Guide de Jordanie-sur-web Édition du 09/18/2003


Pour une première approche de la Jordanie

C'est, entre autres, à la validité des liens indiqués par les portails généralistes consacrés à la région que l’on prendra garde. Ceux-ci n’en constituent pas moins d’utiles voies d’accès pour une première approche du royaume. Mentionnons-en un, basé à Dubaï et à Amman www.arabia.com, même si sa nouvelle mouture, plus directement commerciale, se révèle moins utile que la précédente pour qui recherche des informations de base sur la Jordanie ou les autres États arabes. Deux autres adresses, valables pour le Proche-Orient en général, peuvent être suggérées à qui découvre le royaume, ne serait-ce qu’à des fins touristiques : celles de l'Arab Gateway (http://www.al-bab.com/arab/countries/jordan.htm) et du Al-Bawaba-Middle East Gateway (http://www.albawaba.com/countries/index.ie.php3?country=jordan) basé à Amman et à Londres. Par ses liens, ce dernier permet, par exemple, d’avoir accès aussi bien à des informations pratiques (météo, taux de change, etc.) qu’à des éléments plus généraux portant sur l’histoire de la Jordanie et ses institutions.

Pour ce qui est des sites domiciliés dans le pays, on utilisera sinon et surtout avec profit le portail très complet, assez régulièrement réactualisé, du très officiel NIC (National Information Center) (http://www.nis.gov.jo) (arabe, anglais) créé en 1993 sous l’égide du HCST (Higher Council for Science and Technology) créé en (http://www.hcst.gov.jo/) (arabe, anglais). Le portail du NIC se révèle d'autant plus commode que l'Internet se caractérise, de fait, dans le royaume par une nette domination, au moins quantitative, des sites à caractère institutionnel public. Une caractéristique qui illustre, si nécessaire, l'existence d'un État jordanien en même temps qu'elle traduit le volontarisme affiché par Amman en matière de technologies de l'information.

Sur les phases antérieures de cet État et son histoire à l’époque contemporaine, il n'y a guère à vrai dire pour l'instant d’archives ni d’autres ressources proprement locales disponibles en ligne — à l’image, par exemple, des Documents hachémites (Wathâ’iq hâchimiyya) édités sur papier par l'Université Al al-Bayt située dans les environs de Mafraq. Ni même, dans l’immédiat, de catalogue de référence : le site de la National Library (http://www.nl.gov.jo) (arabe, anglais) est encore en construction.

Qui recherche des documents relatifs à l’histoire de l’émirat puis du royaume gagnera à consulter, en dehors des sites jordaniens, l'immense base de données Muqâtil min Al-Sahrâ’, (http://www.muqatel.com/) (arabe) placée sous l’égide du prince séoudien Khâlid Ibn Sultân. Cela a fortiori bien sûr compte tenu de tous les liens entretenus par les deux rives du Jourdain, avant, pendant comme depuis le Mandat britannique, Par ailleurs, haut lieu des Jordanian Studies, aujourd’hui encore avec des auteurs tels qu’Eugene Rogan ou Avi Shlaïm, le St Antony's College d'Oxford met en ligne un commode Guide to the Middle East Centre Archive (http://www.sant.ox.ac.uk/areastudies/MECGuide.htm) de ses Private papers (http://www.sant.ox.ac.uk/areastudies/middle-east-private.shtml) qui contiennent certains documents intéressant la Transjordanie entre 1922 et 1946 — ainsi que les rapports annuels des ambassadeurs britanniques en poste à Amman jusqu'en 1970. Mais, toujours pour la période mandataire, c'est incontestablement la très riche base de l’UNISPAL (United Nations Information System on the Question of Palestine) (http://domino.un.org/unispal.nsf) que l'on consultera avec le plus grand profit.

En ce qui concerne la géographie du royaume, le Royal Jordanian Geographic Center (http://www.rjgc.gov.jo), créé en 1975 et placé sous la tutelle des forces armées, dispose en principe d’un site ; mais celui-ci se révèle très difficilement accessible et ne semble pas, en tout état de cause, offrir à l’internaute ses cartes qui font autorité. Même absence de cartes sur le site du Department of Land and Survev (http://www.dls.gov.jo) (arabe, anglais) qui, rattaché au ministère des Finances, propose cependant une intéressante présentation du travail entrepris en matière de cadastre et, depuis 1997, en vue de la numérisation de celui-ci. Des cartes assez détaillées du découpage administratif et du relief du royaume sont en revanche disponibles auprès de la Perry-Castañeda Library du l’Université du Texas (http://www.lib.utexas.edu/maps/middle_east.htm).