| Guide de Jordanie-sur-web | Édition du 09/18/2003 |
Les dimensions palestinienne, régionale et internationale de la JordanieLa question palestinienneCompte tenu des
trente-cinq années d'occupation de la Cisjordanie, vu tous les
développements survenus pendant cette période, notamment la
séparation des liens légaux et administratifs entre les deux rives
du fleuve annoncée le 31 juillet 1988 par le roi Hussein, puis la
négociation d’Oslo et ses suites, le royaume intéresse sans
doute moins directement que naguère les acteurs ou les observateurs de la
scène politique palestinienne. On pourra le vérifier en parcourant
les parties les plus actuelles des sites des organisations militantes ou des
centres de recherche recensés dans les guides de Jean-François
Legrain consacrés à la
Palestine-sur web
et à
l’Intifada-sur-web.
Pourtant,
l’Internet traduit bien l’importance que continue de revêtir,
pour la Jordanie, la question palestinienne, d’un point de vue à la
fois intérieur et bilatéral, ne serait-ce, bien sûr,
qu’en raison de l’histoire, même la plus récente, et de
la proportion (très probablement majoritaire) des réfugiés
de 1948, des déplacés de 1967 comme de leurs descendants dans la
population.
Au niveau
gouvernemental, on pourra le constater en consultant le site du
Department of Palestinian Affairs
(http://www.dpa.gov.jo) (arabe, anglais) ; ayant succédé,
avec la rupture de 1988, au ministère des Territoires occupés,
celui-ci a d’abord été rattaché au ministère
des Affaires étrangères mais a été placé en
1997 sous l’autorité directe du Premier ministre. Sur son site,
cette administration offre le point de vue officiel de Amman sur la question des
réfugiés et du droit au retour; elle présente aussi aux
internautes les services dont elle fait bénéficier la
minorité de réfugiés vivant encore dans un des treize camps
du pays. Parmi ceux-ci, dix sont reconnus et administrés par
l’UNRWA (United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East)
(http://www.unrwa.org) qui, outre un Field
Office, a maintenu une partie de son
siège en Jordanie. Le site de l’agence onusienne contient de
très nombreuses informations statistiques sur les conditions de vie des
réfugiés, enregistrés comme tels, établis dans le
royaume, des informations cependant en général
“ diluées ” dans des rapports intéressant
toute la zone d’opération et par définition assez prudents
dès lors qu’il s’agit des pays-hôtes.
La situation des réfugiés palestiniens dans le royaume a fait aussi l’objet d’enquêtes du FAFO (Institute for Applied Social Science) (http://www.fafo.no/ais/middeast/jordan), cet institut créé à l’initiative des syndicats norvégiens et devenu un centre de recherche à part entière en 1993 — l’année même des pourparlers d’Oslo auxquels son histoire : Terje Larsen, initiateur des rencontres secrètes et actuel représentant des Nations-Unies au Moyen-Orient, dirigeait alors l'Institut, assisté par Marianne Heiberg, l'épouse du chef de la diplomatie norvégienne d'alors, Johan Jorgen Holst. Citons en particulier, à côté de travaux comparatifs portant sur les réfugiés dans les divers États-hôtes, leurs conditions de vie, leur démographie, le gros rapport spécifiquement consacré dans ce cadre, en 2002, aux camps de Jordanie, sous la direction de Marwan Khawaja et Åge A. Tiltnes, "In-depth study of Palestinian refugee camps in Jordan (1998-2002) ” (http://www.fafo.no/ais/middeast/jordan/refugees/index.htm). Á un niveau non officiel, des centres palestiniens tels que le Shaml-Palestinian Diaspora and Refugee Centre (http//www.shaml.org) (arabe, anglais) ou le Badil-Resource Center for Palestinian Residency and Refugee Rights (http://www.badil.org) (arabe, anglais) réunissent aussi des informations intéressant les Palestiniens du royaume. Des liens
hypertextes expriment encore, çà et là, les "liens
particuliers" unissant, à différents niveaux, les deux rives du
fleuve — par exemple ceux qui courent du site
régulièrement remis à jour
d'al-Sabîl
(http://www.assabeel.net)
(arabe),
premier hebdomadaire du pays et proche des
Frères musulmans, vers le
Palestine Information Center
(http://www.palestine-info.co.uk/index_e.htm) de Hamas. Le même journal
publie du reste depuis l’automne 2000 un cahier, disponible en ligne,
centré sur le soulèvement (et, depuis 2002, l’Iraq).
Mais,
dans l’ensemble, le réseau ne donne guère de
visibilité à l’affirmation, par les Palestiniens du royaume,
de leur identité propre, dans le cadre associatif entre autres
— un sujet assez sensible, on le sait, surtout depuis la cassure de
1970. Même si l’institution historiquement très
impliquée auprès de la monarchie comme de l’OLP qu’est
l’Arab Bank
(http://www.arabbank.com/) (anglais, arabe) rappelle dans la courte biographie
en ligne de son fondateur,
Abdel Majeed Shoman,
l’origine palestinienne et l’engagement politique de celui-ci.
Par delà la
question palestinienne stricto
sensu, comme le montre n'importe quel moteur
de recherche, c'est avant tout à l'aune de sa place sinon de sa fonction
dans la région que le royaume est présent, à un titre ou
à un autre, sur Internet — comme il l'est de longue date dans
la littérature académique ou dans la presse. Aussi le défi
consiste-t-il surtout à faire le tri de la masse de pages
proposées.
La place régionale et internationale du royaumeLes sources jordaniennesC'est d'abord
à travers le portail de son
ambassade aux États-Unis
(Embassy of Jordan Washington, D.C.) (http://www.jordanembassyus.org) que Amman
a fait connaître aux internautes ses prises de position officielles sur
les dossiers régionaux et internationaux ; on trouve
désormais une quinzaine de
représentations jordaniennes
en ligne (http://www.jordanembassyus.org/new/embassies.shtml) dont deux
s'adressent à des publics arabes, celles au
Qatar
(www.jordanembassy.com.qa) et en
Tunisie
(http://www.jordan-embassy.intl.tn/). A l'échelon central, outre le lien
avec ces ambassades, le
ministère des Affaires étrangères
(http://www.mfa.gov.jo) (arabe, anglais) propose un certain nombre de documents
de référence tels que le traité de paix de Wadi Araba
(également en ligne, avec ses annexes, sur les
sites du roi
et de son père).
Les sources américainesLes sites officielsPremier partenaire
du royaume, les États-Unis ont conclu avec la Jordanie un
accord de libre-échange
(Agreement Between The United States Of America And The Hashemite Kingdom Of
Jordan On The Establishment Of A Free Trade Area)
(http://usembassy-amman.org.jo/FTA/FTATxt.html), continuant de lui verser une
importante aide économique et militaire en tant qu'allié non
membre de l'OTAN. Le site du
US Department of State
(http://www.state.gov) et son moteur de recherche permettent d'accéder
à de très nombreux documents de référence concernant
cette relation bilatérale, y compris aux sections jordaniennes des
rapports que cette administration consacre chaque année aux droits de
l'homme et aux libertés religieuses accessibles à partir de ses
Quick Links to Selected Major Reports and Other Resources
(http://www.state.gov/r/pa/ei/rls/c2671.htm) ainsi qu'à ses
Background Notes : Jordan
(http://www.state.gov/www/background_notes/jordan_0008_bgn.ht). Pour obtenir des
données de base sur le volet proprement militaire de cette
coopération, plutôt que le site du
Pentagone
(http://www.defenselink.mil), on consultera la page spécialisée,
pas vraiment à jour, de
l'Ambassade américaine à Amman
(http://www.usembassy-amman.org.jo/wwwhdraw.htm). Enfin les portails renvoient
souvent à la notice consacrée au royaume par l’Agence
centrale du renseignement américain dans son
CIA-The World Factbook
(http://www.odci.gov/cia/publications/factbook/geos/jo.html).
Les think tanksParmi
les think
tanks qui alimentent traditionnellement aussi
le processus de décision américain dans la région il semble
difficile de ne pas citer, au moins, l'influent
Washington Institute for Near East Policy
(http://www.washingtoninstitute.org). Organiquement lié à
l’AIPAC (American-Israel Public Affairs Committee)
(http://www.aipac.org) et donc marqué par un biais
généralement pro-israélien, celui-ci est dirigé par
Robert Satloff lui-même auteur, dans les années 1980 et 1990, de
deux études consacrées au royaume. L'institut met en ligne un
certain nombre de communiqués et des chroniques publiées par ses
collaborateurs dans la presse consacrés à la Jordanie.
Dans les
orientations actuelles de la politique américaine comptent, il est vrai,
davantage d’autres think tanks
dont le parti pris tout aussi pro
israélien se confond avec un alignement sans faille sur la droite
nationaliste au pouvoir à Tel-Aviv. Cette dernière a longtemps
affirmé, rappelons-le, que la Jordanie (dans ses frontières
actuelles) avait vocation à être l’État palestinien,
quand elle ne l’incluait pas dans les frontières du Grand
Israël. Qu’il s’agisse de
l’American Enterprise Institute for Public Policy Research
(http://www.aei.org), créé en 1943 et actuellement
présidé par Christopher DeMuth (le Council of Academic Advisers
comprend Samuel P. Huntington).ou du
Project for the New American Century
(http://www.newamericancentury.org) présidé par William Kristol,
la Jordanie n’est que peu évoquée dans les productions de
ces institutions généralistes, sinon bien sûr au regard de
son rôle dans la résolution des questions iraquienne et
palestinienne. En revanche, dans une mouvance idéologiquement assez
proche, c’est une précieuse documentation de
référence sur les
négociations entre Amman et Tel-Aviv
(Negotiations With Jordan) (http://www.us-israel.org/jsource/Peace/jortoc.html),
avant comme après 1994, que propose en ligne la
Jewish Virtual Library
de l’American-Israeli Cooperative Enterprise — dans les
instances de laquelle siègent des
congressmen
républicains et Daniel Pipes, le célèbre orientaliste
proche de la droite républicaine et du Likoud.
Dans une optique
moins systématiquement pro-israélienne, le
United States Institute of Peace
(http://ww.usip.org), créé sur une initiative du Congrès,
présente la particularité d’avoir accueilli dans ses murs,
à la fin des années 1990, l’ancien ambassadeur du royaume
aux Nations-Unies ‘Adnân Abu Odeh et d’avoir publié
l’ouvrage par lequel cet enfant de Naplouse, rappelé en 1999 au
Palais par le roi Abdallah, a contribué à relancer le
débat, lancinant dans le royaume, sur le devenir des relations
jordano-palestiniennes, en particulier l’hypothèse
confédérale. A l’internaute, le site de l’institut
offre un certain nombre de textes (communiqués divers, traité de
paix de 1994, etc.) mais surtout l’enregistrement sonore d’une
discussion centrée autour du livre.
Les sources israéliennes et turquesSur la place de la
Jordanie dans le processus de paix et la normalisation, si l'ambassade de
l'État hébreu à Amman ne dispose pas d'un site propre, on
consultera avec profit la base
Peace Process. Selected Reference Documents
(http://www.israel-mfa.gov.il/mfa/go.asp?MFAH00pq0), mise en ligne par le
ministère israélien des Affaires étrangères
(hébreu, anglais, arabe, français, espagnol). On y retrouvera non
seulement le texte du traité de paix et de ses annexes mais aussi celui
de divers accords et déclarations intéressant la relation
bilatérale depuis que cette dernière a pris un tour
officiel.
En revanche sur les
liens étroits unissant Amman à Ankara (troisième pôle
du triangle constitué avec Tel-Aviv) on ne recense, sauf erreur, aucun
document de référence sur le site de la
diplomatie turque
(http://www.mfa.gov.tr) (turc, anglais). Curieusement ce dernier ne mentionne
même pas son homologue jordanien dans une liste pourtant quasi-exhaustive
d'adresses de ce type.
Le Japon et l’Union européenneDevenu un des tout
premiers pourvoyeurs d'aide du royaume, le Japon présente sur le site de
son
ministère des Affaires étrangères,
dans un
Japan-Jordan Relations
(http://www.mofa.go.jp/region/middle_e/jordan/index.html), un vaste
éventail de documents et de données portant sur ses relations avec
le royaume.
Les
relations entre la Jordanie et l'Union européenne, elles, pourront
être abordées à partir de textes de références
disponibles sur le site de la
Commission de Bruxelles
(http://europa.eu.int/comm/index_fr.htm) mais aussi, plus facilement sur celui
de sa
Délégation à Amman
(http://www.deljor.cec.eu.int/) à partir duquel il se
révèle toutefois impossible d'accéder au texte de l'accord
d'association conclu en 1997 et entré en vigueur en
2001.
Parmi les
partenaires privilégiés de Amman au sein de l'Union, Paris propose
un
“ Dossier pays : France-Jordanie ”
(http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/actu.asp?DOS=12479),
régulièrement remis à jour, comprenant à la fois des
informations pratiques et des documents de fond sur le site du
Quai d'Orsay,
des données également accessibles à partir du site de
l'Ambassade de France en Jordanie
(http://www.ambafrance-jo.org/) (français, anglais). C'est aussi dans le
domaine économique que les relations bilatérales se sont beaucoup
développées ces dernières années, avec une forte
présence des entreprises hexagonales dans le capital des entreprises
jordaniennes privatisées; à ce titre on consultera aussi les pages
de la
mission économique en Jordanie
(http://www.dree.org/jordanie) (français) sur le site de la
Direction des relations économiques extérieures
du ministère des Finances qui propose en ligne des études
sectorielles.
L'Allemagne,
de son côté, met en ligne
via son
ministère des Affaires étrangères (allemand) une fiche-pays
et un certain nombre de documents à caractère bilatéral
alors que le site de son
ambassade à Amman
(Deutsche Botschaft Amman)
(http://www.germanembassy-amman.org/de/home/index.html) (allemand, anglais) se
cantonne aux informations pratiques.
La
remarque vaut, peu ou prou, pour l'ancienne puissance mandataire :
plutôt qu'à celle de la
représentation britannique à Amman
(http://www.britain.org.jo) on se rendra à l'adresse du
Foreign Office
dont l’un des
Foreign & Commonwealth Office, country profiles
est consacré à la Jordanie.
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