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  • Accueil du site > A la Une > Grand public > Archives > Cycle Jean Pouilloux 2008-2009
    Archives
    date publi 30/08/2010
    Cycle Jean Pouilloux 2008-2009
    Conférences publiques d’histoire et d’archéologie
    Neuf conférences du 26 novembre 2008 au 17 juin 2009

    Cycle annuel proposé par la Maison de l’Orient et de la Méditerranée en partenariat avec l’Université Lumière Lyon 2


    - Télécharger le dépliant du programme 2008-2009 (pdf)

    - Écouter les podcasts des conférences sur le site de l’université Lyon 2

    RÉSUMÉS DES CONFÉRENCES

    Mercredi 26 novembre 2008
    « Domestication des animaux, domestication des symboles »
    La transformation des thèmes au cours de la néolithisation du Levant
    Danielle Stordeur, directeur de recherche au CNRS, laboratoire Archéorient, MOM
    Bucrane d'aurochs Résumé
    Au Levant, les pratiques agricoles les plus anciennes que l’on détecte datent d’entre 9500 et 8200 avant J.-C. Elles prennent encore peu de place dans l’économie des groupes, installés dans de petits hameaux. A partir de 8000 avant JC, l’agriculture et l’élevage sont pratiqués dans de gros villages et font désormais partie d’un véritable système économique. Quels sont les thèmes qui dominent le monde symbolique des populations qui découvrent tout juste l’agriculture ? Comment se transforme le monde des symboles quand l’agriculture est devenue une pratique courante ? Il semble qu’une transformation profonde se soit produite à partir de cette nouvelle phase. Comme si les symboles avaient été « domestiqués » en même temps que blé, orge et lentilles, moutons, chèvres et bœufs, définitivement domestiques, s’intégraient dans le quotidien des villages.
    Amphithéâtre Benveniste, MOM

    Mercredi 3 décembre 2008
    « Lumière, architecture et liturgie au Moyen-Âge »

    Nicolas Reveyron, membre de l’Institut de France, professeur à l’université Lumière Lyon 2, laboratoire Archéométrie et archéologie, MOM

    Cathédrale Saint-Jean Résumé
    Le traitement de la lumière naturelle dans les édifices religieux de l’Occident médiéval est une des problématiques les plus récentes de l’histoire de l’art du Moyen Age. Les études archéologiques menée sur un certain nombre d’édifices permettent de mieux comprendre les enjeux techniques, au niveau de la construction et de l’ornementation (vitraux, peintures, décors colorés ...). Tous les efforts des architectes et des concepteurs ont convergé vers la création d’une ambiance lumineuse et d’une ambiance colorée, indissociables.
    Ces deux dimensions connexes de l’architecture, mises en évidence par les recherches en physique appliquée, ont nourri la création contemporaine dans les domaines de l’habitat, des lieux de travail et des bâtiments publics. Ont-elles concerné le Moyen Age ? Oui. Les constructeurs ont appliqué de façon empirique des lois physiques dont ils ignoraient la teneur exacte. C’est ce que montrent l’archéologie du bâti et l’histoire de l’art. C’est ce que montrent aussi les textes qui, du IVe au XVe siècle, décrivent des ambiances colorées chatoyantes ou des éclairements considérables. Ils évoquent aussi la part de spiritualité attachée à l’éclairement du sanctuaire, lieu du sacrifice. Ce sont ces trois aspects de la lumière architecturale que cette conférence souhaite aborder.
    Musée des moulages

    Mercredi 14 janvier 2008
    « Les pays du Golfe et la défense du patrimoine archéologique »

    Pierre Lombard, chargé de recherche au CNRS, directeur du laboratoire Archéorient, MOM

    Résumé
    Les pays de la région du Golfe (Koweït, Arabie Saoudite, Bahreïn, Qatar, Émirats arabes unis) sont des états encore jeunes, confrontés à un essor économique très rapide. Outre l’or noir, le sol de la plupart d’entre-eux révèle aussi depuis plus de cinquante ans des vestiges archéologiques particulièrement originaux (de la Préhistoire à l’Islam), qui complètent aujourd’hui un patrimoine architectural traditionnel de qualité.
    Ici plus qu’ailleurs au Proche et Moyen-Orient, ce patrimoine est menacé par le développement urbain, industriel ou commercial, alors même que, paradoxalement, plusieurs de ces pays, dans une stratégie post-pétrolière, cherchent à renforcer leurs atouts touristiques et culturels.
    Essentiellement fondée sur le Royaume de Bahreïn et les Émirats arabes unis, cette présentation se veut à la fois une introduction à l’archéologie méconnue de ces régions, mais aussi le témoignage d’un archéologue confronté à la réalité quotidienne des menaces pesant sur l’un des patrimoines de l’Humanité.

    Grand amphithéâtre de l’université Lumière

    Mercredi 4 février 2009
    Nouveau titre
    Dernières découvertes archéologiques sur le site d’Avaris, Egypte :

    – Le grand port naval Perou-Nefer et les relations entre l’Egypte et le monde minoen sous les pharaons Thoutmosis III et Aménophis II
    Manfred Bietak, professeur à l’université de Vienne, Autriche, membre du Collège de France

    – Apport de la prospection géophysique à Avaris
    Irène Forstner-Mueller, Docteur de l’université de Vienne, Institut archéologique autrichien du Caire

    Grand amphithéâtre de l’université Lumière

    Mercredi 11 mars 2009
    « La Sîra  : un genre particulier de la littérature populaire arabe  ? »

    Katia Zakharia, professeur à l’université Lumière Lyon 2, laboratoire GREMMO, MOM
    Francis Guinle, professeur émérite à l’université Lumière Lyon 2, Centre d’analyses et de recherches sur le monde anglophone

    Résumé
    « Roman », « roman de chevalerie », « épopée », « gestes », tels sont les termes parfois choisis pour traduire le mot sîra. Mais qu’en est-il vraiment ? Dans la mesure où ces termes se réfèrent à des genres connus, parfaitement bien délimités, dans la tradition littéraire occidentale de semi-oralité, on peut se demander quels sont les rapports entre eux et la sîra, genre lui aussi semi-oral, mais dont la structure et la transmission en sont quelque peu éloignées. A travers des exemples bien connus, comme Robin des Bois, le Roi Arthur, la Chanson de Roland, pour la littérature occidentale, et Sîrat Baybars pour la littérature arabe, nous tenterons de mieux cerner leurs similitudes et leurs différences, après avoir, dans une première partie, proposé une présentation générale des grandes oeuvres de la littérature arabe populaire.

    Amphithéâtre Benveniste, MOM

    Mercredi 1er avril 2009
    « Le verre dans l’Égypte gréco-romaine . Des ateliers de verre brut aux produits de luxe »

    Marie-Dominique Nenna, directeur de recherche au CNRS, laboratoire HiSoMA, MOM
    Résumé
    Les nouvelles fouilles dans le Wadi Natrun entre Alexandrie et le Caire montrent que l’on a fabriqué du verre brut en Égypte dans des fours à réverbère de grande taille dès le début de l’époque impériale, en des quantités inconnues jusque là. Dans les ateliers secondaires, à côté de verreries communes, on produisait des verreries de luxe aux techniques traditionnelles (verre mosaïqué) ou nouvelles (verre gravé, verre peint) qui ont été exportées dans l’ensemble de l’Empire.

    Grand amphithéâtre de l’université Lumière

    Mercredi 6 mai 2009
    « Marseille, une cité grecque en terre gauloise »

    Sophie Collin-Bouffier, professeur à l’université Lumière Lyon 2, laboratoire IRAA, MOM
    Résumé
    Marseille, fondée vers 600 av. J.-C. par des Phocéens d’Asie mineure, est l’unique cité grecque de Gaule et la plus extrême-occidentale des colonies grecques. Si de bonnes relations avec les populations locales ont favorisé son existence, son essor et son expansion en Gaule intérieure modifient cette coexistence pacifique jusqu’à provoquer des conflits réguliers et l’intervention des Romains au IIe siècle av.J.-C.
    La cité apparaît dans la tradition comme une puissance navale de premier ordre, riche d’une prospérité économique essentiellement fondée sur le commerce, garante de bonnes institutions et d’un hellénisme conservateur, mais son patrimoine architectural nous empêche de l’estimer aujourd’hui à sa juste valeur. L’archéologie marseillaise, pourtant fort active et inventrice de découvertes majeures pour l’histoire de la ville, ne peut malheureusement s’enorgueillir de bâtiments spectaculaires.

     ! Cette conférence qui devait avoir lieu au Grand amphithéâtre de l’université Lumière s’est déroulée à l’amphithéâtre Huvelin, université Jean Moulin - Lyon 3

    Mercredi 3 juin 2009 (conférence initialement prévue le 29 avril)
    « Les villages antiques oubliés de Syrie du Nord (IIe-VIIe siècles) »
    Georges Tate, professeur à l’université de Versailles–Saint-Quentin-en-Yvelines, directeur de la mission de Syrie du Nord, MAE

    Résumé
    L’objet de cette conférence est de présenter les objectifs, les méthodes et les principaux résultats des travaux de la mission de Syrie du Nord. Il est de montrer notamment comment, dans l’empire d’Orient, une paysannerie libre et propriétaire a pu s’enrichir alors que le prélèvement fiscal était en forte hausse.

     ! Cette conférence qui devait avoir lieu au Grand amphithéâtre de l’université Lumière s’est déroulée à l’amphithéâtre Benveniste de la MOM

    Mercredi 17 juin 2009
    « Des momies et des hommes . Nouvelles données sur les peuplements anciens du désert de Taklamakan (Xinjiang, Chine) »

    Corinne Debaine-Francfort, chargée de recherche au CNRS, laboratoire ArScAn, MSH Nanterre, responsable de la mission archéologique franco-chinoise au Xinjiang, MAE

    Résumé
    Du cours actuel de la Keriya à ses cours et deltas fossiles, plusieurs années de fouilles et et de prospections ont permis à la Mission archéologique franco-chinoise au Xinjiang de combler un vide archéologique et de démontrer l’existence de peuplements agricoles anciens dans le désert de Taklamakan (Turkestan oriental).
    Ce parcours à rebrousse-temps nous permet de restituer aujourd’hui une évolution en au moins trois temps des deltas-oasis successifs de la Keriya : actuel, antique (IIIe-IVe s.) et protohistorique (IIIe-1er millénaires, Age du Fer, Age du Bronze).
    L’étude de momies et de matériaux organiques particulièrement bien conservés sur ces sites et la comparaison de ces occupations entre elles et avec l’Asie centrale permet de dresser un état des interactions entre homme, eau et milieu sur le long terme et de mettre en évidence des circuits d’échanges insoupçonnés entre le Xinjiang, la Chine, le monde des steppes, l’Asie centrale et le monde indien aux hautes époques.

    - La mission franco-chinoise au Xinjiang sur le site du Ministère des affaires étrangères

    Grand amphithéâtre de l’université Lumière


    lire | fr | auteur(s) : MARECHAL Claudine impr
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