Vingt-deuxième édition (30 juin 2006)


Guide de l’Intifada-sur-Web

Jean-François Legrain
Chercheur CNRS/GREMMO (Maison de l’Orient et de la Méditerranée-Lyon)



Ce ”Guide de l’Intifada-sur-Web” n’est qu’un complément de mon ”Guide de Palestine-sur-Web” (http://www.mom.fr/guides/palestine/palestine.html) (français). Son seul objectif est de viser, en quelques pages, à donner les adresses qui m’ont semblé les plus pertinentes dans ma quête personnelle d’informations directement liées à la deuxième Intifada. Communément désignée comme ”Intifada Al-Aqsa”, la seconde Intifada embrase la Palestine et Israël depuis la fin septembre 2000, date d’une visite sur l’esplanade des mosquées du chef de l’opposition israélienne d’alors, Ariel Sharon, et de la sanglante répression d’une manifestation de protestation ordonnée par le Premier ministre Ehud Barak. Lors d’un sommet tenu à Charm el-Cheikh (Egypte) en février 2005, le nouveau président palestinien Mahmûd ‘Abbas annonçait avoir obtenu, en échange d’un arrêt des violences israéliennes, une promesse de calme (tahdiyya) de la part des organisations palestiniennes. Cette promesse signifiait, selon lui, la fin officielle de cette Intifada (début 2005, le bilan se montait à 3 500 morts côté palestinien et un peu plus de 1 000 côté israélien). Cinq mois plus tard, cependant, la négociation diplomatique n’avait toujours pas repris et certains observateurs croyaient voir venir une troisième Intifada, cette fois-ci centrée sur une utilisation massive des roquettes.

A l’occasion de ces violences de l’Intifada Al-Aqsa, la lutte israélo-palestinienne s’est également emparée du net ; l’internaute pourra visiter, côté palestinien, Hakers Palestine (http://www.geocities.com/hakerzpalestine/, http://www.h4palestine.com/, www.palhackerz.com) (arabe) et, côté israélien, Internet Haganah (http://haganah.us/haganah/index.php). Pour un état détaillé de la question en 2001, l’internaute lira avec intérêt le "Israeli-Palestinian Cyber Conflict" (http://www.securitymanagement.com/library/Israeli_pales0401.pdf), un iDEFENSE Intelligence Services Report (http://www.idefense.com/) ainsi que The Digital Revolt: Resistance & Agency on the Net (http://nmit.georgetown.edu/papers/wtaggert.htm), une étude de Will Tagart datée elle aussi de 2001 et mise en ligne dans le cadre d’un programme New Media & Information Technology in the Middle East (http://nmit.georgetown.edu/papers/) piloté par la Georgetown University.

Certaines URL ici signalées sont ainsi périodiquement l’objet d’attaques, rendues indisponibles ou redirigées vers des sites pornographiques ou commerciaux. Les pages disparues pourront souvent être retrouvées soit, pour les plus récentes, dans le cache du moteur de recherche Google (http://www.google.fr) (il suffit, dans les références, de cliquer non pas sur le titre du document recherché mais sur le lien ”copie cachée”) soit sur la Wayback machine (http://www.archive.org) mise en œuvre à l’université de Berkeley (Californie) depuis octobre 2001 qui, grâce à des ”clichés” périodiques, revendique l’archivage de plusieurs milliards de pages.

Ce nouveau guide obéit aux mêmes règles énoncées dans l’introduction du ”Guide de Palestine-sur-Web” (http://www.mom.fr/guides/palestine/palestine.html) (français).

Les historiographies “ officielles ”

L’Autorité palestinienne d’autonomie

Le dossier le plus complet des déclarations et analyses fournies par l’Autorité palestinienne se trouve sur le site de son SIS (State Information Service) (http://www.pnic.gov.ps/arabic/quds/quds_en.html) (anglais) (http://www.pnic.gov.ps/arabic/quds/quds.html) (arabe). Des informations complémentaires pourront être trouvées auprès du PMC (Palestine Media Center) du ”ministère” de la Culture et de l’Information (http://www.palestine-pmc.com/) (anglais, arabe).

Le gouvernement israélien

Le meilleur point de départ vers l’analyse des événements menée par le gouvernement israélien est sans aucun doute le dossier ”Palestinian violence and terrorism since September 2000” (http://www.mfa.gov.il/MFA/Terrorism-+Obstacle+to+Peace/Palestinian+terror+since+2000/Palestinian+violence+and+terrorism+since+September.htm) actualisé régulièrement par le ministère des Affaires étrangères. Un bilan en français, ”Quatre ans d’intifada : 1017 Israéliens tués, 5598 blessés, le processus de négociation ruiné” (http://paris1.mfa.gov.il/mfm/Data/62925.pdf) (français), est diffusé par l’ambassade d’Israël en France. Ce dossier peut être complété sur le site de l’armée israélienne avec les IDF Spokesperson's Announcements (http://www1.idf.il/dover/site/homepage.asp?clr=1&sl=EN&id=-8888&force=1).

Le ministère des Affaires étrangères offre également un FAQ périodiquement mis à jour sous le titre ”Answers to Frequently Asked Questions: Palestinian Violence and Terrorism. The International War against Terrorism” (http://www.mfa.gov.il/MFA/MFAArchive/2000_2009/2002/8/Answers%20to%20Frequently %20Asked%20Questions-%20Palestinian). Une version française, moins souvent actualisée, est également disponible sous le titre ”Réponses à des questions courantes sur : La violence et le terrorisme palestinien et La lutte internationale contre le terrorisme” (http://www.mfa.gov.il/MFAFR/MFAArchive/2000_2009/2002/8/Rponses%20%20des %20questions%20courantes%20sur-%20La%20violenc) (français). Un énorme dossier publié par l’Intelligence and Terrorism Information Center du CSS (Center for Special Studies) (http://www.intelligence.org.il/eng/default.htm) de l’armée israélienne sous le titre ”Financing Terrorism” rassemble et commente les documents supposés avoir été saisis dans les locaux de l’Autorité palestinienne lors de la réoccupation de la Cisjordanie au printemps 2002.

Le suivi quotidien

Dans les premiers mois de l’Intifada, outre les agences de presse plusieurs sites ont offert un suivi systématique, au jour le jour, des événements ; l’entreprise s’est ensuite essouflée même si certains ont ensuite poursuivi cette tâche.

En anglais

Les portails et agences de presse traitant de la question palestinienne sont légion. Ils sont présentés dans le Guide de Palestine-sur-Web (http://www.mom.fr/guides/palestine/palestine-Les-2.html) (français). Rares sont ceux qui offrent de véritables archives. Signalons pourtant au niveau international le richissime Google News (http://news.google.com/) du célèbre moteur de recherche qui traite des centaines de sources en live, et l’IMC (Independent Media Center - Palestine) (http://jerusalem.indymedia.org), émanation de l’Indymedia (http://www.indymedia.org/) créé en 1999 par des organes de presse alternatifs lors de la couverture du sommet de Seattle (ses archives, théoriquement ouvertes depuis septembre 2000, souffrent malheureusement d’indisponibilités périodiques). L’internaute pourra également avoir recours au très utile ”Middle East Timeline” du Guardian (http://www.guardian.co.uk/israel/Story/0,2763,630014,00.html) ainsi qu’aux EmergencyNet News de l’ERRI (Emergency Response and Research Institute) de Chicago qui alimente un pratique même si non exhaustif ”Intifada 2000 (Al-Aqsa Intifada)” (http://www.emergency.com/2000/Intifada2000.htm). En quête d’un accès libre aux archives de dépêches de presse et d’articles, l’internaute a toujours intérêt à visiter le site NewsTrove (http://www.newstrove.com/).

Depuis la Palestine, l’archivage intégral (malheureusement arrêté en 2004) du Daily Press Summary (http://www.jmcc.org/news&media/dailypress.html), une revue de presse quotidienne, et du Palestine Report (http://www.palestinereport.org/), un hebdomadaire qui combine la revue de presse et les articles, fait du JMCC (Jerusalem Media and Communication Centre) (http://www.jmcc.org/), agence de presse de Jérusalem longtemps proche du Parti du peuple palestinien (ex-communiste), une référence incontournable.

Parmi les portails spécialisés qui fonctionnent mais sont dépourvus d’archives sur le long terme, citons “alaqsaintifada.org“ (http://www.alaqsaintifada.org/) et The Electronic Intifada (http://electronicintifada.net/new.shtml); dépêches d’actualité, revue de presse, analyses, témoignages, photos, activités militantes, etc., y sont proposés. Tous deux ont rapidement élargi leurs centres d’intérêts à l’ensemble de l’actualité palestinienne.

Plusieurs sites de référence ont malheureusement cessé leurs mises à jour. Réputée proche du FPLP et fondée en 1992 par un groupe d’anciens prisonniers politiques sous la direction d’Abdel Latif Gheit, Addameer (Al-Damîr, “la conscience”) Prisoners’ Support Association (Jérusalem et Ramallah) s’était imposée comme la référence dans le traitement de l’actualité de l’Intifada Al-Aqsa dès son lancement avec la création d’un September 2000 Clashes Information Center (http://www.addameer.org/september2000/) (d’autres adresses relais sont disponibles avec http://www.addameer.org/september2000/, http://www.nigelparry.com/september2000, http://n6-ex.evsp.icair.org/september2000/, et http://pal.net/addameer/september2000/). Doté de dépêches, témoignages, analyses, photos, etc., il a malheureusement cessé ce genre d’activités en février 2001 mais ses archives sont toujours accessibles en 2005. IntifadaOnline (http://intifadaonline.com/), malgré ses pages en anglais, français, arabe, hébreu, suédois, espagnol, danois, allemand, portugais et hollandais n’apporte plus grand’chose d’intéressant en 2003.

Par ailleurs plusieurs Journaux et Diaries sont en ligne. Le plus connu, Ordinary days in Dheisheh (http://xii.net/intifada2000/deardiary/index.htm) de Muna Hamzeh (http://pleiades.net/MunaHamzeh/) couvre l’actualité de l’Intifada du 4 octobre au 4 décembre 2000 depuis le camp de réfugiés qui jouxte Bethléem ; elle est l’initiatrice du “Across Borders Project” (“Projet dépasser les frontières”) (http://www.acrossborders.org/) (anglais, arabe, français) (le site n’est plus accessible en 2002-2003 mais les camps de Palestine et du Liban concernés par le projet ont leur propre url signalée dans le Guide de Palestine-sur-Web) qui s’est donné pour objectif d’introduire Internet dans les camps de réfugiés en Palestine et dans la diaspora. Toine van Teeffelen, consultant en matière d’éducation, ”Project manager” à l’AEI (Arab Educational Institute) de Bethléem et coordinateur des "United Civilians for Peace", livre en 34 épisodes son Bethlehem Diary : Personal Reflections from Palestine (http://www.afsc.org/ispal/stmt/bethindx.htm) qui couvre la période allant de septembre 2000 à juillet 2001. A partir d’octobre 2001 jusqu’à septembre 2003, le même Toine van Teeffelen, Susan Atallah, enseignante à l’École St Joseph de Bethléem, et Ala'a Oweineh, étudiant à Bir Zeit, rédigent des Letters from Bethlehem (http://www.afsc.org/ispal/stmt/bethltrix.htm) périodiques (56e livraison septembre 2003). L’ensemble des lettres a été rassemblé en 2005 sous l’adresse Bethlehem Letter Index (http://webarchive.afsc.org/middleeast/peace/stmt/bethltrix.htm). Rappelons que “alaqsaintifada.org“ (http://alaqsaintifada.org/diary/) possède une rubrique “diary“ avec des textes, par exemple, de Arjan El Fassed (http://arjanelfassed.mediamonitors.org/main.html), sociologue et militant des droits de l’homme, ou de Marina Barham depuis Bayt Jala.

Parmi les très nombreux périodiques de langue anglaise qui offrent un accès à leurs archives, une visite au dossier “Intifada - Special coverage” (http://weekly.ahram.org.eg/archives/intifada/coverage.htm) d’Al-Ahram Weekly On-line est toujours utile (mais il s’arrête en juin 2001). Signalons également l’excellent ”Primer on the Palestinian Uprising” (http://www.merip.org/new_uprising_primer/primer_intro.html) du MERIP (Middle East Report) britannique (http://www.merip.org/) et ses PIN (Press Information Notes) (http://www.merip.org/pins/pins.html) auxquelles succède fin 2002 le MERO (Middle East Report Online) (http://www.merip.org/mero/mero.html).

En français

L’excellente ”Chronique de l’intifada” (http://www.solidarite-palestine.org/chron.php3) de Giorgio Basile (Nivelles, Belgique) est mise à jour quotidiennement et intégralement archivée sur son incontournable Solidaires du peuple palestinien (http://www.solidarite-palestine.org/). Au fil du temps, l'objectif principal du site est devenu l'information quotidienne, au travers de reportages et témoignages inédits, de traductions d'articles parus dans la presse étrangère (israélienne, principalement), et de cette chronique. Suite à des agressions répétées, le site a malheureusement disparu en avril 2004. En quête d’accès libre aux archives des dépêches, l’internaute a toujours intérêt à interroger le Cyberpresse canadien (http://www.cyberpresse.ca). Pour une revue de presse spécialisée, il pourra visiter le dossier de Yahoo Actualités (http://fr.news.yahoo.com/p/proche-orient_presse.html).

Déjà cité, le September 2000 Clashes Information Center (http://www.addameer.org/september2000/) de Addameer (Al-Damîr, “la conscience”) Prisoners’ Support Association (Jérusalem et Ramallah) possédait des pages en français. La cinquantaine de livraisons de ses ”Derniers développements” (http://www.addameer.org/september2000/developments/indexfr.html) (français) ont ainsi couvert au jour le jour l’actualité jusqu’au 4 novembre 2000 et sont toujours disponibles en 2005.

La traduction française systématique des Today’s News (http://www.palestine-info.info/daily_news/index.htm) du PIC (Palestine Information Center) (http://www.palestine-info.info/) de Hamas disponible en 2001 sur http://almoujahideen.com/Palestine/ et http://www.stcom.net/almoujahideen/Palestine/ a été interrompue et le florilège des dépêches accessible en interrogeant la rubrique ”Palestine occupée” sur le même site de ”Stcom.net la voix des opprimés” (http://almoujahideen.com/) a lui aussi disparu avec le site interdit. Hamas a ensuite créé un site en français (http://www.palestine-info.cc/french/index.shtml) mais les dépêches d’actualités ne sont pas archivées.

L’internaute francophone enfin pourra se rendre sur les sites soit des archives des quelques médias qui ont décidé de les mettre intégralement en ligne, soit des dossiers spécialisés. Parmi les quotidiens français, seule L’Humanité (http://www.humanite.presse.fr/) propose un accès libre à l’intégralité de ses articles. Après avoir alimenté un “Israël-Palestine : une guerre sans nom“ (http://www.lemonde.fr/dossier/0,5987,3218-3596--,00.html) suspendu, Le Monde a ensuite proposé un excellent “module thématique“ consacré à “La deuxième intifada“ (http://www.lemonde.fr/sequence/0,5987,3218---,00.html) qui allait bien au-delà du simple florilège d’articles récents. Libération propose quant à lui un beaucoup plus classique “Israël-Palestine. L’embrasement” (interrompu en mai 2002, il est encore accessible en 2005) (http://www.liberation.com/israel/index.php).

Parmi les hebdomadaires français, l’internaute aura tout intérêt à se rendre en priorité sur le site de Courrier International avec son “Israël-Palestine, faut-il enterrer la paix ?“ (http://www.courrierinternational.com/dossiers/geo/palestine/palestine_00.htm), dans lequel on trouvera l’intégralité de ses articles consacrés à l’actualité israélo-palestinienne depuis la fin septembre 2000 (le dossier n’existe plus en 2005).

Pour des analyses fouillées et des cartes, le cahier “Le Proche-Orient au bord de la paix” (devenu “Proche-Orient, la déchirure“ en 2005) (http://www.monde-diplomatique.fr/cahier/proche-orient/) (français, anglais) du Monde diplomatique demeure un incontournable avec un accès aux articles du mensuel publiés ces deux dernières années et consacrés à la question.

Parmi les journaux de bord tenus par des ONG sur la situation, citons les Chroniques palestiniennes (http://www.paris.msf.org/documents/Chroniques_palestiniennes_FR.pdf) (français, anglais, espagnol, arabe, hébreu) rédigées par les membres de Médecins sans frontières actifs à Gaza et à Hébron de septembre 2000 à juillet 2002.

En arabe

L’archivage intégral des Akhbâr Al-Yawm (“Nouvelles du jour”) (http://www.palestine-info.info/arabic/palestoday/dailynews/previous.htm) quotidiens du PIC (Palestine Information Center) (http://www.palestine-info.info/) (anglais, arabe, français, malais, urdu, persan et russe) de Hamas en fait une mine inégalée d’informations sur l’Intifada qui peut être complétée avec le “Malaf Al-Intifâda“, dossier consacré à l’Intifada par islam-online.net (http://www.islam-online.net/arabic/intifada/intifada.shtml) qui rassemble ses rapports quotidiens, des images, des études, les fatwa-s, etc. (jusqu’en janvier 2002). Signalons la synthèse établie par la télévision Al-Jazîra à l’occasion du deuxième anniversaire de l’Intifada 'Ammân 'alâ Al-Intifâda (http://www.al-jazeera.net/in-depth/twoyearintifada/index.htm).

Lectures critiques des médias

Plusieurs sites sont apparus avec l’explosion de l’Intifada Al-Aqsa pour réagir aux biais manifestés par certains médias dans le traitement de l’information sur la Palestine ; ils mettent en ligne pour la plupart d’entre eux les textes et leur critique.

Certains militent en faveur d’une information plus juste au regard des revendications palestiniennes. Ainsi, en anglais, du “Palestine Media Watch” (http://www.pmwatch.org/pmw/index.asp) qui se propose depuis Chicago de réagir aux biais des medias américains, et de l’Electronic Intifada (http://www.electronicintifada.net/), “a resource for countering myth, distorsion and spin from the Israeli media war machine“. En français, un Observatoire de la presse sur la Palestine (http://www.presse-palestine.org/) a commencé à fonctionner à l’automne 2002 et affiche “pour ambition de regrouper les informations relatives au traitement médiatique français de la question israélo-palestinienne.“

En Palestine même, le “Palestine Monitor” (http://www.palestinemonitor.org/) du PNGO (Palestinian Non-Governmental Organizations Network in the West Bank and Gaza Strip) (http://www.pngo.net/), une coordination d’ONG situées pour la plupart dans l’orbe des ex-communistes, a fondé un “Palestine Media Watch” aux ambitions comparables (http://www.palestinemonitor.org/media/media.html).

D’autres à l’inverse reprochent aux médias un biais anti-israélien, comme le CAMERA (The Committee for Accuracy in Middle East Reporting in America) (http://world.std.com/~camera/) basé à Boston.

La mobilisation politique palestinienne

Partis et mouvements

Chacune des organisations politiques, dont les sites sont répertoriés dans mon Guide de Palestine-sur-Web (http://www.mom.fr/guides/palestine/palestine-Les-4.html) (français), maintient des pages consacrées à l’actualité de l’Intifada et à son analyse via des communiqués et des études.

Forces nationales et islamiques

Se revendiquant comme la structure centrale de mobilisation de cette nouvelle Intifada, les Forces nationales et islamiques (Al-Quwâ Al-Wataniyya wa Al-Islâmiyya) ont signé leur premier communiqué dès le 30 septembre 2000. Affichant une continuité avec le Commandement national unifié du soulèvement de 1987, constitué alors de seulement 4 organisations nationalistes (Fath, FPLP, FDLP et Parti communiste), elles regroupent une quinzaine d’organisations et de forces politiques, nationalistes et aussi islamistes (dont Hamas et MJIP). La quasi intégralité de leurs premiers communiqués, pour la plupart bimensuels, est archivée sur le site du SIS (State Information Service) de l’Autorité palestinienne (http://www.pnic.gov.ps/arabic/quds/arabic/statement/quds_statement.html) (arabe) (mise à jour jusqu’en 2005). Chaque livraison de la newsletter du PIN (Palestinian Information Network) (http://www.pinonline.net/) (arabe) (arrêtée en 2002) les reproduit également. Un certain nombre d’entre eux ont été traduits en anglais par le JMCC (Jerusalem Media and Communication Centre) (http://www.jmcc.org/banner/banner1/bayan/index.htm) de Jérusalem, déjà cité.

La mobilisation armée israélienne

Côté palestinien, un compte-rendu systématique des opérations militaires en zones autonomes et de la répression israélienne en général pourra être trouvé dans les ”Weekly Report On Israeli Human Rights Violations in the Occupied Palestinian Territories” (http://www.pchrgaza.org/files/Reports/English/full_index.htm#Weekly%20Reports) du PCHR (Palestinian Center for Human Rights) (http://www.pchrgaza.com/) (anglais, arabe), une organisation de défense des droits de la personne créée à Gaza en 1995 par l’avocat Raji Sourani, un proche du FPLP. Info Gaza (http://perso.libertysurf.fr/palestine33/informer/infogaza.htm) (français), un condensé en français de ces rapports (suspendu en janvier 2004), est rédigé par le Comité Palestine 33 de Bordeaux.

Les morts et blessés

Des bilans, plus ou moins détaillés, sur le nombre de morts et de blessés, l’identité des victimes, le lieu de leur décès, le type de leurs blessures, etc., sont également en ligne.

En arabe, des listes nominatives et détaillées peuvent ainsi être trouvées sur les sites de l’agence officielle WAFA (Palestine News Agency) de l’OLP (http://www.wafa.pna.net/AraText/aqsa.html) (arabe, anglais et hébreu) (la liste n’est plus accessible en 2005) et du PIC (Palestine Information Center) (http://www.palestine-info.info/arabic/palestoday/shuhada/shuhada.htm) (arabe) de Hamas.

En anglais, des listes détaillées peuvent être trouvées sur le site du JMCC (Jerusalem Media and Communication Centre) (http://www.jmcc.org/banner/banner1/listmartyr.htm) de Jérusalem, déjà cité. B’Tselem (Israeli Center for Human Rights in the Occupied Territories) (Jérusalem) (http://www.btselem.org/) (anglais, hébreu, arabe), une organisation fondée en 1989 en plein Intifada par des membres de la Knesset et des figures publiques israéliennes, offre également de très riches Statistics (http://www.btselem.org/english/Statistics/Casualties.asp).

Non nominatives mais extrêmement détaillées sur le nombre de morts et de blessés, le type de blessure, le lieu de l’agression, etc., des statistiques régulièrement mises à jour sont traitées par la PRCS (Palestine Red Crescent Society) (http://www.palestinercs.org/Latest_CrisisUpdates_Figures&Graphs.htm) (anglais, arabe), agence de l’OLP créée dès 1968 et membre de l’IFRC (International Federation of the Red Cross and Red Crescent Societies).

Les liquidations “ extrajudiciaires ”

Les ”liquidations extrajudiciaires” menées par Israël à l’encontre des militants palestiniens ont, quant à elles, fait l’objet de plusieurs études récapitulatives. Le PCHR de Gaza , déjà mentionné, a publié sept ”Assassination reports” successifs (http://www.pchrgaza.org/files/Reports/English/pdf_killing/killing_reports.htm) (anglais) et (http://www.pchrgaza.org/arabic/reports/repoprts_a.htm) (arabe); le PHRMG (Palestinian Human Rights Monitoring Group) de Jérusalem) (http://www.phrmg.org/) (anglais, arabe), fondé en 1996 par Bassem Eid, déjà engagé au sein de l’organisation israélienne B’Tselem (Israeli Center for Human Rights in the Occupied Territories) (Jérusalem), a consacré la livraison de février 2002 de son Palestinian Human Rights Monitor à un ”Report on Assassinations” (http://www.phrmg.org/monitor2002/feb2002.htm) et ailimente un dossier ”assassinations” (http://www.phrmg.org/PHRMG%20Documents/Assassination/). B’Tselem (Israeli Center for Human Rights in the Occupied Territories) (Jérusalem), l’association israélienne de défense des droits de l’homme déjà citée, a également publié en 2001 un Israel's Assassination Policy: Extra-judicial Executions (http://www.btselem.org/Download/200101_Extrajudicial_Killings_Eng.doc).

Les sites de “ martyrs ”

Des sites de martyrs voient peu à peu le jour, dotés de photos, de biographies, de récits de leur martyre, et parfois de monographies sur leur village, d’album musical, etc. Citons ceux du bébé Imân Hijjû (http://www.emanhejo.net/) (anglais, arabe), du jeune Muhammad Al-Durra, tué à Gaza dans les bras de son père (http://www.aldorrah.com/) (arabe) (n’existe plus en 2005), de Abd Al-Qâdir Hamdân (http://www.shaheedbeerzait.com/shaheedbeerzait_homepage.htm), un militant Fath de Bîr Zayt, de Jamâl ‘Abd Al-Râziq (http://www.jamr.8k.com/) (arabe), un militant Fath de Rafah, ou encore de Alaa Barghouti (http://barghouti.com/alaa/) (arabe). Certains sites locaux ou régionaux présentent également des informations sur ”leurs” ”martyrs” comme Naplouse (http://www.khayma.com/nablus-online/shuhada.HTM) (arabe) ou Qalqîlyâ (http://alawda.org/3.htm) (arabe).

Concernant les violences perpétrées dans le camp de Jénine en avril 2002 et les suites internationales, l’Arab Gateway leur consacre une excellente page-portail (http://www.al-bab.com/arab/background/jenin.htm) et un site entier est maintenant consacré au camp de Jénine (http://www.jenincamp.ps/, www.jeninrefugeecamp.plo.ps et www.jenincamp.gov.ps) (arabe) et à sa résistance. Rappelons qu’Amnesty International (http://web.amnesty.org/) publie des rapports réguliers sur la situation, en français sous le titre Situation de crise Israël Territoires occupés (http://www.amnesty.asso.fr/01_informer/12_actualite/crise_israel_.htm) et en anglais Crisis in Israel Occupied Territories (http://web.amnesty.org/web/web.nsf/pages/IOT_home).

La mobilisation armée palestinienne

Côté israélien, l’information sur les opérations militaires palestiniennes à l’encontre des militaires et des civils israéliens est riche de bilans, synthèses et statistiques. Le ministère israélien des Affaires étrangères met ainsi régulièrement à jour plusieurs listes : ”Suicide and Car Bomb Attacks in Israel Since the Declaration of Principles (September 1993)” (http://www.mfa.gov.il/MFA/Terrorism-%20Obstacle%20to%20Peace/Palestinian%20terror%20since%202000/Suicide%20and %20Other%20Bombing%20Attacks%20in%20Israel%20Since), ”Fatal Terrorist Attacks in Israel Since the Declaration of Principles (September 1993)” (la liste s’arrête au 30 août 1999) (http://www.mfa.gov.il/MFA/Terrorism-%20Obstacle%20to%20Peace/Palestinian%20terror%20before%202000/Fatal%20Terrorist %20Attacks%20in%20Israel%20Since%20the%20DOP%20-S), ”Victims of Palestinian Violence and Terrorism since September 2000” (http://www.mfa.gov.il/MFA/Terrorism-%20Obstacle%20to%20Peace/Palestinian%20terror%20since%202000/Victims%20of %20Palestinian%20Violence%20and%20Terrorism%20sinc). Notons que le nombre de blessés y est souvent supérieur à celui donné par la presse et que bon nombre d’opérations citées comme ayant eu lieu en Israël l’ont été en réalité en Cisjordanie. L’armée israélienne tient pour sa part des ”statistics” (http://www1.idf.il/dover/site/mainpage.asp?sl=EN&id=22&docid=37572.EN) détaillées sur les opérations, leur modus operandi, le nombre des victimes, leur location, etc. L’Israel-Palestinian Conflict : News Articles, Documents and Photos (http://www.angelfire.com/mi4/angelforisrael/israel/news.html) peut servir de hub pour retrouver les articles de la presse consacrés à chaque opération militaire palestinienne.

Aucun site palestinien ou international ne tient un état aussi exhaustif que possible des opérations militaires anti-israéliennes. Pour en dresser une liste, il faut donc avoir recours aux agences de presse et aux divers médias, sans oublier les quelques sites signalés dans la section ”suivi du quotidien”. Certaines revendications d’opérations armées peuvent être trouvées sur le web mais dispersées au gré des sites des organisations. Entièrement consacré aux attentats suicides menés en Israël, Human Rights Watch met en ligne un rapport d’octobre 2002, “Erased In A Moment: Suicide Bombing Attacks Against Israeli Civilians” (http://www.hrw.org/reports/2002/isrl-pa/).

Brigades des martyrs d’Al-Aqsa

Les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa (Katâ’ib Chuhâdâ’ Al-Aqsâ), le principal mouvement militaire de la mouvance Fath, disposent directement ou indirectement de plusieurs sites sur le Net. Pour une approche historique de ces sites lire sur ce site Jean-François Legrain, Internet et histoire : les Brigades des martyrs d’Al-Aqsâ. Les pages Internet comme sources de l’histoire du temps présent (http://www.mom.fr/guides/aqsa/aqsa.htm) (français).

Le ”Site officiel des Brigades des martyrs d’Al-Aqsâ” (”Al-Mawqi’ Al-Rasmî li-Katâ’ib Chuhadâ’ Al-Aqsâ”) (http://www.kataebaqsa.org/, http://www.kataebalaqsa.com) (arabe), créé en février 2002, est le plus ancien. Jusqu’à cette date, aucun des sites de Fath ne reproduisant les communiqués du groupe, ses activités ne pouvaient être appréhendées qu’à travers la presse. Suite à des pressions pro israéliennes l’URL d’origine, www.kataebalaqsa.org, a été désactivée fin décembre 2002 par son provider canadien, l’URL actuellement en ligne prenant le relais 3 semaines plus tard. Le site offre depuis 2003 une riche collection de communiqués, une galerie de photos des ”martyrs” du groupe, de ses ”prisonniers héroïques”, de ses ”bannis” mais également des chants patriotiques et un forum.

Un ”Al-Aqsa martyres troops website ” (http://www.alaqsamartyres.org/) (arabe), lui aussi entièrement dédié aux Brigades, s’est ouvert en avril 2002. Résolvant les problèmes techniques connus à cette époque par l’URL www.kataebalaqsa.org tout en reprenant l’intégralité de son contenu d’alors, le site enrichissait ses rubriques. Il offrait encore en 2003 une collection de communiqués (riche mais différente de celle de www.kataebaqsa.org), plusieurs galeries de photos (”martyrs” du groupe, ses ”dirigeants prisonniers”, ses ”bannis”), une rubrique ”immortels” consacrée aux grandes figures de la lutte nationale palestinienne, des chants patriotiques et un forum. Plusieurs URL ont été successivement ou conjointement utilisées afin de déjouer les attaques informatiques, www.alaqsamartyres.org, www.fateh.tv, http://www.kataebalaqsa.net, www.alaqsa.ws, http://moqawama.cc, www.fatehorg.net puis http://www.gups.net/, toutes étant dotées du même contenu ; www.fateh.tv est celle qui manifeste le plus de stabilité. Qualifié par certains comme étant le ”site des Brigades de Tûlkarm” ou par d’autres comme un simple ”site de soutien” aux Brigades, il n’a jamais prétendu être le porte-parole officiel des Brigades. L’analyse de son contenu montre néanmoins qu’il peut rivaliser avec www.kataebalaqsa.org. Après avoir été à l’évidence alimenté par des membres du groupe agissant en Cisjordanie du nord et ignorant des réalités de Gaza (à l’instar de www.kataebalaqsa.org) le site semble tirer depuis l’automne 2002 ses principales informations de militants implantés dans la bande de Gaza. L’URL, dont le contenu a été figé début 2004 ouvre en 2005 un ”Forum Fath-Forum Yasser Arafat” (www.fateh.tv, http://66.33.60.221/~duh/ftv/forums/index.php).

Le dernier né des sites des Brigades, ”Brigades des martyrs d’Al-Aqsâ... Brigades de la fierté et de l’honneur...” (”Katâ’ib Chuhadâ’ Al-Aqsâ... Katâ’ib Al-Izz wa Al-Fakhâr”) (www.kataebaqsa1.com) (arabe) est apparu sur le Net à la mi-avril 2003. Il émane officiellement du ”bureau d’information” des Brigades. Doté de rubriques équivalentes (mais non identiques) à celles de ses confrères, il a témoigné à certains moments d’un enracinement gazaoui certain mais non exclusif. A la mi-2005, l’URL est redirigée vers ”Fateh fighters”, un portail Fath de Gaza (http://www.fatehfighters.org/).

En mai 2005, les Groupes du Martyrs Ayman Jûda (Majmû’ât al-Chahîd Ayman Jûda), branche des Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa du nord de la bande de Gaza, ont ouvert un site ”officiel” propre (http://aymanjoda.org/) (arabe) depuis Gaza.

D’autres sites peuvent être situés dans la mouvance du mouvement sans en être les porte-parole. Se présentant simplement comme ”de soutien aux Brigades”, un site s’est ouvert vers avril 2002 sous le titre ”Brigades des martyrs d’Al-Aqsâ-Aile militaire de Fath, branche de la guerre électronique et de l’information” (”Katâ’ib Chuhadâ’ Al-Aqsâ-Al-Janâh Al-Askarî li-Harakat Fath-Chubat Al-Harb Al-Iliktrûniyya wa Al-Ilâmiyya”) (http://www.mshwaika.8m.com/) (arabe). Doté de photos de ”martyrs”, de quelques communiqués et d’articles de presse, il a disparu quelques mois plus tard.

Exclusivement consacré au débat entre internautes, le ”Forum Fath” (”Al-Multaqâ Al-Fathâwî”) (www.fatehorg.org) (arabe) durant l’été 2002 a pris la succession de l’URL http://moqawama.cc utilisée précédemment par www.fateh.tv. Le contenu de ses courriers échangés fait de bon nombre de ses participants des proches sinon des membres des Katâ’ib. En 2005, il a disparu.

La voix de la Palestine autour du monde” (”Palvoice.com Sawt Filastîn Hawla Al-’ALam (Palestine Voice)” se situe dans la même catégorie. Disposant de plusieurs URL, www.palvoice.com, http://www.fateh.org/ et www.aqsa4us.org, ce forum de discussion est domicilié à Tulkarm (Nord de la Cisjordanie). Là encore, sans en être une voix officielle le site manifeste par ses illustrations et le contenu de ses pages une proximité certaine avec les Brigades. La Chabakat Al-Tahaddî (Réseau du défi) (http://www.t7de.com/index.htm) (arabe) est un forum en ligne également issu de la mouvance comme l’est Palvoice (Muntadayât Sawt Filastîn) (http://www.palvoice.org/forums/index.php) (arabe), qui semble être devenue en 2005 la Dardachat Sawt Filastîn (Palestine Voice Chat) (http://www.paltel.org/).

En janvier 2005, des militants du camp de Jabâlyâ créaient un portail fatehfighters.org (http://www.fatehfighters.org/) (arabe) ouvrant sur les sites des Brigades d’al-Aqsâ, la Dardachat Sawt Filastîn (Palestine Voice Chat) (http://www.paltel.org/) (arabe), un chat de Fath, et la chabîba, l’organisation de jeunesse de Fath. En avril de la même année, toujours dans la mouvance des Brigades d’al-Aqsâ, un ‘Uyûn Fath (les yeux de Fath) (http://www.3yoonfateh.org) (arabe) était officiellement déclaré à Gaza et offrait un ensemble de livres, de photos, de chants, d’articles à propos de l’organisation, de ses chefs et de ses martyrs.

Tout entier dévoué à la destruction de ces sites, Internet Haganah tient à jour une ”al Aqsa Martyrs Brigade database” (http://haganah.us/jihadi/aamb.html).

Avant-gardes de l’armée populaire-Brigades du retour

Les Avant-gardes de l’armée populaire-Brigades du retour (Talâ’i’ Al-Jaych Al-Cha’bî-Katâ’ib Al-Awda), autre organisation militaire de l’orbe Fath, se sont également contentées jusqu’en 2002 de voir leurs revendications reproduites par la seule presse. Début 2002, néanmoins apparaissait sur le netNawras” (http://www.webspawner.com/users/nawras/index.html et http://alnawras.com.easyhost.com/) (arabe) qui se présente alors comme ”le site de la résistance palestinienne jusqu’à la libération de la Palestine, toute la Palestine, des Avant-gardes de l’armée populaire-Brigades du retour-Brigades Al-Aqsa”. Exclusivement en arabe, outre des dépêches d’agences il reproduit certains communiqués du groupe mais ne dispose pas d’archives et témoigne d’une très grande indigence technique. A la mi-mars 2002, un site des Brigades du retour (Katâ’ib Al-Awda) (http://www.alawda.cjb.net/ et http://www.geocities.com/awdaa2000/index2.htm) est apparu sur le net, sans qu’il soit possible de savoir s’il s’agit bien de la même organisation. Une liste d’opérations militaires y figure (elle s’arrête en septembre 2001) ainsi que des manuels concernant la sécurité et la lutte, des hymnes patriotiques et une base de données consacrée aux réfugiés. En octobre 2002, le même site des Brigades du retour (Katâ’ib Al-Awda) (http://www.kataebalawda.org/) (arabe) bénéficie d’une nouvelle adresse mais son contenu demeure inchangé depuis de nombreux mois. En 2005, les Brigades du retour ne semblent plus disposer de site propre même si Nawras (http://www.webspawner.com/users/nawras/) (arabe) continue à fonctionner.

Faucons de Fath

Les Faucons de Fath (Suqûr Fath), un groupe fondé dans les années 1980, dont des membres sont à l’origine des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa dans la bande de Gaza bénéficient depuis décembre 2004 d’un site tenu par leur bureau d’information (http://www.fatehfalcons.org/) (arabe). Communiqués, historique, vidéos d’opérations militaires sont proposés.

Brigades du martyr Ahmad Abû al-Rîch

Les Brigades du martyr Ahmad Abû al-Rîch (Katâ’ib al-Chahîd Ahmad Abû al-Rîch) constituent un groupe armé de l’orbe de Fath dans la bande de Gaza et opérant dans le cadre de la deuxième Intifada. Elles tiennent leur nom d’Ahmad Abû Al-Rîch, un des chefs des Faucons de Fath, un “ groupe de choc ” de la première Intifada, éliminé par l’armée israélienne en novembre 1993. Deux sites se réclament du groupe. Celui des Brigades du martyr Ahmad Abû al-Rîch (http://www.abualrish.com/) (arabe), enregistré à Khân Yûnis, a été créé au printemps 2005. Celui des Brigades du martyr Ahmad Abû al-Rîch, lutte armée, Forces du jihad sacré (http://www.kataeb-abualrish.com/) (arabe), également enregistré à Khân Yûnis, a été créé durant l’été 2005.

Brigades de Nâsir Salâh Al-Dîn

Les Brigades de Nâsir Salâh Al-Dîn (Alwiyya Nâsir Salâh Al-Dîn) (http://www.moqawmh.com/; l’ancienne adresse, créée début 2002, http://www.moqawmh.org/, est en 2005 détournée) (arabe) sont l’aile militaire des Comités de résistance populaire (Lijân Al-Muqâwama Al-Cha’biyya). Echelons locaux des Forces nationales et islamiques, simple coalition locale sans coordination véritable ou émanation de Fath dans une tentative de coordination de l’ensemble des forces actives dans le sud de la Bande de Gaza sous la houlette d’un activiste de l’ancienne Intifada devenu fonctionnaire de l’Autorité et issu de la principale hamûla de la région, Jamâl Abû Samhadâna, leur identité est débattue. Communiqués, liste d’opérations et forum de discussion sont proposés sur le site.

Brigades des martyrs de Jénine

Revendiquant, à l’instar des Brigades de Nâsir Salâh al-Dîn, être l’aile militaire du commandement général des Comités de résistance populaire (ce que contestent les Comités), les Brigades des martyrs de Jénine (Katâ’ib Chuhâda’ Jinîn) (http://www.kataebjenen.com/) (arabe), qui seraient dirigées par Muhammad Nachbat un proche de l’ancien responsable des Renseignements militaires palestiniens Mûsâ ‘Arafât, bénéficient d’une URL depuis l’automne 2004 mais son contenu demeure des plus réduit.

Forces du martyr Umar Al-Mukhtâr

Les Forces du martyr ‘Umar Al-Mukhtâr (Quwwât Al-Chahîd Umar Al-Mukhtâr) (http://www.yafa-news.com/new/reports/), à l’identité incertaine, ont leurs communiqués militaires reproduits sur le site de Fath-Intifâda (http://www.yafa-news.com/) (arabe), les dissidents du mouvement de Yasser Arafat basés à Damas mais la collection s’est longtemps arrêtée en juin 2001 (n°64 de la série) avant de reprendre pour quelques livraisons en 2002. Une version anglaise de ces communiqués est donnée par la FAV (The Free Arab Voice) (http://www.freearabvoice.org/), un site de la mouvance de la gauche palestinienne dirigé par Ibrahim Alloush, dont la collection s’arrête en novembre 2000 (http://www.freearabvoice.org/prayerForPeace.htm). Les incertitudes sur l’identité du groupe sont mentionnées dans l’étude de Reuven Paz, ”Palestinian Terrorism: A New “Cooperative Phase du 20 janvier 2001 (http://www.ict.org.il/articles/cooperative_terrorism.htm). La signature des Forces du martyr ‘Umar Al-Mukhtâr aurait ainsi pu servir durant les toute premières semaines de l’Intifada à masquer les activités de l’aile militaire de Hamas, les Brigades ‘Izz Al-Dîn Al-Qassâm, qui hésitaient à s’afficher de peur d’une répression massive.

Brigades du martyr Abû ‘Alî Mustafâ, ex-Forces de la résistance populaire palestinienne (FPLP)

Les Forces de la résistance populaire palestinienne (Quwwât Al-Muqâwama Al-Chabiyya Al-Filastîniyya) auxquelles ont succédé les Brigades du martyr Abû ‘Alî Mustafâ (Katâ’ib Al-Chahîd Abû Alî Mustafâ) (http://www.kataebabuali.com/, http://www.kataebabuali.org/, http://www.kataebabuali.net/) (arabe), disposent d’un site propre depuis fin 2004 et voient leurs communiqués militaires reproduits sur le site officiel du FPLP (http://www.pflp.net/showcat.php?CatID&cid=3) (arabe).

Brigades des Mourabitoun en Palestine (FPLP)

A Khân Yûnis en août 2004, d’anciens membres des Aigles rouges, le groupe de choc du FPLP durant la première Intifada, fondaient les Brigades des Murabitoun en Palestine (Katâ’ib al-Murâbitîn fî Filastîn) (http://www.morabteen.com/) (arabe) qui succèdent aux Brigades du martyr Wadi’ Haddad (Katâ’ib al-Chahîd Wadî’ Haddâd).

Brigades de la résistance nationale palestinienne (FDLP)

Les Brigades de la résistance nationale palestinienne (Katâ’ib Al-Muqâwama Al-Wataniyya Al-Filastîniyya), l’aile militaire du FDLP, ont ouvert un site propre à l’automne 2002 (http://www.dflp-moqawama.org/) (arabe) (ne semble plus exister en 2005). Leurs communiqués militaires sont également présents dans le numéro en cours d’Al-Hurriyya (http://www.alhourriah.org/default.asp) (arabe), le porte-parole officiel du mouvement de Nayef Hawatmeh, comme sur le site officiel en anglais, Democratic Front for the Liberation of Palestine site (http://www.dflp-palestine.org/index.htm).

Brigades du martyr Izz Al-Dîn Al-Qassâm (Hamas)

Fin 2001, les Brigades du martyr ‘Izz Al-Dîn Al-Qassâm (Katâ’ib Al-Chahîd Izz Al-Dîn Al-Qassâm) (http://www.qassam.org/ et http://www.kataeb-ezzeldeen.com/) (arabe), aile militaire de Hamas, ont ouvert un site propre (http://alqassam.info/, http://www.qassam.org/ et http://www.qassam.net/) (voir également http://www.kataebq.com/) (arabe, anglais annoncé) riche de ses communiqués, analyses et dépêches d’actualités ; un forum de discussion était également régulièrement fréquenté (http://www.alqassam.ws/vb/) (arabe). Leur URL, comme toutes celles de cette mouvance armée, a fait l’objet d’attaques répétées et, en 2003, il fallait aller sur http://www.ezzedeen.net (arabe) pour retrouver leur site ; l’URL a été à son tour détournée et, en 2005, il faut aller sur http://www.alqassam.ws/. En 2006, Le site est bilingue (arabe, anglais) avec une nouvelle URL, (http://www.alqassam.com/).
Les communiqués militaires des Brigades, comme les communiqués politiques de Hamas et toute sa production, se trouvent hébergés sur le site officiel du Mouvement de la résistance islamique nommé PIC (Palestine Information Center) (http://palestine-info.info/index.html). Les ”martyrs” du mouvement font également l’objet d’un traitement détaillé sur “Sabiroon” (http://www.sabiroon.org/) (arabe), l’un des sites de la mouvance.

Depuis le printemps 2005, Mojahedon.com (www.mojahedon.com) (arabe) enregistré à Gaza conjugue Chaykh Yâsîn, Dr ‘Abd al-‘Azîz al-Rantîsî et Ben Laden dans ses références et offre tant un site qu’un forum.

Brigades Al-Quds (Jihad islamique)

Les Sarâyâ Al-Quds (Brigades de Jérusalem) (http://www.saraya.ps/ qui succède en avril 2006 à http://www.sarayaalquds.org, http://www.sarayaalquds.com/ et http://sarayaalquds.cjb.net/) (arabe), l’aile militaire du MJIP (Mouvement du Jihad islamique en Palestine) (http://www.qudsway.com/Links/Jehad/8/Link_Jehad8.htm) (arabe), ont leurs communiqués reproduits sur leur site propre et celui de leur organisation mère. Ce site peut être complété avec celui du “Martyr Muhammad Hmayd“ (http://www.geocities.com/mohamdhaider/) (arabe). De l’information complémentaire sur les ”martyrs” peut être trouvée sur l’autre site du MJIP, ”Jihad islami” (http://www.abrarway.com) (arabe) comme sur celui de sa branche étudiante, Al-Jamâ’a Al-Islâmiyya (http://www.jamaaway.org/) (arabe).

Intifada et Arabes d’Israël

L’ensemble des documents, témoignages, rapports et analyses, concernant la répression des manifestations de solidarité des Arabes d’Israël avec l’Intifada en octobre 2000 peuvent être trouvés sur le site de Adalah - The Legal Center for Arab Minority Rights in Israel (http://www.adalah.org/eng/commission.php), créé par un pool d’avocats installé à Shfaram.

Soutien à l’intifada

Nombreux sont les sites qui affichent leur soutien à l’Intifada. Dans le monde arabo-musulman des associations se sont créées pour apporter une aide directe et spécifique comme le Comité saoudien de soutien à l’intifada de Jérusalem (Al-Lajna Al-Sa’ûdiyya li-Da’m Intifâdat Al-Quds) (http://www.alquds-saudia.org/) (arabe) (mais l’accès au site est interdit en janvier 2003). Sous la présidence du chaykh égyptien Yûsuf Al-Qardâwî, une Union des sociétés de Bienfaisance caractérisées par leur soutien à la Palestine et leur fidélité à l’islam, Etelaf Al-Khayr (http://www.101days.org/arabic/index.htm et http://www.etelaf-gaza.org/E%20DEFAULT01.ASP) (arabe, anglais embryonnaire) a été créée en mai 2001 et met en ligne nouvelles, études et communiqués.

En Europe et aux États-Unis, outre les associations de soutien à la cause palestinienne signalées dans le Guide de Palestine-sur-web (http://www.mom.fr/guides/palestine/palestine-La-2.html) un certain nombre d’initiatives ont été prises visant à faire pression sur Israël. La mobilisation internationale est ainsi emmenée par l’ISM (International Solidarity Movement) (http://www.palsolidarity.org/). En France, signalons le site de la CCIPPP (Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien) (www.protection-palestine.org) (français), responsable depuis l’été 2001 de l’envoi de missions civiles dans les territoires palestiniens. La CAPJPO (Coordination des Appels pour une Paix Juste au Proche-Orient) (http://www.paixjusteauproche-orient.asso.fr/) (anglais, français) gère quant à elle la Coordination des scientifiques pour une paix juste au Moyen-Orient (http://www.pjpo.org/) (anglais, français) ou encore le collectif Science et médecine (http://mapage.noos.fr/scienceetmedecine/) (anglais, français).