Jean-François Legrain Édition du 17-juin-04
 

Les returnees militaires

Ceux qui, au sein de la génération de la première Intifada, avaient joué le jeu de l'autonomie après avoir été à la pointe de la mobilisation armée n'épuisent en rien l'échantillon des fondateurs et autres responsables des Brigades. Un certain nombre parmi ces derniers, en effet, témoignent d'un âge plus avancé, la cinquantaine, et sont des returnees originaires de Gaza ou de Cisjordanie dont l'expérience militaire a été acquise dans les « pays de la confrontation », Jordanie, Syrie, Liban et Irak, une expérience mise ensuite au service de l'autonomie.

Les cas de Gaza, Hébron et Jénine

Dans la Bande de Gaza, Jihâd Al-'Ammârîn (Abû Ramzî) (né à Gaza en 1956 et éliminé par l'armée israélienne le 4 juillet 2002) est emblématique de ce type d'itinéraire ([61]). Présenté par les Brigades comme l'un de leurs fondateurs à l'échelle locale et nationale, il appartenait au Conseil national palestinien (CNP) et était affecté aux services anti-drogue de la police avec rang de colonel après avoir mené une longue carrière militaire au sein du « secteur occidental » de Fath en charge, sous la direction d'Abû Jihâd, de la mobilisation dans les territoires occupés ; arrêté en 1976, il est condamné à 99 ans de détention pour avoir participé à l'attentat de Maalot en 1974, mais est libéré lors de l'échange de prisonniers de mai 1985 entre le FPLP-CG et Israël ; lors de son séjour en prison, il redécouvre l'islam et intègre Al-Jamâ'a Al-Islâmiyya (« La Communauté islamique »), un groupe fondé dans les années 1970 par Jabr 'Ammâr, officier de Fath lui aussi, dans les geôles israéliennes et dont l'idéologie a pu recouper à certaines époques celle du groupe égyptien Al-Takfîr wa Al-Hijra (« Excommunication et Hégire »).

 

Jihâd Al-'Ammârîn

A Hébron, les Brigades ont été fondées par Marwân Zallûm (Abû Sajî) (né dans la ville vers 1959 et éliminé par l'armée israélienne le 22 avril 2002) ; incarcéré pour ses activités militaires, il est ensuite banni et gravit les échelons de l'ALP (Armée de libération de la Palestine) au Liban ; à nouveau capturé par l'armée israélienne lors d'une incursion dans la vallée du Jourdain en 1982, il est condamné à la détention à perpétuité et, comme 'Ammârîn, retrouve la liberté à l'occasion d'un échange de prisonniers ; revenu avec la mise en place de l'autonomie, il appartenait au Comité régional Fath d'Hébron.

Dans le camp de Jénine, un autre returnee est unanimement reconnu comme l'un des leaders des Brigades ayant coordonné la résistance à l'incursion israélienne en avril 2002 : Yûsuf Qabhâ (Abû Jandal) (né à Ya'bad, près de Jénine, en 1965, il est tué le 1er avril 2002) avait quitté la Cisjordanie en 1981 ; après avoir connu les camps d'entraînement de l'OLP au Liban, en Syrie, au Maroc et en Irak ; il rentre en Palestine au moment d'Oslo en qualité de formateur des forces de police et de sécurité.

Marwân Zallûm
Yûsuf Qabhâ (Abû Jandal)

De tels cas ne sont pas isolés. D'autres personnalités plus ou moins directement liées aux Brigades procèdent, en effet, de cette catégorie. Parmi les « martyrs » célébrés par le groupe figurent ainsi pour la Bande de Gaza au moins deux généraux ([62]), sans mentionner les colonels ou lieutenants-colonels : Ahmad Mufarraj (Abû Hmayd) (né près de Khân Yûnis vers 1940, il est tué par l'armée israélienne le 8 mars 2002 alors qu'il observait une incursion près de Khân Yûnis) dirigeait les Forces de Sécurité nationale dans le sud de la Bande de Gaza ; compagnon d'armes de Mûsâ 'Arafât, chef des Renseignements militaires de l'autonomie, d'Ismâ'îl Jabr, chef de la Sécurité nationale, et d''Abd Al-Mu'tî Al-Sab'âwî, dont il sera question ci-après, il avait participé à la mise en place des structures militaires de l'OLP en Jordanie ; membre du CNP depuis 1983 au moins, il appartenait également Conseil central de l'OLP depuis 1988. Quant à 'Abd Al-Mu'tî Al-Sab'âwî (Abû Yâsir) (né à Gaza en 1947, il meurt en tentant de désamorcer une bombe dans le camp de Châtî' le 18 décembre 2000) occupait le poste de directeur adjoint de la Police pour les opérations, la planification et l'organisation (dirigée par Ghâzî Jabalî) et appartenait au Conseil révolutionnaire Fath. A Gaza, d'autres officiers de hauts rangs venus de l'extérieur ont également contribué aux activités des Brigades : Mas'ûd 'Ayyâd (éliminé par l'armée israélienne le 13 février 2001) était lieutenant-colonel de la Force 17 ; compagnon de Jihâd Al-'Ammârîn, Muhammad Kichkû (Abû Kifâh), né à Gaza en 1956, était l'un des fondateur d'Al-'Asifa, l'aile militaire de Fath ; arrêté en 1973, il est libéré par Israël en 1985 à l'occasion d'un échange de prisonniers et exilé ; revenu avec Yasser Arafat comme membre de la Force 17, il participe aux activités des Brigades et meurt le 24 septembre 2002 en résistant à une incursion israélienne.

Ahmad Mufarraj
'Abd Al-Mu'tî Al-Sab'âwî
Muhammad Kichkû

Sans être de hauts gradés, bien d'autres jeunes membres des forces de sécurité installés en Palestine avec l'Autorité d'autonomie ont eux aussi suivi le chemin des Brigades comme Mâzin Abû Al-Wafâ, chef des renseignements militaires à Qalqîlyâ avec grade de commandant, mort au combat le 19 juin 2002 ; Mâhir Daghlas, originaire de Burqa près de Naplouse mais né à Irbid (Jordanie) en 1980, membre des Forces de sécurité préventive, mort au combat le 19 novembre 2002 ; 'Abd Al-Qâdir Hamdân, né en Jordanie vers 1972 et membre des renseignements militaires, éliminé le 12 mars 2001 ; ou encore Fâdî Samâ'ana, né en 1976 à Bayt Iba près de Naplouse, il avait passé la majeure partie de sa vie l'extérieur ; de retour en Palestine avec l'autonomie, il intègre les Renseignements militaires et meurt au combat le 22 août 2001.

La liste n'est pas exhaustive et d'autres returnees, qui, eux, n'avaient pas intégré les forces de sécurité palestiniennes, ont également péri dans les rangs des Brigades tels : Jihâd Al-'Alûl, fils de Mahmûd Al-'Alûl, gouverneur de Naplouse, originaire de la ville mais né à Beyrouth en 1978, étudiant à l'université Najâh, il meurt au combat le 1er octobre 2000 ; Muhammad 'Ubayyât, originaire de Ta'âmra mais né en 1974 dans le camp de Baq'a près d'Amman, éliminé le 13 octobre 2002 ; Sa'îd Al-Batta, originaire d'un village proche de Qalqîlyâ mais né à Amman en 1982, étudiant mort dans une opération sans espoir le 9 mars 2002 ; Muhammad Hammûda, originaire de Naplouse mais né à Zarqa (Jordanie) en 1984, auteur d'un attentat suicide le 17 février 2002 ; ou encore Mahmûd Al-Mugharbî, né en 1975 en Libye où son père avait été banni, un des chefs des Brigades dans le camp de Dahîcha, éliminé le 10 décembre 2000.

Brigades du Jihad islamique

Au sein de l'ensemble non exhaustif des fondateurs et responsables des premières cellules des Brigades, Jihâd Al-'Ammârîn, Marwân Zallûm et Abû Jandal attirent l'attention par leur expérience commune, militaire, idéologique et politique, menée au sein d'un même groupe, les Sarâyâ Al-Jihâd Al-Islâmî (« Brigades du Jihad islamique ») (BJI), une communauté d'itinéraire qui pourrait étayer la thèse d'une coordination effective au sein des Brigades entre la Bande de Gaza, d'une part, et la Cisjordanie méridionale (Hébron) et septentrionale (Jénine), de l'autre, lors de leur fondation.

Les Brigades, nées au milieu des années 1980, n'ont en réalité jamais constitué une organisation à proprement parler mais un courant de pensée et une signature commune d'opérations nées de la coopération entre divers groupes ou individualités décidés à redynamiser la lutte nationale, politique et militaire, au nom de l'islam ([63]). Dans le domaine militaire, deux officiers supérieurs du « Secteur occidental » chargé des territoires occupés au sein de Fath (sous la direction d'Abû Jihâd, le numéro 2 de l'OLP), Hamdî Sultân (de son vrai nom Muhammad Bâsim Sultân Al-Tamîmî) et Abû Hasan Qâsim (Muhammad Hasan Al-Bhayss), sont au cour de sa mise en ouvre. A la différence des sources proches de l'armée israélienne qui faisaient des BJI une création pure et simple de Fath, articulée sur son appareil de décision et dirigée par Abû Jihâd lui-même, l'ensemble de mes interlocuteurs palestiniens ont souligné que la fondation des BJI a été le fruit d'une initiative strictement individuelle. La cohérence idéologique, quant à elle, a été apportée par Munîr Chafîq (Munîr Chafîq Salîm 'Asal, né à Jérusalem en 1936, un ancien maoïste de Fath converti à l'islam politique). Des contacts sont entrepris avec le MJIP dirigé par Fathî Chqâqî ([64]), et Al-Haraka Al-Islâmiyya Al-Mujâhida fî Filastîn (« Mouvement Islamique pour le Jihad en Palestine ») du chaykh Hâmid Ahmad Nawfal ([65] ). L'attentat du 15 octobre 1986 signe l'acte de naissance public des BJI, lorsqu'un commando de trois hommes lance des grenades sur les nouvelles recrues d'une brigade israélienne d'élite, venues prêter serment au terme de leurs classes devant le Mur des lamentations à Jérusalem.

En intervenant de pareille façon dans le domaine de la lutte armée anti-israélienne en 1986, les Brigades se plaçaient délibérément en rupture avec les nouvelles pratiques en train de se mettre en place autour du courant central de l'OLP. Depuis l'engagement de l'OLP à renoncer au terrorisme pris par Yasser Arafat au Caire en novembre 1985, les opérations armées menées contre des cibles israéliennes ou juives sur la scène internationale avaient en effet quasi disparu, à l'exception de celles menées par des groupes dissidents de l'OLP. Dans les territoires eux-mêmes, les opérations de fedayin avaient également changé : déclin dans l'utilisation des grenades, des cocktails molotovs et des engins explosifs, multiplication des attaques à l'arme blanche, ce genre d'opérations relevant de commandos souvent petits, organisés localement et non plus en lien avec les organisations de l'extérieur. Les opérations menées par les BJI ont été une tentative de renouer avec l'utilisation des armes dans des liens avec l'extérieur mais en limitant les cibles à des objectifs militaires (ou des colons) dans les territoires mêmes. Avec le nouveau contexte politique et militaire de la première Intifada, leurs auteurs se plient, de facto, à l'abstention de l'utilisation des armes préconisée par le CNU.

La disparition des fondateurs des BJI dans un attentat commis par les services israéliens à Limassol, en février 1988, amène de nouvelles personnalités à la tête du mouvement. Dès le mois d'avril 1988, un nouveau tandem prend la direction : Mu'în Sa'd Al-Dîn Rachîd Al-Tâhir (ancien de la Saïqa, liée au Baath syrien, il gagne l'Irak après le départ de l'OLP du Liban) et Jihâd Al- 'Ammarîn, déjà cité. Militaires comme leurs prédécesseurs, ils avaient tous combattu au sein de la Katîbat Jarmaq (« Brigade Al-Jarmak ») (du nom d'un village détruit en 1948 et situé près de Safad), ex Al-Katîba Al-Tullâbiyya (« Brigade estudiantine »), un groupe Fath fondé en 1977 par Marwân Al-Kayyâlî (assassiné à Limassol avec Hamdî Sultân et Muhammad Bhayss) qui regroupait des Palestiniens et des Libanais à sensibilité islamique. Ce bataillon participe aux différents combats de la résistance palestinienne au Liban, notamment lors de l'invasion israélienne en 1982 ; en 1983, il s'oppose dans la Beqaa et à Tripoli aux dissidents de Fath.

L'élimination des fondateurs des BJI en février 1988 est ainsi « digérée » rapidement, l'organisation se donnant des successeurs sans toucher à la structure du mouvement de toutes façons quelque peu en sommeil en raison du modèle de mobilisation imposé par l'Intifada. Fin 1988, en revanche, le bannissement hors de Palestine de Fathî Chqâqî et de 'Abd Al-'Azîz 'Uda, les principales figures du MJIP, modifie les équilibres au sein de la coalition d'où étaient issues les Brigades. En novembre 1988, en effet, une réunion de concertation a lieu entre MJIP, la nouvelle direction des BJI et Al-Haraka Al-Islâmiyya Al-Mujâhida mais les participants échouent à s'entendre sur des actions communes. Le MJIP décide alors d'agir politiquement et militairement sous son nom propre exclusivement ; Al-Haraka Al-Islâmiyya, déjà bien faible, disparaît de facto ; le noyau réuni autour des fondateurs et de leurs successeurs se retrouve seul mais continue à signer ses opérations des BJI. En raison de la rupture avec le MJIP ou du mode de gestion de ses conséquences, les liens entre les BJI et Fath connaissent un profond bouleversement en cette fin 1988. Les sources palestiniennes, en effet, sont unanimes pour avancer que le lien entre BJI et Fath, autrefois inconnu des plus hautes instances de Fath, est dorénavant officialisé. Al-Tâhir est ainsi intégré au Conseil révolutionnaire de Fath en 1989.

Concurremment, sur la base d'un désaccord avec les militaires ou d'un projet de complémentarité entre le militaire et le politique (mes sources divergent), Munîr Chafîq, « père spirituel » des BJI, fonde en 1989 Al-Ittijâh Al-Islâmî Al-Mujâhid (« la Tendance Islamique Combattante » [« menant le Jihad »]), articulé sur les Brigades mais centré sur le politique ([66]).

Du sein de Fath mais également à titre personnel certains hauts responsables se seraient joints au groupe de façon plus ou moins temporaire, tels Subhî Abû Karch (Abû Al-Mundhir) (responsable de Gaza au sein du « secteur occidental », fondateur de Fath et membre de son Conseil central, il meurt en janvier 1994 alors qu'il occupait le poste d'ambassadeur de Palestine en Arabie saoudite) et Nâhid Al-Rayyis (membre également du secteur occidental, il a longtemps résidé à Damas avant de s'installer dans les territoires nouvellement autonomes durant l'été 1994 où il exerce une fonction de juge à la Cour suprême palestinienne). Tous deux ont figuré dès la fin des années soixante-dix parmi les membres de Fath qui entretenaient des contacts avec les islamistes en voie de structuration et d'expansion. Dans les territoires mêmes, As'ad Hâchim Al-Saftâwî témoigne d'un itinéraire comparable. Réfugié de Majdal-Ashkelon où il est né en 1935 et installé à Gaza, il fut un compagnon de Yasser Arafat et d'Abû Iyâd dans l'Égypte des années 1950, y occupant les fonctions de trésorier de l'Union des étudiants palestiniens. Il enseignera à l'UNRWA à Gaza toute sa vie. Membre influent de Fath sans jamais avoir intégré ses instances organisationnelles de direction, Il est mystérieusement assassiné le 21 octobre 1993 ([67]).

Les Brigades du Jihad islamique et le Tendance Islamique Combattante ne survivent pas à la deuxième Guerre du Golfe de 1991. A l'évidence les solidarités et les communes professions de foi n'ont, cependant, pas été érodées puisque avec Jihâd Al-'Ammârîn à Gaza, Marwân Zallûm à Hébron et Abû Jandal à Jénine, anciens membres également des BJI, les Brigades y ont puisé coordination et détermination.


[61]) Lire sa nécrologie par I'tidâl Qunayta « Mu'assis Katâ'ib Al-Aqsâ. "Jihâd" hattâ Yatahaqqiqa Al-Hilm » (Le fondateur des Katâ'ib Al-Aqsâ. "Jihâd" [l'auteur joue sur l'homophonie entre le prénom de 'Ammârîn et le jihad, lutte sur la voie de Dieu] jusqu'à réaliser son rêve », Islamonline.net (www.islamonline.net/Arabic/famous/2002/07/article04.SHTML) ensuite reproduite sur l'un des sites des katâ'ib (www.fateh.tv/jihadamareen.htm).

[62]) Les sites Internet de la mouvance mentionnent également dans leurs pages consacrées aux martyrs le général Râjih Abû Lahyâ, assassiné le 7 octobre 2002 comme prix du sang par la famille d'une des victimes de la répression qu'il avait dirigée contre une manifestation emmenée par Hamas un an plus tôt. Aucun rôle spécifique dans le cadre des Brigades ne lui est, cependant, attribué. Né en 1949 à 'Aqraba près de Naplouse, il avait été de tous les combats en Jordanie, Liban et Syrie avant de s'installer à Tunis ; un des fondateurs de l'académie de guerre palestinienne, il était revenu en Palestine en 1994 et dirigeait les forces de maintien de l'ordre et d'intervention rapide de la police palestinienne à Gaza.

[63]) Toute cette partie est basée sur une recherche demeurée non publiée que j'ai menée à la fin des années 1980 et au début des années 1990 à partir du dépouillement des tracts et revues de la mouvance du Jihad islamique et d'entretiens avec ses principaux dirigeants, maintenant disparus pour nombre d'entre eux.

[64]) Fondé à la fin des années 1970 par des Gazaouis qui faisaient leurs études en Égypte, le mouvement commençait alors à prendre de l'importance dans les territoires occupés mêmes.

[65]) Premier mouvement palestinien à avoir porté les armes au nom de l'islam au Liban, ses membres quittent le Pays du Cèdre en 1983 avec l'OLP et s'installent en Jordanie puis aux Émirats. A la fin des années 1980, l'organisation renaît au Liban sous le nom de Al-Haraka Al-Mujâhida Al-Islâmiyya Al-Filastîniyya (« Mouvement Islamique palestinien menant le Jihad ») autour d'un guide spirituel, chaykh Ibrâhîm Ghnaym, et d'un chef politique et organisationnel, chaykh 'Abd Allâh Hallâq. Lire Bernard Rougier, « Dynamiques religieuse et identité nationale dans les camps de réfugiés palestiniens du Liban », Maghreb-Machrek, n°176, été 2003, p. 35-60.

[66]) Les communiqués de la mouvance ont été diffusés dans des revues contrôlées par Munîr Chafîq, Al-Islâm wa Filastîn (L'islam et la Palestine), tout d'abord (1988-1991 pour cette période), puis Al-Sabîl (Le Chemin) (1989-1992) et publiées par le Centre d'Études et de Documentation islamiques de Firminy (près de Saint-Étienne en France).

[67]) Bien des observateurs montrent, cependant, du doigt les Faucons du Fath, groupe de choc de l'organisation, mais aussi et surtout Jibrîl Rajûb et Muhammad Dahlân, futurs responsables de la Sécurité préventive.





Les cas de Gaza, Hébron et Jénine

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