| Guide de Jordanie-sur-web | Édition du 09/18/2003 |
La recherche en sciences sociales en JordanieLes centres de
recherche en sciences sociales présents, à un titre ou à un
autre, dans le royaume ont été recensés sur papier voici
quelques années par Aïda Ben-Saad-Maraqa et Riccardo Bocco
(Guide des centres de recherche et de documentation en sciences sociales en Jordanie,
bilingue, CERMOC, Cahiers n° 19,
1998).
Depuis, même si on y inclut celles qui oeuvrent dans une optique plus ou
moins appliquée, peu nombreuses sont ces institutions à avoir
développé une présence sur Internet.
Les centres jordaniensLes centres indépendantsParmi les centres
indépendants de toute attache universitaire, deux noms se distinguent.
Créé en 1993 dans le contexte de l'ouverture politique,
al-Urdun Al-Jadid Research Center
(http://www.ujrc-jordan-org) (arabe, anglais) a repris l'intitulé d'une
revue jusque là animée à Chypre et à Damas par Hani
Hourani, son actuel directeur, (naguère auteur d’une histoire
sociale de la Transjordanie publiée par l’Institut des
études palestiniennes) et une équipe issue de la branche
jordanienne du FDLP. On aurait aujourd'hui un peu de mal à repérer
cette ascendance dans les très nombreux programmes, colloques,
séminaires que le centre consacre, souvent avec le soutien de partenaires
extérieurs tels que les fondations allemandes
(cf. infra),
aux questions intéressant la vie et l'histoire politiques, la
société civile, l'économie, etc., du royaume. Des travaux
dont son site fournit un bon aperçu, faute de proposer beaucoup de
matériau en ligne, le centre comptant largement sur la vente de ses
publications pour assurer son indépendance.
La même
remarque vaut pour le
Middle East Studies Center
(http://www.mesc.com.jo) (arabe, anglais). Ouvert en 1991 et animé par
Jawad al-Hamad, celui-ci se concentre davantage sur le conflit
israélo-arabe, dans tous ses aspects — sans que la
proximité avec la mouvance islamiste dont on le crédite parfois
n’apparaisse toujours clairement dans ses travaux. Le site du centre offre
un aperçu de ses programmes auxquels sont associés des
universitaires jordaniens, arabes et, ponctuellement, européens ou
américains. Faute de donner accès à la moindre ressource,
il permet de s’abonner à son
Strategic
Report.
La recherche universitaireOuvert en 1984, le
Center for Strategic Studies
(http://css-jordan.org) (anglais, arabe), dirigé par Mustapha Hamarneh,
se veut, lui aussi, indépendant, malgré son rattachement à
l'Université de Jordanie sur le campus de laquelle il est
installé. Son nom ne doit pas prêter à confusion :
certes, cette institution conduit des travaux sur la place du royaume dans le
monde et la région. En collaboration avec le CPRS (Center for Palestine
Research and Studies) de Khalil Shikaki (installé à Naplouse, il a
fermé au printemps 2000), elle a ainsi publié des sondages sur la
relation jordano-palestinienne et se flatte aussi de compter parmi les premiers
centres arabes à avoir étudié Israël. Mais, depuis le
début de la dernière décennie, c'est tout autant sur les
questions internes — en particulier dans le domaine
économique — que portent ses travaux. Outre une
présentation, à peu près à jour, de ses programmes
et de ses publications on trouvera ainsi sur le site du centre le
résultat des enquêtes d'opinion que celui-ci réalise
régulièrement sur l'action du gouvernement.
Institution-hôte
du Center for Strategic Studies,
The University of Jordan
(http://www.ju.edu.jo) (arabe, anglais), première du pays par son
importance et son ancienneté (sa création remonte à 1962),
a développé un potentiel scientifique reconnu à
l'échelle internationale. Comme ceux des autres facultés, les
divers départements de sciences sociales (histoire, géographie,
sociologie, économie, science politique) proposent en ligne la liste de
leurs enseignants et chercheurs, avec mention de leur spécialité
et domaines de recherches ainsi que de leur adresse électronique.
Régulièrement mis à jour, le site de l'Université
propose aussi, entre autres, un index en ligne de sa revue
Dirasat/Journal
(http://dar.ju.edu.jo/ju1/dirasat_index/cumulative-index.htm) (arabe, anglais)
publiée depuis dans ses murs depuis 1973 ainsi que
l'Arab Universities Staff Database
(http://dar.ju.edu.jo/staffarab/), une base de données intéressant
de manière plus générale les universités arabes.
Mais n’est pas disponible en ligne le catalogue de sa bibliothèque,
la plus importante existant sur un campus du pays.
Localisée
à Irbid, la
Yarmouk university
(http://www.yu.edu.jo/main.htm) a été la deuxième à
ouvrir ses portes, à la fin des années 1970. Son portail donne
accès à une présentation assez générale de
ses facultés et instituts, notamment l'Institut d'archéologie et
d'anthropologie qui abrite aussi le musée de l'Université. Le site
renvoie également au
Forced Migration Network
(UNITWIN/UNESCO) (http://unesco-netfm.yu.edu.jo)
dont cette université est une des initiatrices. De même
l’internaute a-t-il droit à une présentation du
Jordanian Studies Center
(www.yu.edu.jo/YuCenters/JordStudiesCenter/) ouvert sur ce même campus en
1979 ; dirigé par le dialectologue Raslan Bani-Yasin, ce centre
mène des travaux portant aussi bien sur la vie politique que la
société ou l’économie du royaume.
Séparée,
en 1986, de celle du Yarmouk, la
Jordan University of Science and Technology
(http://www.just.edu.jo) concerne a
priori moins les chercheurs en sciences
sociales qui pourront toutefois découvrir sur le
web les
activités de son département d'architecture et d'urbanisme,
engagé avec une coopération avec le CERMOC et URBAMA, ainsi que
son Civil Society Development Center.
Notons enfin,
toujours pour ce qui concerne les universités publiques, que celle de
Mu'tah
(http://www.mutah.edu.jo), située dans les environs de Kérak,
donne accès en ligne à l'intégralité du contenu de
sa revue Mu'tah lil Buhûth wal
Dirâsât , en arabe comme en
anglais, dans les deux séries consacrées aux sciences humaines
d'une part, aux sciences naturelles et appliquées de
l'autre.
A côté
de ces quatre premiers campus universitaires, le pays en compte aujourd'hui une
bonne quinzaine d'autres. Les quelque vingt universités dûment
répertoriées dans le royaume se trouvent pour nombre d'entre elles
présentes sur le réseau ; mais il faut rappeler que, dans
leur majorité, il s'agit d'institutions privées à but
lucratif, dont la création remonte seulement aux années 1990 et
qui sont souvent dénoncées pour ne pas avoir fait de la recherche
une de leurs priorités — a
fortiori de la recherche en sciences sociales.
Cette remarque s'applique aussi largement aux
community
colleges
(kulliyyât al-mujtama’)
qui délivrent, pour leur part, un
enseignement supérieur court professionnalisé en deux ans. Le cas
échéant, le site des universités privées (comme
celui que proposent quelques écoles secondaires huppées) traduit
des préoccupations surtout promotionnelles. Qui s'intéresse
à cette tendance politique pourra toutefois se rendre à la
Zarka Private University
(http://www.zpu.edu.jo) (arabe, anglais) ouverte dans les environs de Zarqa par
des figures des Frères musulmans .
Les autres institutions académiques publiquesHuit ans
après avoir ouvert sa première université, le royaume
s'était aussi doté en 1970 d'une
RSS (Royal Scientific Society)
(http://www.rss.gov.jo) (anglais, arabe), à l'initiative du Prince
Hassan, alors héritier du trône et tout juste rentré de ses
études au Royaume-Uni. Tournée au départ vers la
planification économique, la Société a, depuis, très
nettement recentré ses activités sur la technologie et la
recherche fondamentale ou appliquée en sciences
“dures” ; son site sera donc juste ici mentionné pour
l’aperçu qu’il donne du statut social de la science dans le
pays. Notons cependant que la RSS se trouve regroupée au sein du
HCST (Higher Council for Science and Technology)
(http://www.hcst.gov.jo/) (arabe, anglais) avec une série
d’institutions dont le
National Center for Human Resources Development
(http://www.nchrd.gov.jo) (arabe, anglais) : le site mis en service par ce
dernier au titre du
Human Resources Development Information Service
(http://www.almanar.jo) apporte, à propos du marché du travail
jordanien, surtout des informations pratiques. Pour des données
générales sur ce marché du travail et le système de
formation on se réfèrera au site propre du Centre en regrettant de
ne pouvoir consulter en ligne les intéressantes études
publiées par ce dernier.
Outre le HCST, le
prince Hassan préside le
Forum de la pensée arabe (Muntadâ al Fikr al-‘Arabî)
(http://www.almuntada.org.jo/), sans rapport avec le
Multaqâ al-Fikr
al-‘Arabî établi en
Palestine). Créée en 1981 cette institution, dont le conseil
regroupe des intellectuels issus du Machrek et du Maghreb, est à
l’origine de nombreuses manifestations et publications sur les sujets les
plus divers intéressant le monde arabe contemporain. Sa
newsletter
bilingue et une présentation de ses
activités sont en principe disponibles sur son site mais celui-ci
s’est révélé inaccessible à nos
dernières visites.
A cette institution,
vouée à un certain dialogue interarabe, s’en est
ajoutée une autre, l’année de la signature du traité
de paix, toujours sous l’égide du Prince, tournée, elle,
vers le dialogue interreligieux. Le site du
Royal Institute for Interfaith Studies
(http://www.riifs.org/) met en ligne essentiellement le sommaire des
numéros de sa revue,
Bulletin of the Royal Institute for Inter-Faith Studies
(BRIIFS)
(http://www.riifs.org/journal/journal.htm) — le cas
échéant, la transcription de colloques tenus à Amman, avec
une forte participation occidentale et des Israéliens. A
côté de celui du
Royal Committee for Jerusalem Affairs
(http://www.nis.gov.jo/rcja/) que préside également
l’ex-héritier du trône, on visitera le site du
Jordan Institute of Diplomacy
(http://www.id.gov.jo/programs.html) lui aussi patronné, au
départ, par le Prince. Ce site présente les formations
proposées là à l’attention des diplomates mais aussi
d’autres fonctionnaires du royaume ainsi que les activités de son
Centre on Early Warning and Conflict Prevention et celles de son Regional Human
Security Center.
Il s’agit
là d’institutions proprement jordaniennes, qu’elles soient
indépendantes, universitaires ou nées des initiatives du Prince
Hassan ; ce dernier a également patronné, en 1994,
l’ouverture dans les environs de Mafraq de la
Al al-Bayt University
(http://www.aabu.edu.jo) (arabe, anglais) qui, désormais soumise au
même régime que les universités publiques, affirme
spécifiquement son identité islamique et dispose, elle aussi,
d’un site présentant l’activité de ses instituts, aux
noms évocateurs, notamment le Bayt al-Hikma spécialisé en
science politique.
La recherche étrangèreLa recherche françaisePrésente dans
le royaume d’abord
via une
implantation de l’IFAPO (Institut français
d’archéologie du Proche-Orient), la recherche française a pu
s’appuyer sur la présence d’une antenne du CERMOC (Centre
d’études et de recherches sur le Moyen-Orient contemporain)
à Amman à partir de 1988. En attendant que la fusion des deux
instituts au sein de l’IFPO (Institut français du Proche-Orient) se
traduise par l’aménagement d’un site commun, des pages
spécifiques présentent, sur le site du
CERMOC
(http://www.lb.refer.org/cermoc) (français), les activités
conduites depuis son antenne jordanienne. Sinon, pour ce qui concerne les
recherches françaises (et francophones) sur le royaume, on ne pourra que
recommander le répertoire établi par
l’AFEMAM
(Association française pour l’étude du monde arabe et
musulman) (http://www.afemam.asso.fr) (français). A des fins
bibliographiques, on pourra consulter à distance, outre les fichiers de
la
Bibliothèque nationale de France
(http://www.bnf.fr), ceux des
services de documentation de Sciences-Po
(http://satellit.sciences-po.fr).
La recherche anglo-saxonneLa division du
travail scientifique reflétant aussi les influences politiques,
passées ou présentes, le royaume a d'abord intéressé
les chercheurs anglo-saxons. A ce titre, on gagnera toujours, pour une recherche
portant sur la Jordanie, à consulter les fichiers en ligne de quelques
grandes bibliothèques de référence : les
Library of Congress Online Catalogs
(http://lcweb.loc.gov/catalog/) à Washington, le
SOAS (School of Oriental and African Studies) library catalogue
(http://lib.soas.ac.uk/) à Londres, le
MEDU (Middle East Documentation Unit, Durham University Library)
(http://www.dur.ac.uk/library/medu/medu.htm) à Durham ou encore les
catalogues de la
British Library
(http://www.bl.uk/). Parmi les centres, il convient de mentionner, on l'a dit,
le
St Antony's College
(http://www.sant.ox.ac.uk/areastudies/MECGuide.htm) d'Oxford qui offre en ligne un descriptif de ses Private papers (http://www.sant.ox.ac.uk/areastudies/middle-east-private.shtml). Les recherches intéressant la Jordanie contemporaine y étant, bien moins qu’au Royaume-Uni, identifiées à un lieu, il n’y aurait pas grand sens à proposer ici une liste de sites des universités américaines, aucune ne possédant de centre spécifiquement moteur dans l’étude du royaume ; on se contentera de rappeler ici deux adresses : celle du très commode répertoire de liens proposé par le MENIC (Middle East Network Information Center) de l’Université d’Austin (http://menic.utexas.edu/menic.html) ainsi que le site, par définition fédérateur (à l’échelle universitaire du moins), de la MESA (Middle East Studies Association) of North America (http://fp.arizona.edu/mesassoc), en attendant la création d’une éventuelle Jordanian Studies Association affiliée à celle-ci. Basé à Amman, l’American Center of Oriental Research (http://www.bu.edu/acor/) (sa dernière remise à jour remonte janvier 2001) s’adresse très essentiellement aux archéologues, même si d’un point de vue pratique cette institution sert aussi de base aux chercheurs américains de passage oeuvrant sur la Jordanie contemporaine et dispose de ressources bibliographiques à cet effet. Dans un registre plus engagé, la Jordanie intéresse, on l’a dit, de longue date des think tanks tels que l'influent Washington Institute for Near East Policy (http://www.washingtoninstitute.org) déjà mentionné. Dans une perspective opposée, celle, disons, d’une gauche critique, peu suspecte, en tout cas, de biais pro israéliens, le MERIP (Middle East Report Information Project) met en ligne (http://www.merip.org) une partie de ses articles et ses annonces qui peuvent, à l’occasion, concerner le royaume. Enfin, plus récemment arrivé sur la scène de l’expertise politique, l’ICG (International Crisis Group) (http://www.crisisweb.org) (7 langues dont le français), gère un programme Moyen-Orient dirigé par l’ancien conseiller de Bill Clinton, Robert Malley. On trouvera sur son site, entre autres rapports, un "Red alert in Jordan: Recurrent Unrest in Jordan" (http://www.crisisweb.org/projects/middleeast/iraq_iran_gulf/reports/A400897_19022003.pdf) consacré aux émeutes ayant agité la ville de Ma’an à l’automne 2002 et ce qu’elles ont révélé du pays. La recherche israéliennePour des raisons
évidentes aussi, et malgré une impossibilité
théorique d’accès au terrain jusqu’en 1994, le royaume
a aussi donné lieu, de longue date, à des travaux de la part des
auteurs israéliens. Sur la Jordanie aussi, ceux-ci
bénéficient, dans leurs institutions, d’une documentation
sans doute sans égale, comme le suggère un parcours à
distance des catalogues de la
Hebrew University of Jerusalem
(http://www.huji.ac.il/unew/library.html).
Certes, vu la
légitimité progressivement acquise par la direction palestinienne
dans l’arène internationale et l’apparent effacement de
l’ “ option jordanienne ”, cet
intérêt de l’État hébreu pour
son “ meilleur ennemi ” d’antan a sans doute
décliné, sur le plan académique aussi : le
Jaffee Center for Strategic Studies
de l’Université de Tel-Aviv, par exemple, n’a guère
consacré au royaume que deux de ses quelque quatre-vingt
Tel Aviv Notes
(http://www.tau.ac.il/jcss/taunotes.html)
mises en ligne depuis le déclenchement de la seconde
Intifada :
“ Uncrossing the Jordan Bridge ”
de P.R. Kumaraswamy (juillet 2001)
(http://www.tau.ac.il/jcss/tanotes/TAUnotes21.doc) et
“ Jordan: Israel's (usually) quiet neighbour ”
de Asher Susser (décembre 2001)
(http://www.tau.ac.il/jcss/tanotes/TAUnotes29.doc) ;
ce dernier, spécialiste du royaume dirige, lui, le Moshe
Dayan Center for Middle Eastern and African Studies
(http://www.dayan.org/) issu du Reuven Shiloah Institute et rattaché
à la même université depuis 1965. Dans le cadre du Dayan
Center, feu l’historien Uriel Dann a encadré jusqu’aux
années 1980 de nombreuses recherches sur la dynastie hachémite et
la Jordanie contemporaine. Là aussi, l’importance accordée
à ces objets de recherche a décliné. En ligne, cette
institution, qui héberge dans ses murs la plus complète collection
de presse arabe au monde et propose à l’internaute
l’accès aux tables des
Current Contents of Periodicals on the Middle East
(http://www.dayan.org/currentcontents.htm), offre encore, en anglais, le texte
d’une étude consacrée par Shmuel Bar aux Frères
musulmans jordaniens,
“ The Muslim Brotherhood in Jordan ”
(http://www.dayan.org/framepub.htm).
Quant aux
Research Guides
mis en ligne par le
BESA (Begin-Sadat Center for Strategic Studies)
(http://www.biu.ac.il/SOC/besa/) de l’Université de Bar Ilan, aucun
n’est consacré à la Jordanie. A l’internaute ce
même centre propose néanmoins sur le royaume un certain nombre
d’articles du
BESA Bulletin
(http://www.biu.ac.il/SOC/besa/bulletin.html) ou de la
MERIA (Middle East Review of International Affairs)
(http://meria.idc.ac.il).
Mais, à plus
forte raison dans le contexte israélien, il se révèle
parfois difficile de faire la part exacte de la recherche académique et
des autres types d’analyse. C'est par exemple un ancien cadre du
renseignement militaire, ayant dirigé l'administration civile en
Cisjordanie et conseillé I. Shamir puis I Rabin, Ygal Carmon qui
anime à Washington le
MEMRI (Middle East Media and Research Institute)
(http://www.memri.org). Or, en dehors, donc, du cadre universitaire, les
Special dispatch
series et les
Enquiry and analysis series
de cet organisme fournissent, en ligne,
d’utiles échos sur la vie politique intérieure jordanienne
des cinq dernières années.
Les fondations allemandesAvec des enjeux
évidemment tout autres, c’est aussi à un suivi et à
des travaux assez engagés que la Jordanie a donné lieu depuis une
douzaine d’années en Allemagne. Si aucune institution
académique de ce pays n’est implantée en tant que telle dans
le royaume (dans le domaine des sciences sociales), y sont
représentées en effet les fondations Friedrich Ebert, Konrad
Adenauer et Friedrich Naumann, proches respectivement de la SPD, de la CDU et de
la FDP. A des degrés très divers, leur site Internet
reflète l’implication de celles-ci dans divers programmes visant
à promouvoir la démocratie, la bonne gouvernance, la
société civile, l’émancipation de la femme...
toujours en partenariat avec des institutions officielles et/ou des ONG locales,
parfois à un niveau régional. Le site central de la
Konrad Adenauer Stiftung
(http://www.kas.de/) (allemand, anglais, français, espagnol), en
particulier, met en ligne nombre d’études (y compris un premier
bilan des élections de juin 2003) et de communiqués en ligne, pour
l’essentiel dans la langue de Goethe. Le bureau de Amman de la
Friedrich-Ebert-Stiftung
(http://www.fes-jordan.com/amnoffc.htm) (anglais) dispose de son propre site et
offre, lui aussi, divers documents à l’internaute ; mais les
liens affichés se révèlent parfois obsolètes. Le
site régional de la
Friedrich Naumann Stiftung
(http://www.naumann-meda.org/) ne comprend,
à propos de la Jordanie, aucune ressource propre.
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