La Maison de l’Orient et de la Méditerranée vous propose un cycle annuel :
Histoire et archéologie, actualité des découvertes.
Entrée libre sans inscription
Programme 2009-2010
Programme 2008-2009 et résumés
Programmes des précédents cycles
Informations pratiques
Cycle 2009-2010
La nouvelle saison du cycle des conférences Jean Pouilloux est proposée en collaboration avec l’Association des Amis de la Maison de l’Orient avec le soutien de l’Université Lumière Lyon 2.
Au programme, 10 conférences d’octobre à juin :
Huit conférences traitant des villes et des relations hommes et territoires de l’âge du Bronze à l’Antiquité romaine : Italie, Proche-Orient, Égypte, Grèce, Iran
Panorama des recherches françaises en Égypte
Séance exceptionnelle sur « la Señora de Cao » organisée avec le consulat du Pérou, la fondation Wiese, PROMPERU et le CECUPE : vendredi 16 octobre
Dépliant du programme à télécharger (pdf)
ATTENTION : modification du sujet de la conférence du 7 octobre et report de la conférence initialement prévue ce jour-là au 22 octobre. Consultez le programme ci-dessous
Ecouter les podcasts des conférences sur le site de Lyon 2
MERCREDI 7 OCTOBRE 2009
« Ougarit, une cité méditerranéenne de l’âge du Bronze »
Valérie Matoïan, CNRS, co-directrice de la mission archéologique syro-française de Ras Shamra-Ougarit, laboratoire Archéorient, MOM, Lyon
Résumé
La mission archéologique de Ras Shamra, syro-française depuis 1999, poursuit ses recherches sur la civilisation ougaritique depuis maintenant 80 ans. Au printemps 2009 s’est déroulée la 69e campagne de fouille sur le tell Ras Shamra, site de la côte syrienne où était implantée l’antique Ougarit, capitale du royaume méditerranéen du même nom. Site de référence pour l’étude de la civilisation urbaine et palatiale de l’âge du Bronze au Proche-Orient et en Méditerranée orientale, les recherches en cours portent pour l’essentiel sur cette période.
Grand amphithéâtre, université Lumière Lyon 2
VENDREDI 16 OCTOBRE 2009
« La Señora de Cao, première femme gouvernante du Pérou pre-colombien. Dernières découvertes »
Dr Regulo Franco Jordan, archéologue de la fondation Wiese, directeur du projet el Brujo, Pérou
Résumé
En 2005 une découverte allait bouleverser le concept de pouvoir dans l’ancien Pérou. Dans le site de Cao Viejo à quelques kilomètres de la ville de Trujillo (côte nord du Pérou), les archéologues de la fondation Wiesse découvrent la tombe d’une chef Mochica qui vécut entre 300-400 ap. J.C. Elle était entourée de sa suite. Tatouée sur les bras, les êtres représentés (le serpent, le puma et l’araignée) étaient les esprits qui l’assistaient dans sa communication avec le divin et qui lui conféraient des pouvoirs de guérison. Elle fut considérée elle-même comme un être quasi divin. Mais surtout elle apparaît comme la première femme ayant appartenu à l’élite dirigeante de la culture Mochica et du Pérou pre-colombien.
En visite en France, le Dr Régulo Franco expose ses découvertes dans plusieurs villes. Nous avons le plaisir de l’accueillir à Lyon.
Amphithéâtre Benveniste, MOM
JEUDI 22 OCTOBRE 2009
« Qatna, une ville de l’âge du Bronze en Syrie »
Dr Michel Maqdissi, directeur des fouilles et des études archéologiques à la Direction générale des Antiquités et des Musées de Syrie
Résumé
Présentation des résultats des fouilles réalisées par la mission syrienne de Mishirfeh-Qatna depuis 1994. Le site comporte une occupation allant du milieu du IIIe millénaire au milieu du Ier millénaire av. J.-C. avec trois grandes villes qui s’y sont succédé. Les bâtiments fouillés ont fourni une documentation très importante, en relation avec l’architecture syrienne des époques pré-classiques. De même, une étude de la région environnante a apportée une vision très nouvelle du royaume de Qatna et de ses relations avec la Steppe, d’un côté, et la côte syrienne, de l’autre.
Amphithéâtre Benveniste, MOM
MERCREDI 25 NOVEMBRE 2009
« Cités de terre, bois et eau dans les marais de la plaine du Pô à l’âge du Bronze. La civilisation des Terramare (XVIe - XIIe siècles av. J.C) »
Maria Bernabo Brea, conservatrice au Musée national de Parme, Italie
Résumé
Durant les XVIe-XIIe siècles avant Jésus-Christ, la plaine du Pô a connu le développement d’une des civilisations les plus importantes d’Europe avant l’époque romaine. La densité démographique et l’impact anthropique sur ce territoire sont démontrés par la mise en évidence de quelques centaines de sites, vastes de plusieurs hectares et fortifiés par des terre-plein et des fossés. Ces établissements se caractérisent par une organisation intérieure orthogonale et sont entourés à l’époque par une campagne bien gérée.
Au XIXe siècle, les terramares ont constitué un sujet majeur d’étude qui a été ensuite été quasiment abandonné. Depuis les années 1980, des recherches intensives ont reprises, avec des prospections systématiques du territoire et plusieurs fouilles extensives, la plus importantes d’entre elles ayant été menée, à partir de 1984, dans la terramara Santa Rosa di Poviglio.
Grand amphithéâtre, université Lumière Lyon 2
MERCREDI 2 DECEMBRE 2009
« L’évolution du Delta du Nil et l’engloutissement des villes antiques »
Jean-Daniel Stanley, Professeur émérite, directeur du programme
géoarchéologique - Smithsonian Institution, Washington
Grand amphithéâtre, université Lumière Lyon 2
MERCREDI 20 JANVIER 2010
« Tyr, une métropole antique du Liban redécouverte »
Pierre-Louis Gatier, directeur de recherche au CNRS, laboratoire HiSoMA, MOM
Résumé
Des fouilles de grande ampleur, conduites dans la ville antique de Tyr (Liban), entre 1946 et 1973, ont dégagé de vastes ensembles de monuments antiques et médiévaux dont une grande colonnade, des thermes, un grand bâtiment rectangulaire à gradins, des quartiers d’habitation et d’artisanat et une cathédrale médiévale. Ces monuments n’ont pratiquement pas été publiés. La mission archéologique dirigée par P.-L. Gatier en a repris l’étude en 2006 et la fouille en 2008 et 2009. Cela permet une ré-interprétation complète des vestiges qui témoignent de monuments spectaculaires, à l’échelle du rôle de capitale régionale et de grand port méditerranéen qu’a tenu Tyr à plusieurs reprises.
Grand amphithéâtre, université Lumière Lyon 2
MERCREDI 3 FEVRIER 2010
« Délos : forme et gestion d’une ville grecque »
Jean-Charles Moretti, directeur de recherche au CNRS, laboratoire IRAA-antenne de Lyon, MOM
Résumé
La petite île de Délos, au centre des Cyclades (Grèce), est occupée dès la seconde moitié du troisième millénaire. À l’époque mycénienne, un habitat se développe dans la plaine principale qui, au VIIe s !ècle, est réservée aux sanctuaires d’Apollon, d’Artémis et de Létô. L’agglomération archaïque et classique est mal connue, mais plusieurs édifices publics de cette époque sont conservés. La documentation est beaucoup plus abondante pour l’époque hellénistique et, surtout, pour la période postérieure à 167 av. J.-C. durant laquelle l’île est un port franc, centre de commerce international administré par Athènes.
Pour cette époque, les fouilles extensives conduites dans l’île permettent de cerner les différentes caractéristiques des quartiers occupés par la population cosmopolite qui habitait alors dans l’île, de voir comment s’opéra la répartition des terrains entre le public et le privé en fonction de la puissance relative des différents groupes sociaux et comment la cité d’Athènes, en accord avec les Romains, organisa la gestion de la ville, des sanctuaires et des lieux dévolus au commerce.
Grand amphithéâtre, université Lumière Lyon 2
MERCREDI 3 MARS 2010
« Le port de la Rome impériale »
Simon Keay, professeur à l’université de Southampton, Grande-Bretagne
Résumé
Au milieu du Ier siècle ap. J.-C., l’empereur Claude fit construire un port maritime pour Rome proche de l’embouchure du Tibre : Portus. Un demi-siècle plus tard, Trajan effectua d’importantes réorganisations. Jusqu’au VIe siècle après J.-C., ce port fournissait à Rome nourritures et marchandises provenant de l’ensemble de la Méditerranée.
Cette conférence se focalisera sur le « Palazzo Imperiale », un complexe architectural énigmatique au cœur du port. Il s’agit d’un ensemble de bâtiments qui joua un rôle important , à partir du règne de Trajan, pour coordonner les mouvements des navires au sein du complexe portuaire. Grâce aux récentes fouilles archéologiques effectuées dans ce secteur, les spécificités de ces bâtiments et leurs relations avec d’autres secteurs-clé du port ont pu être mises en évidence et permettent aujourd’hui de concevoir le développement du port dans son ensemble.
ATTENTION : cette conférence a lieu au Grand amphithéâtre Lyon 2 et non au Musée des moulages comme il était annoncé dans le dépliant
MERCREDI 7 AVRIL 2010
« Fouilles récentes en Égypte : les chantiers de l’Institut Français d’Archéologie du Caire »
Laure Pantalacci, professeur à l’université Lumière Lyon 2, directrice de l’IFAO, Le Caire
Résumé
Créé en 1880 comme base archéologique française pour tout le Proche-Orient, l’Institut français d’Archéologie Orientale du Caire (IFAO) intervient aujourd’hui exclusivement en Égypte sur plus de 20 sites. Les découvertes les plus marquantes de ces dernières années ont eu lieu dans les zones désertiques qui délimitent la Vallée du Nil, tant du côté des oasis libyques que dans le désert oriental ou au Sinaï. Elles éclairent de façon totalement nouvelle les modalités d’adaptation de l’homme égyptien à son milieu, du IVe
millénaire avant notre ère à la période tardo-antique.
Grand amphithéâtre, université Lumière Lyon 2
MERCREDI 9 JUIN 2010
« À la recherche de la ville de Persépolis »
Rémy Boucharlat, directeur de recherche au CNRS, laboratoire Archéorient, directeur de la MOM
Grand amphithéâtre, université Lumière Lyon 2
Cycle 2008-2009
Dépliant du programme 2008-2009 à télécharger (pdf)
Ecoutez les podcasts des conférences sur le site de l’université
PROGRAMME et résumés
Mercredi 26 novembre 2008
« Domestication des animaux, domestication des symboles »
La transformation des thèmes au cours de la néolithisation du Levant
Danielle Stordeur, directeur de recherche au CNRS, laboratoire Archéorient, MOM
Résumé
Au Levant, les pratiques agricoles les plus anciennes que l’on détecte datent d’entre 9500 et 8200 avant J.-C. Elles prennent encore peu de place dans l’économie des groupes, installés dans de petits hameaux. A partir de 8000 avant JC, l’agriculture et l’élevage sont pratiqués dans de gros villages et font désormais partie d’un véritable système économique. Quels sont les thèmes qui dominent le monde symbolique des populations qui découvrent tout juste l’agriculture ? Comment se transforme le monde des symboles quand l’agriculture est devenue une pratique courante ? Il semble qu’une transformation profonde se soit produite à partir de cette nouvelle phase. Comme si les symboles avaient été « domestiqués » en même temps que blé, orge et lentilles, moutons, chèvres et bœufs, définitivement domestiques, s’intégraient dans le quotidien des villages.
Amphithéâtre Benveniste, MOM
Podcast de la conférence
Mercredi 3 décembre 2008
« Lumière, architecture et liturgie au Moyen-Âge »
Nicolas Reveyron, membre de l’Institut de France, professeur à l’université Lumière Lyon 2, laboratoire Archéométrie et archéologie, MOM
Résumé
Le traitement de la lumière naturelle dans les édifices religieux de l’Occident médiéval est une des problématiques les plus récentes de l’histoire de l’art du Moyen Age. Les études archéologiques menée sur un certain nombre d’édifices permettent de mieux comprendre les enjeux techniques, au niveau de la construction et de l’ornementation (vitraux, peintures, décors colorés ...). Tous les efforts des architectes et des concepteurs ont convergé vers la création d’une ambiance lumineuse et d’une ambiance colorée, indissociables.
Ces deux dimensions connexes de l’architecture, mises en évidence par les recherches en physique appliquée, ont nourri la création contemporaine dans les domaines de l’habitat, des lieux de travail et des bâtiments publics. Ont-elles concerné le Moyen Age ? Oui. Les constructeurs ont appliqué de façon empirique des lois physiques dont ils ignoraient la teneur exacte. C’est ce que montrent l’archéologie du bâti et l’histoire de l’art. C’est ce que montrent aussi les textes qui, du IVe au XVe siècle, décrivent des ambiances colorées chatoyantes ou des éclairements considérables. Ils évoquent aussi la part de spiritualité attachée à l’éclairement du sanctuaire, lieu du sacrifice.
Ce sont ces trois aspects de la lumière architecturale que cette conférence souhaite aborder.
Musée des moulages
Mercredi 14 janvier 2008
« Les pays du Golfe et la défense du patrimoine archéologique »
Pierre Lombard, chargé de recherche au CNRS, directeur du laboratoire Archéorient, MOM
Résumé
Les pays de la région du Golfe (Koweït, Arabie Saoudite, Bahreïn, Qatar, Émirats arabes unis) sont des états encore jeunes, confrontés à un essor économique très rapide. Outre l’or noir, le sol de la plupart d’entre-eux révèle aussi depuis plus de cinquante ans des vestiges archéologiques particulièrement originaux (de la Préhistoire à l’Islam), qui complètent aujourd’hui un patrimoine architectural traditionnel de qualité.
Ici plus qu’ailleurs au Proche et Moyen-Orient, ce patrimoine est menacé par le développement urbain, industriel ou commercial, alors même que, paradoxalement, plusieurs de ces pays, dans une stratégie post-pétrolière, cherchent à renforcer leurs atouts touristiques et culturels.
Essentiellement fondée sur le Royaume de Bahreïn et les Émirats arabes unis, cette présentation se veut à la fois une introduction à l’archéologie méconnue de ces régions, mais aussi le témoignage d’un archéologue confronté à la réalité quotidienne des menaces pesant sur l’un des patrimoines de l’Humanité.
Grand amphithéâtre de l’université Lumière
Mercredi 4 février 2009
Nouveau titre
Dernières découvertes archéologiques sur le site d’Avaris, Egypte :
– Le grand port naval Perou-Nefer et les relations entre l’Egypte et le monde minoen sous les pharaons Thoutmosis III et Aménophis II
Manfred Bietak, professeur à l’université de Vienne, Autriche, membre du Collège de France
– Apport de la prospection géophysique à Avaris
Irène Forstner-Mueller, Docteur de l’université de Vienne, Institut archéologique autrichien du Caire
Grand amphithéâtre de l’université Lumière
Mercredi 11 mars 2009
« La Sîra : un genre particulier de la littérature populaire arabe ? »
Katia Zakharia, professeur à l’université Lumière Lyon 2, laboratoire GREMMO, MOM
Francis Guinle, professeur émérite à l’université Lumière Lyon 2, Centre d’analyses et de recherches sur le monde anglophone
Résumé
« Roman », « roman de chevalerie », « épopée », « gestes », tels sont les termes parfois choisis pour traduire le mot sîra. Mais qu’en est-il vraiment ? Dans la mesure où ces termes se réfèrent à des genres connus, parfaitement bien délimités, dans la tradition littéraire occidentale de semi-oralité, on peut se demander quels sont les rapports entre eux et la sîra, genre lui aussi semi-oral, mais dont la structure et la transmission en sont quelque peu éloignées. A travers des exemples bien connus, comme Robin des Bois, le Roi Arthur, la Chanson de Roland, pour la littérature occidentale, et Sîrat Baybars pour la littérature arabe, nous tenterons de mieux cerner leurs similitudes et leurs différences, après avoir, dans une première partie, proposé une présentation générale des grandes oeuvres de la littérature arabe populaire.
Amphithéâtre Benveniste, MOM
Mercredi 1er avril 2009
« Le verre dans l’Égypte gréco-romaine . Des ateliers de verre brut
aux produits de luxe »
Marie-Dominique Nenna, directeur de recherche au CNRS, laboratoire HiSoMA, MOM
Résumé
Les nouvelles fouilles dans le Wadi Natrun entre Alexandrie et le Caire montrent que l’on a fabriqué du verre brut en Égypte dans des fours à réverbère de grande taille dès le début de l’époque impériale, en des quantités inconnues jusque là. Dans les ateliers secondaires, à côté de verreries communes, on produisait des verreries de luxe aux techniques traditionnelles (verre mosaïqué) ou nouvelles (verre gravé, verre peint) qui ont été exportées dans l’ensemble de l’Empire.
Grand amphithéâtre de l’université Lumière
Mercredi 6 mai 2009
« Marseille, une cité grecque en terre gauloise »
Sophie Collin-Bouffier, professeur à l’université Lumière Lyon 2, laboratoire IRAA, MOM
Résumé
Marseille, fondée vers 600 av. J.-C. par des Phocéens d’Asie mineure, est l’unique cité grecque de Gaule et la plus extrême-occidentale des colonies grecques. Si de bonnes relations avec les populations locales ont favorisé son existence, son essor et son expansion en Gaule intérieure modifient cette coexistence pacifique jusqu’à provoquer des conflits réguliers et l’intervention des Romains au IIe siècle av.J.-C.
La cité apparaît dans la tradition comme une puissance navale de premier ordre, riche d’une prospérité économique essentiellement fondée sur le commerce, garante de bonnes institutions et d’un hellénisme conservateur, mais son patrimoine architectural nous empêche de l’estimer aujourd’hui à sa juste valeur. L’archéologie marseillaise, pourtant fort active et inventrice de découvertes majeures pour l’histoire de la ville, ne peut malheureusement s’enorgueillir de bâtiments spectaculaires.
! Cette conférence qui devait avoir lieu au Grand amphithéâtre de l’université Lumière s’est déroulée à l’amphithéâtre Huvelin, université Jean Moulin - Lyon 3
Mercredi 3 juin 2009 (conférence initialement prévue le 29 avril)
« Les villages antiques oubliés de Syrie du Nord (IIe-VIIe siècles) »
Georges Tate, professeur à l’université de Versailles–Saint-Quentin-en-Yvelines, directeur de la mission de Syrie du Nord, MAE
Résumé
L’objet de cette conférence est de présenter les objectifs, les méthodes et les principaux résultats des travaux de la mission de Syrie du Nord. Il est de montrer notamment comment, dans l’empire d’Orient, une paysannerie libre et propriétaire a pu s’enrichir alors que le prélèvement fiscal était en forte hausse.
! Cette conférence qui devait avoir lieu au Grand amphithéâtre de l’université Lumière s’est déroulée à l’amphithéâtre Benveniste de la MOM
Mercredi 17 juin 2009
« Des momies et des hommes . Nouvelles données sur les peuplements
anciens du désert de Taklamakan (Xinjiang, Chine) »
Corinne Debaine-Francfort, chargée de recherche au CNRS, laboratoire ArScAn, MSH Nanterre, responsable de la mission archéologique
franco-chinoise au Xinjiang, MAE
Résumé
Du cours actuel de la Keriya à ses cours et deltas fossiles, plusieurs années de fouilles et et de prospections ont permis à la Mission archéologique franco-chinoise au Xinjiang de combler un vide archéologique et de démontrer l’existence de peuplements agricoles anciens dans le désert de Taklamakan (Turkestan oriental).
Ce parcours à rebrousse-temps nous permet de restituer aujourd’hui une évolution en au moins trois temps des deltas-oasis successifs de la Keriya : actuel, antique (IIIe-IVe s.) et protohistorique (IIIe-1er millénaires, Age du Fer, Age du Bronze).
L’étude de momies et de matériaux organiques particulièrement bien conservés sur ces sites et la comparaison de ces occupations entre elles et avec l’Asie centrale permet de dresser un état des interactions entre homme, eau et milieu sur le long terme et de mettre en évidence des circuits d’échanges insoupçonnés entre le Xinjiang, la Chine, le monde des steppes, l’Asie centrale et le monde indien aux hautes époques.
La mission franco-chinoise au Xinjiang sur le site du Ministère des affaires étrangères
Grand amphithéâtre de l’université Lumière
Précédents cycles
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– Les conférences 2007-2008
– Les conférences 2007-2006
Informations pratiques
Sauf exception les conférences ont lieu un mercredi à 18 heures précises. L’entrée est libre, sans réservation.
Elles se tiennent généralement dans le grand amphithéâtre de l’université Lumière Lyon 2 (18 quai Claude Bernard-Lyon 7e) ou dans l’amphithéâtre Benveniste de la MOM (7 rue Raulin-Lyon 7e)
Accès : Tram T1 station Quai Claude Bernard
Renseignements
Service communication de la MOM
téléphone : 04 72 71 58 94/25