Guide de Palestine-sur-Web Quarante neuvième édition (28 juillet 2008)


Palestine : les sources historiques

Les documents de référence

L’ensemble le plus important de documents concernant le conflit israélo-palestinien et israélo-arabe à travers le vingtième siècle est sans nul doute l’œuvre de la Yale Law School dans le cadre de son “Avalon Project”, “Palestine, 1916-1999 : A Documentary Record” (http://www.yale.edu/lawweb/avalon/mideast/mideast.htm); résolutions internationales, discours, accords et traités, etc., y sont accessibles in extenso. Il doit être complété par les sites des différents acteurs :

Nations-Unies : UNISPAL (United Nations Information System on the Question of Palestine) (http://domino.un.org/UNISPAl.NSF?OpenDatabase) ;

Israël : archives du ministère des Affaires étrangères (http://www.mfa.gov.il/mfa/go.asp?MFAH0dfs0) et Chaim Herzog Center for Middle East Studies and Diplomacy (http://www.bgu.ac.il/chcenter/) ; de très nombreux documents, pour la plupart traduits en anglais, pourront être trouvés dans les dix-sept volumes publiés par le ministère israélien des Affaires étrangères sous la direction de Meron Medzini, “Israel’s Foreign Relations. Selected Documents“ (http://www.mfa.gov.il/mfa/go.asp?MFAH00yk0) (From Mandate To Independence, The War Of Independence, The Armistice Agreements, Jerusalem And The Holy Places, The Failure Of The Armistice, The Arab Refugees, The River Jordan, Freedom Of Navigation, The Sinai Campaign, The Second Decade (1957-1967), The Six Day War, The War Of Attrition And The Cease Fire, The Yom Kippur War And Aftermath) ;

Palestine : MOPIC (Ministry of Planning and International Cooperation) (http://www.mopic.gov.ps/), Palgates (http://www.palgates.com/subjects/index.asp) et PASSIA (Palestinian Academic Society for the Study of International Affairs) (Jérusalem) (http://www.passia.org/), etc.

Pour des documents en français, l’internaute se rendra sur le portail “Israël-Monde arabe” de Frédéric Darondeau (http://membres.lycos.fr/ima/docs.html) (français) ou sur le remarquable cahier “Proche-Orient, la déchirure” du Monde diplomatique (http://www.monde-diplomatique.fr/cahier/proche-orient/) (français, anglais) doté des textes de références, des cartes et d’un accès aux articles du mensuel publiés ces deux dernières années et consacrés à la question. La cinquantaine d’émissions diffusées sur France-Culture en 2006-2007 sous le titre « Mémoires Israéliennes, Mémoires Palestiniennes » produites par Marc Kravetz et réalisées par Gilles Mardirossian sont en ligne sur un site personnel.

Les arabophones disposent quant à eux de l’encyclopédie Muqâtil min Al-Sahrâ’, immense base de données placée sous l’égide du prince saoudien Khâlid Ibn Sultân (http://www.muqatel.com/) (arabe). Ils trouveront également sur le site du Réseau des avocats arabes (Chabakat Al-Muhâmîn Al-‘Arab) (http://www.mohamoon.net/index.asp) (arabe), depuis Riyâd, une collection de ”documents sur le conflit arabo-sioniste sur plus de 200 ans (1798-2003)”.

Pour de plus amples informations sur les ressources internet sur le domaine militaire au Proche Orient, l’internaute aura recours à l’un des MERIA (Middle East Review of International Affairs) Research Guides publié en février 2001 par le BESA (Begin-Sadat Center for Strategic Studies) de l’université Bar-Ilan de Ramat Gan (Israël), “The Military in the Middle East“ de Lawrence Joffre (http://www.biu.ac.il/SOC/besa/meria/research-g/military.html).

La période ottomane

Avec son indexation des revues et périodiques consacrés au domaine ottoman et ses liens commentés, ”The Ottomanist’s Domain” (http://members.ams.chello.nl/olnon/start.htm) de Merlijn Olnon, chercheur à l’université de Leiden, constitue une porte d’entrée intéressante. À ses listes de discussion signalées, il conviendra d’ajouter celle de la MESHA (Middle East Social and Cultural History Association) (http://ist-socrates.berkeley.edu/~mescha/index.html), une association fondée en 1998, qui offre sur son site la liste de ses adhérents mais également l’accès à certaines de ses archives dont certaines portent sur la Palestine ottomane ou mandataire (signalons tout particulièrement le débat sur les tribunaux religieux comme source). Ajoutons que la Palestine Philatelic Society (http://www.palestinestamps.com/), basée dans les Émirats, met en ligne un remarquable ensemble de timbres postaux, légaux, fiscaux, etc. concernant la Palestine de l’époque ottomane à nos jours, collection que l’on peut compléter avec celle du ministère palestinien des Télécommunications et technologies de l’information (http://www.mtit.gov.ps/) (arabe, anglais). Concernant la démographie, lire The Population of Palestine Prior to 1948 du MidEastWeb (Réseau pour la Coexistence au Moyen-Orient) et de Ami Isseroff (http://www.mideastweb.org/palpop.htm).

Signalons que le remarquable ouvrage de Beshara Doumani consacré à Naplouse à l’époque ottomane, Rediscovering Palestine: Merchants and Peasants in Jabal Nablus, 1700-1900, University of California Press, 1995, est intégralement en ligne.

Le mandat britannique

Le PRO (Public Record Office) britannique (http://www.pro.gov.uk/) met en ligne son catalogue (http://catalogue.pro.gov.uk/) permettant de fouiller dans les millions de documents des Foreign Office, Colonial Office, War Office et autre Committee of Inquiry in Palestine. D’autres documents de la période pourront être trouvés sur les sites de l’ONU auxquels l’internaute pourra avoir accès via le moteur de recherche mis en place par le UNISPAL (United Nations Information System on the Question of Palestine) (http://domino.un.org/UNISPAl.NSF?OpenDatabase). Les archives du ministère israélien des Affaires étrangères (http://www.mfa.gov.il/mfa/go.asp?MFAH0dfs0) pourront également être mises à contribution. Concernant la démographie, lire The Population of Palestine Prior to 1948 du MidEastWeb (Réseau pour la Coexistence au Moyen-Orient) et de Ami Isseroff (http://www.mideastweb.org/palpop.htm).

L’intégralité de la collection du Palestine Post (1932-1950) (http://kipp.tau.ac.il/) est accessible grâce au Laura Schwarz-Kipp Institute de l’Université de Tel-Aviv qui met également en ligne une base donnée de plusieurs milliers de références de sa “Bibliography of Zionism“.

Auteur d’un Coins and Banknotes of Palestine Under the British Mandate, 1927–1947, Howard M. Berlin offre en ligne quelques pages de son ouvrage (http://user.dtcc.edu/~berlin/palestin/palestin.htm). Kenneth W. Stein, de l’Emory University d’Atlanta (GA), donne accès à un très large choix de ses études académiques dont les principales portent sur la question des terres et de l’agriculture en Palestine à l’époque mandataire (http://www.emory.edu/COLLEGE/JewishStudies/stein.html). La Palestine Police Old Comrades Association (http://ourworld.compuserve.com/homepages/palestinepolice/#intro) rassemble les survivants de la police mandataire dont l’histoire est esquissée.

La Nakba de 1948 et les villages détruits

Chacun des grands sites palestiniens consacrés à la Palestine possède en général des pages consacrées à l’histoire du pays ou à la question palestinienne en général, qu’il s’agisse de ceux de l’Autorité, des partis (tout particulièrement Hamas et Jihad) ou encore et surtout des centres de recherche tel PASSIA (Palestinian Academic Society for the Study of International Affairs) (Jérusalem) (http://www.passia.org/).

Plusieurs sites spécialisés ont néanmoins été créés, à l’occasion de son cinquantenaire, pour commémorer la “catastrophe” (Al-Nakba) de 1948 dans laquelle s’enracine la tragédie des réfugiés et dont les traces photographiques ont été ailleurs signalées. Le centre culturel Al-Sakakini de Ramallah avec son site “50 Years of Nakba in Palestine” (http://www.sakakini.org/nakba/ ou http://www.alnakba.org/) (anglais, italien, espagnol) fait ainsi un vaste tour d’horizon historique de l’événement ; la liste des villages détruits et des témoignages de survivants en font un site de référence. Le projet d’un “Palestine Life and Remembrance Museum” (http://palestine-remembrance.org/) monté à l’initiative de la Welfare Association (http://www.welfareassociation.org/) (Genève) recoupait les mêmes préoccupations mais semble avoir été abandonné avec son site. La mobilisation autour du thème de la Nakba demeure forte et de nombreuses pages lui sont consacrées, à l’occasion du 55e anniversaire, par le MIC (Media and Information Center) de Gaza (http://www.mic-pal.info/nkba/index.htm) (arabe).

Sur la base du livre de Walid Khalidi, All That Remains, publié par l’IPS (The Institute for Palestine Studies), cartes et listes des villages détruits sont disponibles sur le site du “Palestine-net.com” (http://www.palestine-net.com/geography/cleansed/) ; le site de l’ouvrage de Khalidi (http://www.allthatremains.org/) semble être lui même indisponible en 2001. Depuis 2000 néanmoins, c’est le “Palestine Remembered (http://www.palestineremembered.com ou http://www.allthatremains.com/index.html) qui s’impose dans la fidélité à ce passé douloureux par une remarquable banque de donnée sur chaque village de la Palestine d’avant 1948 (données démographiques, historiques, archéologiques, histoires de vie, etc.). Les travaux de Salman Abu Sitta (dont The Atlas of Palestine 1948) peuvent, quant à eux, être trouvés sur le site de la Palestine Land Society (http://www.plands.org/), riche de cartes, atlas, données, etc.

En arabe, l’internaute aura recours aux fiches établies sur ces mêmes villages (et chacun des camps de réfugiés) par le “PalGates” (Bawâbat Filastîn) (http://www.palgates.com/) de Wail Swailem, ou encore par le Markaz Al-Kutla Al-Islâmiyya (qui rassemble les blocs étudiants proches de Hamas dans les universités palestiniennes) (http://www.khayma.com/islamic_block/). Signalons que le Mouvement du Jihad islamique en Palestine met en ligne l’intégralité de l’encyclopédie de référence sur la question, le Bilâdunâ Filastîn de Mustafâ Al-Dabbâgh (http://www.qudscall.com/Links/beladona-%20Felestin/Link_beladona.htm) (arabe) et alimente un dossier sur la nakba (http://www.qudscall.com/Links/Felisteenyiat/1/Link_Felisteenyiat1.htm).

Le CRDPS (Center for Research and Documentation of Palestinian Society) de l’université de Bir Zeit (http://www.birzeit.edu/crdps/village.html), éditeur d’une collection d’ouvrages d’histoire orale visant à couvrir l’ensemble des villages détruits, met en ligne un certain nombre de ses archives sur la question. Des personnalités palestiniennes, comme Edward Said ou encore Hanan Achrawi, ont pour leur part fondé une association visant à préserver le souvenir du village de Dayr Yâsîn en projetant de construire un monument et leur site, “Deir Yassin Remembered” (http://www.deiryassin.org), rassemble un grand nombre de documents sur le massacre. Enseignant à l’université de Bir Zeit, réfugié de Jaffa et membre de la délégation palestinienne au “Refugee Working Group” des multilatérales, Salim Tamari est la cheville ouvrière d’un site bien fourni consacré à la ville de Jaffa (http://www.yafa.org/), offrant témoignages du passé et état des lieux du présent (mais il connaît une éclipse en 2001). Un site est également consacré par Muhammad Hozien à Ein Karem, village proche de Jérusalem (http://www.ein-karem.org/) (arabe, anglais). Le très riche Dhâkirat ‘Akka (http://zakirat-akka.com/) (arabe) est par ailleurs entièrement consacré à la ville de Saint Jean d’Acre, à ses familles et à ses notables, ainsi qu’à la Galilée.

Une même origine conduit également certains réfugiés à s’organiser en Palestine même en ONG, tels ceux d’Al-Lod Charitable Society, créée à Naplouse (http://www.palnet.com/~lod/).

Profitant des ouvertures de la loi belge, l’International Campaign for Justice for the Victims of Sabra & Shatila (http://indictsharon.net) soutient la plainte portée contre Ariel Sharon par des survivants des massacres commis en septembre 1982 dans les deux camps de réfugiés de la banlieue de Beyrouth.

La Palestine hachémite

Parmi les sites officiels jordaniens, un ”Keys to the Kingdom” (http://www.kinghussein.gov.jo/history.html) donnera la perspective hachémite sur les liens entre les deux rives du Jourdain et leur histoire (voir également à ce sujet le Guide de Jordanie-sur-web de Jean-Christophe Augé). Les lois qui s’appliquaient durant l’union entre les deux rives peuvent être consultées sur le site officiel al-Tachrî‘ât al-Urduniyya (les législations jordaniennes) (http://193.188.88.91/lob/main.html) (arabe). Le Department of Palestinian Affairs (http://www.dpa.gov.jo/) (arabe, anglais), par ailleurs, met en ligne historiques et documents divers sur la situation contemporaine et passée des réfugiés sur la rive est du Jourdain. Émanant vraisemblablement de milieux proches du Likoud israélien, un ”Peace for Palestine” (http://www.pfp.fl.net.au/index.htm) détaille une ”solution jordanienne” à la question de Palestine sous le slogan ”Two states not three, two capitals not three, two peoples not three”.

L’Intifada de 1987

Les communiqués du Commandement national unifié de l’Intifada sont disponibles sur le site du SIS (State Information Service) de l’Autorité palestinienne (http://www.palestinedatabank.net/, http://www.pnic.gov.ps/ et http://www.sis.gov.ps/) (arabe) de même que de nombreuses analyses et chronologies. Les communiqués publiés à l’époque par le Mouvement du Jihad islamique en Palestine sont, quant à eux, accessibles sur le site du mouvement (http://www.qudscall.com/) (arabe). Les communiqués de Hamas ne sont malheureusement en ligne que depuis 1998 (http://www.palestine-info.info/arabic/hamas/index.htm) (arabe) et (http://www.palestine-info.info/hamas/index.htm) (anglais) et aucune archive ne semble disponible pour ceux de la première Intifada. Témoignages de l’époque, journaux personnels, etc., peuvent également être trouvés tel le Personal Diary of the Israeli-Palestinian Conflict de Nigel Parry, ancien webmestre du site de Bir Zeit (http://nigelparry.com/diary/) ou les Palestine Papers, The Palestinian Intifada in Context, bimensuels de Marianne Torres et Michael Poulin parus dans la presse californienne (http://www.sonomacountyfreepress.org/palestine/palesndx.html). De larges extraits de mon ouvrage Les voix du soulèvement palestinien 1987-1988 (http://www.mom.fr/Presentation/Equipes/Gremmo/equipegremmo/chercheurs/legrain/voix00.htm) (français) sont, par ailleurs, disponibles sur le site de la Maison de l’Orient.

L’Intifada Al-Aqsa (2000-)

Communément désigné comme ”Intifada Al-Aqsa”, le soulèvement qui embrase la Palestine et Israël depuis la fin septembre 2000 date d’une visite sur l’esplanade des mosquées du chef de l’opposition israélienne d’alors, Ariel Sharon, et de la sanglante répression d’une manifestation de protestation ordonnée par le Premier ministre Ehud Barak. Pour plus de détails sur les sites le concernant, voir mon Guide de l’Intifada-sur-Web (http://mom.fr/guides/intifada/intifada.html) sur ce même site.

Le chaos sécuritaire (2006-2007)

La violence interne palestinienne, loin d’être apparue avec la victoire de Hamas aux législatives de janvier 2006, est ancienne et multiforme. Elle a fait, ces dernières années, l’objet d’un certain nombre de rapports de la part de diverses ONG palestiniennes.

En avril 2004, le PHRMG (Palestinian Human Rights Monitoring Group) publiait un “The Intrafada. The Chaos of the Weapons”, The Palestinian Human Rights Monitor, avril 2004, 34 p. rédigé par Leonie Schultens (http://www.phrmg.org/intrafada.htm).

En 2005, le PICCR (The Palestinian Independent Commission for Citizens’ Rights) a publié un Hawla Hâlat al-Infilât al-Amanî wa Da’f Sayâdat al-Qânûn fî Arâdî al-Sulta al-Wataniyya al-Filastîniyya (A propos de la débâcle sécuritaire et de la faiblesse de la souveraineté de la loi dans les territoires de l’Autorité nationale palestinienne) (Status of the Security Chaos and the Weakness of Sovereignty of Law in the Palestinian National Authority Lands), Special report 43, 90 p. (http://www.piccr.org/dmdocuments/special%20reports/security%20chaos.pdf) (avec les annexes). De larges extraits non sourcés de ce rapport et sous le même titre ont été repris sur le site du PIC (Palestinian Information Center) (http://www.palestine-info.info/arabic/books/2005/falatan/falatan.htm), proche de Hamas.

Le même PIC (Palestinian Information Center), a mis en ligne le 20 janvier 2006 un rapport intitulé Al-Sulta al-Filastîniyya wa al-Falatân al-Amnî (L’Autorité palestinienne et la débâcle sécuritaire) (http://www.palestine-info.info/arabic/books/2006/falatan/falatan.htm) attribué à ”un groupe d’académiques et de spécialistes de la chose palestinienne” ; outre des analyses, le rapport propose une liste détaillée et chronologique couvrant la période allant de 2001 à 2005 de toutes les violences relevées ; le même rapport est mis en ligne le 21 avril 2006 sur un des forums Fath. Le PIC, parmi ses études les plus récentes (mais au statut scientifique différent des études précédentes, à prendre avec toutes les distances d’usage), offre depuis le 25 novembre 2006 une nouvelle étude Al-Falatân al-Amnî, Akhtar Malafât al-Fasâd fî al-Arâdî al-Filastîniyya (La débâcle sécuritaire, les dossiers les plus dangereux de la corruption dans les territoires palestiniens) ; outre des analyses centrées sur les divers escadrons de la mort, le mémo offre une liste tant des luttes internes à Fath que des violences attribuées au même mouvement.

Certaines organisations tiennent par ailleurs un observatoire régulier des violences interpalestiniennes.

Dans chaque livraison de son bilan annuel depuis 2004, la PICCR (The Palestinian Independent Commission for Citizens’ Rights) (http://www.piccr.org/) fait figurer la liste des Palestiniens tués par d’autres Palestiniens en détaillant les circonstances. La PICCR, ombudsman de l’AP, est également chargée de travailler à intégrer les droits de l’homme dans la législation palestinienne. Dans la bande de Gaza, le PCHR (Palestinian Center for Human Rights) alimente un dossier “Security Chaos and Misuse of Weapons” (http://www.pchrgaza.ps/files/weapon/english/weapon.htm) (sans doute le plus riche état de la bande de Gaza depuis début 2006 fait d’études de terrain et de communiqués) ; Al Mezan Center for Human Rights offre pour sa part un dossier ” State of Insecurity Daily News” (http://www.mezan.org/site_en/insecurity/daily_news.php) et tient une statistique sur les différentes formes du falatân amnî ; en janvier 2007, il publie une synthèse avec son Jungle of Guns & Law of the Jungle. Report on Infringements upon the Law and the State of Insecurity in the Gaza Strip (http://www.mezan.org/document/state_of_insecurity_en.pdf) (anglais, arabe). Ces deux ONG ont été fondées par des personnalités issues de la mouvance du FPLP mais sont reconnues pour l’objectivité de leur travail. Depuis janvier 2005, l’OCHA (Office for the Coordination of Humanitarian Affairs) des Nations-Unies alimente une “ Protection of Civilians database ” dotée de données mensuelles (http://www.ochaopt.org/?module=displaysection&section_id=17&format=html).

Pour un bilan sur les armes en Palestine, on pourra se référer aux études de Jérôme Drevon, ”Small Arms, Light Weapons and Insecurity in Palestine”, PHRMG (Palestinian Human Rights Monitoring Group), 21 p., sans date (2006?) et ”Les armes légères et l’insécurité en Palestine”, Revue d'études palestiniennes, 102, hiver 2007, p. 28-42.

Chaque site de la mouvance de Fath et de Hamas a apporté un soutien plus ou moins appuyé à son camp dans le cadre des heurts qui opposent les deux mouvement depuis l’automne 2006. Côté Fath, l’un des sites les plus actifs est celui de la Palestine Press News Agency (http://www.palpress.ps/) (arabe, anglais) que se situe dans l’orbe de Muhammad Dahlân et des Forces de sécurité préventives de Gaza. En mai 2007, un nouveau site au propriétaire anonyme était créé, al-Sarî’ (l’Express) (http://www.alsareeh.net/) (arabe), pour dénoncer les “ milices criminelles de Hamas ”. A l’initiative de l’éditorialiste Ibrâhîm al-Madhûn, Hamas bénéficie quant à lui du soutien d’un organe de presse en ligne Palestine Live (Filastîn Mubâchira) (http://www.livep.ps/) (arabe) qui, outre des nouvelles en direct, abrite un périodique diffusé dans la bande de Gaza, Sawt al-Nâs (La voix des gens) (http://www.livep.ps/uploads/saotalnas.pdf), et consacré aux violences dont ”se rend responsable l’aile putschiste de Fath”.



  • Les documents de référence
  • La période ottomane
  • Le mandat britannique
  • La Nakba de 1948 et les villages détruits
  • La Palestine hachémite
  • L’Intifada de 1987
  • L’Intifada Al-Aqsa (2000-)
  • Le chaos sécuritaire (2006-2007)