HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE. Actualité des découvertes
du 20 octobre 2010 au 8 juin 2011 - les mercredi à 18h

grand amphithéâtre de l’Université Lumière Lyon 2 - 18 quai Claude Bernard - Lyon 7e (conférences publiques, entrée libre et sans réservation)
Cycle annuel proposé par la Maison de l’Orient et de la Méditerranée, en partenariat avec l’Université Lumière Lyon 2 et l’Association des Amis de la Maison de l’Orient (AAMO).

Les
bibliographies sont réalisées par la bibliothèque de la MOM.

Les
podcasts sont réalisés par l’Université Lumière Lyon 2
Au programme
– Villages des premiers agriculteurs du Proche-Orient
– Diversité des formes d’urbanisation de l’âge du Bronze au Moyen-Âge
– Actualité des recherches en Afghanistan
– Découverte d’une épave médiévale en Crimée
Dépliant du programme
Les débuts de l’occupation égyptienne du Nouvel Empire en Nubie (vers 1500-1400 av. J.-C.)
Charles Bonnet, membre de l’Institut, co-directeur de la mission suisse de Kerma (Soudan) avec le professeur Matthieu Honegger
mercredi 20 octobre 2010
Les premiers contacts des Égyptiens avec les Nubiens appartenant à l’ancien royaume de Kerma semblaient correspondre à un affrontement particulièrement violent. Pourtant, les résultats archéologiques de la Mission suisse démontrent une cohabitation surprenante où des temples pharaoniques classiques sont voisins d’un quartier religieux aux lieux de culte construits selon les traditions indigènes.
Cette époque de transition durant laquelle deux civilisations s’opposent change le cadre historique de la colonisation et ouvre un nouveau champ de recherche pour comprendre l’architecture africaine.
Bibliographie (.pdf)
Origines des sociétés agricoles dans la vallée de l’Euphrate. Apports de Tell Halula (Syrie, IXe-VIe millénaires av. J-C.)
Miquel Molist, professeur de Préhistoire, Université Autonome de Barcelone
mercredi 10 novembre 2010
Le site néolithique de Tell Halula dans la Vallée de l’Euphrate, en Syrie, a révélé plusieurs occupations allant du Néolithique Précéramique à la fin de l’horizon Halaf (circa IXe – VIe millénaires av. J.-C.). Les documents exhumés sont d’une grande richesse archéologique. Ils permettent de reconstituer la forme de l’habitat domestique et les aménagements collectifs du village –systèmes d’adduction d’eau, murs de clôture, etc. –. Mais ils apportent aussi des informations essentielles sur les pratiques économiques telles que la production agricole et l’élevage, ainsi que sur l’apparition et les premiers développements des productions céramiques. Enfin, de nombreuses sépultures ont été mises au jour et les pratiques funéraires observées permettent d’approcher la structure et les caractéristiques sociales de la population de cet important village.
Podcast
La ville mycénienne de Dimini, Grèce centrale : Iolkos des Argonautes légendaires ? (XVe-XIIe siècles avant notre ère)
Vassiliki Adrimi-Sismani, directrice de l’institut archéologique des études thessaliennes, Grèce
mercredi 24 novembre 2010
La ville mycénienne de Dimini est l’un des trois établissements mycéniens fouillés dans la région de la baie du Golfe Pagasétique, mais il est le seul qui montre un plan urbain organisé pour la dernière phase de la période mycénienne (env. 1300-1200 av. J.-C.). Dimini mycénien se présente comme un grand complexe architectural composé de deux bâtiments du type « Mégaron » encadrés de couloirs, de cours, d’ateliers pour la fabrication de bijoux et d’outils, d’entrepôts, d’espaces administratifs et sacrés, ainsi que de maisons alignées le long d’une route centrale menant au port. On y a découvert également deux tombeaux à tholos de dimensions imposantes.
Les nombreuses poteries retrouvées, en particulier d’importation (Grèce du Sud, centres de fabrication de Méditerranée orientale) et divers types d’artefacts (tablettes en Linéaire B, sceaux en pierre,...) indiquent que cette ville était le centre administratif, religieux et économique de la région de la baie Pagasétique.
Mais l’étude de tous ces éléments tend aussi à prouver que la ville mycénienne de Dimini peut être identifiée avec la fameuse Iolkos, ville légendaire des Argonautes qui –selon le mythe- contrôlait, pendant l’âge du Bronze, le plus grand port thessalien et a organisé la fameuse expédition Argonautique, en quête de la toison d’or en mer Noire et des sources de métaux du nord-ouest de l’Égée.
Bibliographie (.pdf)
Podcast
Aux origines de l’urbanisation de la Gaule : l’exemple de l’oppidum de Bibracte (Bourgogne)
Vincent Guichard, directeur général de Bibracte, Centre archéologique européen, Mont-Beuvray
mercredi 12 janvier 2011
Podcast
Porsuk, une citadelle hittite en Cappadoce méridionale
Olivier Pelon, professeur émérite de l’Université Lumière Lyon 2, ancien directeur de la mission de Porsuk
mercredi 23 février 2011
Le centre de l’Anatolie, nom ancien de la Turquie actuelle, est occupé par un vaste plateau dont l’altitude moyenne se situe aux alentours de 900 à 1000 m. Une de ses caractéristiques est la présence en son centre d’un lac sans débouché, appelé endorréique par les spécialistes, le Tuz Gölu ou Lac salé. Ce plateau est bordé au sud par une chaîne montagneuse, le Taurus, culminant à plus de 3500 m. De tout temps, ce massif a fait obstacle à la circulation commerciale et militaire entre le plateau et la plaine de Cilicie ; toutefois, un passage, bien qu’étroit, était praticable entre le sud du plateau et la plaine à travers ce qui a été appelé les « Portes Ciliciennes ».
C’est en bordure de cette voie, au pied d’une carrière de gypse, qu’est placé le site de Porsuk dont la fouille a commencé en 1968 par une équipe française basée tout d’abord à Strasbourg, puis à Lyon et de nouveau à Strasbourg. Cette fouille a permis de faire remonter l’occupation du site au milieu du 2e millénaire avec la construction d’imposantes fortifications. édifiées par les Hittites, peuple d’Anatolie centrale. Mais l’intérêt du site ne s’arrête pas là : à proximité dans les plis du Taurus existait une série de mines polymétalliques, en particulier de plomb argentifère, que les Hittites ont sûrement connues et exploitées comme en témoigne un moule à lingot de cette époque.
Le site a continué à être occupé jusqu’au 3e s. après J.-C. en gardant sa principale fonction de forteresse héritée de l’époque hittite ; il est certain que les Romains après d’autres ont été attirés à cet endroit par les mêmes motivations que les occupants qui les ont précédés.
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Podcast
Actualité de la recherche archéologique française en Afghanistan
Philippe Marquis, CNRS, directeur de la mission française archéologique en Afghanistan
mercredi 23 mars 2011
Podcast
Statue en schiste in situ, © DAFA/INA
Nisa, Turkménistan, et la royauté des Parthes (IIe s. av.J.-Ch. – IIe s. ap.J.-Ch.)
Antonio Invernizzi, professeur émérite de l’Université de Turin, Italie
mercredi 6 avril 2011
Le site de Nisa, en Parthie, aujourd’hui en Turkménistan, fut particulièrement cher à la royauté des Parthes, ou pour mieux dire des Arsacides, qui régnèrent sur l’état parthe du IIIe siècle av. J.-C. au IIIe siècle ap. J.-C.
Sa citadelle, dont le nom ancien était Mithradatkert (la forteresse de Mithradate), abritait nombre d’édifices monumentaux dans lesquels se déroulaient des cérémonies en l’honneur du fondateur de la puissance impériale parthe et de la dynastie.
Les fouilles ont mis en lumière les restes de plusieurs structures monumentales et de service, où des systèmes décoratifs hellénistiques sont soumis aux normes architecturales iraniennes, ainsi qu’une quantité considérable d’objets qui nous parlent des conceptions de la royauté de la dynastie.
Ici encore, des sujets issus du répertoire iconographique grec cherchent à rendre des concepts liés à l’expression de la royauté iranienne.
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De Chalcis à Qinnasrin, métamorphoses d’une ville de Syrie du Nord (IIIe s. av. J.-C. - Xe s. ap. J.-C.)
Marie-Odile Rousset du laboratoire GREMMO, MOM, Lyon, directrice de la mission archéologique de Qinnasrin
mercredi 20 avril 2011
Depuis 2008, la mission syro-française de Qinnasrin étudie la ville de sa fondation, à la fin de l’époque hellénistique, jusqu’à son abandon presque total vers le milieu du Xe s. ap. J.-C. Les prospections et premiers sondages archéologiques ont permis de déterminer les différents ensembles qui composent cette agglomération urbaine et de reconstituer son évolution morphologique.
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L’épave de Novy Svet (Crimée), un témoignage exceptionnel des échanges entre Méditerranée et mer Noire à l’époque médiévale
Yona Waksman du laboratoire Archéométrie et archéologie, MOM, Lyon
mercredi 8 juin 2011
Les fouilles sous-marines de l’Université Nationale Taras Shevchenko de Kiev (Ukraine) en mer Noire mettent au jour une épave médiévale dans la baie de Novy Svet (Crimée). Cette épave est intéressante à plusieurs titres.
D’une part, elle pourrait être identifiée à un navire pisan dont le naufrage en 1277 est mentionné dans des textes latins. D’autre part, elle transportait une quantité exceptionnelle de céramiques glacurées, comme cargaison, effets personnels ou matériel de bord. Leurs origines très diverses, étudiées à l’aide d’analyses chimiques, témoignent des échanges entre les républiques maritimes italiennes, les états latins d’Orient et les territoires byzantins et seldjoukides.
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