Guide des Arabes
d’Israël-sur-Web
Laurence
Louër
Politologue, CERI (Centre
d’études et de recherches internationales) - Paris
Les Arabes d’Israël, pour la
plupart descendants des quelque 160 000 Palestiniens restés dans les
frontières de l’État juif au moment de sa création en
1948, constituent aujourd’hui une communauté forte de plus
d’un million de personnes, 1 340 000 selon les estimations du
Central Bureau of Statistics
( http://www1.cbs.gov.il/reader) (hébreu,
anglais) du gouvernement israélien en 2004
( Statistical Abstract of Israel 2005 n° 56
http://www1.cbs.gov.il/reader/shnatonenew_site.htm), soit environ 19 % de
la population totale d’Israël et 10 % de son électorat.
Minorité territorialement compacte, ils sont répartis à
90 % dans le Nord du pays (Galilée et Triangle). Les 10 %
restant sont constitués par la population bédouine qui vit au Sud
dans le désert du Néguev. A 82 % musulmans sunnites, les
Arabes d’Israël comptent également 9 % de
chrétiens de diverses obédiences et 9 % de Druzes.
Si la majorité des citoyens arabes
d’Israël affirme aujourd’hui son identité palestinienne,
ces différences confessionnelles et culturelles sont parfois à
l’origine de fortes disparités quant à l’organisation
communautaire et l’identité collective. Ainsi, l’affiliation
druze entraîne dans la majorité des cas un refus de
l’identité palestinienne, voir même de
l’identité arabe. Liée à l’histoire
particulière des relations entre les Druzes et le mouvement sioniste,
cette attitude est aujourd’hui institutionnalisée par
l’État hébreu qui leur reconnaît une organisation
communautaire et une identité séparées de celle des Arabes.
L’État d’Israël reconnaît ainsi 3
“ nationalités ” : juive, druze et arabe (pour
les musulmans et les chrétiens).
Données et analyses
Les médias
Jusqu’aux années 1990, la
presse arabe en Israël était essentiellement
l’émanation des forces politiques (Parti communiste, Parti
travailliste, syndicat Histadrut, etc.).
Depuis cette époque, une nouvelle presse indépendante a fait son
apparition, financée non plus par des organisations politiques mais par
la publicité et des investisseurs indépendants.
Les deux principaux titres de cette nouvelle
presse indépendante sont en ligne. L’hebdomadaire
Kul Al-‘Arab
( http://www.kul-alarab.com) (arabe) (quatre
derniers numéros archivés) publié à Nazareth depuis
1990, est actuellement le plus lu parmi la population arabe d’Israël.
Bien que n’exprimant pas une tendance politique particulière, son
fondateur et actuel rédacteur en chef, le poète Samîh
Al-Qâsim, est une importante figure nationaliste proche du Front
démocratique pour la paix et l’égalité. Le
bihebdomadaire Al-Sinnâra
( http://www.assennara.net) (arabe) (numéro
en cours) paraît également à Nazareth. Il a
été créé en 1990 peu après
Kul Al-‘Arab par Lutfî
Machhûr, journaliste sans affiliation politique connue bien que se situant
dans le consensus nationaliste qui s’est dessiné au sein de la
communauté arabe d’Israël au milieu des années 1980.
Dans le champ de la presse indépendante, l’hebdomadaire
Panorama (http://www.panet.co.il) (arabe)
(numéro en cours) est moins intéressant que les deux
précédents. Créé à la fin des années
1980 dans la ville de Tayba dans la région dite du Petit Triangle qui
borde la Cisjordanie, c’est un journal dont le traitement de
l’information est souvent superficiel, qui ne contient pas
d’éditorial et ne propose qu’exceptionnellement des articles
d’analyse et d’opinion. Le bimensuel
Akhbâr Al-Naqâb
( http://www.akhbarna.com) (arabe) (archivé
depuis avril 2000) est publié à Beersheba par Muhammad Yûnis
et diffuse essentiellement des informations locales concernant la population
bédouine du Néguev.
Mentionnons également le site
Arabes de 48 (Arabs48)
(http://www.arabs48.com) (arabe),
créé en mai 2002 à Shefa Amr par une équipe
dirigée par l’avocat Walîd Khamîs. Très riche en
informations, il fait office d’agence de presse arabe en Israël et
rend compte heure par heure des dernières nouvelles, qu’elles
concernent spécifiquement les Arabes en Israël ou bien Israël
en général et la situation à l’étranger. On y
trouve de nombreux articles d’analyses ainsi que les résultats
détaillés des élections législatives de janvier 2003
pour les trois listes arabes représentées à la
Knesset. Signalons que quelques uns des
principaux responsables sont proches du Rassemblement patriotique
démocratique de ’Azmî Bichâra. Le site a
d’ailleurs fait la promotion de ce parti durant toute la durée de
la campagne électorale 2003.
Toujours très présente, la
presse de partis compte quelques titres en ligne, en l’absence du grand
quotidien proche de la mouvance communiste
Al-Ittihâd. L’hebdomadaire
Fasl Al-Maqâl
( http://www.fasl-almaqal.com qui succède à
http://fasl-almaqal.kvalito.no/) (arabe) (archivé depuis avril
2000), publié à Nazareth depuis 1996, est l’organe du
Rassemblement patriotique démocratique
(A l-Tajammu’ Al-Watanî
Al-Dimuqrâtî)
présidé par ’Azmî Bichâra.
Dirigé conjointement par Marwân Bichâra (le frère de
’Azmî) et Nabîl Al-Sâlih, il dépasse le statut de
simple porte-parole du parti pour proposer de nombreuses analyses politiques et
intellectuelles de la situation des Arabes d’Israël, du conflit
israélo-arabe et d’autres sujets d’actualité.
L’hebdomadaire
Sawt Al-Haqq wa Al-Huriyya
( http://www.sawt-alhaq.com/ar/ qui succède
à http://www.sautelhaqe-walhoria.com/)
(arabe) (numéros archivés depuis décembre 2003),
publié à Umm Al-Fahm depuis 1989, a longtemps été
l’organe du Mouvement islamique. Depuis la scission du mouvement
intervenue en 1996 suite à la décision d’une partie de ses
cadres de participer aux élections parlementaires, le journal est
l’émanation de la branche “radicale“ qui persiste dans
le boycott de l’élection de la
Knesset. En janvier 2003, le journal a
été temporairement interdit de parution par le ministère de
l’Intérieur et a reparu quelques semaines plus tard. Son site
Internet ne fonctionne pas toujours correctement et change souvent
d’adresse.. La branche radicale du Mouvement islamique possède
également un site Internet d’information,
Palestiniens de 48
( www.pls48.net) (arabe) (archives depuis mars
2003), en fonctionnement depuis 2003. Le site est riche en informations sur les
Arabes d’Israël en général, et sur les activités
du Mouvement islamique en particulier. L’hebdomadaire
Al-Mithâq, publié à
Nazareth depuis 1996, est lui l’organe de la branche
“modérée“ du même Mouvement islamique. Nettement
moins riche en informations et en analyses que son rival, le journal
présente essentiellement un compte-rendu des activités du
mouvement. Il avait un site Internet
( http://www.almeathak.com) (arabe) qui ne
fonctionne plus aujourd’hui. Le bimensuel
Al-Sabbâr
( http://www.hanitzotz.com/alsabar) (arabe)
(archivé depuis janvier 1999) est publié à Jaffa par
l’Organisation pour l’action démocratique
( Organization for Democratic Action et
Da’am en arabe), un parti
d’obédience marxiste créé en 1995 en réaction
à l’abandon de l’orthodoxie par le Parti communiste
israélien après l’effondrement de l’Union
soviétique. Voué à l’organisation de la classe
ouvrière en Israël, le parti est surtout actif dans la population
arabe, ainsi que l’ont été tous les partis marxistes en
Israël.
Pour compléter ce tableau de la
presse arabe d’Israël, citons le mensuel en anglais
News from Within
( http://www.alternativenews.org/nfw)
(archivé depuis janvier 1999) publié par
l’ Alternative Information Center,
une association israélienne longtemps dirigée par
Michel Warschawski dont le but est la production d’informations
alternatives sur tous les sujets touchant aux relations
israélo-palestiniennes. News from
Within propose régulièrement d’excellentes
informations et analyses sur les Arabes d’Israël.
Plusieurs radios émettent en langue
arabe en Israël. Certaines émanent du gouvernement (La voix
d’Israël), d’autres de la société civile (Radio
2000). Aucune néanmoins n’est pour le moment en ligne. Le principe
vaut également pour les médias
télévisés : les programmes en arabe de la chaîne
publique et les télévisions privées émettant
localement dans un village ou un groupe de villages sont encore absents du
net.
Pour des sources sur le
net, deux portails arabes
israéliens fonctionnent aujourd’hui,
http://www.bayan.co.il et
http://www.yahala.co.il . Cependant, moins
que des portails permettant d’accéder à des sites arabes
israéliens, ils fournissent aux Arabes d’Israël des liens avec
des pages du monde arabe.
Les centres de recherche
En Israël, plusieurs institutions
consacrent une partie de leurs activités à la recherche sur les
citoyens arabes d’Israël. L’institut
Givat Haviva
(http://www.givathaviva.org.il) est l’un des centres de recherche les plus
actifs dans ce domaine. Situé dans un kibboutz du Triangle lié
à la Fédération Artzi
qui regroupe les kibboutz créés par le mouvement de
jeunesse sioniste “Le jeune gardien ( ha-shomer
ha-tza’ir) “, l’institut Givat Haviva est un centre
de recherche et de documentation mais également un groupe de pression
agissant pour promouvoir la démocratie et la paix. Conjointement à
son activité de recherche qui se distingue en particulier par la
réalisation régulière de sondages d’opinion
auprès de la population arabe d’Israël, le centre organise
diverses activités de sensibilisation de la jeunesse à la
solidarité et la tolérance. Son site offre des informations sur
les diverses activités du centre ainsi qu’un accès au
catalogue de sa bibliothèque où l’on trouve de nombreuses
études en hébreu, arabe et anglais sur les Arabes
d’Israël. Des résumés de quelques-uns uns de ses
derniers travaux sont disponibles en ligne, en particulier
Al-Aqsa Intifada among the Palestinian Citizens in Israel : Causes and Results
( http://dialogate.org.il/peace/publications.asp#academic)
et
A Survey of Political and National Attitudes of the Arabs in Israel October-November 2002
(http://www.givathaviva.org.il/english/peace/research4.htm).
The Arab-Jewish Center
( http://www.research.haifa.ac.il/~jew-arab/) de
l’université de Haïfa, créé en 1969 pour aider
à l’intégration des étudiants arabes à
l’université, produit des recherches (publications et colloques)
dont on trouve un compte-rendu dans le site.
Autre centre de recherche de
l’université de Haïfa,
The Center for Multiculturalism and Educational Research
( http://mculture.haifa.ac.il) a été
créé en 1993 par Mâjid Al-Hâjj, professeur
d’anthropologie, en vue de promouvoir une vision multiculturelle de la
société israélienne basée sur une meilleure
intégration des citoyens arabes. Son site propose un compte-rendu de ses
activités, principalement centrées sur la promotion de la culture
arabe en Israël.
Le
Moshe Dayan Center
( http://www.dayan.org) est le centre de recherche
sur le Moyen-Orient de l’université de Tel-Aviv. Il dispose
d’une section consacrée à la recherche sur les Arabes
d’Israël dirigée par Elie Rekhess. Le site propose un
compte-rendu des activités de recherche ainsi qu’un accès au
catalogue de la bibliothèque, très riche en travaux divers sur les
Arabes d’Israël.
Le
Jaffee Center for Strategic Studies
( http://www.tau.ac.il/jcss) est un centre de
recherche de l’université de Tel-Aviv consacré aux
études stratégiques et de sécurité. Il produit
régulièrement des rapports sur les Arabes d’Israël dont
certains sont disponibles en ligne comme par exemple :
The Islamic Movement in Israel
( http://www.tau.ac.il/jcss/sa/v2n4p5.html) par
Nachman Tal, Strategic Assesment, vol. 2,
n° 4, février 2000 ;
The Arabs in Israel and the Election for Prime Minister
(http://tau;ac;il/jcss/tanotes/TAUnotes11.doc) par Elie Rekhess, Tel Aviv Notes,
7 février 2001 ;
Arab-Israeli and the Events of October 2000. Trends and Attitudes toward the State of Israel
(http://www.tau.ac.il/jcss/sa/volume4_2.html) par Uri Horowitz,
Strategic Assesment, vol. 4, n° 2,
avril 2001.
L’université Ben Gourion,
située à Beersheba dans le désert du Néguev, dispose
d’un
Center for Bedouin Studies and Development
( http://bgu.ac.il/bedouin) dont les
activités sont présentées sur le site de
l’université.
Mada al-Carmel-The Arab Center for Applied Social Research
(http://www.mada-research.org) (anglais et arabe) est un centre de recherche
basé à Haïfa et créé en 2000 par Nadim Rouhana,
professeur de sociologie à l’université de Tel Aviv et
auteur d’un livre de référence sur les Arabes
d’Israël ( Palestinian Citizens in an
Ethnic Jewish State. Identities in Conflict, New Haven, Yale
University Press, 1997). Le centre consacre toute son activité à
la production de recherches sur les citoyens arabes d’Israël en
anglais, arabe et hébreu. Le site Internet permet de se tenir
informé des publications très intéressantes du centre, mais
n’en propose malheureusement aucune en ligne.
Les institutions officielles
Les sites gouvernementaux
De façon générale les
sites gouvernementaux sont dépourvus d’informations
spécifiques sur les Arabes d’Israël. L’internaute pourra
néanmoins compléter sa recherche sur les forces politiques arabes
en Israël par la consultation du site de la
Knesset
( http://knesset.gov.il/index.html) où il
trouvera des renseignements biographiques sur les dix députés
arabes élus en 2003 au Parlement israélien (par ordre
alphabétique : Mohammad Barakeh, Azmi Bishara, Abdulmalik Dehamshe,
Ayoub Kara, Issam Makhoul, Taleb Al-Sana, Wasil Taha, Ahmad Tibi, Majalli Whbee,
Jamal Zahalka).
Les municipalités arabes
En Israël, les villes et les villages
arabes sont administrés par des conseils élus aux statuts divers
selon leur importance démographique. Comme toutes les institutions
locales en Israël, ils dépendent du
ministère de l’Intérieur
( http://www.moin.gov.il) (hébreu) qui
décide de leur statut, fixe le nombre de leurs membres - et,
jusqu’à une date récente, les nommait parfois -,
décide de leur budget et doit approuver les législations locales
qu’ils mettent éventuellement en place.
Certaines municipalités arabes
disposent de sites Internet offrant des informations sur leurs activités,
sur l’actualité locale et éventuellement sur leur
intérêt touristique, mais en l’absence de cités
importantes comme Umm al-Fahm, Shefa ’Amr ou Sakhnine. A noter que,
à l’exception notable de celui de Nazareth, les sites
mentionnés ci-dessous semblent ne plus fonctionner. Nous avons
néanmoins maintenu leurs références au cas où leur
indisponibilité ne serait que temporaire.
Nazareth
( http://www.nazareth.muni.il), la seule ville
arabe en Israël bastion de la Jabha
depuis 1975, possède un site qui donne des informations statistiques sur
la ville et retrace les étapes de sa transformation en vue des
festivités de l’An 2000 et de la visite du Pape.
Abu Ghosh
( http://www.abu-ghosh.muni.il) (arabe et
hébreu) est, avec Bayt Safâfa qui est aujourd’hui devenu un
quartier arabe de Jérusalem, le seul village palestinien de la
région de Jérusalem incluse dans le territoire d’Israël
en 1948 qui a échappé à la destruction, principalement en
raison de son patrimoine religieux chrétien.
Jesh
( http://www.jish.muni.il) (anglais, arabe et
hébreu), village mixte chrétien et musulman situé tout au
nord près de la frontière libanaise, dispose également
d’un site. Kufr Qâsim
( http://www.kufur-kassem.com) (anglais, arabe et
hébreu) est un bastion de la branche “modérée“
du Mouvement islamique qui en contrôle la municipalité ;
c’est aussi le lieu de résidence de plusieurs de ses cadres, en
particulier Abdallah Nimr Darwish qui a fondé le mouvement en 1983 et
Ibrahîm Sarsûr qui préside la branche
“modérée“ depuis 1998. Le site propose une histoire du
village, en particulier du massacre de 49 de ses habitants par
l’armée israélienne en 1956 (articles de presse et photos)
ainsi que la liste des maires successifs.
Tamra
( http://www.tamra.muni.il) (anglais, arabe et
hébreu) est un gros village de Galilée tenu par la branche
“modérée“ du Mouvement islamique. Des informations sur
’Arrâba, un village
de Galilée, peuvent être trouvées sur le site de
l’association Le martyr Asel Asleh
( al-Chahîd Asîl ‘Asila)
( http://www.slider17.com/main.html) (anglais),
fondée en 2000 et animée par la famille d’un jeune homme
tué par la police israélienne lors des événements
d’octobre de la même année.
Quelques villages druzes possèdent
également des sites Internet :
Sâjûr
( http://www.sajur.muni.il), (arabe et
hébreu), Baqi’a
( http://www.peqiin.muni.il) (arabe et
hébreu) et
Dâlyat Al-Karmel, situé
près de Haïfa
( http://www.dalia-hkl.co.il) (anglais, arabe et
hébreu).
Plusieurs sites sont consacrés
à Jaffa, l’une des grandes villes palestiniennes de la côte
avant 1948 aujourd’hui devenu un quartier de Tel-Aviv en majorité
peuplé d’Arabes. N’étant plus une ville à part
entière, elle ne dispose pas d’institutions locales officielles.
Les sites ici répertoriés émanent donc d’associations
ou d’individus. Jaffa
( http://www.jaffa.8m.net) (anglais, arabe et
allemand) est le plus riche. Bien qu’il contienne des informations sur la
situation actuelle des citoyens arabes d’Israël qui résident
à Jaffa, il n’est pas animé par l’un d’entre eux
mais par Norman Ali Khalaf, un Palestinien citoyen allemand professeur de
sciences à la King Fahad Academy à Bonn et dont la famille est
originaire de Jaffa. Sur un ton apologétique, le site fournit des
informations sur l’histoire de la ville et sa situation actuelle
(intérêt touristique avec photos à l’appui mais aussi
situation sociale des résidents arabes). Il offre également des
liens avec d’autres sites consacrés à Jaffa.
Jaffa Online
( http://www.jaffacity.org) (anglais), une
association créée en 1997 par Haytham Sawalhy et André
Mazawi (professeur d’histoire à l’université de
Tel-Aviv), deux habitants de Jaffa, offre des informations sur l’histoire
de la ville et un musée virtuel, ainsi que cinq numéros de sa
News Letter où l’on trouve
des renseignements sur la vie locale.
Les forces politiques
Jusqu’au milieu des années
1980, la majorité des électeurs arabes votait pour les partis
juifs, en particulier pour tous ceux qui entraient traditionnellement au
gouvernement et pouvaient donc distribuer quelques ressources publiques aux
notables locaux qui les soutenaient. Bien que la tendance se soit massivement
inversée depuis cette date et que 76 % des voix arabes se soient
reportées sur les partis arabes aux élections législatives
de 2003, les partis juifs continuent d’attirer une partie de cet
électorat. C’est le cas du
Parti travailliste
( http://www.aavoda.co.il) (hébreu) et du
Meretz
( http://www.meretz.org.il ou
http://elections.meretz.org.il/) (hébreu, arabe, anglais, russe).
Situé à gauche du Parti travailliste, ce dernier a fait
élire la première femme arabe à la
Knesset (Husniyya Jbâra) aux
élections parlementaires de 1999. Depuis le scrutin de janvier 2003
cependant, où les partis de gauche ont subi une cuisante défaite,
ces deux formations ne disposent plus de députés arabes. Le
Likud
( http://www.likud.org.il) (hébreu), enfin,
compte régulièrement un député druze dans son groupe
parlementaire et sa victoire écrasante aux dernières
élections a permis l’élection inédite de deux druzes
de sa liste (Majallî Wahba et Ayyûb Qara‘).
Le Front démocratique pour la paix et
l’égalité
(Jabha)
Le
Front démocratique pour la paix et l’égalité
( Al-Jabha Al-Dimuqrâtiyya lil-Musâwa
wal-Salâm) est né en 1977 de l’association entre
le Parti communiste israélien, seul parti nationaliste arabe
représenté à la Knesset jusqu’en 1984, et divers
mouvements étudiants et associatifs nationalistes. En 2003, la
Jabha (le front en arabe) a
présenté une liste commune avec le
Mouvement arabe pour le changement
( Al-Haraka Al-‘Arabiyya
lil-Taghayyur) (http://www .a-m-c.org),
ce qui lui a permis de rester la première formation arabe avec
28,8 % du vote arabe et trois députés à la
Knesset. Son site Internet
( http://www.aljabha.org) (arabe) présente
le programme du parti, divers articles et analyses, ainsi que le résultat
détaillé du score des trois listes arabes
représentées à la
Knesset suite aux élections 2003.
Le Front démocratique pour la paix
et l’égalité, qui est un parti judéo arabe même
s’il compte peu de militants et de cadres juifs, dispose également
d’un site en hébreu, Hadash
( http://www.hadash.org.il). On pourra
également consulter le site du
Parti communiste israélien (Maki)
(http://www.maki.org.il) (anglais et
hébreu), où sont présentées les activités de
ce parti qui reste le pilier du Front démocratique pour la paix et
l’égalité.
Le Rassemblement patriotique démocratique
(Tajammu’)
Le
Rassemblement patriotique démocratique
( Al-Tajammu’
Al-Watanî Al-Dimuqrâtî)
est né en 1996 de la fusion entre plusieurs groupes nationalistes
extraparlementaires qui s’identifiaient aux factions radicales de
l’OLP. Ils souhaitaient à la fois formuler une position commune
après la signature des accords d’Oslo en 1993 et gagner une
représentation à la Knesset. Sous la houlette de son
président ’Azmi Bichâra, le
Tajammu’ a formulé le mot
d’ordre depuis martelé par tous les partis arabes en
Israël : transformer l’État des Juifs en “ un
État de tous ses citoyens ” où les citoyens arabes
seraient pleinement égaux avec les Juifs. Suite aux élections
parlementaires de janvier 2003, le parti a vu son audience
considérablement augmenter. Alors qu’il n’avait recueilli que
16,7 % des voix lors des élections de 1999 et ne disposait que
d’un seul élu après sa brouille avec son colistier le
Mouvement arabe pour le changement, il a
attiré à lui 21,4 % des suffrages arabes et est parvenu
à envoyer trois députés à la
Knesset. Le
Tajammu’ dispose d’un site
Internet qui fonctionne épisodiquement
(www.balad.org)
(anglais, arabe, hébreu) où l’on trouve diverses
informations sur ses activités et son programme. Depuis décembre
2001,
The International Committee for the Defense of Azmi Bishara
( http://www.azmibishara.info) a été
créé pour mobiliser les soutiens en faveur de ‘Azmi
Bichâra en vue des deux procès qui se sont ouverts en
décembre 2001 et en février 2002, et dans lesquels le
député est jugé pour activités et propos
anti-israéliens (visites en Syrie, appel à la résistance
à l’occupation israélienne en Cisjordanie et à Gaza
et légitimation de l’action du
Hezbollah au Sud Liban). Sa section
française, le
Comité International pour la défense d'Azmi Bishara
( http://www.comitebishara.org), possède
également un site riche d’une revue de presse mais aussi
d’interviews et d’analyses.
Le Mouvement arabe pour le changement
(Al-Haraka Al-‘Arabiyya
li-l-Taghayyur)
Le
Mouvement arabe pour le changement
(Al-Haraka Al-‘Arabiyya
li-l-Taghayyur)
(http://www.a-m-c.org)
(anglais, arabe, hébreu) a été créé en 1996
peu avant les élections législatives par Ahmed
al-Tîbî. Ce dernier a débuté sa carrière
publique à la fin des années 80 grâce au parrainage
d’Ezer Weizman (colombe travailliste ayant assumé la
présidence de l’État israélien entre 1993 et 2000)
qui avait l’habitude de lui confier des missions de contact avec la
résistance palestinienne durant l’Intifada. Après la
signature des accords d’Oslo, il est devenu conseiller de Yasser Arafat,
poste qu’il a quitté en 1999 après avoir été
élu à la
Knesset sur
une liste commune avec le
Tajammu’.
Le Mouvement arabe pour le changement est surtout un parti de notables recrutant
principalement dans la région du Petit triangle d’où est
originaire Ahmed al-Tîbî lui-même. Son audience est
réduite et le parti n’a réussi à obtenir une
représentation parlementaire qu’en s’alliant avec
d’autres forces politiques, le
Tajammu’ en 1999 et la
Jabha en
2003.
Les Enfants du pays
(Abnâ’
Al-Balad)
Les
Enfants du Pays (Abnâ' Al-Balad)
( http://www.abnaa-elbalad.org) (arabe et anglais)
figurent parmi les partis politiques arabes les plus anciens en Israël.
Créé en 1969, il s’identifiait alors aux factions
“ radicales “ de l’OLP (FPLP et FDLP) et
revendiquait la lutte armée pour libérer la Palestine. Il a
été le premier à formuler l’idée que les
Arabes d’Israël font partie intégrante du peuple palestinien.
S’il a présenté des listes à plusieurs
élections municipales, il a toujours refusé par principe de
participer aux élections parlementaires, ce qui équivaudrait selon
lui à une reconnaissance de l’entité sioniste.
Aujourd’hui très affaibli par les défections successives de
ses cadres qui ont soit intégré les autres partis arabes soit
fondé des ONG, mais aussi par le succès des partis qui jouent la
carte de l’intégration au système politique
israélien, Abnâ’
Al-Balad ne revendique plus officiellement
l’anéantissement d’Israël par la lutte armée.
Bien qu’en perte de vitesse, le mouvement est toujours influent, en
particulier dans le milieu estudiantin.
Les islamistes
Si les deux organes islamistes de presse
cités plus haut sont en ligne,
Sawt Al-Haqq wa Al-Huriyya
( http://www.sawt-alhaq.com qui succède
à http://www.sautelhaqe-walhoria.com/)
pour les “radicaux“ et
Al-Mithâq
( http://www.almeathak.com) pour les
“modérés“, les deux branches du Mouvement islamique
( Al-Haraka Al-Islâmiyya) n’ont
pas de site Internet officiel qui rende compte de leurs programmes et de leurs
activités. Toutes deux cependant possèdent (ou possédaient)
des sites qui leur sont (ou étaient) liés émanant
d’associations vouées aux mêmes objectifs et portant des noms
presque similaires. Depuis mai 2003, en effet, les activités de la
branche ‘’radicale‘’ ont subi le contrecoup de
l’arrestation de Râ’id Salâh, le maire d’Umm
Al-Fahm qui préside la branche “radicale“, et seuls les sites
de la branche ‘’modérée’’ sont
aujourd’hui accessibles.
L’ Association Al-Aqsa pour la réhabilitation des waqfs
musulmans ( Jama’iyyat Al-Aqsâ
li-Ri’âyat Al-Awqâf Al-Islâmiyya)
( http://www.aqsa-mubarak.org) (arabe),
créée en 1989 et affiliée à la branche
“modérée“, s’occupe du recensement et de la
restauration des lieux saints musulmans sur le territoire israélien,
ainsi que de la défense de la mosquée Al-Aqsa à
Jérusalem, thème phare de la mobilisation islamiste en
Israël. Jusqu’en 2001, “radicaux“ et
“modérés“ continuaient de travailler ensemble au sein
de l’Association Al-Aqsa malgré leurs dissensions. A cette date,
Râ’id Salâh a décidé de fonder sa propre
organisation de défense et de restauration des lieux saints,
baptisée Fondation Al-Aqsa pour l’entretien des Lieux-saints
musulmans ( Mu’assasat Al-Aqsâ
li-I’mâr Al-Muqaddasât Al-Islâmiyya)
( http://www.islamic-aqsa.com) (arabe), qui ne
fonctionne plus. Le Comité d’aide humanitaire
( Lajnat Al-Ighâtha
Al-Insâniyya)
( http://www.igatha.com) (arabe),
créé en 1989, était l’association de la branche
“radicale“ chargée de l’action caritative,
principalement en direction des habitants de Cisjordanie et de la bande de Gaza
mais aussi au Kosovo ou en Bosnie ; elle a été fermée
en 2003 par les autorités israéliennes, qui la soupçonnent
de faire transiter des fonds vers le Hamas palestinien ; en 2005,
l’affaire est en cours de jugement.
L’ Association pour l’aide aux orphelins et aux nécessiteux (Jamciyyat li Ighâthat Al-Aytâm wal-Muhtâjin)
( http://www.igatha.com) (arabe) est son homologue
“modérée“ créée en 1996 suite à
la scission.
Les organisations non gouvernementales
Les associations arabes
Depuis la fin des années 1980, un
véritable boom associatif a lieu dans la communauté arabe
d’Israël. Ces associations, le plus souvent financées par des
fonds issus de la diaspora juive de gauche basée en Amérique du
Nord et en Europe ou bien par des grandes associations caritatives occidentales
du type
ICCO (Dutch Interchurch Organization for Development and Cooperation)
( http://www.icco.nl/english/information/) ou
Ford Foundation
( http://www.fordfound.org), militent pour
l’amélioration des conditions de vie des Arabes
d’Israël. Outre les généralistes, on trouve de
nombreuses associations centrées sur un aspect précis de la
situation des citoyens arabes : éducation, économie, aide
juridique, villages non reconnus, enfance, violence contre les femmes, etc. Les
principales disposent de sites Internet, la plupart du temps consultables dans
les trois langues anglais, arabe et hébreu.
Citons en premier lieu
Al-Ittijah
( http://www.ittijah.org) dont le site peut servir
de portail pour des liens avec l’ensemble du milieu associatif arabe.
Cette association a en effet vocation à fédérer les
associations arabes en Israël afin de créer une action
concertée susceptible d’exercer un véritable
lobbying arabe auprès des
institutions gouvernementales. Quarante-quatre associations y
bénéficient pour le moment de pages.
Créé en 1988,
Al-Mu’assasa Al-’Arabiyya li Huqûq Al-Insân - The Arab Association for Human Rights
( http://www.arabhra.org) (anglais et arabe)
dispose de loin du site le plus riche pour le chercheur intéressé
à la situation des Arabes d’Israël. Outre un compte-rendu des
activités de l’association, on y trouve en effet une revue de
presse hebdomadaire en anglais basée sur l’analyse des sept titres
les plus importants de la presse arabe en Israël
( Kul Al-’Arab,
Al-Sinnâra,
Pânôrâmâ,
Al-Ittihâd,
Fasl Al-Maqâl,
Al-’Ayn et
Sawt Al-Haqq wa Al-Huriyya). On y trouve
également un profilage de tous les journaux en langue arabe
publiés en Israël (soit une dizaine). Des cartes situant les
principaux villages arabes d’Israël sont disponibles, de même
que de nombreuses statistiques – pour la plupart issues du Bureau Central
des Statistiques israéliens – comparant la situation des citoyens
juifs et arabes en Israël (éducation, logement, santé,
revenu, etc.).
Autre grande association dont
l’importance ne cesse de croître depuis quelques années,
’Adâla
( http://www.adalah.org), créée en
1996 possède une équipe d’avocats et s’est
spécialisée dans l’aide juridique aux Arabes
d’Israël. Elle a été récemment à
l’origine de plusieurs procès qui ont provoqué des remous en
Israël. Après avoir assuré la défense d’une
famille arabe qui s’était vu refuser l’achat d’un
terrain dans un kibboutz du Triangle et assigné le ministère des
Religions devant la Cour suprême au motif qu’il ne respectait pas
l’égalité religieuse dans la répartition de ses
budgets, elle a aujourd’hui en charge la défense du
député ’Azmî Bichâra déchu de son
immunité parlementaire et jugé depuis février 2002 pour
activités anti-israéliennes. Outre un compte-rendu de ses
missions, le site Internet donne de nombreuses informations sur les
événements d’octobre 2000 durant lesquels la
répression policière des manifestations populaires de soutien au
peuple palestinien a fait douze morts parmi les citoyens arabes
d’Israël. Le site est plus généralement une mine
d’informations sur les citoyens arabes d’Israël.
L’association
Mossawa (Egalité)
(http://www.mossawacenter.org) a été créée en 1997
à Haïfa. Outre diverses actions de promotion des droits collectifs
des Arabes d’Israël, elle fait un travail d’analyse de
données sur la situation socio-économique des Arabes
d’Israël et s’est illustrée dans le suivi des
événements d’octobre 2000. Les rapports qu’elle
produit régulièrement sur la situation sociale, économique
et politique des citoyens arabes sont en ligne, en particulier
Report on the Social, Economic and Political Status of the Arab Citizens of Israel
(2001) (http://www.mossawacenter.org/en/reports/2004/01/040115.pdf). Le site met
également en ligne divers rapports et études produits par
d’autres institutions, comme par exemple le rapport du Central Bureau of
Statistics
The Arab Population in Israel
(2002) (http://www.mossawacenter.org/en/reports/2004/03/040324.pdf).
Créée en 1999,
Ahali Center for Community Development
( http://www.ahalicenter.org) est dirigée
par Jamâl Zahâlqa, un membre du Rassemblement patriotique
démocratique ( Tajammu’).
L’association organise diverses actions en vue de constituer les citoyens
arabes en acteurs politiques et d’accroître leur influence sur la
prise de décision en Israël. Aux élections
législatives de 1999, elle avait par exemple lancé une grande
campagne d’incitation au vote afin d’élever le taux de
participation des Arabes. Son site Internet offre un compte-rendu de ses
activités ainsi qu’une page consacrée aux
événements d’octobre 2000 et au soutien aux familles des
victimes.
The Gallilee Society
( Jam’iyyat Al-Jalîl)
( http://www.gal-soc.org) milite plus
spécifiquement dans le domaine de l’accès égal aux
soins médicaux. Créé en 1981 par des professionnels de la
santé, elle est devenue l’une des plus grandes ONG arabes en
Israël, fournissant analyses et données sur les problèmes de
santé et d’environnement dans la communauté arabe et
finançant des projets de développement.
The Arab Center for Alternative Planning
(http://www.ac-ap.org) (anglais, arabe, hébreu) a été
créé en 2000 dans le but de promouvoir des politiques alternatives
de planification urbaine et de développement dans les zones arabes
d’Israël. L’association a été reconnue par le
ministère de l’Intérieur, auprès duquel elle
s’efforce de faire du lobbying. Son
site Internet propose un compte-rendu de ses activités ainsi qu’une
lettre d’information (depuis mai 2004).
I‘lâm – Media Center for Arab Palestinians in Israel
(http://www.ilamcenter.org) (anglais) a été créé en
2000 pour améliorer l’image des citoyens arabes d’Israël
dans la presse hébraïque. Elle s’est fait connaître lors
des événements d’octobre 2000 en diffusant des images des
émeutes vues du côté des manifestants arabes, ce
qu’aucun média en hébreu n’avait été en
mesure de faire. Depuis, elle organise des campagnes d’information visant
à mettre en évidence les biais de la presse hébraïque
dans son traitement de l’information à propos des Arabes en
Israël et du conflit israélo-palestinien en général.
Son site Internet propose un compte rendu de ses activités.
Dans le domaine du développement
économique,
The Arab Business Club in Israel
( Nâdî Rijâl Al-A’mâl
Al-’Arab fî Isrâ’îl)
( http://www.abc.org.il) (anglais, arabe et
hébreu) regroupe les principaux hommes d’affaires arabes
d’Israël en vue de promouvoir l’initiative entrepreneuriale
dans la communauté arabe. Le site offre un compte-rendu des
activités de l’association.
Plusieurs associations se sont
spécialisées dans la question des réfugiés dits
”internes”, i.e. les
réfugiés de 1948 déplacés à
l’intérieur des frontières de l’État
d’Israël, et des villages non reconnus par les autorités
israéliennes. La plus importante de ces associations,
The Association of Forty
( Lajnat Al-Arba’în)
( http://www.assoc40.org) (anglais, arabe et
hébreu) est vouée exclusivement à la défense des
habitants de ces villages qui ne figurent sur aucune carte et ne disposent
d’aucune infrastructure. Son site propose une liste des villages
accompagnée d’un descriptif de chacun d’entre eux.
The Association for the Relief and Welfare of Kammana
( http://www.angelfire.com/ms/kammana) (anglais,
arabe et hébreu) est une association des habitants du village non reconnu
de Kammâna en Galilée. Pour des informations sur le cas des
réfugiés internes, on peut également consulter les sites
des associations des habitants des villages de
Iqrîth
( http://iqrit.org) et
Bir’am
( http://birem.org). Situés non loin de la
frontière libanaise, ces deux villages chrétiens ont
été vidés de leurs habitants et détruits en 1951.
Les habitants, qui résident pour la plupart en Israël, sont depuis
lors en procès avec l’État et attendent de pouvoir regagner
les lieux. Les sites informent sur le déroulement des procès et
les activités des associations.
La
Fondation Tawfîq Zayyâd pour la culture nationale et la création
( Mu’assat Tawfîq Zayyâd
lil-Thaqâfa Al-Wataniyya wa Al-Ibdâ‘)
(http://www.zayyad.com) (arabe) est une
association locale créée à Nazareth en 1996 pour promouvoir
la restauration de la ville et la préservation de son patrimoine
culturel. Elle vise plus généralement à la promotion de la
culture et de l’art parmi les Arabes en Israël. Elle porte le nom de
Tawfîq Zayyâd, maire de Nazareth jusqu’à sa mort en
1993 et dirigeant historique de la Jabha,
un mouvement politique dont elle est très proche.
Baladna-Association for Arab Youth
(http://www.baladnayouth.org) (anglais, arabe) est une organisation de jeunesse
non partisane. Son objectif principal est la création d’un large
mouvement de jeunesse parmi la population arabe d’Israël. Son site
Internet est assez rudimentaire, proposant principalement des photos de ses
activités ainsi qu’un forum en ligne, pour l’instant peu
développé.
Mentionnons enfin l’association
Mithâq al-Ma’rûfiyîn al-Ahrâr (le Pacte des Druzes libres)
(http://www.druzemethaq.org/) (arabe). Il s’agit d’une association
druze créée en 2001 qui milite pour la défense de
l’arabité des Druzes et leur rapprochement avec les autres citoyens
arabes d’Israël. L’association est indépendante mais
plusieurs de ses membres fondateurs sont proches du parti de ‘Azmi
Bichâra, le Rassemblement patriotique démocratique. Elle fait
campagne pour la fin du service militaire obligatoire pour les Druzes
d’Israël (les autres arabes en sont dispensés). Elle souhaite
également établir le contact avec les Druzes du Liban et de Syrie.
Plusieurs de ses membres se sont rendus à la conférence de
‘Ammân en septembre 2001, où Walid Joumblatt, leader des
Druzes libanais et chef du Parti Socialiste Progressiste, a appelé ses
coreligionnaires israéliens à refuser de servir dans Tsahal. Le
site Internet présente un compte rendu des activités de
l’association ainsi que quelques articles d’analyse sur la situation
des Druzes en Israël.
Les associations judéo arabes de promotion de
l’égalité
Militant pour l’égalité
entre tous les citoyens israéliens, un certain nombre
d’associations a été créé sur
l’initiative de Juifs situés à gauche du spectre politique
tout en comptant des militants arabes parmi leurs rangs. La principale
d’entre elles est Sikkuy
( http://www.sikkuy.org.il). Fondée en
1991, elle réalise chaque année un
Rapport sur l’égalité et
l’intégration des citoyens arabes d’Israël
dont les deux dernières moutures sont disponibles en ligne. Son site
Internet propose également le rapport d’une conférence tenue
en 2004 sur la commission Or et ses suites. La commission Or est une commission
d’enquête mise en place par le gouvernement israélien suite
aux événements d’octobre 2000.
L’association Adva
( http://www.adva.org), quant à elle,
s’occupe de produire de l’information sur l’état de
l’égalité et de la justice sociale en Israël. Elle
publie régulièrement en anglais un bulletin d’information
à ce sujet, The Israel Equality
Monitor.
The Association for Civil Rights in Israel
(http://www.acri.org.il) (anglais, arabe, hébreu) a été
créée en 2000 et est également une association de promotion
des droits civiques en Israël : minorités diverses (Arabes,
homosexuels), liberté de la presse, liberté de la justice. Son
site Internet propose divers communiqués de presse sur ces sujets ainsi
que des comptes rendus de ses activités.
Hanitzotz A-Sharara Publishing House
( http://www.hanitzotz.com), fondée en 1985
comme maison d’édition publiant divers documents et revues
consacrés au conflit israélo-arabe et à la situation des
citoyens arabes d’Israël, est une organisation proche du mouvement
marxiste déjà cité
L’organisation pour l’action démocratique
( http://www.odaction.org/). Elle a élargi
aujourd’hui son action, en particulier en fondant les centres
communautaires Baqa dans plusieurs villages arabes et, plus récemment,
Video 48, une maison de production de films documentaires sur la situation des
citoyens arabes d’Israël et des Palestiniens de Cisjordanie et Gaza.
Le site offre un compte-rendu de ses activités ainsi que de nombreuses
informations sur la situation socio-économique des Arabes
d’Israël.
Neve Shalom (Oasis de paix)
( http://www.nswas.com) (12 langues dont le
français), village situé entre Jérusalem et Tel-Aviv, a
été fondé en 1971 par des citoyens juifs et arabes militant
pour la paix et l’égalité. Une cinquantaine de familles
juives et arabes y vit ensemble au quotidien et organise diverses actions
destinées à promouvoir la coexistence.
L’association
Coexistence (Ta‘âyush)
(http://www.taayush.org) (anglais, arabe, hébreu) a été
créée peu après les événements
d’octobre 2000 par des Arabes et des Juifs israéliens afin, comme
son nom l’indique, de promouvoir la coexistence entre Juifs et Arabes en
Israël, mais aussi de combattre l’occupation par Israël des
territoires palestiniens. Elle se mobilise tout particulièrement contre
la construction du mur de séparation. Le site offre un compte rendu de
ses activités.
Citons enfin
The Center for Jewish-Arab Economic Development
( http://www.cjaed.org.il) (arabe, hébreu,
anglais), association consacrée à la promotion d’un
développement économique judéo arabe, en Israël
même mais aussi à l’échelle du Moyen-Orient tout
entier.
Les associations de la diaspora juive
Certaines associations de la diaspora juive
militent pour l’avènement d’un nouvel Israël respectueux
des différences et financent une grande partie des associations arabes et
juives mentionnées ci-dessus.
New Israel Fund
( http://www.newisraelfund.org) a
été créé en 1979 par des intellectuels
israéliens, américains et européens. Son bureau principal
se trouve à Washington mais il dispose de branches en Israël, en
Grande-Bretagne, en Suisse et au Canada. Il est actuellement dirigé par
Yoram Peri, professeur de Science politique à l’Université
hébraïque de Jérusalem et ancien conseiller d’Itzhak
Rabin. Son site Internet présente un rapport sur ses activités
ainsi que des données régulièrement actualisées sur
la situation des Arabes d’Israël.
L’ Abraham Fund
( http://www.abrahamfund.org) a quant
à lui été créé en 1989 à New York par
un homme d’affaires philanthrope, Alan B. Slifka, et un rabbin,
Eugène Weiner. Ainsi nommé en l’honneur de
l’ancêtre éponyme commun aux Arabes et aux Juifs,
l’Abraham Fund a vu son action en faveur de la coexistence entre citoyens
israéliens arabes et juifs récompensée par la Knesset en
2000. Son site Internet offre un compte-rendu de ses activités mais
également d’intéressantes données sur la situation
des citoyens arabes.
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