le plus ancien, l’IPS (The Institute for Palestine Studies) (Washington) (http://www.palestine-studies.org/), a été fondé à Beyrouth dès 1963 et s’est imposé en tant qu’éditeur des revues de référence que sont le Journal of Palestine Studies (sommaires et extraits en ligne des numéros des dernières années) et ses équivalents français, La Revue d’Études Palestiniennes (sommaires) et arabe, Majallat Al-Dirasat Al-Filastiniyah (sommaires) auxquelles s’est ajouté en 1995 le Jerusalem Quarterly File (http://www.jerusalemquarterly.org/ qui succède à http://www.jqf-jerusalem.org/) (archives in extenso) de l’IJS (The Institute of Jerusalem Studies), son représentant à Jérusalem.

Fondé en 1990, le CPAP (Center for Policy Analysis on Palestine) (Washington, DC) (http://www.palestinecenter.org/) est quant à lui une émanation du Jerusalem Fund for Education and Community Development et rassemble d’éminentes personnalités critiques d’Oslo sous la présidence de Hisham Sharabi, professeur émérite de Georgetown University. Des “News Analysis” font intervenir plusieurs fois par mois les meilleurs analystes du politique quand un “Palestine and the Palestinians” constitue une véritable bibliothèque en ligne consacrée en priorité aux domaines de la négociation en cours (eau, réfugiés, colonies) et de la construction d’une société démocratique.

Fondé en 1998 par Naseer Aruri, professeur émérite de la Political Science University of Massachussets Dartmouth, le TARI (Trans-Arab Research Institute) (Boston, MA) (http://tari.org/) affiche lui aussi des positions critiques face à Oslo. Outre ses ”Fact Sheets” sur divers aspects de la question palestinienne, il met en ligne des conférences principalement consacrées à la question des réfugiés.

Fondé en 2002 à l’initiative d’universitaires parmi lesquels on trouve le Palestinien Anis Sayegh ou le Syrien Tayeb Tizini et présidé par Walid Mohammad Ali, le Baheth Center for Studies (http://www.bahethcenter.org/) (arabe, anglais) met en ligne des données historiques sur les villages détruits, ainsi que des dépêches et des opinions concernant l’actualité.

Les chercheurs palestiniens

Plusieurs chercheurs, intellectuels et essayistes palestiniens sont également présents à titre individuel sur le web. Un TESA (“The Edward Said Archives”) (http://www.edwardsaid.org/) et un “Edward Said Archive” (http://www.alquds.net/edward/) (sous la responsabilité de Issa Sarras et Nisreen Al-Aref) rassemblent ainsi un certain nombre de textes de ce professeur de Columbia University et ancien membre du Conseil national palestinien devenu l’un des principaux porte-parole de l’opposition aux accords d’Oslo, dont une bibliographie détaillée a été établie par Eddie Yeghiagan (http://sun3.lib.uci.edu/indiv/scctr/Wellek/said/). La MSA (Muslim Student Association), avec son “ScholarsBase”, alimente également un dossier de liens vers des textes de ou sur Edward Said à l’instar nombreux autres, acteurs, témoins ou analystes de la scène islamique (http://msanews.mynet.net/~msanews/Scholars/index.html) (le site de la MSA n’est plus accessible depuis l’automne 2001 ; seule sa mailing list continue à exister sous l’adresse http://www.topica.com/lists/msanews-list/read et http://groups.yahoo.com/group/msanews-list/). Une visite à la page personnelle de Musa Budeiri (http://www.musabudeiri.freeserve.co.uk/), professeur de philosophie à Bir Zeit, permettra de lire plusieurs articles consacrés aux relations intellectuelles et organisationnelles entre nationalistes et islamistes. Arjan El Fassed (http://arjanelfassed.mediamonitors.org/main.html), ancien chercheur du CPRS (Center for Palestine Research and Studies) (Naplouse) et militant des droits de l’homme, met en ligne ses très nombreux articles et études sur l’actualité palestinienne, tout particulièrement sur la question de la transition démocratique. Bernard Sabella (http://www.al-bushra.org/latpatra/0sabella.html), de l’université de Bethléem, a, quant à lui, consacré bon nombre de ses travaux de sociologue aux chrétiens de Palestine.

Les centres israéliens

En Israël, nombreux sont les centres et institutions qui consacrent une partie de leur énergie à l’analyse du domaine palestinien mais le plus souvent à travers le prisme dominant sinon exclusif de la sécurité et de la menace terroriste. Le ministère israélien des Affaires étrangères illustre lui-même ce biais ; la seule information sur la scène intérieure palestinienne se trouve dans le florilège de documents et d’articles tirés de la presse locale et consacrés au “Terrorism : Obstacle to Peace” (http://www.mfa.gov.il/mfa/go.asp?MFAH0don0).

Liés aux grandes universités du pays, quatre centres au moins se sont imposés dans le domaine de l’analyse stratégique. Partie intégrante de l’université de Tel-Aviv, le JCSS (Jaffee Center for Strategic Studies) (http://www.tau.ac.il/jcss/) a été fondé en 1977 sous la direction du général Aharon Yariv, ancien ministre et ancien directeur du renseignement militaire, et s’intéresse aux questions de sécurité, de stratégie et de renseignement ; outre les informations sur ses activités et ses membres, le site du JCSS offre un accès en ligne à certains de ses rapports, à l’ensemble de ses Memoranda (archivés depuis 1997), à son semestriel JCSS Bulletin et à son trimestriel inauguré en mars 1998, Strategic Assessment.

Fondé en 1991 par Thomas O. Hecht dans le cadre de l’université Bar Ilan de Ramat Gan près de Tel-Aviv, le BESA (Begin-Sadat Center for Strategic Studies) (http://www.biu.ac.il/SOC/besa/), aujourd’hui dirigé par Efraim Inbar et Barry Rubin, consacre ses recherches aux questions de sécurité régionale (avec une insistance sur les questions turques) et de politique étrangère israélienne. Ses deux publications, le trimestriel MERIA (Middle East Review of International Affairs) et le semestriel BESA Bulletin sont accessibles en ligne ainsi qu’un “US-Middle East Policy Database”.

Le Moshe Dayan Center for Middle Eastern and African Studies (http://www.dayan.org/) relève quant à lui de l’université de Tel-Aviv, né en 1983 de l’union entre son ancienne unité de documentation traitant du Moyen-Orient et le Reuven Shiloah Institute créé dès 1959 sous les auspices de l’Israel Oriental Society. Jusqu’à l’été 2000, seuls les résumés des recherches publiées par ses membres étaient mis en ligne. Des Tel-Aviv Notes, “An Update on Political and Strategic Developments in the Middle East”, offrent maintenant d’intéressantes synthèses. La richesse du site tient aussi et surtout dans le “Database” issu du dépouillement systématique de centaines de sources traitant du Moyen-Orient et indexés électroniquement depuis 1979. Le site offre également un accès au bimestriel Current Contents of Periodicals on the Middle East qui fournit le sommaire des quarante principales revues traitant du Moyen-Orient dans le monde.

Fondé en 1996 dans le cadre de l’Academic Interdisciplinary Center d’Herzliya, l’ICT (International Policy Institute for Counter-Terrorism) (http://www.ict.org.il/) est présidé par un ancien directeur du Mossad, le service israélien de sécurité extérieure, Shabtai Shavit. L’ICT s’intéresse au terrorisme et au contre-terrorisme comme un problème stratégique global et offre l’un des sites les plus riches en la matière tant sur Israël et la région que sur le monde. Tout un florilège d’articles rédigés pour la plupart par ses membres sont accessibles en ligne et font de ce site un lieu incontournable. Conçues dans le même esprit que les fiches du Département d’État américain (http://www.usis.usemb.se/terror/index.html et version en français de l’édition 1998 sur http://www.amb-usa.fr/irc/defense/texts/terrorisme.htm) et comme elles non dénuées d’erreurs, ses récapitulatifs sur les organisations terroristes sont néanmoins beaucoup plus développés, au moins pour ceux portant sur les islamistes palestiniens et sont dotés de nombreux liens hypertextes. Un “Spotlight” quasi-quotidien fait le point sur les divers événements liés au terrorisme dans le monde. L’ICT organise également un forum sur Internet réparti en trois domaines, terrorisme international, contre-terrorisme et conflit israélo-arabe.

D’autres centres, privés ceux-là, cultivent également des centres d’intérêts stratégiques et s’intéressent au conflit israélo-palestinien comme à la situation politique palestinienne. Fondé en 1976 par Daniel J. Elazar comme "an independent, non-profit institute for policy research and education serving Israel and the Jewish people", le JCPA (Jerusalem Center for Public Affairs) est (http://www.jcpa.org/) présidé par Dore Gold, ancien ambassadeur d’Israël à l’ONU et conseiller de Benjamin Netanyahu lorsqu’il était Premier ministre ; le JCPA produit et met ligne divers périodiques et rapports (Daily Alert, Jerusalem Viewpoints, Jerusalem Issue Briefs, NGO Monitor, et Israel Campus Beat) ; le JCPA, par ailleurs, fait intervenir nombre d’experts militaires, politiques et diplomates dans le cadre de l’ICA (Institute for Contemporary Affairs) présidé par le ministre Natan Sharansky. En mars 2008, le JCPA sous son nom en français, le Centre des Affaires Publiques et de l’Etat (CAPE) (http://www.jcpa-lecape.org/) ouvre un site en français sous la responsabilité de Freddy Eytan. Le centre propose également un site en hébreu (http://jcpa.org.il/) et un autre en arabe Chabakat al-Râdâd al-Akhbâriyya (http://www.infoelarab.org/).

Basé à Washington mais présidé par Yigal Carmon, un ancien membre des services de renseignements de l’armée israélienne, ancien chef de l’administration civile israélienne en Cisjordanie et ancien conseiller de Yitzhak Shamir et Yitzhak Rabin, le MEMRI (Middle East Media and Research Institute) (http://www.memri.org/) se consacre depuis 1998 à l’analyse des “développements intellectuels et politiques” du Moyen Orient avec une insistance sur le conflit israélo-arabe. Analyses, traductions de presse, etc., alimentent de riches “Inquiry and Analysis Series”.

Les chercheurs israéliens

Un certain nombre de chercheurs travaillant dans les institutions israéliennes, bénéficient de sites ou de pages personnelles permettant de lire leur production. Citons, par exemple, pour le domaine contemporain Hillel Frisch (http://hl2.biu.ac.il/users/www/31743) et Gerald M. Steinberg (http://faculty.biu.ac.il/~steing/index.shtml), professeurs d’études politiques à l’université Bar Ilan et chercheur associé au BESA Center for Strategic Studies spécialisé sur les questions touchant à la sécurité et à la diplomatie au Proche-Orient, Baruch Kimmerling, du département de sociologie et d’anthropologie de l’Université hébraïque (http://pluto.huji.ac.il/~mskimmer/), Kenneth Stein de l’Emory University d’Atlanta (http://www.emory.edu/COLLEGE/JewishStudies/stein.html), ou encore Martin Kramer qui s’est doté d’un site propre (http://www.martinkramer.org/ qui remplace http://www.ivorytowers.org/) ; il bénéficie également d’un dossier dans le ScholarsBase de MSANews (http://msanews.mynet.net/Scholars/Kramer/). Daniel Pipes, qui fait aussi l’objet d’un dossier dans le ScholarsBase de MSANews (http://msanews.mynet.net/Scholars/Pipes/), alimente un très riche site personnel (http://www.danielpipes.org/). La production des membres de l’ICT (International Policy Institute for Counter-Terrorism) rattaché à l’Interdisciplinary Center de Herzliya près de Tel-Aviv se trouve regroupée sur des pages personnelles hébergées sur le site de cette institution (http://www.ict.org.il/articles/staffarticles.cfm) ; on y trouvera les textes de Reuven Erlich, Yoni Fighel, Boaz Ganor, Eric Herren, Ely Karmon, Tally Kritzman, Reuven Paz, Don Radlauer, Yoram Schweitzer, Yael Shahar et Shaul Shay. Les textes de Reuven Paz et de certains de ses collègues peuvent également être trouvés sur le site du PRISM (Project for the Research of Islamist Movements) créé en 2002 (http://www.e-prism.org/).

Les centres européens, américains et autres

Les centres, universitaires ou non, spécialisés au niveau international sur les Proche et Moyen-Orients sont légion. Ils sont en partie recensés par la MESA (Middle East Studies Association) of North America (http://fp.arizona.edu/mesassoc), le MENIC (Middle East Network Information Center) (http://menic.utexas.edu/menic.html) du Center for Middle Eastern Studies de l’université d’Austin (Texas), ou encore le “Launchpad” de MSANews géré par l’américaine MSA (Muslim Student Association) (http://msanews.mynet.net/Launchpad/) déjà cité mais inaccessible depuis l’automne 2001. Les centres français sont répertoriés sur le site de l’AFEMAM (Association Française pour l’Étude des Mondes Arabe et Musulmans) (http://www.afemam.asso.fr/).

Domaine francophone

Depuis la disparition du web de l’excellent 100 portes du Proche-Orient d’Alain Gresh et de Dominique Vidal (4e édition, Éditions de l’Atelier, 1996, mise à jour sur le web) [longtemps intégralement accessible sur le site du Monde diplomatique (http://www.monde-diplomatique.fr/livre/100portes/) (français), la nouvelle édition de l’ouvrage (Hachette, collection Pluriel, Paris, 2003) n’offre l’accès qu’à seulement trois de ses fiches sur http://www.monde-diplomatique.fr/livre/centcles/], un seul site constitue pour les francophones une banque de données historiques et politiques de grand intérêt qui échappe à l’obsession sécuritaire : “MEDEA” (http://www.medea.be/) (français et anglais) de l’Institut Européen de Recherche sur la Coopération Méditerranéenne et Euro-Arabe, dirigé par Jean-Michel Dumont avec le concours de parlementaires européens (Bruxelles), dessine par ses fiches le cadre historique et géopolitique indispensable à une bonne compréhension de la scène politique palestinienne. À ces deux sites était venu se joindre le “Med-Intelligence” (http://medintelligence.free.fr) (français) de Jean-Michel Staebler qui explorait la géopolitique et l’économie de la Méditerranée, du Maghreb et du Machrek (malheureusement interrompu début 2002 mais maintenu en ligne).

Domaine anglophone

Depuis les États-Unis, les institutions qui disposent de sites bien fournis en information sur la Palestine sont la plupart du temps celles qui l’appréhendent en termes de menace. Les instituts universitaires spécialisés sur le Proche-Orient qui tentent d’échapper à cette perspective réductrice n’ont en effet le plus souvent que des pages réduites au simple énoncé de leurs programmes. Le cours “Teaching the Israeli-Palestinian Conflict” de Ronald Stockton donné à l’université du Michigan en 1993 (http://www.umich.edu/~iinet/cmenas/StudyUnits/israeli-palestinian_conflict/) offre néanmoins une grande partie de ce qu’un enseignant ou un étudiant peut rechercher pour aborder la question de Palestine et le CCAS (Center for Contemporary Arab Studies) de Georgetown University dirigé par Barbara Stowasser offre l’accès en ligne à certains de ses colloques (http://www.ccasonline.org/).

Dans le domaine de l’analyse stratégique appliquée au Proche-Orient, deux instituts se distinguent. Fondé en 1981 à Washington pour réfléchir sur la politique américaine au Moyen-Orient, le MEPC (Middle East Policy Council) (http://www.mepc.org/) dirigé par Chas W. Freeman met en ligne un choix d’articles publiés dans son trimestriel Middle East Policy ; il donne également les coordonnées de plus d’une centaine d’experts de la région. Fondé en 1985 par M. Martin Indyk, ancien chargé de recherche à l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee) le puissant lobby pro israélien aux États-Unis, et dirigé par Robert Satloff et Patrick Clawson, le WINEP (Washington Institute for Near East Policy) (http://www.washingtoninstitute.org/), consacre quant à lui ses recherches aux “intérêts américains au Moyen-Orient” ; son site offre de nombreuses études et publications en ligne comme le Peace Watch et le Policy Watch dont un certain nombre de livraisons portent sur la Palestine ou le conflit israélo-arabe. À la différence de ces deux institutions globalement pro-israéliennes, le MERIP (Middle East Report) britannique (http://www.merip.org/) est enfin accessible sur le web depuis 2000, y affichant des positions plutôt critiques vis à vis de la politique israélienne à travers un choix d’articles de chacune de ses livraisons trimestrielles et de très précieuses Press Information Notes (PINs) électroniques sur les sujets d’actualité. Le Middle East International vient lui aussi d’entrer sur le web en 2002 (http://www.meionline.com/) mais n’offre en accès libre que peu d’articles.

Dans le domaine de l’analyse de la “menace terroriste”, la “Homepage on Strategic Intelligence” du Loyola College de Baltimore (Maryland) (http://www.loyola.edu/dept/politics/intel.html), l’un des annuaires parmi les plus exhaustifs de sites spécialisés, constitue un passage obligé. La “Counter-Terrorism Page” (http://www.terrorism.net) constitue également un bon centre d’aiguillage vers un certain nombre d’agences spécialisées américaines et recèle des archives intéressantes (lois, déclarations, revue de presse sur la question traitée au niveau international).

Très souvent citée, la référence dans le domaine du terrorisme demeure la liste annexée (“Background Info on Terrorist Groups”) au rapport annuel du Département d’État américain sur les “Patterns of Global Terrorism” dont les éditions, archivées depuis 1995, sont accessibles en ligne sur l’un des sites du Département d’État (http://usinfo.state.gov/topical/pol/terror/) comme sur ceux de l’USIS (US Information Service) (http://www.usis.usemb.se/terror/index.html) (une version en français de l’édition 1998 est disponible sur http://www.amb-usa.fr/irc/defense/texts/terrorisme.htm) (français). Exclusivement factuelle, la fiche de généralités du CIA (Central Information Agency) World Factbook qui constitue l’une des premières références données par les moteurs de recherche touchant à la Palestine (http://www.odci.gov/cia/publications/factbook/index.html) échappe paradoxalement à la crispation sécuritaire.

Plusieurs instituts privés, enfin, spécialisés dans le domaine du terrorisme et du renseignement alimentent des sites sur lesquels l’accès à l’intégralité de l’information est payant, seul des résumés, plus ou moins détaillés, étant en accès libre. En France, le meilleur site est sans doute l’”Intelligence Online” d’Indigo Publications (http://www.intelligenceonline.fr/) avec son bimensuel Le monde du Renseignement (français, anglais). La production du Janes britannique est-elle aussi à accès payant mais certaines de ses analyses sont en accès libre dont celles de son “Africa/Middle East News” (http://www.janes.com/regional_news/africa_middle_east/). Quelques livraisons des In Pespective, the Oxford Analytica Weeky Column (http://www.oxan.com/columns/column_archive.html) sont elles mêmes consacrées à la région.

Les sondages d’opinion

Les premiers sondages réguliers de l’opinion palestinienne ont été menés à partir de 1993. Depuis Jérusalem, le JMCC (Jerusalem Media and Communication Centre) (http://www.jmcc.org/publicpoll/results.html), à l’origine agence de presse proche du Parti du peuple palestinien (ex-communiste) déjà cité, a initié sa série en février 1993.

Le CPRS (Center for Palestine Research and Studies) (Naplouse), lui déjà présenté et plutôt proche de Fath, a commencé les siens, commentés par Khalil Shikaki, en septembre 1993. Le centre ayant fermé en 2000, Khalil Shikaki a créé le Palestinian Center for Policy and Survey Research (PSR) (http://www.pcpsr.org/survey/index.html) (anglais, arabe) qui, depuis Ramallah, a pris le relais et met en ligne l’intégralité de sa production (ainsi que les archives des sondages du CPRS).

Venu du CPRS, Nader Said mène lui aussi, depuis septembre 2000, des sondages d’opinion dans le cadre du DSP (Development Studies Programme) (http://home.birzeit.edu/dsp/DSPNEW/polls/opinion_polls.htm) de l’université de Bir Zeit.

Basé à Bayt Sahur près de Bethléem et fondé en 1994, le Palestinian Center for Public Opinion (http://www.pcpo.ps/index.html) de Nabil Kokali effectue également des sondages réguliers son site n’est créé qu’en 2005.

Fin 2003, Panorama-The Palestinian Center for the Dissemination of Democracy and Community Development (http://www.panoramacenter.org/opinion.asp) (arabe, anglais), fondé à Jérusalem en 1991 par Riad Malki, longtemps porte-parole officieux du FPLP en Cisjordanie, s’est lui aussi lancé sur le marché des sondages, thématiques ceux-là.

Récemment venu sur ce "marché", l’officiel State Information Service (SIS) de l’Autorité palestinienne (http://www.sis.gov.ps/arabic/polls/polls.html) (arabe) effectue également des sondages depuis 2004.

Depuis 2004 également, date de sa fondation à Gaza, la NASCD (The Palestinian Foundation for Culture, Science, and Development) (http://www.nascd.ps/), créée par des proches de Muhammad Dahlân, le ministre des Affaires civiles du gouvernement Ahmad Qray’ III (2005), se propose de mener des sondages d’opinion à côté d’autres activités de recherche, d’analyse et d’interventions sur le terrain.

En 2005, le FAFO (Institute for Applied Social Science) (http://www.fafo.no/indexenglish.htm) d’Oslo, un organisme créé en 1982 par la fédération norvégienne des syndicats et chargé en 1991 par le gouvernement norvégien, l’un des sheperds des multilatérales, de la constitution de banques de données dans le “Refugee Working Group”, lance un nouveau projet, Surveying Palestinian Opinions (http://www.fafo.no/ais/middeast/opt/index.htm).

En 2006, le PCFR (Palestinian Council on Foreign Relations) (al-Majlis al-Filastînî li-l-‘Alâqât al-Kharîjiyya) (http://www.cfr-pal.org/New/polls.htm) de Gaza, au sein duquel Ziad Abu-Amr, ministre palestinien de la Culture en 2003, se montre particulièrement actif, a également publie des sondages thématiques à côté de sondages périodiques réguliers (anglais, arabe selon les sondages), mais l’expérience semble s’être arrêtée au bout de quelques mois.

En 2006, un nouveau centre est créé à Ramallah sous la direction de Jamil Rabah, Near East Consulting (http://www.neareastconsulting.com/) (arabe, anglais) ; outre ses sondages, le centre publie des newsletters périodiques sur l’opinion et les courants politiques.

Un autre est fondé à Gaza la même année : The Independent Center for Strategic Studies and Polls sous la direction de Jihâd Jamîl Hamad (http://www.icssp.org/) (arabe).

La plupart de ces sondages effectués ces deux dernières années sont reproduits dans la rubrique "sondages les plus récents" du site de l’association “Miftah” (The Palestinian Initiative for the Promotion of Global Dialogue and Democracy) (http://www.miftah.org/DocList.cfm?CategoryID=17) (anglais, arabe) dirigée par Hanan Ashrawi, ancienne porte-parole de la délégation palestinienne aux négociations bilatérales de Washington du début des années 1990. Ils figurent également dans la rubrique "sondages" de Zajel (http://www.zajel.org/cat_view.asp?cat=17) (anglais), un programme média du service des relations publiques de l'université Najâh de Naplouse.

Depuis Israël et en collaboration avec diverses institutions palestiniennes, d’autres sondages ont été menés par le TSC (Tami Steinmetz Center for Peace Research) (http://spirit.tau.ac.il/socant/peace/) (anglais, hébreu), un centre interdisciplinaire de l’université de Tel-Aviv.



  • Les centres palestiniens
  • Les chercheurs palestiniens
  • Les centres israéliens
  • Les chercheurs israéliens
  • Les centres européens, américains et autres
  • Les sondages d’opinion