Jean-François Legrain Édition du 17-juin-04
 

L'examen critique des sources concernant les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa : ses conclusions

L'examen critique des sources concernant les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa permet de faire voler en éclats les représentations véhiculées par l'historiographie communément admise sur l'Intifada et ses groupes armés. Dans la diachronie comme dans la synchronie, les contradictions dans les informations sur leur fondation, la diversité des logos et appellations utilisés sur les communiqués, posters, drapeaux et banderoles, la variété de leurs modes de mobilisation et la multiplicité de leurs canaux d'expression sur Internet désignent, en effet, les Brigades comme une structure complexe, sinon morcelée. Leur lien avec Fath fait lui-même l'objet d'interrogations qui écartent toute instrumentalisation passive. Traçant les itinéraires des fondateurs et autres responsables des premières cellules des Brigades désignés par les sources, il sera possible de s'interroger sur l'insertion du phénomène des Brigades dans le mode de fonctionnement traditionnel du politique en Palestine, basé sur le jeu entre les solidarités locales primaires et l'échelon national.

Une structure complexe selon les cellules, les pratiques et la communication

Des informations contradictoires sur la fondation du groupe

La date et le lieu de la création des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, l'identité de leurs fondateurs et de leurs premiers hauts responsables ont fait l'objet de déclarations et d'interviews contradictoires selon les acteurs eux-mêmes. Plusieurs groupes, dotés d'un nom faisant référence sous des formes diverses aux « martyrs d'Al-Aqsa », sont apparus dans les territoires à des dates diverses, la presse témoignant de leur existence. Chacun, à partir de là, fait de telle cellule plutôt que de telle autre le point de départ d'un essaimement ou le centre de réseau.

Ainsi, le 16 octobre 2000, une cinquantaine de jeunes gens cagoulés et en armes ont proclamé la fondation d'une organisation portant le nom de Brigades des martyrs d'Al-Aqsa lors d'une manifestation organisée à Al-Bîra ([29]). L'historiographie la plus répandue, cependant, émanant de cadres du camp de Balâta près de Naplouse mais elle-même non exempte de contradictions internes, ne retient pas cette annonce comme significative. Ses auteurs font remonter la formation des Brigades tantôt au mois d'octobre 2000 ([30]), tantôt au printemps 2001 ([31]), tantôt à l'été 2001 ([32]), chacun étant néanmoins d'accord pour faire de leur camp le lieu de naissance du groupe et de Nâsir 'Uways son fondateur, un groupe qui, dans un deuxième temps, aurait essaimé à travers la Cisjordanie.

Concernant Gaza, des (ou les?) Katâ'ib auraient été fondées le 2 novembre 2000 dans la région sud de la Bande de Gaza sous le nom de Katâ'ib Al-Aqsâ ([33]) ; travaillant dans la clandestinité, ses membres issus de Fath avaient continué à entretenir les meilleures relations avec les membres de Fath impliqués dans d'autres groupes, tels les Comités de résistance populaire et les Brigades du martyr Ahmad Abû Al-Rîch ([34]) ; ce n'est qu'en une seconde étape, avec la montée en puissance du groupe et la mise en place d'une coordination entre cellules que l'appellation Katâ'ib Chuhadâ' Al-Aqsâ aurait été adoptée, de nombreuses opérations militaires ayant été montées mais non revendiquées auparavant par stratégie ([35]).

Une autre historiographie suggère l'existence dès le départ d'un réseau ([36]) : à Gaza, Jihâd Al-'Ammârîn (éliminé par l'armée israélienne le 4 juillet 2002) aurait créé son propre groupe dès le début de l'Intifada comme Marwân Zallûm (éliminé par l'armée israélienne le 22 avril 2002) à Hébron, une décision qui aurait été prise avec Râ'id Al-Karmî (éliminé par l'armée israélienne le 14 janvier 2002), de Tûlkarm ([37]), des individus dont le portrait figure, en effet, sur les sites des Brigades.

Rappelons, enfin, l'historiographie prêtée à Munîr Maqdâh selon laquelle ce responsable Fath du camp de 'Ayn Al-Halwa près de Saïda au Liban serait le fondateur, dès 1997, des Brigades au Liban, date à partir de laquelle ses combattants auraient commencé à se rendre dans les territoires palestiniens ([38]).

Quid de Marwân Al-Barghûthî ?

Aucune de ces historiographies, à la différence des sources officielles israéliennes, n'accorde ainsi à Marwân Al-Barghûthî, secrétaire général du Haut comité Fath de Cisjordanie, un quelconque rôle dans la fondation et la structuration des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa. Les historiographies diffusées par les Brigades elles-mêmes restent, en effet, le plus souvent très discrètes sur le personnage.

Marwân Al-Barghûthî

Durant la période couverte par mon étude des communiqués, aucun des rares textes diffusés en Cisjordanie qui mentionnaient Marwân Al-Barghûthî comme le chef des Brigades n'a été reproduit sur la Toile ; ces quelques communiqués (4 mars, 1er avril et 24 mai 2002), comme j'ai eu l'occasion de le montrer , témoignaient en outre de caractéristiques qui les faisaient échapper aux séries reconnues comme « orthodoxes » et ont, d'ailleurs, été dénoncés comme « faux ». Sur le terrain, les observateurs attribuaient leur paternité tantôt à des partisans de Barghûthî, dans l'espoir de renforcer son image de héros national, tantôt à ses ennemis, palestiniens ou israéliens, décidés à justifier sa mise à l'écart.

Sur le Net, ce n'est qu'avec AM2B, en octobre 2002, que son portrait intègre la rubrique « Les dirigeants détenus » (http://www.fateh.tv/asra.htm) (mais cette rubrique, comme celles consacrées aux « Martyrs » et aux « Immortels », élargit, comme nous l'avons vu, son intérêt aux figures patriotiques, au-delà de l'appartenance stricte aux Brigades) et il faudra attendre un an encore pour que KQ lui offre une place équivalente dans sa propre rubrique consacrée aux « détenus héroïques » (http://www.kataebaqsa.org/asra.html). A aucun moment, cependant, son rôle dans les Brigades n'est affirmé ou précisé ; seul figure son portrait ([39]). Sa place dans les galeries des dirigeants détenus renvoie ainsi à la question du lien entre les Brigades et Fath .

Quid de Hâjj Abû Ahmad ?

De façon générale, les diverses historiographies de la fondation des Brigades restent très discrètes sur la place tenue par Hâjj Abû Ahmad, dont la signature, pourtant, en tant que fondateur, figure au bas de certaines déclarations politiques générales du groupe mais dont certains doutent de l’existence même.

Sur la période considérée par cette étude, quatre versions de trois communiqués portent le nom de Hâjj Abû Ahmad : 2001_11_22a_TP signé des Katâ’ib Al-Muqâwama//Majmû'ât Chuhadâ' Intifâdat Al-Aqsâ//Al-Hâjj Abû Ahmad (« Brigades de la résistance//Groupes des Martyrs de l’Intifada Al-Aqsa//Hâjj Abû Ahmad ») ; 2001_12_31a_TP signé Qiyâdat Majmû'ât Katâ’ib Chuhadâ' Al-Aqsâ//wa Talâ’ic’ Al-Jaych Al-Cha'bî-Katâ’ib Al-'Awda//ma'a Tahiyyât Akhûkum [sic] Al-Hâjj Abû Ahmad (« Commandement des Groupes des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa//et Avant-gardes de l’armée populaire-Brigades du retour//avec les salutations de votre frère Hâjj Abû Ahmad ») ; 2002_07_31_TP et 2002_07_31_KQ2 (AM ignore ce communiqué), enfin, ont été signés Al-Hâjj Abû Ahmad//Al-Jaych Al-Cha'bî//Katâ’ib Chuhadâ’ Al-Aqsâ (« Hâjj Abû Ahmad// Armée populaire// Brigades des martyrs d’Al-Aqsa ».

Son nom demeure ainsi accolé à des appellations primitives du groupe (liées à LogA). Il réapparaît plus tard, à trois reprises, sur KQ. La première de ses mentions a lieu à l'occasion de la fête du Fitr en décembre 2002 avec la mise en ligne d' un message de félicitations signé par Hâjj Abû Ahmad alors qualifié de « fondateur et chef de l'Armée populaire//Brigades des martyrs d’Al-Aqsa » (mu’assis wa qâ’id Al-Jaych Al-Cha'bî//Katâ’ib Chuhadâ’ Al-Aqsâ) ( http://www.kataebaqsa.org/announcements/announcment4-12-2002-1.html). Les deux autres mentions sont faites lorsque LogA et les appellations qui lui étaient liées font une brève réapparition sur KQ4B durant l’été 2003 avec la reproduction du premier communiqué supposé avoir été publié. Dans un communiqué du 16 juillet 2003 (http://www.kataebaqsa.org/bayanat/bayan16-7-2003-1.htm), contre des appels à la trêve lancés par l'Autorité, Fath, certaines organisations palestiniennes et des courants propres aux Brigades (mais absentes du Web), Hâjj Abû Ahmad renouvelle sa profession de foi dans la nécessité de la poursuite de l'insurrection armée. Dans un second communiqué, daté du 23 août 2003 (http://www.kataebaqsa.org/bayanat/bayan23-8-2003-1.htm), son nom apparaît à nouveau en signature, qualifié de « fondateur et chef des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa » (mu’assis wa qâ’id Katâ’ib Chuhadâ’ Al-Aqsâ). AM ignore l'existence du personnage.

L’identité réelle de la personne n’a jamais été élucidée. Des sources israéliennes, dès l’été 2001, confirment qu’il s’agit bien du commandant en chef des Brigades ([40]). Certains prétendent que l’homme serait caché à Naplouse mais Husâm Khadr, élu du camp de Balâta près de la ville, affirme que Hâjj Abû Ahmad est une invention des Israéliens.

Quid de Nâsir 'Uways ?

Fondateur de la cellule du camp de Balâta près de Naplouse arrêté le 13 avril 2002, Nâsir 'Uways est qualifié d’Al-Qâ’id Al-'Am (chef général) des Brigades sur le poster reproduit tant par KQ, dans sa rubrique des « détenus héroïques » (http://www.kataebalaqsa.org/naser.html), que par AM, dans sa rubrique des « dirigeants détenus » (http://www.fateh.tv/asra.htm).

Nâsir 'Uways

L'éminence de son rôle fait ainsi l'objet d'une unanimité certaine. il n'est pourtant pas qualifié de fondateur des Brigades même si le rôle de la cellule de Balâta apparaît bien comme décisif dans l'adoption du mode opératoire qui les caractérise à partir de l'élimination de Râ'id Al-Karmî.

Quid de Thâbit Thâbit ?

L'éventuelle participation de Thâbit Thâbit à la fondation et aux activités des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa pose des questions comparables à celles entraînées par l'affirmation d'un rôle joué par Marwân Al-Barghûthî : la réalité ou non de l'implication des instances les plus hautes de Fath dans la mise en place des Brigades.

Thâbit Thâbit

Médecin d'une cinquantaine d'années originaire d'un village proche de Tûlkarm, Thâbit Thâbit occupait un poste de directeur général au « ministère » de la Santé et exerçait les fonctions de secrétaire général de Fath pour la région de Tûlkarm. Connu pour ses relations suivies avec le « camp de la paix » israélien, il est, à la surprise générale, éliminé par l'armée israélienne le 31 décembre 2000.

Deux ans après son assassinat, il figure dans toutes les listes les plus restreintes des hauts responsables des Brigades. Il aura fallu, cependant, près de 2 ans pour que son portrait, facilement accessible du fait de ses fonctions, intègre les galeries des « martyrs » du groupe : AM, en effet, ne le fait figurer qu'à partir du 8 août 2002 (http://www.fateh.tv/thabethabet.htm) et KQ à partir du 11 novembre 2002 (http://www.kataebaqsa.org/shuhada/thabet.html). Au printemps 2002, seul le « Qui sommes-nous ? » avançait son nom comme membre des Brigades (http://www.kataebalaqsa.org/aboutus.htm de mars 2002 ou http://www.alaqsamartyres.org/aboutus.htm de mai 2002). Il s'agissait, comme nous l'avons vu, de la seule historiographie produite par les Brigades qui, à l'époque, mentionnait comme leurs de très hauts responsables militaires ou civils palestiniens .

Quid de Râ'id Al-Karmî ?

Râ'id Al-Karmî, fondateur de la cellule de Tûlkarm éliminé par Israël le 14 janvier 2002, tient, à l'évidence, une place primordiale dans la montée en puissance des Brigades, une place articulée à celle de Thâbit Thâbit dont il se réclamait. A l'unanimité, les sources internes, qu'il s'agisse des bandeaux et galeries de portraits des sites Internet et des posters, mais aussi des communiqués militaires et des noms de commandos, lui accordent une place de choix, sinon la première place. Dans l'histoire des modes opératoires du groupe, c'est, par ailleurs, son élimination qui marque le début de l'adoption générale de l'appellation « Brigades des martyrs d'Al-Aqsa » dans la revendication des opérations armées et la décision d'organiser des « opérations-martyre ».

Râ'id Al-Karmî

Ces mêmes sources, pourtant, avec la même unanimité restent étonnamment muettes sur la personne même de Râ'id Al-Karmî et sa place exacte dans l'histoire du groupe. Aucune biographie, pas même résumée, n'est disponible. A aucun moment, il n'est qualifié de fondateur des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa; Il semble bien, en revanche, le fondateur des Brigades du martyr Thâbit Thâbit qui montent un certain nombre d'opérations à Tûlkarm en 2001 ([41]).


[29]) Al-Hayât, 17 octobre 2000.

[30]) « Brigades use conflict to hone deadly skills », The Age, 12 mars 2002 (http://www.theage.com.au/articles/2002/03/11/1015365767254.html), à partir d'une interview de Nâsir Al-Badawî. Selon Ronny Shaked, « Arafat's New Army », Yediot Aharonot, 27 juillet 2001 (trad. anglaise dans http://israelbehindthenews.com/Archives/Jul-30-01.htm), la naissance du groupe (mais est-ce le même ?) aurait été annoncée le 12 octobre 2000 à l'occasion d'une parade militaire organisée par Fath à Naplouse ; des communiqués auraient été distribués quelques jours plus tard.

[31]) Ferry Biedermann, « Secular and deadly: The rise of the Martyrs Brigades », Salon.com, 19 mars 2002 (http://www.buzzle.com/editorials/3-19-2002-14951.asp?viewPage=1), également à partir d'une interview de Nâsir Al-Badawî ce qui donnerait une même source pour 2 dates différentes. Sur la base d'une interview de Mahmûd Al-Tîtî, Al-Charq Al-Awsat, 26 avril 2002, précise que cette fondation a eu lieu en avril 2001.

[32]) « Shadowy group behind bombings », The Age, 25 mars 2002 (http://www.theage.com.au/articles/2002/03/24/1016843088227.html).

[33]) Selon Abû Filastîn, un dirigeant des Brigades à Khân Yûnis, interviewé le 8 février 2002 par Yâsir Ahmad, http://www.amin.org/news/yaser_ahmad/2002/feb08.html ou http://www.palestine-info.net/arabic/palestoday/dailynews/2002/feb02/9_2/detail.htm#4).

[34]) Les Comités de résistance populaire (Lijân Al-Muqâwama Al-Cha'biyya) (http://www.moqawmh.org/) (arabe), coalition des organisations nationalistes et islamistes propre à la Bande de Gaza animée par Jamâl Abû Samhadâna et ainsi placée sous l'initiative de Fath, disposent d'une aile militaire avec les Brigades Nâsir Salâh Al-Dîn (Alwiyya Nâsir Salâh Al-Dîn). Les Brigades du martyr Ahmad Abû Al-Rîch ont été, selon toute vraisemblance, fondées par Sâmî Abû Samhadâna, frère du fondateur des Comités de résistance populaire. Le groupe se revendique de Fath exclusivement et fait référence dans son nom à l'une des figures des Faucons de Fath éliminée en 1993 . A partir de l'été 2002 dans la Bande de Gaza, les signatures Brigades des martyrs d'Al-Aqsa et Brigades du martyr Ahmad Abû Al-Rîch semblent être interchangeables. Le site des premières en tout cas, www.fateh.tv, reproduit périodiquement des communiqués des secondes.

[35]) Un communiqué signé Katâ'ib Chuhadâ' Al-Aqsâ//Filastîn et daté du 21 avril 2002, reproduit sur le registre des visiteurs de KQ (www.kataebalaqsa.org/guestlog.htm), fait part de la nouvelle capacité des Brigades à mettre en place sous son label des cellules à Gaza. La multiplicité des signatures militaires de la mouvance Fath explique sans doute qu'un communiqué daté du 4 avril 2002 émanant de la « chambre d'opérations unifiée » récemment mise en place à Gaza comprend à côté des Brigades Al-Chahîd 'Izz Al-Dîn Al-Qassâm (de Hamas), des Sarâyâ Al-Quds (du MJIP), des Katâ'ib Al-chahîd Abû 'Alî Mustafâ (du FPLP) et des Katâ'ib Al-Muqâwama Al-Wataniyya (du FDLP), « Al-Ajnaha Al-'Askariyya li-Harakat Al-Tahrîr Al-Watanî Al-Filastînî Fath » (les ailes militaires de Fath) sans plus de précision.

[36]) C'est, en tout cas, la thèse d'I'tidâl Qunayta, « Mu'assis Katâ'ib Al-Aqsâ. "Jihâd" Hattâ Yatahaqqiqa Al-Hilm » (Le fondateur des Katâ'ib Al-Aqsâ. "Jihâd" [l'auteur joue sur l'homophonie entre le prénom de 'Ammârîn, dont il sera question plus bas , et le jihad, lutte sur la voie de Dieu] jusqu'à réaliser son rêve », Islamonline.net (www.islamonline.net/Arabic/famous/2002/07/article04.SHTML) qui ignore l'existence des militants de Balâta. Soulignons que cette nécrologie est reproduite sur AM (www.fateh.tv/jihadamareen.htm).

[37]) Si la coordination entre Jihâd Al-'Ammârîn et Marwân Zallûm peut s'expliquer par leur passé commun sur lequel je reviendrai , les raisons de l'intégration de Râ'id Al-Karmî à ce groupe demeurent encore pour moi un mystère : né en 1974 quand Jihâd Al-'Ammârîn était né en 1956 et Marwân Zallûm en 59, Râ'id Al-Karmî n'est, semble-t-il, jamais passé par l'extérieur ni n'a appartenu aux Brigades du Jihad islamique à la fondation desquelles avaient participé ses deux aînés dans les années 1980. L'auteur confond peut-être Râ'id Al-Karmî de Tûlkarm avec Yûsuf Abû Jandal du camp de Jénine, qui avait combattu aux côtés de 'Ammârîn et Zallûm dès le début des années 1980.

[38]) Selon Nicholas Blanford, « Al-Aqsa cells being funded and guided from Ain al-Hilweh Commander using Internet to direct attacks », The Daily Star, 4 juillet 2003 (http://www.lebanonwire.com/0307/03070422DS.asp).

[39]) KQ et AM reproduisent de la même manière le portrait de Husâm Khadr, élu au Conseil législatif pour la circonscription de Naplouse. Figure Fath du camp de Balâta, il est arrêté le 17 mars 2003. Rien n'est dit sur ses activités éventuelles dans le cadre du groupe.

[40]) Ronny Shaked, « Arafat's New Army », Yediot Aharonot, 27 juillet 2001 (trad. Anglaise in http://israelbehindthenews.com/Archives/Jul-30-01.htm), qui ajoute que les services de sécurité n'ont pas de données plus précises. Lire l'interview de Hâjj Abû Ahmad par Ahmad 'Imâd, « Al-Qâ'id Al-Sirrî li-Katâ'ib Chuhadâ' Al-Aqsâ » (Le chef secret des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa), Al-Intiqâd, 3 juillet 2002 (www.intiqad.com/archive/2002/0703/palestine/doc1.htm).

[41]) Lire les témoignages publiés par Amira Hass, « A Fighter's Life is Worth more than a Child's », Haaretz, 13 novembre 2002.





  • Une structure complexe selon les cellules, les pratiques et la communication